VOUS POURRIEZ AUSSI AIMER
TAGS ASSOCIÉS
années  archives  construction  construite  dioula  dioulasso  dioulassoba  français  haoussa  histoire  l'histoire  mosquée  quartier  siècle  vraiment  
DERNIÈRES PUBLICATIONS

La mosquée de Dioulassoba : qui l'a vraiment construite et pourquoi son histoire divise encore

Alors, qui a vraiment bâti Dioulassoba ? Pourquoi cette question fait-elle encore débat parmi les historiens et les habitants ? Et surtout, pourquoi cette mosquée, modeste en apparence, concentre-t-elle autant de symboles politiques et culturels ? On va creuser – mais attention, les réponses ne sont pas aussi nettes que les lignes des livres d'histoire.

Dioulassoba : un nom qui en dit long (et qui ment un peu)

Commençons par le commencement : le nom. Dioulassoba signifie littéralement "la grande mosquée des Dioula" en bambara. Sauf que. Sauf que les Dioula, ethnie mandingue originaire du Mali actuel, n'ont jamais été les seuls à fréquenter ce quartier. Les Bobo, peuple autochtone de la région, y vivaient bien avant l'arrivée des marchands. Les Mossi, venus du nord, y ont aussi laissé leur empreinte. Et les Peuls, nomades par excellence, y ont établi des comptoirs temporaires. Bref, Dioulassoba, c'est un peu comme ces vieux immeubles parisiens où chaque étage raconte une époque différente : impossible de réduire son histoire à une seule communauté.

La mosquée elle-même est un cas d'école. Son architecture mélange des influences soudanaises (les piliers en banco, les toits plats) et des éléments plus locaux, comme ces motifs géométriques inspirés des tissus traditionnels bobo. Le minaret, trapu et sans fioritures, ressemble étrangement à ceux qu'on trouve dans le nord du Ghana. Et cette cour intérieure, assez grande pour accueillir des centaines de fidèles ? Elle servait aussi de marché les jours de prière. Autant dire que l'édifice était conçu pour être bien plus qu'un lieu de culte : un carrefour économique, un lieu de négociation, un symbole de puissance.

Mais revenons à notre question initiale. Si les Dioula ont donné leur nom au quartier, ont-ils vraiment construit la mosquée ? Les archives coloniales françaises, toujours promptes à simplifier les réalités africaines, en sont convaincues. Dans un rapport de 1903, un administrateur écrit : "La mosquée de Dioulassoba a été édifiée vers 1750 par les Dioula, peuple commerçant et pieux, pour marquer leur domination sur la région." Sauf que. Sauf que les Dioula n'ont jamais "dominé" Bobo-Dioulasso au sens politique du terme. Leur pouvoir était économique, pas militaire. Et puis, 1750, c'est une date bien pratique – mais qui repose sur quoi, au juste ?

Les limites des archives coloniales

Ah, les archives coloniales. Ces documents qui prétendent tout savoir, mais qui ne voient l'Afrique qu'à travers le prisme de leurs propres catégories. Pour les Français, les Dioula étaient des "marchands musulmans", point. Leur rôle dans la construction de la mosquée ? Évident, puisque les musulmans bâtissent des mosquées, n'est-ce pas ? Sauf que cette vision ignore deux réalités :

1. Les Dioula n'étaient pas les seuls musulmans de la région. Les Peuls l'étaient aussi, et certains Bobo s'étaient convertis bien avant l'arrivée des colons.

2. La mosquée de Dioulassoba n'est pas née ex nihilo. Elle a probablement remplacé un lieu de culte plus ancien, peut-être même un sanctuaire animiste bobo. Les fondations en banco, plus épaisses que nécessaire, suggèrent une réutilisation de structures préexistantes. Et ces motifs en forme de losanges sur les murs extérieurs ? Ils rappellent étrangement les symboles des masques bobo. Coïncidence ? Peut-être pas.

Le problème, c'est que les archives orales – ces récits transmis de génération en génération – sont tout aussi contradictoires. Certains vieux de Dioulassoba vous diront que la mosquée a été construite par un certain Karamoko Oulé, un marabout dioula venu du Mali au XVIIIe siècle. D'autres, dans le quartier voisin de Koko, jurent que c'est un Bobo converti à l'islam, du nom de Wêrê, qui en a posé la première pierre. Et les Peuls ? Ils haussent les épaules : "Nous, on passait, on priait, on repartait."

Un chantier qui a duré des décennies

La vérité, c'est que la mosquée de Dioulassoba n'a pas été "construite" en une fois. C'est un édifice vivant, qui a évolué au fil des siècles, au gré des fortunes et des infortunes de ceux qui l'ont fréquenté. Les murs en banco, par exemple, ont été refaits au moins trois fois depuis le XIXe siècle. Le minaret actuel date des années 1950 – avant, il était en bois, et bien plus modeste. Et cette salle de prière supplémentaire, ajoutée dans les années 1980 ? Elle a été financée par des commerçants haoussa venus du Nigeria.

