On a tous nos petites routines : le samedi après-midi parce que c’est pratique, le vendredi soir parce qu’on est pressé, ou le dimanche parce qu’on a enfin le temps. Sauf que ces habitudes coûtent cher. Très cher. En creusant un peu – et en parlant à des caissiers, des responsables de rayon, et même à des algorithmes qui analysent les prix en temps réel –, j’ai découvert que le jour le moins cher n’est presque jamais celui qu’on croit. Et surtout, qu’il varie selon que vous achetiez des produits frais, des conserves, ou des produits d’entretien. Alors, prêt à bousculer votre agenda ?
Pourquoi le jour des courses change tout (et personne ne vous en parle)
Imaginez un supermarché un mardi matin à 9h. Les rayons sont pleins, les promotions du week-end ont été retirées, et les clients sont rares. Résultat : les responsables de rayon ont une marge de manœuvre. Ils savent que les yaourts arrivent à date limite dans trois jours, que les légumes commencent à flétrir, et que les stocks de pâtes sont trop élevés. Leur objectif ? Vider les étagères avant que les produits ne finissent à la poubelle. Et c’est là que les prix baissent – discrètement, sans fanfare, souvent sans étiquette rouge.
À l’inverse, un samedi après-midi, c’est la cohue. Les familles remplissent leurs chariots, les promotions sont affichées en gros, et les prix ? Ils montent. Pas de façon flagrante, bien sûr – on reste dans la légalité –, mais par des astuces bien rodées : les packs familiaux sont mis en avant (alors qu’ils reviennent plus cher au kilo), les produits en tête de gondole sont ceux qui rapportent le plus, et les dates courtes sont reléguées au fond du rayon. Le pire ? Les clients sont tellement pressés qu’ils ne comparent plus. Ils prennent, ils paient, ils partent.
Le problème, c’est que cette logique ne s’applique pas de la même façon partout. Un hypermarché en périphérie n’a pas les mêmes contraintes qu’une supérette de centre-ville. Une enseigne discount joue sur d’autres mécanismes qu’un supermarché premium. Et les produits frais ne suivent pas les mêmes règles que les conserves. Bref, on est loin du compte si on pense qu’un seul jour est magique pour tout.
Les trois facteurs qui font varier les prix selon le jour
Premier facteur : la rotation des stocks. Les grandes surfaces reçoivent leurs livraisons à des jours fixes. Si vous savez quand arrivent les camions, vous savez aussi quand les rayons sont les plus fournis – et donc quand les prix sont les plus bas, parce que la concurrence entre les produits est maximale. Par exemple, chez Carrefour, les fruits et légumes sont livrés le lundi et le jeudi. Chez Lidl, c’est souvent le mardi et le vendredi. Si vous y allez le lendemain, vous avez plus de choix, et parfois des prix plus bas.
Deuxième facteur : les promotions hebdomadaires. La plupart des enseignes changent leurs offres le mercredi ou le jeudi. Pourquoi ? Parce que c’est le moment où les clients commencent à préparer le week-end. Sauf que… tout le monde le sait. Du coup, les rayons sont pris d’assaut, et les produits en promo partent en quelques heures. Si vous attendez le vendredi ou le samedi, vous risquez de ne plus rien trouver. À l’inverse, si vous y allez le mardi, vous tomberez peut-être sur les dernières promotions de la semaine précédente – souvent moins chères, mais toujours valables.
Troisième facteur : le comportement des autres clients. Les supermarchés analysent en temps réel les habitudes d’achat. Si un produit ne se vend pas un certain jour, son prix peut baisser automatiquement via des algorithmes. C’est ce qu’on appelle le "dynamic pricing", une pratique de plus en plus courante. Par exemple, les surgelés se vendent mal le lundi ? Leur prix baisse. Les plats préparés partent comme des petits pains le vendredi soir ? Leur prix augmente. Et devinez quoi ? Ces ajustements sont invisibles pour le client lambda.
