Pourquoi le positionnement, c’est pas juste du blabla marketing
Je me souviens d’un client – Damien, un coach pro – qui me disait : "J’sais pas comment l’expliquer, mais j’suis pas comme les autres coachs." Bah voilà. C’est tout le problème. Il sentait sa différence, mais il savait pas la dire.
Comprendre d'abord ce qui vous rend unique (même si c’est flou)
Déterrez ce que vous faites mieux que les autres
Tiens, pose-toi cette question : Qu’est-ce que les gens disent de toi après avoir bossé avec toi ? Pas ce que tu penses qu’ils disent. Ce qu’ils disent vraiment.
Dans mon cas, par exemple, j’ai longtemps cru que mes clients appréciaient ma technique. En fait, ils revenaient parce que je leur traduisais le jargon web en trucs simples. Genre vraiment simples. (Un jour, j’ai expliqué l’UX avec des pots de yaourt... véridique.)
Reconnecte avec ton "pourquoi"
Pfff... Ça a l’air bateau hein ? Mais pourtant, le "pourquoi", c’est souvent là que ton positionnement prend racine.
Un ami (Luc, designer freelance) m’a sorti un jour en terrasse : "Moi je veux juste que mes clients se sentent fiers de leur site." BOUM. Voilà son positionnement. Il fait pas "des sites" — il rend fiers ses clients. Ça change tout.
Articuler son positionnement sans tomber dans le bullshit
Choisis des mots que tu dirais à un pote, pas à LinkedIn
Franchement, y’a rien de pire qu’un positionnement qui sonne "corporate". Si tu dis : "J’aide les entreprises à optimiser leur croissance digitale via une approche holistique", tu m’as déjà perdu. On dirait un robot.
Dis plutôt : "Je file un coup de main aux PME pour qu’elles arrêtent de galérer avec leur présence en ligne." Là, je t’écoute.
Structure simple : pour qui ? pour quoi ? comment ?
Pour qui ? → PME, artisans, thérapeutes, peu importe. Mais précise.
Pour quoi ? → Leur problème principal. Pas dix trucs. Un.
Comment ? → Ta manière à toi. Pas celle du voisin.
Perso, j’ai mis du temps à me sortir du "je fais du web pour tous". Maintenant je dis : "J’aide les freelances et petites boîtes à avoir un site qui bosse pour eux." C’est pas parfait. Mais c’est clair.
Tester son positionnement : ne reste pas seul avec ton pitch
Dis-le à voix haute à quelqu’un qui n’y connaît rien
Fais le test : explique ton positionnement à ta grand-mère, à ton pote qui bosse pas dans ton domaine, ou même à ton voisin de palier. Tu verras tout de suite si ça passe ou si tu dois reformuler (spoiler : tu devras sûrement reformuler).
Une fois, j’ai pitché un positionnement à une copine (Aline, photographe). Elle m’a regardé, froncement de sourcils, et elle a lâché : "Mais tu fais des sites ou du coaching ?" Ouch. J’étais flou. Donc j’ai tout repris.
Observe les réactions : ça tilte ou ça bug ?
Un bon positionnement, ça fait hocher la tête. Littéralement. Si la personne en face sourit, dit "ah ouais je vois", t’es sur le bon chemin. Si elle dit "ok intéressant" en regardant ailleurs… revois ta copie.
Accepter que ça évolue (et c’est ok de se planter)
Tiens, petit aveu : j’ai changé 4 fois de positionnement en 2 ans. Quatre. Et à chaque fois, je croyais que j’avais trouvé le bon.
Mais en fait, c’est normal. Ton activité évolue, toi aussi, et ton positionnement doit suivre. C’est pas figé dans le marbre. (À part si t’es Apple, et encore.)
Alors oui, tu vas tâtonner. Tu vas tester des trucs qui marchent pas. Tu vas te contredire parfois. Et franchement ? Tant mieux. Parce que c’est comme ça qu’on trouve un positionnement qui sonne juste.
Allez, respire un coup. T’es pas obligé de sortir "le bon positionnement" en une soirée. Commence par le dire comme tu le ressens. Même si c’est pas très marketé. Même si c’est un peu bancal.
Parce qu’un positionnement imparfait mais sincère, ça vaut toujours mieux qu’un truc lisse mais vide.