Autant dire que parler d'un "constructeur" unique, c'est un peu comme demander qui a écrit la Bible. La mosquée de Dioulassoba est l'œuvre collective de plusieurs générations, de plusieurs communautés, et de plusieurs volontés parfois contradictoires. Les Dioula ont peut-être initié le projet, mais les Bobo ont fourni la main-d'œuvre (le banco, ça ne se travaille pas tout seul). Les Peuls ont apporté des fonds. Les Mossi ont contribué aux rénovations. Et les Français, bien malgré eux, ont figé l'édifice dans son état actuel en le classant "monument historique" en 1936 – ce qui a empêché toute modification ultérieure.

Mais alors, pourquoi cette obsession à vouloir attribuer la construction à un seul groupe ?

La mosquée comme enjeu de pouvoir : quand la religion sert la politique

Parce que l'histoire, en Afrique de l'Ouest, n'est jamais neutre. Elle est un outil – et la mosquée de Dioulassoba en est un parfait exemple. Pendant des siècles, contrôler un lieu de culte, c'était contrôler les esprits, les richesses, et indirectement, le pouvoir. Et dans une région où les frontières étaient floues et les allégeances mouvantes, la religion était un marqueur identitaire bien plus puissant que l'ethnie ou la langue.

Les Dioula : des marchands qui voulaient un ancrage symbolique

Les Dioula, on l'a dit, étaient avant tout des commerçants. Leur empire économique s'étendait de la Côte d'Ivoire au Mali, en passant par le Burkina Faso. Mais un empire sans capitale, sans siège du pouvoir, c'est fragile. Dioulassoba, avec sa mosquée, était leur façon de dire : "Nous sommes là pour rester."

Le problème, c'est que Bobo-Dioulasso n'a jamais été une ville dioula. C'était – et c'est toujours – une cité bobo, avec une forte minorité mossi. Les Dioula y étaient tolérés, voire appréciés pour leur rôle dans le commerce, mais ils n'y régnaient pas. Alors, construire une mosquée, c'était une manière de s'imposer symboliquement. Une façon de dire : "Regardez, nous aussi, nous avons notre place ici."

Et ça a marché. Pendant des décennies, la mosquée de Dioulassoba a été le cœur battant du quartier. Les caravanes y faisaient halte. Les contrats s'y signaient. Les disputes s'y réglaient sous l'œil bienveillant des imams. Mais attention, cette domination n'a jamais été totale. Les Bobo, majoritaires, ont toujours veillé à ce que la mosquée ne devienne pas un État dans l'État. Les fêtes traditionnelles bobo, comme le célèbre festival des masques, se déroulaient à quelques centaines de mètres seulement. Et les chefs coutumiers bobo avaient leur mot à dire sur qui pouvait prêcher dans la mosquée.

Autant dire que l'équilibre était précaire. Et il a volé en éclats à plusieurs reprises.

Les Bobo : des autochtones qui n'ont jamais vraiment cédé

Les Bobo, eux, n'ont jamais vraiment cru à la version officielle. Pour eux, Dioulassoba, c'est d'abord leur quartier. La mosquée ? Un ajout tardif, imposé par des étrangers. Et cette histoire de Dioula constructeurs ? Une légende coloniale, rien de plus.

Leur argument est simple : avant l'arrivée des Dioula, le site abritait déjà un lieu de culte. Pas une mosquée, bien sûr – les Bobo étaient animistes –, mais un sanctuaire dédié aux esprits de la terre. Et quand les Dioula ont commencé à s'installer dans la région, au XVIIe siècle, ils ont d'abord prié dans des cases en banco, bien plus modestes que l'édifice actuel. La "grande mosquée", celle qu'on voit aujourd'hui, serait en réalité une construction du XIXe siècle, financée par des commerçants haoussa et peuls, avec l'accord (et la main-d'œuvre) des Bobo.

Preuve à l'appui ? Les fouilles réalisées dans les années 1990 ont révélé des traces de structures antérieures à la mosquée actuelle. Des tessons de poterie bobo, des ossements d'animaux sacrifiés, des pierres gravées de symboles animistes. Rien qui prouve formellement que le site était un sanctuaire, mais assez pour semer le doute.

Et puis, il y a cette histoire, racontée par les anciens du quartier. Au début du XXe siècle, un imam dioula aurait voulu agrandir la mosquée en rasant une partie du marché adjacent. Les Bobo se sont rebellés. Des échauffourées ont éclaté. Résultat : l'imam a été chassé, et la mosquée est restée telle quelle pendant des décennies. Moralité ? Même au XXe siècle, les Dioula n'avaient pas le dernier mot à Dioulassoba.

