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Le Costa Rica, ce petit pays qui a osé supprimer son armée : comment fait-il sans défense militaire ?

On pourrait croire à une utopie. Pourtant, depuis 1948, le Costa Rica vit sans armée, et s’en porte plutôt bien. Le secret ? Une combinaison de neutralité active, d’investissements massifs dans l’éducation et la santé, et une diplomatie qui mise sur le soft power plutôt que sur la force brute. Mais attention : ce modèle n’est pas une recette magique applicable partout. Il repose sur des conditions géopolitiques très spécifiques, une histoire particulière, et une culture politique qui valorise le compromis bien plus que la confrontation. Alors, le Costa Rica est-il un exemple à suivre… ou une exception qui confirme la règle ?

Pourquoi le Costa Rica a-t-il aboli son armée ? Une décision née dans le sang et l’espoir

Tout commence en 1948, dans le chaos d’une guerre civile qui déchire le pays. Après des élections contestées, le candidat de l’opposition, José Figueres Ferrer, prend les armes et renverse le gouvernement en place. Le conflit fait près de 2 000 morts en quelques semaines – un bilan terrible pour un pays de moins d’un million d’habitants à l’époque. Mais au lieu de s’accrocher au pouvoir par la force, Figueres fait un choix radical : il dissout l’armée. Pas de demi-mesure, pas de réforme cosmétique. Non, une suppression pure et simple, actée dans la nouvelle Constitution de 1949.

Pourquoi une telle décision ? Les raisons sont multiples, et bien plus complexes qu’un simple idéal pacifiste. D’abord, Figueres voulait éviter que l’armée ne devienne un instrument de coup d’État – un fléau récurrent en Amérique latine à l’époque. Ensuite, il voyait dans les militaires un frein au développement social : les budgets colossaux consacrés à la défense pesaient sur les finances publiques, au détriment de l’éducation et des services publics. Enfin, il y avait une dimension symbolique forte : en supprimant l’armée, le Costa Rica se distinguait de ses voisins, souvent déchirés par des conflits internes ou des dictatures militaires.

Mais le plus surprenant, c’est que cette décision n’a pas été imposée par la force. Elle a été validée par référendum, puis inscrite dans la Constitution. Autrement dit, les Costariciens ont choisi, collectivement, de tourner le dos à l’institution militaire. Et ça, c’est unique au monde.

Une Constitution qui interdit les armes… mais pas les polices

L’article 12 de la Constitution costaricienne est clair : "L’armée comme institution permanente est abolie." Point. Pas de clause de style, pas de possibilité de rétablissement temporaire. Mais attention, cela ne signifie pas que le pays est totalement désarmé. Le Costa Rica dispose toujours d’une force de police bien équipée, capable d’assurer la sécurité intérieure. La différence ? Ces forces ne sont pas conçues pour faire la guerre, mais pour maintenir l’ordre public.

Et c’est là que le bât blesse parfois. Car si le Costa Rica n’a pas d’armée, il n’est pas pour autant un paradis sans violence. Le pays doit faire face à des défis sécuritaires, notamment liés au trafic de drogue et à la criminalité transnationale. Pour y répondre, il a dû innover : création d’une unité de police spécialisée dans la lutte contre le crime organisé, coopération renforcée avec les États-Unis et les pays voisins… Bref, un modèle hybride, où la sécurité repose sur des forces civiles, mais avec des moyens adaptés aux menaces modernes.

1948 : une année charnière, mais pas un hasard

On pourrait croire que la décision de Figueres était un coup de tête. Pourtant, elle s’inscrivait dans une tendance plus large. Dès les années 1920, des intellectuels costariciens avaient commencé à remettre en question le rôle de l’armée. Certains voyaient en elle un vestige colonial, un outil de répression des élites contre le peuple. D’autres, comme le président Alfredo González Flores, avaient tenté de réduire son influence, sans succès.

La guerre civile de 1948 a été le catalyseur. Elle a montré que l’armée pouvait être un facteur de division, et non de stabilité. En la supprimant, Figueres a voulu envoyer un message : le Costa Rica choisissait la paix, même si cela signifiait renoncer à une partie de sa souveraineté militaire. Un pari risqué, mais qui, soixante-quinze ans plus tard, semble avoir payé.

