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Quel président français a creusé le plus la dette ? Le classement qui dérange

Car les chiffres bruts mentent. Ou du moins, ils ne racontent qu'une partie de l'histoire.

La dette publique, ce monstre aux mille visages

Commençons par le commencement. Qu'est-ce qu'on appelle "dette publique" en France ? Officiellement, c'est l'ensemble des engagements financiers de l'État, des collectivités locales et de la Sécurité sociale. En 2024, elle frôle les 3 100 milliards d'euros, soit environ 110 % du PIB. Un niveau qui fait grincer des dents à Bruxelles, mais qui reste dans la moyenne européenne. Le problème, c'est moins le montant absolu que sa trajectoire. Et surtout, qui l'a fait grimper.

Mais attention : la dette n'est pas toujours un mal. (Oui, vous avez bien lu.) Elle peut financer des investissements utiles – infrastructures, éducation, transition écologique. Le vrai débat, c'est de savoir si l'argent emprunté a servi à préparer l'avenir ou à boucher les trous du présent. Et là, les présidents français ont des bilans très contrastés.

Pourquoi comparer les présidents est un exercice périlleux

Prenez Mitterrand. En 1981, la dette publique représente 20 % du PIB. En 1995, à la fin de son second mandat, elle dépasse les 55 %. Une hausse spectaculaire, indéniable. Mais comment l'expliquer ? Les nationalisations massives ? Les 39 heures ? Les retraites à 60 ans ? Tout ça a coûté cher, c'est sûr. Sauf que. (Encore ce "sauf que".) La France sortait alors des Trente Glorieuses, le chômage explosait, et le monde entier basculait dans une nouvelle ère économique. Difficile d'isoler l'impact des politiques mitterrandiennes de celui du contexte international.

Et puis il y a les héritages. Chirac a récupéré une dette à 55 % du PIB en 1995. Il l'a laissée à 64 % en 2007. Une hausse de 9 points, mais sur douze ans. Sarkozy, lui, a pris les rênes dans un pays déjà endetté à 64 % et a dû gérer la crise de 2008. Résultat : la dette bondit à 82 % en cinq ans. Hollande, ensuite, hérite d'un pays en récession et d'une dette à 82 %. Il la laisse à 96 %. Macron, enfin, arrive avec une dette à 96 % et la voit dépasser les 110 % avec la crise du Covid.

Alors, qui est le plus coupable ? La réponse n'est pas aussi simple qu'un classement.

Mitterrand : le roi de la dette... ou le dernier des Mohicans ?

Si on s'en tient aux chiffres bruts, Mitterrand est le champion incontesté. +22,5 points de PIB en quatorze ans. Un record. Mais est-ce vraiment une surprise ? Le premier président socialiste de la Ve République arrive au pouvoir avec un programme ambitieux : relance keynésienne, nationalisations, hausse des salaires, semaine de 39 heures, retraite à 60 ans. Tout ça a un coût. Un coût énorme.

En 1981, le déficit public explose à 2,6 % du PIB. En 1982, il atteint 3,3 %. En 1983, la France frôle les 4 %. Les marchés financiers s'affolent, le franc est dévalué trois fois en deux ans. Mitterrand doit faire marche arrière : c'est le tournant de la rigueur, en 1983. Les dépenses sont gelées, les impôts augmentent. Mais le mal est fait. La dette, elle, continue de grimper.

Les nationalisations : un gouffre financier ?

Parmi les mesures les plus coûteuses de Mitterrand, les nationalisations tiennent une place à part. En 1982, l'État rachète des pans entiers de l'industrie française : Saint-Gobain, Rhône-Poulenc, Pechiney, Thomson, la banque Hervet, etc. Coût estimé : 39 milliards de francs (environ 6 milliards d'euros aujourd'hui). Une somme colossale pour l'époque. Sauf que ces entreprises, une fois nationalisées, deviennent des boulets pour les finances publiques. Elles accumulent les pertes, nécessitent des recapitalisations répétées. Et quand Chirac les privatise dans les années 1980-1990, l'État ne récupère qu'une fraction de ce qu'il a dépensé.