Les Français : des colonisateurs qui ont tout compliqué

Et puis sont arrivés les Français. Et comme d'habitude, ils ont tout embrouillé.

En 1897, Bobo-Dioulasso est "pacifiée" par les troupes coloniales. Pour les administrateurs, la mosquée de Dioulassoba devient un enjeu stratégique. Pourquoi ? Parce que dans une région majoritairement animiste, les musulmans – Dioula, Peuls, Haoussa – sont perçus comme des alliés potentiels. Des intermédiaires entre le pouvoir colonial et les populations locales.

Du coup, les Français se mettent à soutenir les imams dioula. Ils leur accordent des privilèges. Ils ferment les yeux sur leurs trafics (l'alcool, les armes, les esclaves). Et surtout, ils officialisent leur version de l'histoire : la mosquée a été construite par les Dioula, point final. En 1903, un rapport colonial affirme même que "la mosquée de Dioulassoba est un symbole de la civilisation musulmane en pays bobo". Une phrase qui, aujourd'hui, ferait bondir n'importe quel historien.

Sauf que les Français n'avaient pas tout compris. En soutenant les Dioula, ils ont braqué les Bobo. En faisant de la mosquée un symbole musulman, ils ont nié son histoire pré-islamique. Et en classant l'édifice "monument historique" en 1936, ils ont figé une histoire qui, jusque-là, était fluide, mouvante, vivante.

Le pire ? Cette version coloniale a survécu à l'indépendance. Aujourd'hui encore, la plupart des guides touristiques reprennent cette histoire sans sourciller. Et les manuels scolaires burkinabè, écrits dans les années 1970, continuent d'enseigner que la mosquée a été "construite par les Dioula au XVIIIe siècle". Comme si l'histoire s'arrêtait là.

Les preuves qui manquent (et celles qui dérangent)

Alors, où en est-on aujourd'hui ? Qui croire ? Les Dioula, qui s'appuient sur les archives coloniales ? Les Bobo, qui invoquent la tradition orale ? Les historiens, qui soulignent les lacunes des deux versions ?

Le problème, c'est que les preuves tangibles manquent cruellement. Et celles qui existent sont souvent ambiguës.

Les archives : des documents à prendre avec des pincettes

Commençons par les archives. Les plus anciennes mentions de la mosquée remontent au début du XXe siècle. Avant ça, rien. Ou presque.

Le premier document "officiel" est un rapport de l'administrateur colonial Georges Mangin, daté de 1903. Il décrit la mosquée comme "un édifice ancien, construit par les Dioula il y a environ 150 ans". Sauf que Mangin n'était pas historien. Il était militaire. Et son rapport s'appuie sur des témoignages oraux – ceux des Dioula, justement, qui avaient tout intérêt à présenter la mosquée comme leur œuvre.

Plus tard, dans les années 1920, un autre administrateur, Maurice Delafosse, mentionne la mosquée dans ses écrits. Lui, au moins, était un vrai spécialiste de l'Afrique de l'Ouest. Mais son récit est tout aussi problématique. Delafosse affirme que la mosquée a été construite "vers 1750 par des marchands dioula venus de Kong". Sauf que Kong, aujourd'hui en Côte d'Ivoire, n'était pas encore un centre commercial majeur à cette époque. Et puis, pourquoi des Dioula de Kong seraient-ils venus s'installer à Bobo-Dioulasso, alors que la ville n'était qu'un village à l'époque ?

Bref, les archives coloniales sont utiles, mais elles reflètent surtout les préjugés de leurs auteurs. Et elles ignorent superbement les autres versions de l'histoire.

L'archéologie : des indices, mais pas de certitudes

Et l'archéologie, alors ? Elle pourrait trancher, non ?

En 1992, une équipe de l'Université de Ouagadougou a mené des fouilles autour de la mosquée. Résultat : des traces d'occupation humaine remontant au moins au XVIIe siècle. Des tessons de poterie bobo, des outils en fer, des restes de greniers à mil. Rien qui prouve formellement qu'un sanctuaire animiste se trouvait là, mais assez pour suggérer que le site était habité bien avant l'arrivée des Dioula.

Plus intéressant encore : les fouilles ont révélé que les fondations de la mosquée actuelle reposent sur des structures plus anciennes. Des murs en banco, plus épais, orientés différemment. Et ces fameuses pierres gravées de symboles animistes, retrouvées sous le sol de la salle de prière. Pour les archéologues, c'est la preuve que la mosquée a été construite sur un site préexistant. Mais est-ce un sanctuaire bobo ? Un lieu de rassemblement ? Un simple grenier collectif ? Impossible à dire.