Comment le Costa Rica se défend-il sans armée ? Le pari de la diplomatie et du soft power

Supprimer une armée, c’est bien. Mais comment faire quand un voisin belliqueux menace vos frontières ? Comment réagir face à des crises internationales ? Le Costa Rica a dû inventer une nouvelle forme de défense, basée sur trois piliers : la neutralité, la coopération internationale, et une stratégie de dissuasion indirecte. Et contre toute attente, ça marche plutôt bien.

La neutralité permanente : un bouclier invisible

En 1983, le Costa Rica a officialisé sa neutralité permanente, s’engageant à ne participer à aucun conflit armé et à ne pas abriter de bases militaires étrangères sur son sol. Une décision qui peut sembler naïve, mais qui s’est révélée être un atout maître. En se déclarant neutre, le pays s’est placé en dehors des tensions régionales, évitant ainsi de devenir une cible. Et ça, c’est précieux dans une région aussi instable que l’Amérique centrale.

Mais la neutralité ne signifie pas l’isolement. Au contraire, le Costa Rica l’utilise comme un levier diplomatique. En refusant de prendre parti dans les conflits, il se positionne comme un médiateur crédible. Résultat : le pays accueille régulièrement des négociations de paix, comme celles qui ont abouti aux accords d’Esquipulas dans les années 1980, mettant fin aux guerres civiles au Nicaragua et au Salvador. Sans armée, le Costa Rica est devenu un acteur clé de la diplomatie régionale.

Le soft power : quand l’éducation et la culture remplacent les chars

Si le Costa Rica ne peut pas compter sur la force militaire, il mise sur une autre forme de puissance : le soft power. Et dans ce domaine, il excelle. Le pays est devenu un leader mondial en matière d’écotourisme, attirant des millions de visiteurs chaque année grâce à ses parcs nationaux et sa biodiversité exceptionnelle. Il est aussi un pionnier des énergies renouvelables, avec plus de 98 % de son électricité produite à partir de sources propres.

Mais le vrai coup de génie, c’est l’investissement dans l’éducation. En supprimant son armée, le Costa Rica a redirigé une partie de son budget vers les écoles et les universités. Aujourd’hui, le pays affiche un taux d’alphabétisation de 97,8 % – l’un des plus élevés d’Amérique latine. Et ça change tout. Une population éduquée est moins susceptible de basculer dans la violence ou l’extrémisme. Elle est aussi plus apte à innover, à attirer des investissements étrangers, et à se défendre… par d’autres moyens que les armes.

Et puis, il y a la culture. Le Costa Rica mise sur son image de pays pacifique pour se différencier. Son slogan touristique ? "Pura Vida" – une expression qui résume à elle seule une philosophie de vie basée sur la simplicité, la joie et le respect de la nature. Difficile d’imaginer un pays plus éloigné des stéréotypes militaires.

La dissuasion indirecte : quand les alliés jouent les protecteurs

Reste une question cruciale : que se passerait-il si un pays voisin décidait d’envahir le Costa Rica ? Après tout, sans armée, le pays semble vulnérable. Sauf que… la réalité est plus nuancée. Le Costa Rica bénéficie d’un filet de sécurité indirect, grâce à ses alliances stratégiques. Les États-Unis, en particulier, veillent au grain. En 1955, lors d’une tentative d’invasion par le Nicaragua, Washington a fait pression pour que les troupes nicaraguayennes se retirent. Plus récemment, en 2010, les États-Unis ont signé un accord de coopération militaire avec le Costa Rica, autorisant le déploiement de navires et d’avions américains dans ses eaux et son espace aérien.

Autrement dit, le Costa Rica n’est pas totalement seul. Il compte sur la protection de ses alliés, en échange de sa stabilité et de son rôle de médiateur dans la région. Un équilibre fragile, mais qui tient depuis des décennies. Et puis, il y a un autre facteur : l’opinion publique internationale. Attaquer un pays sans armée, neutre et démocratique, serait un désastre médiatique pour n’importe quel agresseur. Le Costa Rica le sait, et en joue.

Les limites du modèle costaricien : un système qui ne s’exporte pas (encore)

Le Costa Rica est souvent cité en exemple. Pourtant, son modèle de défense sans armée est loin d’être parfait. Et surtout, il repose sur des conditions si spécifiques qu’il serait difficile – voire impossible – de le reproduire ailleurs. Voici pourquoi.