Pourtant, Mitterrand n'a pas que des échecs à son actif. La création du RMI (Revenu Minimum d'Insertion) en 1988, par exemple, a permis de lutter contre la pauvreté sans faire exploser la dette. Mais ces mesures sociales, aussi nécessaires soient-elles, ont un coût. Et dans les années 1980, la France n'a pas les moyens de ses ambitions.

Le tournant de la rigueur : trop peu, trop tard ?

En 1983, Mitterrand comprend que la relance keynésienne ne fonctionne pas. La France est en déficit commercial, le franc est attaqué, l'inflation dépasse les 10 %. Il change de cap : gel des dépenses publiques, hausse des impôts, blocage des salaires. C'est le début de la rigueur. Mais le mal est déjà fait. La dette, elle, continue de grimper, alimentée par les intérêts des emprunts précédents.

Et puis il y a l'Europe. En 1992, le traité de Maastricht impose des critères de convergence : déficit public inférieur à 3 % du PIB, dette publique inférieure à 60 %. La France est loin du compte. Mitterrand doit serrer la vis pour préparer l'entrée dans l'euro. Résultat : en 1995, la dette atteint 55 % du PIB. Un niveau élevé, mais qui aurait pu être pire sans ce virage.

Chirac : le président qui a laissé filer la dette sans rien changer

Quand Jacques Chirac arrive au pouvoir en 1995, la dette publique représente 55 % du PIB. Douze ans plus tard, elle atteint 64 %. Une hausse de 9 points, certes, mais sur une période bien plus longue que celle de Mitterrand. Alors, Chirac est-il un bon gestionnaire ? Pas vraiment. Car sous ses mandats, la France a accumulé des dettes sans jamais vraiment s'attaquer aux causes du problème.

Le premier mandat de Chirac (1995-2002) est marqué par des promesses non tenues. En 1995, il promet de réduire le "trou de la Sécu" et de réformer les retraites. Mais face aux grèves massives de novembre-décembre 1995, il recule. La réforme Juppé sur les retraites est abandonnée. Le déficit de la Sécurité sociale, lui, continue de se creuser. En 2002, il est réélu avec un programme flou, sans véritable projet économique. La dette, elle, continue de grimper.

Le choc des 35 heures : une réforme coûteuse ?

En 1998, le gouvernement Jospin (avec Lionel Jospin comme Premier ministre, mais sous la présidence de Chirac) instaure les 35 heures. Une mesure sociale majeure, mais aussi une réforme coûteuse. Pour compenser la baisse du temps de travail, les entreprises bénéficient d'exonérations de charges sociales. Coût pour l'État : 15 milliards d'euros par an à partir de 2002. Une somme qui pèse sur les finances publiques et contribue à la hausse de la dette.

Les 35 heures ont-elles été un échec ? Pas forcément. Elles ont créé des emplois, surtout dans les PME. Mais elles ont aussi alourdi les coûts pour les entreprises, sans toujours améliorer leur compétitivité. Et surtout, elles ont creusé le déficit public. En 2002, la dette atteint 58 % du PIB. Quatre ans plus tard, elle dépasse les 64 %.

La crise de 2003 : Chirac face à la récession

En 2003, la France entre en récession. Le chômage repart à la hausse, les recettes fiscales baissent. Chirac et son Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, optent pour une politique de relance. Les dépenses publiques augmentent, le déficit se creuse. En 2004, il atteint 3,6 % du PIB. La dette, elle, continue de grimper.

Mais Chirac n'est pas Mitterrand. Il ne lance pas de grands chantiers coûteux. Il gère, sans vraiment réformer. Et c'est peut-être ça, son plus grand échec : avoir laissé filer la dette sans jamais s'attaquer aux racines du problème. En 2007, quand il quitte l'Élysée, la France est endettée à 64 % du PIB. Un niveau élevé, mais encore gérable. Sauf que les années suivantes vont être bien pires.

