Comprendre ce qu’est vraiment une lettre d’intérêt
Ce n’est pas une lettre de motivation classique
Perso, j’en ai écrit une à un studio de design l’an dernier, juste parce que j’adorais leur façon de bosser. Aucun poste publié. Mais je me suis dit : et si ?
Et tu sais quoi ? J’ai eu un entretien. Comme quoi, ça peut payer.
Objectif : montrer ton envie, sans quémander
C’est là toute la subtilité. Tu veux montrer que tu t’intéresses sincèrement à l’entreprise, que tu t’y projettes. Mais sans donner l’impression que tu grattes une faveur ou que t’es désespéré. C’est un peu un jeu d’équilibre, en vrai.
Les éléments clés d’une lettre d’intérêt réussie
Une accroche qui capte tout de suite
Franchement, y’a rien de pire qu’un début plat du genre “Je me permets de vous contacter pour…” — non. Tu veux pas te fondre dans la masse. Tu veux qu’on relève la tête en lisant ton premier paragraphe.
Quand j’ai écrit celle pour le studio dont je te parlais, j’ai commencé par :
“Je suis tombé sur votre projet Echo l’année dernière, et ça m’a collé une vraie claque visuelle.”
Bah c’est ce qui a accroché le fondateur. Il m’en a parlé direct en visio.
Montre que tu les connais (un minimum)
Tu peux pas envoyer une lettre générique à 30 boîtes en mode copier-coller. (Enfin tu peux... mais tu vas pas aller bien loin.) Parle de ce qui te plaît vraiment chez eux : un projet, une vision, une façon de travailler.
Et attention hein, faut que ça sonne naturel. Pas récité.
Dis qui tu es, mais sans sortir ton CV en mode pavé
Pas besoin de refaire tout ton parcours. Concentre-toi sur ce qui fait sens pour eux. Tu peux mentionner une ou deux expériences, bien choisies, qui montrent que t’as les compétences utiles ou que t’as le bon état d’esprit.
Tu veux pas qu’ils se disent “Ah, encore un qui balance ses diplômes”, mais plutôt “Tiens, cette personne, elle a pigé notre délire.”
Le ton : pro mais humain, et un poil personnel
Évite le ton trop scolaire
Mouais… j’avoue que pendant longtemps, j’écrivais trop “propre”. Genre phrases bien longues, vocabulaire un peu coincé. Résultat : ça sonnait faux.
Depuis que je me suis lâché un peu (sans partir en roue libre non plus), j’ai eu plus de retours. Montre que t’es humain. Que tu t’exprimes comme tu parles. Avec un peu de chaleur.
Glisse une touche d’authenticité
Tiens, un jour j’ai mentionné dans une lettre que je bossais souvent en écoutant du jazz manouche, comme eux l’avaient fait sur un de leurs projets vidéo. P’têt un détail pour toi… mais pas pour eux. Ils m’ont dit que ça les avait fait marrer. Et que ça avait rendu la lettre plus “vivante”.
La structure simple mais efficace (pas besoin d’en faire des caisses)
1. Introduction accrocheuse
Fais court mais percutant. Tu veux donner envie de lire la suite.
2. Pourquoi eux
Montre que tu les connais et que tu veux bosser chez eux, pas juste “dans le secteur”.
3. Qui tu es, en lien avec leurs besoins
Là tu peux placer deux ou trois trucs concrets : projets, compétences, façon de travailler.
4. Une conclusion ouverte
Du genre :
“Si jamais vous êtes curieux·se de voir ce que je peux apporter, je serais ravi d’en discuter autour d’un café ou d’un appel.”
Pas besoin d’un “je me tiens à votre disposition…” ultra formel. On est en 2025.
Erreurs à éviter (et que j’ai clairement déjà faites)
Envoyer un texte générique → tu perds ton temps.
Parler trop de toi sans lien avec l’entreprise → tu décroches le lecteur.
Trop en faire → si c’est trop flatteur ou suremballé, c’est grillé.
Oublier les coordonnées ou l’objet du mail → classique mais fatal. (Oui, je l’ai fait une fois.)
Conclusion : ose, même si c’est imparfait
Franchement, une lettre d’intérêt, c’est pas une science exacte. Mais c’est une super manière de créer une opportunité là où y’en avait pas. Même si t’as des doutes, même si t’es pas sûr de la forme — écris-la. Tu peux ajuster en chemin.
Et si t’as besoin d’un avis avant d’envoyer, fais comme moi : envoie-la à un pote (salut Claire, encore merci pour ta relecture de l’an dernier ).
Allez, maintenant… à toi de jouer.