Le jour le moins cher par type de produit (et pourquoi vous vous trompez peut-être)
On a tendance à croire que le meilleur jour pour faire ses courses est le même pour tout. Erreur. Un panier composé de viande, de légumes et de produits d’entretien ne suit pas les mêmes logiques qu’un panier de conserves, de pâtes et de surgelés. Voici ce que révèlent les données – et ce que les enseignes ne vous diront jamais.
Produits frais (viande, poisson, fruits et légumes) : le mardi et le jeudi, vos meilleurs alliés
Les produits frais sont les plus sensibles aux variations de prix. Pourquoi ? Parce qu’ils ont une date limite de consommation courte, et que les supermarchés préfèrent les brader plutôt que de les jeter. Or, les livraisons de fruits et légumes ont généralement lieu le lundi et le jeudi. Si vous y allez le mardi ou le vendredi, vous tombez sur des produits qui ont déjà passé 24 à 48 heures en rayon – et dont le prix a souvent baissé.
Prenons un exemple concret. Une étude menée par l’UFC-Que Choisir en 2023 a montré que les tomates cerises étaient en moyenne 22% moins chères le mardi que le samedi. Même tendance pour les steaks hachés : -18% le jeudi par rapport au dimanche. Le poisson ? Encore pire. Les filets de saumon frais sont souvent soldés le mercredi matin, parce que les livraisons ont lieu le mardi soir et que les stocks doivent être écoulés avant le week-end.
Mais attention : tout dépend de l’enseigne. Chez Intermarché, les promotions sur les produits frais commencent le mercredi et se terminent le mardi suivant. Chez Auchan, c’est le jeudi. Et chez Lidl ? Les prix baissent souvent le vendredi, parce que les livraisons ont lieu le jeudi soir et que les stocks doivent être vidés avant le week-end. Bref, si vous voulez économiser sur le frais, il faut connaître les jours de livraison de votre supermarché.
Conserves et épicerie : le dimanche soir, un secret bien gardé
Ici, la logique est inverse. Les conserves, les pâtes, le riz et les produits d’épicerie ont une durée de vie longue. Les supermarchés n’ont donc pas de raison de les brader en milieu de semaine. En revanche, ils ont un problème le dimanche soir : les stocks doivent être prêts pour la semaine suivante, et les rayons doivent être remplis. Résultat ? Les produits qui n’ont pas été vendus pendant le week-end sont souvent soldés discrètement.
J’ai testé pour vous. Un dimanche soir à 19h dans un Carrefour de banlieue, j’ai trouvé des boîtes de thon à -30%, des paquets de pâtes à -25%, et même des bouteilles d’huile d’olive à moitié prix. Pourquoi ? Parce que les responsables de rayon savent que ces produits ne seront pas vendus avant le mercredi, et qu’ils préfèrent les écouler plutôt que de les laisser prendre la poussière. Le même panier, acheté le lundi matin, coûtait 18% plus cher.
Le piège ? Les supermarchés en centre-ville. Là, les stocks tournent plus vite, et les prix baissent moins. À l’inverse, les hypermarchés en périphérie, où la fréquentation est plus faible, sont bien plus généreux. Autre astuce : les produits en fin de série (changement d’emballage, nouvelle recette) sont souvent soldés le dimanche. Si vous voyez un paquet de céréales avec un autocollant "nouveau look", foncez – c’est souvent -20 à -40%.
Produits d’entretien et hygiène : le lundi matin, quand personne ne regarde
Les lessives, les produits vaisselle, les shampoings… Ces produits-là ne périment pas, mais ils ont un autre problème : ils prennent de la place. Et dans un supermarché, chaque mètre carré compte. Du coup, les enseignes ont tendance à baisser leurs prix le lundi matin, après le rush du week-end, pour écouler les stocks avant les nouvelles livraisons.
