Déjà, qu’est-ce qui fait qu’un cancer est « pire » qu’un autre ?
Là, tout de suite, je me dis : le pronostic. Si t’as un cancer avec un taux de survie faible, c’est dur mentalement. Mais en même temps, y’a aussi la douleur, les traitements, l’impact sur le quotidien… Bref, c’est multifactoriel, comme disent les médecins. Franchement, je crois qu’il n’y a pas de réponse unique. Chaque cancer a ses spécificités, ses saloperies à lui.
Les cancers agressifs, ceux qui font peur
Quand on tape « pire cancer » sur Google, souvent le pancréas revient. Pourquoi ? Parce qu’il est souvent diagnostiqué tard, il évolue vite, et les options de traitement sont limitées. Mon oncle en est mort il y a trois ans, et putain, c’était violent. En six mois, tout a basculé. Mais est-ce que ça en fait le pire ? Je sais pas. Peut-être que pour la personne qui le vit, c’est son cancer à elle qui est le pire, vous voyez ?
D’ailleurs, je me souviens d’une amie qui avait un cancer du sein triple négatif. Elle me disait : « Chaque jour, je me bats, mais j’ai l’impression de courir après une ombre. » Son traitement était ultra lourd, elle perdait ses cheveux, avait des nausées constantes… Mais elle tenait le coup, paradoxalement. Alors que mon oncle, lui, avait moins de effets secondaires visibles, mais une fatigue… une fatigue de fond, incroyable.
Et les cancers silencieux, ceux qui se cachent
L’autre jour, je discutais avec un médecin en radiologie, Dr. Martin, à Lyon. Il me disait : « Le pire, c’est parfois ceux qu’on ne voit pas venir. » Les cancers de l’ovaire, par exemple. Souvent asymptomatiques au début, et quand on les détecte, c’est déjà avancé. Ma collègue Sophie en a fait un l’an dernier. Elle avait juste des ballonnements, elle pensait à des problèmes digestifs… et bim, stade 3. Franchement, ça fait froid dans le dos.
Mais bon, je ne vais pas faire une liste ranking, ce serait irrespectueux. Chaque cancer est une tragédie en soi.
Ce qui rend un cancer insupportable : le vécu
Au final, je me dis que le pire cancer… c’est peut-être celui qui t’isole. Celui dont les gens ont peur de parler, ou pire, qu’ils minimisent. Les cancers du poumon, par exemple, où certains te sortent : « Ah ouais, t’as fumé ? » comme si c’était de ta faute. Quelle horreur ! Mon voisin, Robert, fumeur depuis 40 ans, a arrêté net quand on lui a diagnostiqué un carcinome. Il culpabilisait, il se sentait jugé… Franchement, ça ajoute une couche de merde à la maladie.
Et puis y’a les cancers pédiatriques. Là, c’est encore autre chose. Voir un gamin de 5 ans se battre contre une leucémie… je crois que rien n’est plus injuste. J’ai visité un service d’oncologie pédiatrique à Paris, et putain, le courage de ces mômes… ça te remue les tripes.
Alors, finalement ?
Je tourne en rond, un peu. Parce qu’au fond, je déteste cette question. Mais je comprends qu’on se la pose. Peut-être que le pire cancer est celui qui te vole ta qualité de vie, peu importe lequel. Celui qui te fait souffrir sans répit, ou qui te prive de moments simples : manger sans douleur, respirer facilement, rigoler avec tes potes.
Moi, je pense surtout à Julien, dont je parlais tout à l’heure. Il avait un glioblastome, une tumeur au cerveau. Il est parti en six mois, à 42 ans. Est-ce que c’était le pire ? Je ne sais pas. Mais pour nous, ses amis, oui. Parce que c’était le sien.
Bref, je m’arrête là. Si vous avez vécu ça, près de vous, vous savez que chaque cancer est une histoire unique. Et qu’aucun ne mérite d’être classé. Mais si ça peut ouvrir la discussion, tant mieux. Parlons-en, sans filters.