Un contexte géopolitique unique : la chance d’être entouré de démocraties

Le Costa Rica a un avantage majeur : il est entouré de pays stables. Le Nicaragua, son voisin le plus turbulent, est certes dirigé par un régime autoritaire, mais il n’a pas les moyens militaires de menacer sérieusement le Costa Rica. Le Panama, à l’est, est une démocratie solide. Quant au sud, le Costa Rica partage une frontière avec le Panama, mais aussi avec la Colombie – un pays avec lequel les relations sont apaisées depuis la fin de la guerre civile.

Comparez ça à d’autres régions du monde. Imaginez un pays sans armée en Europe de l’Est, face à la Russie. Ou en Asie du Sud-Est, entre la Chine et l’Inde. La donne serait radicalement différente. Le Costa Rica a eu la chance de se trouver dans une zone relativement pacifiée, où les conflits armés sont rares. Sans cette condition, son modèle n’aurait probablement pas survécu.

Un budget de défense… qui existe quand même

On pourrait croire que le Costa Rica économise des milliards en n’ayant pas d’armée. En réalité, le pays dépense quand même des sommes importantes pour sa sécurité. En 2023, son budget consacré à la police et à la sécurité intérieure s’élevait à environ 1,2 milliard de dollars – soit près de 2 % de son PIB. Ce n’est pas négligeable.

Et puis, il y a les coûts indirects. Le Costa Rica doit investir massivement dans ses forces de police, dans la surveillance de ses frontières, et dans la coopération internationale. Sans compter les dépenses liées à la cybersécurité, un enjeu de plus en plus crucial. Bref, supprimer l’armée ne signifie pas supprimer les dépenses militaires. Ça signifie simplement les rediriger vers d’autres postes.

Le vrai gain, c’est ailleurs : dans la réallocation des ressources. En 1948, le budget de l’armée représentait environ 10 % des dépenses publiques. Aujourd’hui, ces fonds sont investis dans l’éducation, la santé, et les infrastructures. Et ça, ça change tout.

Un modèle qui résiste… mais jusqu’à quand ?

Le Costa Rica est un cas d’école. Pourtant, son modèle est de plus en plus mis à l’épreuve. La montée des tensions régionales, la crise migratoire, et la pression croissante des cartels de la drogue menacent sa stabilité. En 2022, le pays a enregistré un taux d’homicides de 11,5 pour 100 000 habitants – un chiffre en hausse, et qui dépasse désormais la moyenne latino-américaine.

Face à ces défis, certains commencent à remettre en question l’absence d’armée. En 2019, un député a proposé de rétablir une force militaire, arguant que le pays avait besoin d’une meilleure protection. La proposition a été rejetée, mais elle montre que le débat n’est pas clos. Et puis, il y a la question de la souveraineté : en comptant sur la protection des États-Unis, le Costa Rica ne risque-t-il pas de perdre une partie de son indépendance ?

Pour l’instant, le pays tient bon. Mais l’avenir dira si son modèle est durable… ou s’il n’était qu’une parenthèse enchantée dans un monde de plus en plus violent.

Les autres pays sans armée : des exceptions qui confirment la règle

Le Costa Rica n’est pas le seul pays à avoir renoncé à son armée. D’autres nations ont fait ce choix, pour des raisons très différentes. Mais aucune n’a poussé l’expérience aussi loin – ni avec autant de succès.

Le Liechtenstein : un micro-État sous protection suisse

Avec ses 38 000 habitants, le Liechtenstein est l’un des plus petits pays du monde. Et comme le Costa Rica, il n’a pas d’armée. Mais la comparaison s’arrête là. Car si le Costa Rica a aboli son armée par choix politique, le Liechtenstein l’a fait… par manque de moyens. En 1868, après une guerre perdue contre la Prusse, le pays a dissous son armée, faute de ressources pour la maintenir.

Aujourd’hui, le Liechtenstein repose entièrement sur la Suisse pour sa défense. Les deux pays ont signé un accord de protection mutuelle, et les citoyens liechtensteinois peuvent même servir dans l’armée suisse. Un système qui fonctionne, mais qui dépend entièrement de la bonne volonté de Berne. Pas vraiment un modèle exportable.

L’Islande : une armée de papier, mais une protection américaine

L’Islande est un cas à part. Officiellement, le pays n’a pas d’armée. Pourtant, il abrite une base militaire américaine – celle de Keflavik – qui joue un rôle clé dans la défense de l’OTAN. En échange, les États-Unis assurent la protection de l’île.

Le paradoxe ? L’Islande est membre de l’OTAN, une alliance militaire. Elle participe même à des missions de maintien de la paix. Mais elle n’a pas de soldats. À la place, elle dispose d’une garde côtière bien équipée, et d’une unité de crise capable d’intervenir en cas de catastrophe naturelle. Un système hybride, qui montre que même sans armée, un pays peut jouer un rôle actif dans la sécurité internationale.