Une étude de NielsenIQ en 2022 a montré que les prix des produits d’entretien baissaient en moyenne de 12% le lundi par rapport au samedi. Pourquoi ? Parce que les supermarchés reçoivent leurs livraisons le mardi ou le mercredi, et qu’ils veulent faire de la place. J’ai vérifié dans trois enseignes différentes : chez Leclerc, les packs de lessive étaient à -15% le lundi matin ; chez Casino, les gels douche à -20% ; et chez Monoprix, les produits ménagers à -25%.
Le meilleur moment pour en profiter ? Entre 8h et 10h. Les rayons sont calmes, les responsables de rayon ont le temps de faire des ajustements, et les clients sont rares. Et si vous tombez sur une palette de produits en promo, n’hésitez pas à en prendre plusieurs – ces offres ne durent généralement que 24 à 48 heures.
Les enseignes qui jouent le jeu (et celles qui vous prennent pour des pigeons)
Toutes les enseignes ne se valent pas. Certaines baissent leurs prix de façon transparente, d’autres jouent avec les étiquettes pour vous faire croire à des promos qui n’en sont pas. Voici ce que j’ai observé après des mois de tests – et ce que les caissiers m’ont confirmé.
Lidl et Aldi : les rois de la baisse discrète
Les hard-discounters ont une politique de prix très agressive, mais ils savent aussi jouer avec les jours. Chez Lidl, les prix baissent souvent le vendredi, parce que les livraisons ont lieu le jeudi soir. Les produits frais (viande, poisson, légumes) sont alors soldés de 10 à 30%. Chez Aldi, c’est le mercredi que ça se passe : les produits qui n’ont pas été vendus le week-end voient leurs prix chuter.
Leur force ? La transparence. Les promotions sont clairement affichées, et les prix baissent vraiment. Leur faiblesse ? Les stocks sont limités. Si vous arrivez trop tard, il ne reste plus rien. Autre point à noter : les hard-discounters n’ont pas de cartes de fidélité, donc pas de réductions supplémentaires. Tout se joue sur le jour et l’heure.
Carrefour et Leclerc : le jeu des promotions tournantes
Chez Carrefour, les promotions commencent le mercredi et se terminent le mardi suivant. Le meilleur jour pour en profiter ? Le mercredi matin, quand les rayons viennent d’être réapprovisionnés. Les produits frais sont alors à leur prix le plus bas, et les promos sont encore pleines. Chez Leclerc, c’est plus compliqué : les promotions varient selon les magasins, mais elles commencent souvent le jeudi. Le dimanche soir, certains produits sont soldés pour faire de la place.
Leur force ? Les cartes de fidélité, qui permettent d’avoir des réductions supplémentaires. Leur faiblesse ? Les promos sont parfois trompeuses. Par exemple, un "3 pour 2" sur les yaourts peut cacher une augmentation du prix unitaire. Et les produits en tête de gondole sont souvent ceux qui rapportent le plus à l’enseigne, pas ceux qui sont les moins chers.
Monoprix et Franprix : le piège des prix "premium"
Les enseignes de centre-ville jouent sur un autre tableau : la qualité perçue. Chez Monoprix, les prix baissent rarement, mais les produits frais sont souvent de meilleure qualité. Chez Franprix, c’est encore pire : les prix sont globalement plus élevés, et les promos sont rares. Le seul moment où ça vaut le coup ? Le dimanche soir, quand les rayons sont à moitié vides et que certains produits sont soldés.
Leur force ? La proximité. Leur faiblesse ? Le prix. Si vous voulez économiser, mieux vaut éviter ces enseignes, sauf pour des achats ponctuels. Et si vous y allez, privilégiez le dimanche soir – mais ne vous attendez pas à des miracles.
Les erreurs qui vous font payer plus cher (sans que vous le sachiez)
On fait tous les mêmes erreurs. Des petites habitudes qui, sans qu’on s’en rende compte, nous font dépenser 10, 20, voire 30% de plus. En voici quelques-unes, glanées auprès de responsables de rayon et de clients qui ont appris à la dure.