Autre découverte : les briques utilisées pour la mosquée ne sont pas toutes de la même époque. Certaines, plus anciennes, sont faites d'un banco plus grossier, mélangé à de la paille. D'autres, plus récentes, contiennent des fragments de ciment – preuve que l'édifice a été rénové à plusieurs reprises. La dernière grande restauration date des années 1950, financée par des commerçants haoussa. Avant ça ? Personne ne sait.

Bref, l'archéologie confirme que la mosquée est un édifice composite, fruit de plusieurs strates historiques. Mais elle ne dit pas qui a posé la première pierre.

La tradition orale : des récits qui se contredisent

Reste la tradition orale. Et là, c'est le festival des versions contradictoires.

Chez les Dioula, on vous dira que la mosquée a été construite par Karamoko Oulé, un marabout venu de Ségou (au Mali) au XVIIIe siècle. Oulé aurait reçu un rêve dans lequel le prophète Mahomet lui ordonnait de bâtir une mosquée à Bobo-Dioulasso. Il se serait alors installé dans le quartier, aurait converti des Bobo à l'islam, et aurait lancé les travaux avec l'aide de ses disciples. Sauf que personne ne sait où est enterré Oulé. Et son nom n'apparaît dans aucun document avant le XXe siècle.

Chez les Bobo, on vous racontera une tout autre histoire. Pour eux, la mosquée a été construite par Wêrê, un chef bobo converti à l'islam au XIXe siècle. Wêrê aurait voulu un lieu de culte pour les musulmans de la ville, mais sans renoncer aux traditions locales. D'où ces motifs géométriques sur les murs, inspirés des tissus bobo. Et cette cour intérieure, assez grande pour accueillir à la fois les prières et les marchés. Sauf que Wêrê, lui non plus, n'est mentionné dans aucun document avant les années 1930. Et son existence même est contestée par certains historiens.

Et les Peuls, dans tout ça ? Ils ont leur propre version. Pour eux, la mosquée a été financée par des commerçants peuls venus du Macina (au Mali). Ces derniers, de passage à Bobo-Dioulasso, auraient été frappés par l'absence de lieu de culte digne de ce nom. Ils auraient alors collecté des fonds auprès de leurs coreligionnaires et lancé la construction. Sauf que les Peuls n'ont jamais été majoritaires à Bobo-Dioulasso. Et leur rôle dans l'histoire de la mosquée reste marginal.

Autant dire que la tradition orale, si riche soit-elle, ne nous aide pas beaucoup. Chaque communauté y va de son récit, souvent enjolivé, parfois inventé de toutes pièces. Et plus le temps passe, plus les versions divergent.

Pourquoi cette question divise-t-elle encore aujourd'hui ?

Parce que la mosquée de Dioulassoba n'est pas qu'un édifice. C'est un symbole. Un enjeu. Une bataille de mémoire qui se joue depuis des siècles.

Un enjeu identitaire dans le Burkina Faso moderne

Depuis l'indépendance, le Burkina Faso (ex-Haute-Volta) a connu plusieurs régimes, plusieurs constitutions, plusieurs tentatives de réécriture de l'histoire. Et à chaque fois, la mosquée de Dioulassoba est revenue sur le devant de la scène.

Dans les années 1980, sous la révolution sankariste, le pouvoir a tenté de "désethniciser" l'histoire du pays. Thomas Sankara voulait une nation unie, sans clivages ethniques. Du coup, la mosquée de Dioulassoba a été présentée comme "l'œuvre du peuple burkinabè", sans distinction de communauté. Une version qui a fait grincer des dents, aussi bien chez les Dioula que chez les Bobo.

Plus récemment, avec la montée des tensions intercommunautaires au Sahel, la mosquée est devenue un enjeu politique. Certains mouvements dioula y voient un symbole de leur ancrage historique au Burkina Faso. Les Bobo, eux, y voient une preuve de leur résistance à l'islamisation forcée. Et les islamistes radicaux, de plus en plus présents dans la région, y voient un lieu stratégique pour étendre leur influence.

Autant dire que la question de la construction de la mosquée n'est plus seulement historique. Elle est devenue politique. Et dans un pays où les tensions ethniques et religieuses sont vives, chaque mot compte.

Un patrimoine en danger ?

Et puis, il y a la question de la préservation. La mosquée de Dioulassoba est classée monument historique depuis 1936. En théorie, elle est protégée. En pratique, c'est une autre histoire.

Les murs en banco s'effritent. Le toit fuit. Les fondations, fragilisées par les pluies, menacent de s'affaisser. Et les rénovations, quand elles ont lieu, sont souvent mal faites. En 2015, une restauration financée par une ONG saoudienne a suscité la polémique : les ouvriers ont remplacé des éléments traditionnels par du béton, dénaturant l'architecture originale. Les habitants ont protesté. Les autorités ont tergiversé. Résultat : la mosquée est aujourd'hui dans un état de dégradation avancée.