Sarkozy : le président de la crise, ou comment faire exploser la dette en cinq ans

Nicolas Sarkozy arrive au pouvoir en 2007 avec une promesse : "Travailler plus pour gagner plus". Une formule choc, mais qui ne résiste pas à la réalité. Car en 2008, la crise financière éclate. Et la France, comme le reste du monde, plonge dans la récession.

En cinq ans, la dette publique passe de 64 % à 82 % du PIB. Une hausse de 18 points, presque autant que Mitterrand en quatorze ans. Mais là encore, le contexte explique beaucoup. La crise de 2008 a coûté cher : sauvetage des banques, plans de relance, hausse du chômage. En 2009, le déficit public atteint 7,5 % du PIB. Un niveau inédit depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le bouclier fiscal : un cadeau aux riches ?

Parmi les mesures les plus controversées de Sarkozy, le bouclier fiscal tient une place à part. Instauré en 2007, il limite à 50 % des revenus les impôts payés par les ménages les plus aisés. Coût pour l'État : 600 millions d'euros par an. Une somme qui peut sembler modeste, mais qui symbolise une politique fiscale jugée inéquitable. Car pendant que les riches bénéficient d'allègements d'impôts, les classes moyennes voient leurs prélèvements augmenter.

Le bouclier fiscal a été supprimé en 2011, mais son impact sur les finances publiques reste limité. En revanche, il a nourri un sentiment d'injustice fiscale qui a pesé sur la popularité de Sarkozy.

La crise de 2008 : un choc impossible à éviter ?

La crise financière de 2008 a frappé la France de plein fouet. Les banques sont au bord de la faillite, le chômage explose, les recettes fiscales s'effondrent. Sarkozy et son ministre de l'Économie, Christine Lagarde, lancent un plan de relance de 26 milliards d'euros. Une somme colossale, mais nécessaire pour éviter l'effondrement de l'économie.

Le problème, c'est que ce plan de relance est financé par l'emprunt. La dette publique, déjà élevée, explose. En 2010, elle dépasse les 80 % du PIB. En 2012, elle atteint 82 %. Sarkozy quitte l'Élysée avec un pays plus endetté que jamais. Mais peut-on vraiment lui en vouloir ? La crise de 2008 était imprévisible, et la France n'était pas la seule à voir sa dette exploser.

Hollande : le président qui a hérité d'une bombe à retardement

Quand François Hollande arrive au pouvoir en 2012, la dette publique représente 82 % du PIB. Cinq ans plus tard, elle atteint 96 %. Une hausse de 14 points, presque autant que Sarkozy en cinq ans. Mais là encore, le contexte est crucial. Hollande hérite d'une économie en récession, d'un chômage en hausse, et d'une dette déjà très élevée.

Son quinquennat est marqué par des mesures coûteuses : le Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE), le Pacte de responsabilité, la prime à l'embauche. Des dispositifs qui visent à relancer l'économie, mais qui alourdissent les finances publiques. En 2014, le déficit public atteint 4 % du PIB. En 2015, il dépasse les 3,5 %. La dette, elle, continue de grimper.

Le CICE : un pari risqué ?

Le CICE, instauré en 2013, est l'une des mesures phares du quinquennat Hollande. Il s'agit d'un crédit d'impôt pour les entreprises, équivalent à 6 % de la masse salariale (hors salaires supérieurs à 2,5 fois le SMIC). Coût pour l'État : 20 milliards d'euros par an. Une somme colossale, mais qui vise à améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

Le CICE a-t-il fonctionné ? Les avis divergent. Certaines études montrent qu'il a permis de créer des emplois, surtout dans les PME. D'autres soulignent qu'il a surtout profité aux grandes entreprises, sans toujours améliorer leur compétitivité. Et surtout, il a creusé le déficit public. En 2017, la dette atteint 96 % du PIB. Un niveau record, mais qui s'explique en partie par les mesures de relance.

La loi Travail : une réforme nécessaire, mais coûteuse ?

En 2016, Hollande lance la loi Travail, une réforme controversée qui vise à flexibiliser le marché du travail. Pour faire passer la pilule, il annonce une série de mesures sociales : prime d'activité, hausse du SMIC, extension de la couverture maladie. Coût estimé : 2 milliards d'euros par an. Une somme qui pèse sur les finances publiques, mais qui vise à atténuer l'impact de la réforme sur les salariés.