Andorre et Monaco : des États sous cloche

Andorre et Monaco sont deux autres exemples de pays sans armée. Mais là encore, la comparaison avec le Costa Rica est difficile. Ces micro-États bénéficient d’une protection extérieure : la France et l’Espagne pour Andorre, la France pour Monaco. Leur sécurité dépend entièrement de leurs voisins, ce qui limite considérablement leur marge de manœuvre.

Et puis, il y a la question de la taille. Avec moins de 100 000 habitants chacun, Andorre et Monaco n’ont tout simplement pas les moyens de maintenir une armée. Leur modèle n’est pas un choix politique, mais une nécessité économique. Le Costa Rica, lui, a fait un pari bien plus audacieux : celui de renoncer à la force militaire dans un pays de 5 millions d’habitants, au cœur d’une région instable.

Les idées reçues sur les pays sans armée : démêlons le vrai du faux

Quand on parle de pays sans armée, les clichés fusent. Certains y voient une utopie pacifiste, d’autres une folie irresponsable. Voici les idées reçues les plus tenaces – et ce qu’il en est vraiment.

"Un pays sans armée est un pays vulnérable"

C’est l’argument massue des détracteurs. Sans armée, un pays serait à la merci de ses voisins, incapable de se défendre en cas d’invasion. Pourtant, la réalité est plus nuancée. Le Costa Rica n’a jamais été envahi depuis 1948. Et quand le Nicaragua a tenté une incursion en 1955, les pressions internationales ont suffi à faire reculer Managua.

Le vrai risque, ce n’est pas l’invasion militaire, mais les menaces asymétriques : cyberattaques, trafic de drogue, criminalité transnationale. Des défis que même les pays dotés d’armées puissantes peinent à relever. Alors oui, un pays sans armée est vulnérable – mais pas plus qu’un autre face aux nouvelles formes de guerre.

"Supprimer l’armée, c’est économiser des milliards"

Là encore, la réalité est plus complexe. Le Costa Rica dépense toujours des sommes importantes pour sa sécurité. En 2023, son budget consacré à la police et à la défense intérieure représentait près de 2 % de son PIB – un chiffre comparable à celui de pays dotés d’armées modestes.

Le vrai gain, ce n’est pas l’économie budgétaire, mais la réallocation des ressources. En 1948, le budget de l’armée costaricienne représentait environ 10 % des dépenses publiques. Aujourd’hui, ces fonds sont investis dans l’éducation, la santé, et les infrastructures. Et ça, ça change tout. Le Costa Rica affiche un indice de développement humain (IDH) de 0,809 – le plus élevé d’Amérique centrale. Coïncidence ? Je ne crois pas.

"Un pays sans armée ne peut pas être souverain"

Voilà une idée qui revient souvent. Sans armée, un pays dépendrait forcément de ses alliés pour sa défense, et perdrait ainsi une partie de sa souveraineté. C’est vrai… mais jusqu’à un certain point. Le Costa Rica dépend effectivement des États-Unis pour sa protection. Pourtant, il a su garder une marge de manœuvre diplomatique impressionnante. Il a reconnu la Chine en 2007, malgré les pressions américaines. Il a accueilli des négociations de paix entre le gouvernement colombien et les FARC. Et il a refusé de signer des accords militaires avec Washington, malgré les offres alléchantes.

La souveraineté, ce n’est pas seulement une question d’armes. C’est aussi une question de légitimité internationale, de soft power, et de capacité à peser dans les négociations. Et sur ce terrain, le Costa Rica est loin d’être un perdant.

Questions fréquentes : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les pays sans armée

Le Costa Rica peut-il rétablir son armée un jour ?

Théoriquement, oui. Il suffirait d’une révision constitutionnelle. Mais politiquement, ce serait un séisme. L’abolition de l’armée est un pilier de l’identité nationale costaricienne. Les sondages montrent que plus de 80 % de la population y est favorable. Et puis, il y a un argument économique : pourquoi dépenser des milliards pour une armée, alors que le pays mise sur le tourisme, l’éducation et les énergies renouvelables ? Bref, le scénario d’un rétablissement militaire est peu probable – sauf en cas de crise majeure.

Quels sont les risques pour un pays sans armée ?

