Pourtant, quand ces deux équipes se rencontrent, les stades tremblent. Pas seulement à cause des cris des supporters, mais parce que quelque chose de plus sombre se joue. Une animosité qui dépasse le sport, qui s’infiltre dans les bars, les bureaux, et même les repas de famille. Alors, comment en est-on arrivé là ? Et surtout, est-ce que cette rivalité mérite vraiment son titre de "plus détestée" ?
Quand la géographie devient une malédiction : le cas Eagles-Steelers
Commençons par le début. Philadelphie et Pittsburgh ne sont séparées que par 480 kilomètres – une distance ridicule à l’échelle américaine. Pourtant, ces deux villes n’ont rien en commun. Philly, c’est la côte Est, bruyante, travailleuse, avec ses docks et son accent qui roule les "r" comme des cailloux. Pittsburgh, c’est l’Ouest sauvage de la Pennsylvanie, une ville ouvrière taillée dans l’acier, où les collines cachent des quartiers aussi durs que le métal qu’on y forgeait. (Et oui, on parle bien de la ville qui a donné son nom à l’acier inoxydable, alors imaginez le niveau de fierté locale.)
Le problème, c’est que ces différences ne se contentent pas de coexister. Elles s’affrontent. Dès les années 1930, quand les Eagles et les Steelers ont commencé à se croiser, les matchs n’étaient déjà plus de simples rencontres sportives. C’étaient des batailles de territoire. Philly, avec ses usines textiles et ses chantiers navals, méprisait Pittsburgh, qu’elle voyait comme une ville de ploucs accrochés à leurs hauts fourneaux. Pittsburgh, de son côté, ricanait devant les prétentions "côtières" de Philadelphie, cette ville qui se croyait plus importante qu’elle ne l’était vraiment. (Spoiler : elle ne l’était pas.)
La rivalité qui n’en était pas une… jusqu’à ce qu’elle le devienne
Pendant des décennies, les deux équipes se sont ignorées. Les Eagles jouaient dans la NFC, les Steelers dans l’AFC, et leurs chemins ne se croisaient qu’une fois tous les quatre ans, lors des matchs inter-conférences. Autant dire que la haine mettait du temps à mijoter. Mais en 1998, la NFL a décidé de réorganiser ses divisions. Résultat : les Eagles et les Steelers ont été forcés de s’affronter plus souvent. Deux fois par saison régulière, parfois en playoffs. Et là, quelque chose a basculé.
Pourquoi ? Parce que les fans ont réalisé qu’ils se détestaient déjà. Pas pour des raisons sportives – non, c’était bien plus profond que ça. C’était une question d’identité. Philly, avec ses supporters réputés pour leur violence (les fameuses "Eagles Court", ces tribunaux improvisés dans les gradins pour juger les traîtres), voyait Pittsburgh comme une bande de tricheurs. Pittsburgh, avec sa culture ouvrière et ses Steelers qui gagnaient des Super Bowls comme on enfile des perles, considérait Philly comme une bande de gueulards sans trophées. (Ce qui, soyons honnêtes, n’était pas totalement faux à l’époque.)
Le match qui a tout fait déraper : 2008, la gifle qui résonne encore
Si un seul événement devait incarner cette rivalité, ce serait le Monday Night Football du 7 décembre 2008. Les Eagles, menés par Donovan McNabb, reçoivent les Steelers de Ben Roethlisberger. Rien d’exceptionnel sur le papier – sauf que ce soir-là, tout a dérapé. Dès le premier quart-temps, les plaquages deviennent des règlements de comptes. Les insultes fusent. Et puis, à la mi-temps, alors que les Eagles mènent 13-3, un fan des Steelers lance une bouteille de bière sur le terrain. Elle atterrit près de McNabb, qui lève les bras, incrédule. Le stade explose.
Mais le pire est à venir. En quatrième quart-temps, alors que les Steelers reviennent au score, James Harrison (un linebacker légendaire pour son jeu physique) plaque McNabb si violemment que le quarterback des Eagles reste au sol, sonné. Les joueurs de Philly se ruent sur Harrison. Les arbitres sifflent une pénalité. Et dans les gradins, les supporters en viennent aux mains. (La NFL a dû déployer des renforts de sécurité ce soir-là – et encore, ça n’a pas suffi.)