La loi Travail a-t-elle été efficace ? Difficile à dire. Elle a permis de réduire le chômage, mais pas suffisamment pour compenser son coût. Et surtout, elle a été très impopulaire, contribuant à la chute de popularité de Hollande.

Macron : le président qui a cumulé les crises

Emmanuel Macron arrive au pouvoir en 2017 avec une promesse : réduire la dette publique. Cinq ans plus tard, elle dépasse les 110 % du PIB. Une hausse de 14 points, presque autant que Hollande en cinq ans. Mais là encore, le contexte est crucial. Macron a dû gérer la crise des Gilets jaunes, la réforme des retraites, et surtout, la pandémie de Covid-19.

En 2020, la France entre en récession. Le chômage explose, les recettes fiscales s'effondrent. Macron lance un plan de relance de 100 milliards d'euros, financé par l'emprunt. Une somme colossale, mais nécessaire pour éviter l'effondrement de l'économie. Résultat : en 2021, la dette publique atteint 115 % du PIB. Un niveau historique, mais qui s'explique par la crise sanitaire.

Le "quoi qu'il en coûte" : une politique nécessaire, mais coûteuse

Face à la crise du Covid, Macron adopte une politique de "quoi qu'il en coûte". Chômage partiel, prêts garantis par l'État, aides aux entreprises : tout est mis en œuvre pour éviter les faillites. Coût estimé : 160 milliards d'euros en 2020 et 2021. Une somme qui pèse lourd sur les finances publiques, mais qui a permis d'éviter une crise sociale majeure.

Le "quoi qu'il en coûte" a-t-il été efficace ? Sans aucun doute. La France a mieux résisté à la crise que beaucoup de ses voisins européens. Mais il a aussi creusé la dette, qui dépasse désormais les 110 % du PIB. Et maintenant, il faut rembourser.

La réforme des retraites : un pari risqué ?

En 2023, Macron lance sa réforme des retraites, qui repousse l'âge légal de départ à 64 ans. Une mesure impopulaire, mais qui vise à réduire le déficit des régimes de retraite. Coût estimé de la réforme : 17 milliards d'euros d'économies par an à partir de 2030. Une somme qui devrait permettre de réduire la dette à long terme.

Mais la réforme a aussi un coût politique. Les manifestations se multiplient, la popularité de Macron s'effondre. Et surtout, elle ne résout pas le problème de la dette à court terme. En 2024, la France reste endettée à plus de 110 % du PIB. Un niveau qui limite sa marge de manœuvre pour les années à venir.

Le classement des présidents : qui a le plus creusé la dette ?

Alors, qui est le président qui a le plus creusé la dette ? Si on s'en tient aux chiffres bruts, Mitterrand arrive en tête, avec +22,5 points de PIB en quatorze ans. Mais comme on l'a vu, les comparaisons directes sont trompeuses. Voici un classement plus nuancé, qui prend en compte le contexte et les héritages :

1. François Mitterrand (+22,5 points de PIB)

Mitterrand est le champion incontesté de la dette. Mais son bilan est à nuancer. Il a hérité d'une France en pleine mutation économique, et ses réformes sociales ont coûté cher. Sans compter les nationalisations, qui ont grevé les finances publiques pendant des années. Mais il a aussi préparé la France à l'entrée dans l'euro, en serrant la vis à partir de 1983.

2. Nicolas Sarkozy (+18 points de PIB)

Sarkozy arrive en deuxième position, mais son bilan est largement lié à la crise de 2008. Sans cette crise, la dette n'aurait probablement pas autant augmenté. Mais ses mesures fiscales (bouclier fiscal, exonérations de charges) ont aussi contribué à creuser le déficit.

3. Emmanuel Macron (+14 points de PIB, en cours)

Macron est encore en fonction, mais son bilan est déjà lourd. La crise du Covid a fait exploser la dette, mais ses réformes (retraites, chômage) visent à la réduire à long terme. Reste à voir si elles seront efficaces.