Le principal risque, c’est la dépendance. En comptant sur la protection d’un allié – comme les États-Unis pour le Costa Rica –, un pays sans armée peut perdre une partie de son autonomie stratégique. Il y a aussi le risque de sous-estimer les menaces non militaires : cyberattaques, trafic de drogue, terrorisme. Des défis que même les armées les plus puissantes peinent à relever.

Enfin, il y a le risque géopolitique. Si les équilibres régionaux changent – par exemple, si le Nicaragua devenait une menace militaire crédible –, le Costa Rica pourrait se retrouver dans une position délicate. Pour l’instant, ce scénario reste improbable. Mais il n’est pas impossible.

D’autres pays pourraient-ils suivre l’exemple du Costa Rica ?

En théorie, oui. Mais en pratique, c’est très compliqué. Le Costa Rica a bénéficié de conditions exceptionnelles : une histoire pacifique, une position géographique favorable, et une culture politique unique. Dans d’autres régions du monde, les conflits armés sont trop fréquents, les tensions trop vives, pour qu’un pays puisse se permettre de renoncer à son armée.

Cela dit, des pays comme le Panama ou Haïti pourraient s’inspirer du modèle costaricien. Le Panama a dissous son armée en 1990, après l’invasion américaine. Haïti, lui, n’a jamais eu d’armée professionnelle – mais il peine à assurer sa sécurité intérieure. Dans les deux cas, une approche inspirée du Costa Rica pourrait être une piste. Mais elle nécessiterait des réformes profondes, et un contexte géopolitique bien plus stable.

Comment le Costa Rica gère-t-il les crises internationales ?

Sans armée, le Costa Rica mise sur la diplomatie et la coopération internationale. En cas de crise, il active ses réseaux d’alliés – notamment les États-Unis et l’Union européenne – pour faire pression sur les parties prenantes. Il utilise aussi son statut de pays neutre pour jouer les médiateurs. Par exemple, en 2016, il a accueilli des négociations entre le gouvernement colombien et les FARC, contribuant ainsi à la signature des accords de paix.

Le pays dispose aussi d’une unité de crise bien rodée, capable d’intervenir en cas de catastrophe naturelle ou de menace terroriste. Et puis, il y a la police : bien équipée, bien formée, et capable d’assurer la sécurité intérieure en cas de besoin. Bref, le Costa Rica a appris à gérer les crises sans recourir à la force militaire.

Verdict : le Costa Rica est-il un modèle à suivre ou une exception ?

Alors, le Costa Rica est-il un exemple à suivre ? La réponse est… oui et non. Oui, parce que son modèle prouve qu’un pays peut se passer d’armée et prospérer. Oui, parce qu’il montre que la sécurité ne passe pas forcément par les chars et les avions de combat. Et oui, parce qu’il offre une alternative crédible à la course aux armements, un fléau qui engloutit des milliards chaque année.

Mais non, parce que ce modèle repose sur des conditions si spécifiques qu’il est difficilement reproductible. Le Costa Rica a eu la chance de se trouver dans une région relativement stable, avec des voisins peu menaçants. Il a aussi bénéficié d’un leadership visionnaire, capable de transformer une décision radicale en succès durable. Et puis, il y a la culture : au Costa Rica, la paix n’est pas un slogan, mais une valeur fondamentale, ancrée dans l’identité nationale.

Pourtant, même si le modèle costaricien ne peut pas être copié-collé, il offre des leçons précieuses. La première, c’est que la sécurité ne se résume pas à la puissance militaire. La deuxième, c’est que l’investissement dans l’éducation, la santé et les infrastructures peut être une forme de défense bien plus efficace que les armes. Et la troisième, c’est que la neutralité et la diplomatie peuvent être des boucliers bien plus solides qu’on ne le pense.

Alors, faut-il supprimer toutes les armées ? Bien sûr que non. Mais le Costa Rica nous rappelle une vérité simple, et pourtant souvent oubliée : dans un monde de plus en plus complexe, la force brute n’est pas toujours la meilleure solution. Parfois, il suffit d’un peu d’audace, d’une bonne dose de pragmatisme, et d’une foi inébranlable dans la paix. Et ça, c’est peut-être la leçon la plus précieuse de toutes.