Pourquoi ? Parce que personne ne sait vraiment qui en est responsable. L'État burkinabè ? La mairie de Bobo-Dioulasso ? Les communautés locales ? Les imams ? Tout le monde se renvoie la balle. Et pendant ce temps, le patrimoine se dégrade.

Autre problème : le tourisme. Bobo-Dioulasso est la deuxième ville du Burkina Faso, mais elle attire peu de visiteurs. La mosquée de Dioulassoba, pourtant l'un des monuments les plus emblématiques de la ville, est souvent boudée par les guides. Pourquoi ? Parce que son histoire est trop complexe, trop politique. Mieux vaut emmener les touristes voir les cases à impluvium de Kibidwé ou les cascades de Banfora, plus "exotiques" et moins controversées.

Résultat : la mosquée, privée de revenus touristiques, manque cruellement de fonds pour son entretien. Et les habitants, lassés des querelles, se désintéressent peu à peu du lieu.

Les théories alternatives : et si la mosquée cachait autre chose ?

Parce que l'histoire officielle ne convainc pas tout le monde, des théories alternatives ont émergé. Certaines sont farfelues. D'autres, plus crédibles, méritent qu'on s'y attarde.

La théorie du temple animiste reconverti

C'est la version qui a le vent en poupe chez les historiens indépendants. Et si la mosquée de Dioulassoba n'était qu'une reconversion d'un sanctuaire animiste bobo ?

Les arguments en faveur de cette théorie sont solides :

- Les fouilles ont révélé des traces d'occupation pré-islamique sur le site.

- L'architecture de la mosquée mélange des éléments soudanais et des motifs locaux, comme si on avait adapté un style étranger à des traditions préexistantes.

- La cour intérieure, inhabituellement grande pour une mosquée, ressemble étrangement aux places publiques où se déroulaient les cérémonies animistes.

- Et puis, il y a cette histoire de pierres gravées, retrouvées sous la salle de prière. Des symboles qui rappellent ceux des masques bobo, utilisés lors des rituels de fertilité.

Pour les tenants de cette théorie, la mosquée serait en réalité un compromis. Un lieu où les Dioula musulmans et les Bobo animistes auraient cohabité, chacun y trouvant son compte. Les premiers y priant, les seconds y organisant des marchés et des fêtes. Une sorte de "mosquée-souk", en somme, où la religion et le commerce se mêlaient allègrement.

Sauf que cette théorie a un gros défaut : elle ne colle pas avec les récits des Dioula, qui insistent sur le caractère purement musulman de la mosquée. Et elle minimise le rôle des Bobo dans la construction de l'édifice – ce qui, pour beaucoup d'entre eux, est inacceptable.

La théorie du financement haoussa

Autre piste, moins explorée : et si la mosquée avait été financée par des commerçants haoussa, venus du Nigeria ?

Les Haoussa, comme les Dioula, étaient des marchands musulmans. Mais contrairement à ces derniers, ils avaient des réseaux bien plus étendus, s'étendant jusqu'au golfe de Guinée. Et ils étaient bien plus riches.

Dans les années 1850-1880, les Haoussa ont massivement investi dans la construction de mosquées en Afrique de l'Ouest. À Kano, à Sokoto, à Zaria, leurs édifices religieux sont parmi les plus impressionnants de la région. Alors pourquoi pas à Bobo-Dioulasso ?

Les preuves ? Indirectes, mais troublantes :

- Les Haoussa étaient présents à Bobo-Dioulasso dès le XIXe siècle. Ils y tenaient des comptoirs, échangeaient de l'or contre du sel, et finançaient des lieux de culte.

- La mosquée de Dioulassoba présente des similitudes architecturales avec celles du nord du Nigeria. Le minaret, notamment, ressemble étrangement à ceux de Kano.

- Et puis, il y a cette salle de prière supplémentaire, ajoutée dans les années 1980. Elle a été financée par des commerçants haoussa. Pourquoi pas le reste de l'édifice ?

Sauf que les Haoussa n'ont jamais revendiqué la paternité de la mosquée. Et leur rôle dans l'histoire de Bobo-Dioulasso reste marginal. Autant dire que cette théorie, si séduisante soit-elle, manque de preuves solides.

La théorie du complot colonial

Enfin, il y a ceux qui voient dans l'histoire officielle une manipulation coloniale. Pour eux, les Français ont délibérément attribué la construction de la mosquée aux Dioula pour diviser les populations locales.

L'argument est simple : en faisant des Dioula les "constructeurs" de la mosquée, les Français en ont fait des alliés naturels. Des intermédiaires entre le pouvoir colonial et les populations animistes. Et en niant le rôle des Bobo, ils ont affaibli leur légitimité historique.