4. François Hollande (+14 points de PIB)

Hollande hérite d'une dette déjà élevée, et ses mesures de relance (CICE, Pacte de responsabilité) ont creusé le déficit. Mais il a aussi lancé des réformes structurelles (loi Travail, prime d'activité) qui devraient porter leurs fruits à long terme.

5. Jacques Chirac (+9 points de PIB)

Chirac est le président qui a le moins creusé la dette, mais son bilan est mitigé. Il n'a pas lancé de grandes réformes, et a laissé filer les dépenses publiques. Résultat : la dette a augmenté, mais moins vite que sous ses successeurs.

Pourquoi la dette française ne cesse d'augmenter ?

La dette française n'est pas seulement le résultat des politiques des présidents. Elle est aussi le reflet d'un modèle économique et social qui coûte cher. Voici les principales raisons de cette hausse continue :

1. Un État providence coûteux

La France a l'un des systèmes de protection sociale les plus généreux au monde. Retraites, santé, chômage, allocations familiales : tout est pris en charge par l'État. Coût annuel : 700 milliards d'euros, soit près de 30 % du PIB. Un niveau bien supérieur à la moyenne européenne.

2. Des recettes fiscales insuffisantes

La France a l'un des taux de prélèvements obligatoires les plus élevés au monde (45 % du PIB). Mais ces recettes ne suffisent pas à couvrir les dépenses. Pourquoi ? Parce que les niches fiscales et les exonérations coûtent cher. En 2023, elles représentent 100 milliards d'euros par an. Une somme qui pourrait servir à réduire la dette.

3. Un manque de réformes structurelles

La France a du mal à réformer. Les 35 heures, les retraites, le marché du travail : chaque tentative de réforme se heurte à des résistances sociales. Résultat : les dépenses publiques continuent d'augmenter, sans que les recettes suivent.

4. Un contexte économique défavorable

La France a connu plusieurs crises ces dernières décennies : crise financière de 2008, crise du Covid, crise énergétique. Chaque fois, l'État a dû intervenir pour soutenir l'économie. Et chaque fois, la dette a augmenté.

Faut-il s'inquiéter de la dette française ?

La dette française est élevée, mais elle n'est pas insoutenable. La France emprunte à des taux d'intérêt bas, et sa dette est majoritairement détenue par des investisseurs français. Mais cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de risques.

Les risques d'une dette trop élevée

Une dette trop élevée peut limiter la marge de manœuvre de l'État. En cas de crise, la France pourrait avoir du mal à emprunter. Et si les taux d'intérêt remontent, le coût de la dette pourrait exploser. En 2023, la charge de la dette représente 50 milliards d'euros par an. Un niveau déjà élevé, qui pourrait encore augmenter.

De plus, une dette élevée peut peser sur la croissance. Les investisseurs pourraient perdre confiance dans la capacité de la France à rembourser, ce qui entraînerait une hausse des taux d'intérêt. Et une hausse des taux, c'est moins d'investissements, moins de croissance, et donc moins de recettes fiscales.

Les solutions pour réduire la dette

Réduire la dette française ne sera pas facile. Voici quelques pistes :

1. Réformer l'État providence. La France dépense trop pour sa protection sociale. Il faut trouver des moyens de réduire ces dépenses, sans remettre en cause les acquis sociaux.

2. Lutter contre les niches fiscales. Les exonérations et les crédits d'impôt coûtent cher. Il faut les réduire, pour augmenter les recettes de l'État.

3. Réformer le marché du travail. La France a besoin de plus de flexibilité, pour attirer les investisseurs et créer des emplois.

4. Investir dans la croissance. La meilleure façon de réduire la dette, c'est de relancer l'économie. Il faut investir dans l'innovation, l'éducation, et les infrastructures.

Questions fréquentes sur la dette française

Qui détient la dette française ?

La dette française est détenue à 60 % par des investisseurs français (banques, assurances, particuliers). Le reste est détenu par des investisseurs étrangers, principalement européens. Contrairement à une idée reçue, la Chine ne détient qu'une infime partie de la dette française (moins de 2 %).

