HPI : ok, et maintenant on fait quoi ?
Bah moi aussi j’étais paumé. Et puis, un jour, à la pause déjeuner, j’en parle à Claire (une collègue un peu trop honnête parfois), et elle me balance direct : “Tu devrais consulter un psychologue spécialisé, pas faire des quiz bidons à 12 questions.” Ok, message reçu.
Psychologue ou psychiatre : qui fait quoi exactement ?
Le psychologue : l’expert en bilan HPI
Si tu veux une réponse fiable, un vrai “diagnostic” (bon, le mot est pas toujours aimé dans le milieu, mais tu vois l’idée), il faut consulter un psychologue clinicien ou neuropsychologue. C’est lui ou elle qui va pouvoir faire passer un bilan psychométrique complet, souvent le fameux WAIS-IV (ou WISC pour les enfants).
Et non, c’est pas un test genre QCM. C’est long, parfois fatigant, mais hyper révélateur. Moi j’ai fait le WAIS avec une psy spécialisée sur Paris. Ça a duré plus de deux heures, et après j’ai eu un débrief d'une heure où elle m’a tout expliqué (et franchement, j’étais chamboulé… mais dans le bon sens).
Le psychiatre : utile, mais pas pour le bilan
Alors là, attention. Beaucoup pensent qu’un psychiatre peut aussi poser ce genre d’évaluation. Bah non. Il est médecin, donc il peut prescrire des médicaments ou gérer des troubles associés (anxiété, TDAH, etc.), mais pour le HPI pur, c’est pas le bon interlocuteur.
Cela dit, s’il y a souffrance psychique, ça peut valoir le coup de consulter les deux : psy et psychiatre. Ça dépend de la situation.
Comment trouver un bon professionnel pour un HPI ?
Spécialisé en “Haut Potentiel”, pas juste “psychologue généraliste”
Tiens, anecdote : j’ai pris rendez-vous une première fois avec une psy trouvée au hasard. Je lui parle du HPI, elle me regarde genre "ah oui, les gens qui se croient plus intelligents que les autres ?". J’ai fui au bout de 10 minutes. Vraiment. Faut quelqu’un qui connaît le sujet — parce que le HPI, c’est pas juste une question de QI élevé, c’est un fonctionnement global, souvent très émotionnel.
Mon conseil ? Cherche sur des annuaires spécialisés (genre Psychologue.net ou Therapeutes.com) et tape “HPI”, “zèbre”, “bilan WAIS”, etc. Tu verras vite si la personne est à l’aise avec ça.
Demander autour de soi, c’est souvent plus efficace
Perso, c’est Claire (oui, encore elle) qui m’a filé le nom de sa psy. Bouche-à-oreille, c’est souvent ce qui marche le mieux. Et si t’es dans un coin où c’est galère, y a aussi pas mal de pros qui font des consultations en visio maintenant.
Et les enfants dans tout ça ? C’est qui le bon pro ?
Pour les enfants, c’est un psychologue scolaire ou neuropsychologue qui peut faire le WISC. Mais là encore, faut que ce soit quelqu’un d’habitué aux profils “atypiques”. Y a des écoles qui proposent une première orientation, mais parfois elles freinent un peu (j’ai vu ça avec le fils d’un ami — il a galéré pour faire reconnaître le HPI de son gamin).
Donc parfois, faut y aller en direct, sans passer par le système scolaire. C’est plus rapide. Plus cher aussi, soyons honnêtes (le mien m’a coûté 280€, non remboursé), mais c’était un vrai investissement.
Et après le diagnostic ? Bah... c’est un début
Je vais pas te mentir : une fois que j’ai eu la confirmation que j’étais HPI, j’ai pas sauté de joie. J’ai eu un espèce de vertige. Tu vois, cette impression que tout s’explique, mais aussi que rien ne va changer si je fais rien. C’est là que j’ai commencé une thérapie avec cette même psy. Et franchement, ça m’aide à poser les trucs.
Être HPI, c’est pas un super-pouvoir. C’est un fonctionnement différent, parfois épuisant. Et le bon professionnel peut vraiment t’aider à apprivoiser ça, à t’apaiser aussi.
Alors voilà : qui consulter pour un HPI ? Un psychologue spécialisé dans le Haut Potentiel, point. Et si la première tentative te laisse perplexe, persévère. Le bon pro peut changer ta vie — ou au moins te permettre de mieux comprendre pourquoi tu ressens les choses si fort.