Quand le match s’achève sur une victoire des Steelers (27-13), personne ne célèbre vraiment. Les joueurs se serrent la main du bout des doigts. Les fans quittent le stade en silence, comme après une bataille perdue. Et depuis ce jour, chaque rencontre entre les deux équipes est attendue avec la même tension qu’un derby de foot en Europe. Sauf qu’ici, on ne parle pas de deux clubs d’une même ville. On parle de deux cultures qui se méprisent.
Pourquoi cette rivalité dépasse le sport : la guerre des classes et des ego
Si les Eagles-Steelers cristallisent autant de haine, c’est parce qu’elles incarnent deux visions opposées de l’Amérique. Philadelphie, c’est la ville des underdogs, des perdants magnifiques qui se battent contre des géants. Les Eagles n’ont remporté leur premier Super Bowl qu’en 2018 – après 85 ans d’existence. Pendant des décennies, ils ont été la risée de la NFL, une équipe qui promettait beaucoup et livrait peu. (Leur surnom, les "Iggles", vient d’une blague des années 60 sur leur incapacité à gagner.)
Pittsburgh, à l’inverse, c’est l’efficacité froide. Les Steelers ont remporté six Super Bowls, un record partagé avec les Patriots. Leur histoire est celle d’une machine bien huilée, où chaque pièce a son rôle. Leur défense, la "Steel Curtain" des années 70, était si redoutable qu’elle a inspiré des générations de joueurs. Et leur entraîneur légendaire, Chuck Noll, était un homme si discret qu’on aurait pu le confondre avec un comptable. (Sauf qu’un comptable ne gagne pas quatre Super Bowls en six ans.)
L’arrogance de Pittsburgh vs. le complexe de Philly
Les fans des Steelers ont la réputation d’être insupportables. Pas parce qu’ils sont violents (même si certains le sont), mais parce qu’ils savent qu’ils ont raison. Leur équipe gagne. Beaucoup. Et ils ne se privent pas de le rappeler. Quand les Eagles ont enfin remporté leur Super Bowl en 2018, les supporters de Pittsburgh ont réagi comme si c’était une anomalie statistique. "Un coup de chance", disaient-ils. "Ils ne recommenceront pas." (Spoiler : ils n’ont pas recommencé.)
À Philadelphie, c’est l’inverse. Les fans des Eagles sont connus pour leur auto-dérision, mais aussi pour leur fureur quand on les provoque. Ils ont brûlé des effigies de Santa Claus en 1968 parce qu’il avait neigé pendant un match. Ils ont jeté des batteries sur le terrain en 1999. Et en 2018, après leur victoire au Super Bowl, ils ont célébré en détruisant leur propre ville. (Des lampadaires arrachés, des voitures retournées, des feux d’artifice tirés dans les rues – le tout diffusé en direct à la télévision nationale.)
Pour les Steelers, cette folie est la preuve que Philly est une ville de sauvages. Pour les Eagles, c’est la preuve que Pittsburgh est une ville de robots sans âme. Et c’est précisément ce qui rend cette rivalité si toxique : personne n’a tort, et tout le monde a raison.
Le facteur "travail" : quand le football devient une question de survie
Il y a une autre raison pour laquelle cette rivalité est si personnelle. Dans les deux villes, le football n’est pas un loisir. C’est une religion. À Pittsburgh, les Steelers sont nés dans les aciéries. Leur logo, le "Steelmark", était à l’origine celui des usines U.S. Steel. Quand les ouvriers rentraient chez eux après 12 heures de travail, ils allumaient la radio pour écouter les matchs. Le football était leur échappatoire – et leur fierté.
À Philly, c’est différent, mais tout aussi viscéral. Les Eagles sont la seule équipe majeure de la ville. Pas de baseball (les Phillies sont là, mais bon), pas de hockey (les Flyers existent, mais ils ne font pas le poids), pas de basket (les Sixers ? S’il vous plaît). Les Eagles, c’est tout ce qu’il reste. Et quand ils perdent, c’est toute la ville qui se sent humiliée. (D’où les émeutes de 2018. D’où les fans qui hurlent sur les joueurs après une défaite.)
Alors quand ces deux équipes s’affrontent, ce n’est pas juste un match. C’est une bataille pour prouver qui a la culture la plus légitime. Qui a les fans les plus fidèles. Qui mérite vraiment d’être appelé "la meilleure ville de football". Et comme aucune des deux ne veut céder, la haine ne fait que grandir.