💡 Points clés à retenir

  • Quel est le plus grand pays africain ? - 1- L'Algérie Entourée, entre autres, de la Tunisie, du Maroc et de la Libye, l'Algérie fait partie du Maghreb, la zone ouest du monde arabe.
  • Quel est le plus grand pays anglophone ? - Etats-Unis Selon les estimations, 230 millions de personnes parlent l'anglais de naissance aux Etats-Unis, en faisant le principal pays anglophone au
  • Quel est le plus grand pays colonisateur ? - Alors que l'Angleterre était définitivement l'empire le plus puissant au début de la colonisation, l'Allemagne a lentement pris cette position.
  • Quel est le plus grand pays arabe ? - Le pays arabe le plus peuplé est l'Égypte avec 100 millions d'habitants.
  • Quel est le pays africain le plus grand ? - 1. Algérie. Accrochée tout au nord du continent, l'Algérie est perchée à la première place du podium des plus grands pays africains.

❓ Questions fréquemment posées

1. Quel est le plus grand pays africain ?

1- L'Algérie Entourée, entre autres, de la Tunisie, du Maroc et de la Libye, l'Algérie fait partie du Maghreb, la zone ouest du monde arabe. C'est le plus grand pays d'Afrique : elle fait plus de 4 fois la France métropolitaine !22 déc. 2022

2. Quel est le plus grand pays anglophone ?

Etats-Unis Selon les estimations, 230 millions de personnes parlent l'anglais de naissance aux Etats-Unis, en faisant le principal pays anglophone au monde, tandis que le Royaume-Uni compte approximativement 60 millions d'anglophones.

3. Quel est le plus grand pays colonisateur ?

Alors que l'Angleterre était définitivement l'empire le plus puissant au début de la colonisation, l'Allemagne a lentement pris cette position.

4. Quel est le plus grand pays arabe ?

Le pays arabe le plus peuplé est l'Égypte avec 100 millions d'habitants.

5. Quel est le pays africain le plus grand ?

1. Algérie. Accrochée tout au nord du continent, l'Algérie est perchée à la première place du podium des plus grands pays africains. Peuplée d'environ 43 millions d'habitants, soit les deux tiers de la population française, sa superficie de 2,38 millions de km² représente presque 4 fois celle de l'Hexagone !8 sept. 2022

6. Quel est le plus grand pays de l'histoire ?

L'Empire mongol était le territoire le plus étendu de l'Histoire, loin devant l'Empire Romain ou les conquêtes d'Alexandre le Grand, mais les divisions en son sein causèrent sa perte sous le règne de Kubilaï Khan.

7. Quel est le plus grand pays du Maghreb ?

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9. Quel est le 3e plus grand pays d'Europe ?

Classement des Etats de l'Union européenne par taille et par superficie
PaysSuperficie (en km2)
2Espagne505 983
3Suède447 424
4Allemagne357 569
5Finlande338 411
23 autres lignes

10. Quel pays est le plus grand producteur d'or ?

Chine Cette statistique représente les principaux pays producteurs d'or dans le monde entre 2013 et 2022, en tonnes. Depuis 2007 la Chine est devenue le premier pays pays producteur d'or du monde atteignant son pic de production en 2016 à 453 tonnes.31 janv. 2023

11. Quel est le 3e plus grand pays d'Afrique ?

Soudan s Situé dans le Nord de l'Afrique, le Soudan s'impose comme étant le troisième plus grand pays du continent.22 déc. 2022

12. Quel est le plus grand pays d'Afrique 2022 ?

1- L'Algérie Entourée, entre autres, de la Tunisie, du Maroc et de la Libye, l'Algérie fait partie du Maghreb, la zone ouest du monde arabe. C'est le plus grand pays d'Afrique : elle fait plus de 4 fois la France métropolitaine !22 déc. 2022

13. Quel pays est le plus grand fabricant d'arme ?

"Ce bilan permet à la France d'asseoir encore davantage sa position parmi les trois premiers exportateurs mondiaux", indique le rapport. Le pays se place en effet juste derrière les États-Unis et la Russie, conservant sa 3e place au rang des plus gros vendeurs d'armes.16 sept. 2022

14. Quel est le plus grand pays de l'Europe ?

La France Superficie et population L'Union européenne couvre plus de 4 millions de km² et compte 447,7 millions d'habitants. La France est le plus vaste pays de l'UE, et Malte le plus petit.

15. Quel pays est le plus grand producteur d'acier ?

Le classement des plus grands producteurs d'acier la Chine : 928,3 Mt, soit la moitié de la production mondiale. l'Inde : 106,5 Mt. le Japon : 104,3 Mt. les États-Unis : 86,6 Mt.

16. Quel sport est le plus facile à parier ?

Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

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