La France peut-elle faire faillite ?

Non, la France ne peut pas faire faillite. Contrairement à une entreprise, un État ne peut pas être mis en liquidation. Mais il peut faire défaut, c'est-à-dire ne pas rembourser ses dettes. Cela aurait des conséquences catastrophiques : effondrement de la monnaie, crise financière, récession. Heureusement, le risque de défaut est très faible pour la France, qui reste un pays solvable.

Pourquoi la dette française est-elle moins élevée que celle du Japon ?

Le Japon a une dette publique qui dépasse les 260 % du PIB, soit plus du double de celle de la France. Pourtant, le Japon n'est pas en crise. Pourquoi ? Parce que sa dette est majoritairement détenue par des investisseurs japonais, et que les taux d'intérêt sont très bas. De plus, le Japon a une économie très compétitive, qui lui permet de générer des excédents commerciaux. La France, elle, a un déficit commercial chronique, ce qui limite sa capacité à rembourser sa dette.

La dette française est-elle soutenable ?

La dette française est soutenable à court terme, mais elle pose problème à long terme. Tant que les taux d'intérêt restent bas, la France peut continuer à emprunter sans difficulté. Mais si les taux remontent, le coût de la dette pourrait devenir insupportable. Il faut donc réduire la dette, pour éviter une crise future.

Verdict : qui est le pire président pour la dette ?

Alors, qui est le président qui a le plus creusé la dette ? Si on s'en tient aux chiffres bruts, Mitterrand arrive en tête. Mais comme on l'a vu, les comparaisons directes sont trompeuses. Mitterrand a hérité d'une France en pleine mutation, et ses réformes sociales ont coûté cher. Sarkozy, lui, a dû gérer la crise de 2008, qui a fait exploser la dette. Hollande et Macron ont hérité de dettes déjà élevées, et ont dû faire face à des crises majeures (Covid, Gilets jaunes).

Le vrai problème, ce n'est pas tant les présidents que le modèle économique français. Un État providence coûteux, des recettes fiscales insuffisantes, un manque de réformes structurelles : tout cela contribue à la hausse de la dette. Et tant que ces problèmes ne seront pas réglés, la dette continuera de grimper.

Alors, faut-il s'inquiéter ? Oui, mais sans paniquer. La France n'est pas au bord de la faillite, mais elle doit agir pour réduire sa dette. Sinon, elle risque de perdre sa marge de manœuvre, et de se retrouver à la merci des marchés financiers. Et ça, ce serait une très mauvaise nouvelle.

En attendant, une chose est sûre : le prochain président aura du pain sur la planche. Car la dette, elle, ne va pas disparaître toute seule.

💡 Points clés à retenir

  • Qui a fait le plus de mandat en France ? - Durée de mandatRangNomDates1François Mitterrand1981-19952Jacques Chirac1995-20073Charles de Gaulle1959-19694Jules Grévy1879-188718 autres lign
  • Qui a fait le plus de chanson en France ? - Didier Barbelivien en 2012. Didier Barbelivien, né le 10 mars 1954 à Paris, est un auteur-compositeur-interprète français.
  • Qui a fait le plus de concert en France ? - Johnny Hallyday comptabilise 2 840 concerts en France, pour plus de 3 280 représentations au cours de sa carrière, durant laquelle, il a chanté dan
  • Qui a fait le plus d'album en France ? - Jul en tête des ventes d'albums cumulées L'artiste qui a vendu le plus d'albums en 2022 n'est autre qu'Orelsan, qui totalise 406.
  • Qui a fait le plus d'albums en France ? - Plus de 10 millions de ventes certifiéesArtistePaysNombre de ventes annoncéesJohnny HallydayFrance110 millionsMichel SardouFrance100 millionsJean-Ja

❓ Questions fréquemment posées

1. Qui a fait le plus de mandat en France ?

Durée de mandat
RangNomDates
1François Mitterrand1981-1995
2Jacques Chirac1995-2007
3Charles de Gaulle1959-1969
4Jules Grévy1879-1887
18 autres lignes

2. Qui a fait le plus de chanson en France ?

Didier Barbelivien en 2012. Didier Barbelivien, né le 10 mars 1954 à Paris, est un auteur-compositeur-interprète français. Il a composé plus de deux mille chansons depuis l'année où il a écrit la chanson pour Joël Prévost, le candidat français à l'Eurovision 1978.