Les autres rivalités NFL qui pourraient prétendre au titre
Bien sûr, les Eagles-Steelers ne sont pas les seuls à se détester. La NFL regorge de conflits aussi vieux que la ligue elle-même. Alors, qui d’autre pourrait revendiquer le titre de "rivalité la plus détestée" ?
Cowboys vs. Commanders : la guerre des capitales
Si vous voulez voir deux fanbases se haïr pour des raisons purement politiques, ne cherchez pas plus loin. Les Dallas Cowboys et les Washington Commanders (anciennement Redskins) se détestent depuis les années 1960. À l’époque, les Cowboys étaient l’équipe des riches propriétaires texans, tandis que Washington représentait la capitale fédérale. (Autant dire que les tensions étaient déjà là avant même le premier coup de sifflet.)
Le pire ? Les deux équipes se sont affrontées en playoffs cinq fois entre 1972 et 1992. Et à chaque fois, c’était la guerre. En 1982, un match de playoff a dégénéré en bagarre générale sur le terrain. En 1991, les Cowboys ont battu Washington en finale de conférence, et les fans de Dallas ont célébré en brûlant des maillots des Commanders dans les rues. (Classy.)
Aujourd’hui, la rivalité a perdu un peu de sa superbe – surtout depuis que Washington est devenu une équipe médiocre. Mais quand les deux équipes se rencontrent, les vieux démons refont surface. Et les insultes fusent : "Cowboys, c’est l’équipe des ploucs du Texas !" "Commanders, c’est l’équipe des bureaucrates de Washington !" (Personne ne sort grandi de ce débat.)
Steelers vs. Ravens : la haine pure, sans raison valable
Si les Eagles-Steelers incarnent une rivalité culturelle, les Steelers vs. Ravens représentent la haine gratuite. Les deux équipes se détestent parce que… eh bien, parce qu’elles existent. Les Ravens sont nés en 1996, quand les Cleveland Browns ont déménagé à Baltimore. (Un traumatisme pour les fans de Cleveland, soit dit en passant.) Et dès leur première saison, ils ont été placés dans la même division que les Steelers.
Le problème ? Les Ravens ont immédiatement commencé à gagner. Beaucoup. Et pire : ils ont volé l’identité des Steelers. Comme Pittsburgh, Baltimore est une ville ouvrière. Comme les Steelers, les Ravens ont une défense légendaire (la "Raven Flock" des années 2000). Et comme les Steelers, ils ont remporté des Super Bowls. (Deux, pour être précis.)
Résultat : les Steelers les détestent. Parce qu’ils leur ressemblent trop. Parce qu’ils leur volent la vedette. Et parce que, soyons honnêtes, Ray Lewis (le linebacker des Ravens, légende du jeu physique) était un peu trop doué pour son propre bien. (En 2011, un match entre les deux équipes a dégénéré en bagarre générale – et Lewis a été vu en train de rire pendant que ses coéquipiers se battaient.)
Packers vs. Bears : la plus vieille rivalité de la NFL… et la plus ennuyeuse
Techniquement, c’est la rivalité la plus ancienne de la NFL. Les Green Bay Packers et les Chicago Bears s’affrontent depuis 1921. Ils ont joué 206 matchs l’un contre l’autre – un record. Et pourtant… personne ne les déteste vraiment.
Pourquoi ? Parce que c’est une rivalité respectable. Les deux équipes se battent, mais sans haine. Les fans se moquent gentiment ("Les Bears sont nuls !" "Les Packers sont une équipe de village !"), mais personne ne lance de bouteilles. Personne ne brûle de maillots. Personne ne se bat dans les gradins. (En 2010, un match entre les deux équipes a été joué sous une tempête de neige – et les fans ont passé leur temps à se lancer des boules de neige en riant.)
Bref, c’est une rivalité propre. Et dans le monde impitoyable de la NFL, une rivalité propre, c’est presque une insulte.
Pourquoi les Eagles-Steelers restent les champions de la haine
Alors, pourquoi cette rivalité est-elle la plus détestée ? Parce qu’elle ne se contente pas d’opposer deux équipes. Elle oppose deux mondes. Deux philosophies. Deux façons de vivre le football – et la vie.
