PureTech, le moteur à problèmes : on fait le point (sans concession)
Le PureTech 1.2 : La source de bien des soucis
Ah, le 1.2 PureTech... On pourrait presque en faire une chanson triste. Ce moteur, décliné en plusieurs puissances (82 ch, 110 ch, 130 ch), a connu son lot de galères. Et quand je dis galères, je pèse mes mots. On parle de problèmes de courroie de distribution qui se désagrège prématurément, d'une consommation d'huile excessive, et de soucis de vanne EGR. Bref, la totale !
Courroie de distribution : le cauchemar absolu
La courroie de distribution, c'est un peu le nerf de la guerre dans un moteur. Et sur les premiers PureTech 1.2, elle avait la fâcheuse tendance à se désagréger sous l'effet du bain d'huile. Les conséquences ? Des particules qui obstruent la pompe à huile (adieu la lubrification !), un moteur qui s'emballe, et... le drame. Une casse moteur pure et simple. Sympa, non ?
Consommation d'huile : le tonneau des Danaïdes
Certains PureTech 1.2 ont une soif d'huile comparable à celle d'un chameau dans le désert. Vous vous retrouvez à faire le niveau d'huile tous les 1000 km, voire moins ! Et bien sûr, cette consommation excessive n'est jamais bon signe. Elle peut indiquer une usure prématurée des segments de pistons, ou d'autres joyeusetés du même genre.
Vanne EGR : la cerise sur le gâteau
La vanne EGR, c'est un peu le bouc émissaire des moteurs modernes. Elle est censée réduire les émissions polluantes, mais elle a souvent tendance à s'encrasser et à provoquer des ratés, des pertes de puissance, et des voyants qui s'allument comme un sapin de Noël. Sur le PureTech 1.2, la vanne EGR est particulièrement sensible, et son remplacement peut vite devenir coûteux.
Quels modèles sont concernés par ces problèmes ? (La liste noire)
Malheureusement, la liste des modèles touchés par ces problèmes est longue comme le bras. On retrouve notamment :
- Peugeot 208 (première et deuxième génération)
- Peugeot 2008 (première génération)
- Peugeot 308 (deuxième génération)
- Citroën C3 (troisième génération)
- Citroën C4 (deuxième génération)
- DS 3
- Opel Corsa (cinquième génération)
- Opel Crossland X
Et la liste n'est pas exhaustive. En gros, si vous avez une voiture du groupe Stellantis (Peugeot, Citroën, DS, Opel) équipée du PureTech 1.2 entre 2012 et 2018, il y a de fortes chances que vous soyez concerné. Mieux vaut être prévenu que guérir, comme on dit !
Comment éviter les ennuis ? (Les conseils d'un expert... un peu cynique)
Alors, comment faire pour éviter de se retrouver avec un PureTech qui part en sucette ? Voici quelques conseils, avec une bonne dose de cynisme, bien sûr :
- Évitez les modèles les plus anciens : Les PureTech produits avant 2018 sont les plus susceptibles de poser problème. Privilégiez les versions plus récentes, qui ont bénéficié d'améliorations (en théorie...).
- Vérifiez l'historique d'entretien : Un entretien régulier et rigoureux est essentiel pour limiter les risques. Assurez-vous que la courroie de distribution a été remplacée dans les délais préconisés.
- Soyez attentif aux signes avant-coureurs : Une consommation d'huile excessive, des ratés moteur, ou des voyants qui s'allument doivent vous alerter. Ne tardez pas à consulter un professionnel.
- Optez pour une extension de garantie : Si vous achetez une voiture d'occasion équipée du PureTech, une extension de garantie peut vous éviter de mauvaises surprises.
- ...Ou changez de moteur : Bon, ok, c'est radical. Mais si vous voulez dormir sur vos deux oreilles, autant opter pour un autre moteur. Il existe d'excellentes alternatives, chez d'autres constructeurs (ou même chez Stellantis !).
Le PureTech 1.6 THP : Une alternative plus fiable ? (Pas si sûr...)
Le PureTech 1.6 THP (ou EP6 pour les intimes), c'est un peu le grand frère du 1.2. Ce moteur, développé en collaboration avec BMW, a connu lui aussi son lot de problèmes, notamment des soucis de chaîne de distribution, de consommation d'huile, et de calamine. Bref, il n'est pas exempt de défauts. Mais globalement, il semble un peu plus fiable que le 1.2 PureTech. Disons que c'est un moindre mal...
Conclusion : Alors, PureTech ou pas PureTech ? (Le verdict sans appel)
En conclusion, le PureTech, c'est un peu le Dr Jekyll et Mr Hyde des moteurs. Il peut se montrer agréable et performant... mais aussi incroyablement capricieux et coûteux. Si vous envisagez d'acheter une voiture équipée de ce moteur, soyez extrêmement vigilant. Renseignez-vous, vérifiez l'historique d'entretien, et n'hésitez pas à demander l'avis d'un professionnel. Et surtout, n'oubliez pas : mieux vaut prévenir que guérir ! Sur ce, bonne route (et prudence !) !