Cette théorie s'appuie sur des faits avérés :

- Les Français ont effectivement soutenu les Dioula contre les Bobo, qu'ils percevaient comme "rétifs à la civilisation".

- Ils ont classé la mosquée "monument historique" en 1936, figant une version de l'histoire qui arrangeait leurs intérêts.

- Et ils ont ignoré les revendications des Bobo, qui voulaient que leur rôle dans la construction de l'édifice soit reconnu.

Sauf que cette théorie, si elle explique bien les motivations des colons, ne dit rien sur la réalité historique. Les Dioula ont-ils vraiment construit la mosquée ? Les Bobo ont-ils été spoliés ? Difficile à dire.

Autant dire que les théories alternatives, si elles sont stimulantes, ne résolvent pas le mystère. Au contraire, elles l'épaississent.

Questions fréquentes : tout ce que vous n'osez pas demander sur la mosquée de Dioulassoba

Pourquoi la mosquée de Dioulassoba est-elle si importante pour les Dioula ?

Parce que c'est l'un des rares monuments qui leur donne une légitimité historique au Burkina Faso. Les Dioula, ethnie minoritaire, ont toujours été perçus comme des "étrangers" dans le pays. La mosquée, en tant que symbole de leur ancrage, est une façon de dire : "Nous aussi, nous faisons partie de cette terre." Et puis, il y a la dimension commerciale. Pendant des siècles, la mosquée a été le cœur battant du quartier des marchands. Y être associé, c'est revendiquer une place dans l'histoire économique de la région.

Mais attention, cette importance est aussi un piège. En insistant sur le rôle des Dioula, on risque de minimiser celui des autres communautés. Et ça, les Bobo, les Peuls et les Mossi ne le pardonnent pas.

Les Bobo ont-ils vraiment participé à la construction ?

Oui, probablement. Mais pas comme on l'imagine.

Les Bobo n'ont pas "construit" la mosquée au sens où on l'entend aujourd'hui. Ils n'ont pas posé les premières pierres, ni dessiné les plans. Mais ils ont fourni la main-d'œuvre. Le banco, ce mélange de terre et de paille qui compose les murs, est une technique locale, maîtrisée par les artisans bobo. Et les motifs géométriques sur les murs ? Ils s'inspirent des tissus traditionnels bobo.

Autrement dit, la mosquée est un mélange. Un compromis entre les Dioula, qui voulaient un lieu de culte musulman, et les Bobo, qui voulaient préserver leurs traditions. Et c'est précisément ce qui la rend unique.

Pourquoi les archives sont-elles si floues ?

Parce que l'histoire de l'Afrique de l'Ouest, avant la colonisation, s'écrivait surtout à l'oral. Les Dioula, les Bobo, les Peuls – tous transmettaient leurs récits de génération en génération. Mais ces récits étaient mouvants, adaptables. Chaque conteur y ajoutait sa touche, modifiait un détail, exagérait un fait. Résultat : quand les Français sont arrivés, ils ont trouvé des versions contradictoires de la même histoire. Et plutôt que de chercher à démêler le vrai du faux, ils ont choisi la version qui les arrangeait.

Autre problème : les archives coloniales sont biaisées. Elles reflètent le point de vue des administrateurs, pas celui des populations locales. Et elles ignorent superbement les réalités précoloniales. Du coup, on se retrouve avec une histoire officielle qui ne satisfait personne.

La mosquée est-elle vraiment en danger ?

Oui. Et le pire, c'est que personne ne semble s'en soucier vraiment.

Les murs s'effritent. Le toit fuit. Les fondations, fragilisées par les pluies, menacent de s'affaisser. Et les rénovations, quand elles ont lieu, sont souvent mal faites. En 2015, une restauration financée par une ONG saoudienne a suscité la polémique : les ouvriers ont remplacé des éléments traditionnels par du béton, dénaturant l'architecture originale. Les habitants ont protesté. Les autorités ont tergiversé. Résultat : la mosquée est aujourd'hui dans un état de dégradation avancée.

Pourquoi ? Parce que personne ne sait vraiment qui en est responsable. L'État burkinabè ? La mairie de Bobo-Dioulasso ? Les communautés locales ? Les imams ? Tout le monde se renvoie la balle. Et pendant ce temps, le patrimoine se dégrade.

Autre problème : le manque de fonds. Bobo-Dioulasso attire peu de touristes. La mosquée, pourtant l'un des monuments les plus emblématiques de la ville, est souvent boudée par les guides. Du coup, elle manque cruellement de revenus pour son entretien.

Peut-on visiter la mosquée ?

Oui, mais c'est compliqué.

La mosquée de Dioulassoba est toujours un lieu de culte actif. Les non-musulmans ne sont pas autorisés à entrer dans la salle de prière. Mais la cour intérieure, elle, est accessible. À condition de demander la permission à l'imam, et de respecter quelques règles : pas de photos pendant les heures de prière, pas de tenue indécente, et surtout, pas de commentaires déplacés sur l'histoire du lieu.