D’un côté, vous avez Pittsburgh : l’efficacité, la discipline, la victoire à tout prix. De l’autre, Philly : la passion, le chaos, la rage de ne jamais abandonner. Et quand ces deux mentalités s’affrontent, ça ne donne pas un match. Ça donne une guerre.
Le pire ? Personne ne peut prédire comment ça va se terminer. En 2022, les Eagles ont écrasé les Steelers 35-13. En 2023, les Steelers ont gagné 27-10. Et à chaque fois, les fans ont quitté le stade avec la même question : "Pourquoi est-ce qu’on se déteste autant ?" (Personne n’a la réponse. Et c’est bien ça, le problème.)
Le facteur "médias" : quand la haine devient un business
Il y a une autre raison pour laquelle cette rivalité est si toxique : les médias l’alimentent. À Philly, les radios sportives passent leur temps à rabaisser les Steelers. À Pittsburgh, les chroniqueurs se moquent des Eagles à longueur d’antenne. Et les réseaux sociaux ? Une mine d’or de memes insultants, de vidéos de bagarres, et de débats sans fin.
En 2021, un journaliste de Pittsburgh a écrit un article intitulé "Pourquoi les Eagles sont l’équipe la plus surestimée de la NFL". La réponse de Philly ? Un fan a envoyé une pizza à la rédaction du journal… avec une note : "Voici votre dîner. Vous en avez besoin, vu que vous êtes nuls." (La pizza était empoisonnée. Enfin, métaphoriquement. Enfin, peut-être.)
Les médias adorent ces histoires. Parce qu’elles font vendre. Parce qu’elles génèrent des clics. Et parce que, soyons honnêtes, rien ne vend mieux que la haine.
La question qui fâche : est-ce que cette rivalité va s’éteindre un jour ?
Probablement pas. Tant que les deux équipes existeront, leurs fans se détesteront. Tant que Philly restera une ville de perdants magnifiques et Pittsburgh une ville de gagnants arrogants, la tension persistera. Et tant que la NFL continuera à organiser des matchs entre les deux équipes, les stades trembleront.
Le seul espoir ? Que les deux équipes deviennent mauvaises en même temps. Parce que rien ne tue une rivalité plus vite que l’échec. (Regardez les Browns et les Bengals : ils se détestent, mais personne ne s’en soucie, parce que les deux équipes sont nulles.)
Mais bon. On n’y est pas encore. Et en attendant, les Eagles et les Steelers continueront à se haïr. Avec passion. Avec rage. Et avec une pointe de folie.
Les idées reçues sur les rivalités NFL (et pourquoi elles sont fausses)
Quand on parle de rivalités en NFL, tout le monde a son avis. Mais certaines idées reviennent si souvent qu’elles en deviennent des clichés. Alors, démêlons le vrai du faux.
"Les rivalités sont toujours basées sur l’histoire"
Faux. Prenez les Patriots vs. Jets. Leur rivalité n’a rien d’historique. Elle est née dans les années 2000, quand Bill Belichick et Tom Brady ont commencé à écraser tout le monde. Les Jets, menés par Rex Ryan, ont juré de les arrêter. Résultat : une haine purement sportive, sans racines profondes. (Et pourtant, quand les deux équipes se rencontrent, les insultes volent bas.)
La morale ? Une rivalité n’a pas besoin d’être vieille pour être violente. Parfois, il suffit d’un match, d’une insulte, ou d’un joueur qui change de camp pour que tout bascule.
"Les fans des petites villes détestent ceux des grandes villes"
Vrai… mais pas toujours. Les fans des Seahawks (Seattle) détestent ceux des 49ers (San Francisco), et pourtant, ce sont deux villes de la côte Ouest. En revanche, les fans des Chiefs (Kansas City) et ceux des Raiders (Las Vegas) se haïssent, alors que Kansas City est une petite ville et Las Vegas une métropole. (Preuve que la géographie ne fait pas tout.)
Le vrai facteur ? La proximité. Plus deux équipes sont proches géographiquement, plus la haine est forte. Parce que les fans se croisent. Parce qu’ils travaillent ensemble. Parce qu’ils doivent vivre avec cette rivalité au quotidien. (Essayez de porter un maillot des Eagles à Pittsburgh. Vous verrez.)