3. Qui a fait le plus de concert en France ?

Johnny Hallyday comptabilise 2 840 concerts en France, pour plus de 3 280 représentations au cours de sa carrière, durant laquelle, il a chanté dans quarante pays différents. Johnny Hallyday en concert en 2003.

4. Qui a fait le plus d'album en France ?

Jul en tête des ventes d'albums cumulées L'artiste qui a vendu le plus d'albums en 2022 n'est autre qu'Orelsan, qui totalise 406.837 ventes avec Civilisation, sorti en novembre 2021. Le rappeur originaire de Caen était déjà en tête des ventes de l'année 2021.6 janv. 2023

5. Qui a fait le plus d'albums en France ?

Plus de 10 millions de ventes certifiées
ArtistePaysNombre de ventes annoncées
Johnny HallydayFrance110 millions
Michel SardouFrance100 millions
Jean-Jacques GoldmanFrance33 millions
Francis CabrelFrance25 millions
2 autres lignes

6. Quel film a fait le plus d'entrée en France en 2023 ?

Voici le classement des dix films les plus populaires de l'été 2023 en France : ""Barbie"" - 5 555 615 spectateurs. ""Oppenheimer"" - 4 156 317 spectateurs. ""Elémentaire"" - 2 969 574 spectateurs.5 sept. 2023

7. Pourquoi la France a des dettes ?

Elle est étroitement liée à l'histoire des dépenses publiques françaises. L'État français a souvent eu recours à la dette pour faire face à des dépenses fortes, comme les guerres ou les plans de relances, ou une chute de revenus, durant des crises économiques.

8. Quel film français a fait le plus d'entrée en France ?

1. Bienvenue chez les Ch'tis (2008) de Dany Boon → 20 489 303 entrées.12 juil. 2022

9. Quel est le pays qui a le plus de dettes ?

Plus de 100 % pour cinq pays de l'Union Cinq pays de l'UE conservent toujours une dette publique supérieure à 100 % de leur PIB. Avec un ratio atteignant 168,3 %, la Grèce détient de loin le plus fort taux d'endettement de l'Union européenne, devant l'Italie (143,5 %), le Portugal (113,8 %), l'Espagne (112,8 %).21 juil. 2023

10. Quelle guerre a fait le plus de morts en France ?

Question 4 : En France, la 1ère guerre mondiale a fait deux fois plus de victimes, presque tous des militaires, que la 2ème guerre mondiale qui a davantage frappé les civils.

11. Quel pays a le moins de dettes ?

Les pays les moins endettés Les taux les plus bas sont enregistrés en Bulgarie (22,1 %), Estonie (23,8 %) et Luxembourg (26,8 %). Déficit : qu'est-ce que la règle européenne des 3 % ?26 nov. 2024

12. Quel film français a fait le plus d'entrée de l'Histoire en France ?

1. Bienvenue chez les Ch'tis (2008) de Dany Boon → 20 489 303 entrées.12 juil. 2022

13. Quel McDo fait le plus de chiffre en France ?

Le groupe américain ouvre de nouveaux les portes de son restaurant des Champs-Élysées, qui est à la fois celui qui génère le plus gros chiffre d'affaires et qui accueille le plus de visiteurs dans le monde. Le restaurant McDonald's situé sur les Champs-Élysées fait peau neuve.19 févr. 2016

14. Quel animal fait le plus de morts en France ?

En France, les guêpes tuent plus que les requins Jusqu'à présent, les loups des Alpes et les ours des Pyrénées ne se sont attaqués à aucun humain, assure de son côté le ministère de l'Écologie.9 août 2012

15. Qui a fait le plus grand concert en France ?

01. Jean-Michel Jarre aux Pyramides.

16. Quel sport est le plus facile à parier ?

Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

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Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.