Le mieux, c'est de s'y rendre en semaine, en dehors des heures de prière. Et de se faire accompagner par un guide local, qui saura expliquer les subtilités du lieu sans froisser les sensibilités.

Sachez aussi que la mosquée n'est pas un site touristique "officiel". Il n'y a pas de panneau, pas de brochure, pas de boutique de souvenirs. C'est un lieu vivant, où les habitants viennent prier, discuter, commercer. Autant dire que si vous voulez une visite "propre", aseptisée, passez votre chemin. Mais si vous voulez sentir l'âme du quartier, c'est l'endroit idéal.

Verdict : qui a vraiment construit la mosquée de Dioulassoba ?

Personne. Et tout le monde.

La mosquée de Dioulassoba n'est pas l'œuvre d'un seul homme, d'une seule communauté, ou d'une seule époque. C'est un édifice collectif, fruit de plusieurs siècles d'histoire, de compromis, de rivalités et de cohabitations. Les Dioula y ont joué un rôle majeur, c'est indéniable. Mais les Bobo, les Peuls, les Haoussa, et même les Français, y ont aussi laissé leur empreinte.

Alors, faut-il trancher ? Faut-il choisir une version de l'histoire et s'y tenir ? Je ne crois pas. Parce que l'histoire de Dioulassoba, c'est précisément ça : une superposition de récits, de mémoires, de légendes. Et c'est ce qui la rend fascinante.

Ce qui est sûr, c'est que la mosquée n'est pas qu'un lieu de culte. C'est un symbole. Un enjeu. Une bataille de mémoire qui se joue depuis des siècles. Et tant que les communautés de Bobo-Dioulasso continueront de se disputer son histoire, elle restera vivante.

Alors, la prochaine fois que vous entendrez quelqu'un dire que "la mosquée de Dioulassoba a été construite par les Dioula au XVIIIe siècle", souriez. Parce que la vérité, comme souvent, est bien plus compliquée que ça.

Et puis, au fond, est-ce que ça change vraiment quelque chose ? Une mosquée, c'est avant tout un lieu où les gens se rassemblent, prient, discutent, commercent. Peu importe qui l'a construite. Ce qui compte, c'est ce qu'elle représente aujourd'hui : un morceau d'histoire, un symbole de résistance, et un rappel que l'Afrique de l'Ouest a toujours été un carrefour de cultures, de religions et de peuples.

Alors oui, la question de la construction de Dioulassoba divise. Mais elle unit aussi, d'une certaine manière. Parce qu'elle nous rappelle que l'histoire n'est jamais écrite une fois pour toutes. Qu'elle se réécrit sans cesse, au gré des mémoires et des oublis. Et que c'est précisément ça, sa beauté.

💡 Points clés à retenir

  • Qui a construit la mosquée de Dioulassoba ? - Histoire. La mosquée, qui porte le nom du quartier Dioulasso-bâ, a été construite vers 1880 par l'iman Sidiki Sanou.
  • Qui a construit la Lune ? - Formation. La Lune est un astre rocheux en orbite autour de la planète Terre.
  • Qui a construit la Place de l'étoile ? - La place Charles de Gaulle - place de l'Etoile.
  • Qui a construit la ville de Kiev ? - Selon le Récit des temps passés, Kiev (Kyiv en ukrainien) doit son nom à Kyï, l'un des princes polianes (une tribu slave), qui aurait construit la
  • Qui a construit la ville de Tlemcen ? - À Tlemcen, la vieille ville musulmane fut fondée par un Marocain, Idriss 1er, et étendue par l'almoravide Youssef ben Tachfine.

❓ Questions fréquemment posées

1. Qui a construit la mosquée de Dioulassoba ?

Histoire. La mosquée, qui porte le nom du quartier Dioulasso-bâ, a été construite vers 1880 par l'iman Sidiki Sanou. Samory Touré y aurait prié lors de son passage à Bobo-Dioulasso avant de poursuive son combat contre les colons.

2. Qui a construit la Lune ?

Formation. La Lune est un astre rocheux en orbite autour de la planète Terre. Elle a probablement été créée par la collision entre un très gros astéroïde (de la taille de Mars) et la Terre il y a 4,5 milliards d'années. Les débris de l'impact se sont agglomérés pour créer notre satellite naturel, la Lune.30 sept. 2022

3. Qui a construit la Place de l'étoile ?

La place Charles de Gaulle - place de l'Etoile. La place Charles de Gaulle sous son aspect actuel, a été réalisée sous le Second Empire par l'architecte Jacques Hittorff (1792-1867). à l'initiative d'Haussmann et de Napoléon III.