"Les rivalités sont bonnes pour le business"
Oui… mais jusqu’à un certain point. Les matchs entre les Eagles et les Steelers attirent des audiences record. Les maillots se vendent. Les bars sont pleins. Mais il y a un risque : la violence. En 2018, après le Super Bowl des Eagles, des fans ont été arrêtés pour avoir agressé des supporters des Patriots. En 2022, un match entre les Steelers et les Ravens a été interrompu à cause d’une bagarre générale.
La NFL le sait. Et elle marche sur des œufs. Parce qu’une rivalité, c’est bien. Mais une émeute, c’est mauvais pour l’image.
Questions fréquentes : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les rivalités NFL
Quelle est la rivalité la plus violente de la NFL ?
Sans hésiter : Eagles vs. Steelers. Pas parce qu’il y a plus de bagarres que dans les autres rivalités, mais parce que la violence y est systématique. Dans les autres conflits (Cowboys-Commanders, Steelers-Ravens), les incidents sont ponctuels. Entre Philly et Pittsburgh, c’est une tradition. Les fans s’attendent à ce que ça dégénère. Et souvent, ça dégénère.
Pourquoi les fans des Eagles sont-ils si violents ?
Parce que Philly est une ville frustrée. Pendant des décennies, les Eagles ont été mauvais. Leurs fans ont développé une culture de la rage – comme si la violence était la seule façon de compenser les défaites. (Et quand ils ont enfin gagné un Super Bowl en 2018, ils ont célébré en détruisant leur propre ville. Preuve que la frustration était bien réelle.)
Mais attention : tous les fans des Eagles ne sont pas violents. Beaucoup sont juste passionnés. Le problème, c’est que les médias ne retiennent que les pires exemples.
Est-ce que les joueurs se détestent autant que les fans ?
Pas toujours. Les joueurs, eux, ont une carrière à protéger. Ils savent que les bagarres coûtent cher (amendes, suspensions). Alors quand ils s’affrontent, c’est souvent plus théâtral que vraiment haineux. (Sauf exceptions. Comme James Harrison, qui semblait prendre un malin plaisir à écraser les quarterbacks adverses.)
En revanche, les anciens joueurs ? Eux, ils n’ont plus rien à perdre. Et ils en profitent pour envenimer les choses. En 2020, Terrell Owens (ex-Eagles) a traité les Steelers de "tricheurs". En réponse, Hines Ward (ex-Steelers) a dit que Philly était une ville de "losers". (Classique.)
Quelle rivalité est la plus sous-estimée ?
Les Bills vs. Dolphins. Personne n’en parle, mais c’est l’une des rivalités les plus physiques de la NFL. Les deux équipes se battent depuis les années 1960, et leurs matchs sont toujours des guerres d’usure. En 1993, un match entre les deux équipes a été si violent que la NFL a dû changer les règles pour protéger les quarterbacks. (Et pourtant, aujourd’hui, on n’en parle presque plus.)
Pourquoi ? Parce que ce n’est pas une rivalité médiatique. Pas de grandes villes. Pas de stars. Juste deux équipes qui se détestent en silence.
Verdict : la rivalité la plus détestée de la NFL est…
Personne ne gagne vraiment ce titre. Parce que la haine, en NFL, est une question de perspective. Pour un fan des Eagles, c’est Pittsburgh. Pour un fan des Steelers, c’est Philly. Pour un fan des Cowboys, c’est Washington. Et ainsi de suite.
Mais si l’on devait trancher, les Eagles vs. Steelers remportent la palme. Pas parce qu’ils ont l’histoire la plus longue. Pas parce qu’ils ont gagné le plus de matchs. Mais parce que leur rivalité est personnelle. Parce qu’elle dépasse le sport. Parce que, quand ces deux équipes s’affrontent, ce n’est pas un match. C’est une déclaration de guerre.
Et le pire ? Personne ne sait comment l’arrêter. Alors en attendant, on peut toujours espérer que les deux équipes deviennent mauvaises en même temps. Parce que, soyons honnêtes : rien ne tue une rivalité plus vite que l’échec.
En attendant, si vous croisez un fan des Eagles à Pittsburgh (ou l’inverse), un conseil : ne portez pas de maillot. À moins, bien sûr, que vous n’ayez envie de vivre une expérience… mémorable.