4. Qui a construit la ville de Kiev ?

Selon le Récit des temps passés, Kiev (Kyiv en ukrainien) doit son nom à Kyï, l'un des princes polianes (une tribu slave), qui aurait construit la ville avec l'aide de ses deux frères bien avant l'arrivée des Varègues.

5. Qui a construit la ville de Tlemcen ?

À Tlemcen, la vieille ville musulmane fut fondée par un Marocain, Idriss 1er, et étendue par l'almoravide Youssef ben Tachfine.

6. Qui a construit Kiev ?

attribue la construction de la ville au prince des Poliane, Ki, aidé de ses deux frères. Telle serait l'origine du toponyme Kiev. La ville est aussi mentionnée par des historiens et des géographes byzantins, germains et arabes.

7. Qui a construit l'Hermione ?

Hermione (frégate, 1779)
Histoire
ArchitecteHenri Chevillard
Chantier navalArsenal de Rochefort
FabricationCoque en chêne
Lancement1779 (coule en 1793)
26 autres lignes

8. Qui a construit l'arc ?

C'est Napoléon Ier qui est à l'origine de la construction de l'Arc de triomphe. Après sa victoire à la bataille d'Austerlitz en décembre 1805, l'empereur s'inspira des arcs érigés durant la Rome antique pour demander l'édification d'un monument similaire à la gloire de la Grande Armée, l'armée impériale.28 juil. 2022

9. Qui a construit l'espace ?

Écouter ce texteMettre en pauseConstruit par les sociétés humaines, l'espace est un produit. Mais il n'est pas un produit comme les autres, puisqu'il agit en retour sur les sociétés qui l'ont produit.18 févr. 2019

10. Qui a construit l'univers ?

Vous avez sûrement entendu parler de la théorie du Big-Bang, qui décrit comment l'Univers est « né » d'un amas de matière très dense et très chaud il y a environ 13,7 milliards d'années. Une dilatation progressive, comme un ballon qu'on gonfle.

11. Qui a construit Florence ?

L'Antiquité et le Moyen Âge (avant le XVe siècle) La ville de Florence a été fondée à l'origine par les Étrusques, un peuple ancien de l'Italie centrale, vers le 1er siècle avant J. -C. Elle a ensuite été conquise par les Romains au 3ème siècle avant J.

12. Qui a construit l'Algérie ?

Les Zirides commencent à bâtir une principauté dans le Maghreb central. Ziri charge son fils Bologhine ibn Ziri de construire trois villes : Miliana, Médéa et Alger. En 972, Bologhine est nommé émir du Maghreb par le calife fatimide avant son départ.

13. Qui a construit l'Arena ?

Paris La Défense Arena, réalisée par Bateg et Chantiers Modernes Construction, est la plus grande enceinte modulable couverte d'Europe.

14. Qui a construit Olympie ?

Au fil du temps, Olympie, le site des jeux, devint un lieu central pour le culte du chef du panthéon grec et un temple, construit par l'architecte grec Libon , fut érigé au sommet de la montagne. Over time, Olympia, the site of the games, became a central spot for the worship of the head of the Greek pantheon and a temple, built by the Greek architect Libon, was erected on the mountaintop.Ancient Olympic Games - WikipediaWikipediahttps://en.wikipedia.org › wiki › Ancient_Olympic_GamesWikipediahttps://en.wikipedia.org › wiki › Ancient_Olympic_Games Over time, Olympia, the site of the games, became a central spot for the worship of the head of the Greek pantheon and a temple, built by the Greek architect Libon, was erected on the mountaintop.

15. Qui a construit la première église ?

Il est largement admis que saint Pierre a été le premier pape de Rome. On pense qu'il a fondé la première Église de Rome et qu'il a établi les bases pour les générations de papes suivantes. Tous les papes sont d'ailleurs considérés comme les successeurs de saint Pierre.Apôtre saint Pierre : le responsable de la première églisest-peters-basilica-tickets.comhttps://www.st-peters-basilica-tickets.com › saint-peter-th...st-peters-basilica-tickets.comhttps://www.st-peters-basilica-tickets.com › saint-peter-th... Il est largement admis que saint Pierre a été le premier pape de Rome. On pense qu'il a fondé la première Église de Rome et qu'il a établi les bases pour les générations de papes suivantes. Tous les papes sont d'ailleurs considérés comme les successeurs de saint Pierre.

16. Quel sport est le plus facile à parier ?

Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

17. Comment 1xBet remboursé ?

S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

18. Quel site remboursé le premier pari en cash ?

On rappelle que PMU est le seul site qui rembourse encore en cash le premier pari.

19. Qui est ZEbet ?

ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

21. Ou parier tabac ?

Parier au tabac : comment ça marche ?
  • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
  • Se rendre à la borne FDJ ;
  • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
  • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
  • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.