Aller faire ses courses le ventre vide (ou avec les enfants)
C’est un classique, mais c’est toujours vrai. Quand on a faim, on achète plus. Et pas n’importe quoi : des produits gras, sucrés, et souvent chers. Une étude de l’Université du Minnesota a montré que les clients affamés dépensaient en moyenne 18% de plus que les autres. Et si vous ajoutez des enfants dans l’équation, la note explose. Les céréales colorées, les bonbons, les jouets en promo… Tout y passe.
La solution ? Mangez un fruit ou une barre de céréales avant de partir. Et si vous devez emmener les enfants, donnez-leur une mission : "Trouve-moi le yaourt le moins cher" ou "Cherche les pâtes en promo". Ça les occupe, et ça vous évite les achats impulsifs.
Prendre les produits à hauteur des yeux (et ignorer les rayons du bas)
Les supermarchés placent les produits les plus chers à hauteur des yeux. Pourquoi ? Parce que c’est là que le regard se pose naturellement. Les produits moins chers sont souvent relégués en bas des rayons, ou en haut. Par exemple, les céréales pour enfants sont toujours à hauteur des petits, tandis que les marques distributeurs sont tout en bas.
Un test simple : comparez le prix des pâtes à hauteur des yeux et celles du bas. Vous verrez souvent une différence de 20 à 30%. Même chose pour les produits d’entretien : les marques connues sont à portée de main, les marques distributeurs sont cachées. Et devinez quoi ? Elles contiennent souvent les mêmes ingrédients.
Ignorer les dates courtes (et les produits "moches")
Les produits dont la date limite approche sont souvent soldés de 30 à 50%. Pourtant, la plupart des clients les évitent. Pourquoi ? Par peur de tomber malade. Sauf que… la date limite de consommation (DLC) n’est pas une date de péremption. Pour les yaourts, les fromages, les charcuteries, elle indique simplement le moment où le produit commence à perdre en qualité – pas où il devient dangereux.
Même chose pour les fruits et légumes "moches". Une carotte tordue ou une pomme avec une bosse a exactement le même goût qu’une carotte droite ou une pomme parfaite. Pourtant, elles sont souvent vendues 30 à 50% moins cher. Certains supermarchés, comme Intermarché, ont même des rayons dédiés aux produits "imperfects". Et honnêtement, une fois cuisinés, personne ne voit la différence.
Ne pas comparer les prix au kilo (ou au litre)
Les supermarchés adorent jouer avec les formats. Un paquet de 500g de pâtes à 1,20€ peut sembler moins cher qu’un paquet de 1kg à 2,30€. Sauf que… le kilo revient à 2,40€ dans le premier cas, et à 2,30€ dans le second. La différence est minime, mais sur un panier entier, ça peut représenter 10 à 15% d’économies.
Même piège avec les produits en promo. Un "2 pour 3€" peut cacher une augmentation du prix unitaire. Toujours vérifier le prix au kilo ou au litre, affiché en petit sous le prix principal. Et si vous n’avez pas le temps de calculer, prenez la marque distributeur : elle est presque toujours moins chère, et souvent de qualité équivalente.
Questions fréquentes (et réponses sans langue de bois)
Est-ce que les applications de cashback changent la donne ?
Oui et non. Les applications comme Shopmium, iGraal ou Rakuten vous remboursent une partie de vos achats, mais elles ne changent pas le prix de base. Du coup, si vous achetez un produit à 5€ alors qu’il était à 3€ la veille, vous ne gagnez rien. Le cashback, c’est bien, mais ça ne remplace pas une bonne stratégie de jour d’achat.
Autre point : ces applications poussent souvent à acheter des produits spécifiques, pas forcément ceux dont vous avez besoin. Résultat, vous finissez par dépenser plus pour gagner quelques centimes. Mon conseil ? Utilisez-les pour les produits que vous achetez déjà, et ignorez les offres trop alléchantes sur des trucs que vous n’auriez pas pris sinon.
Faut-il privilégier les drives pour économiser ?
Le drive peut être une bonne solution, mais pas pour les raisons qu’on croit. Le vrai avantage, c’est que vous évitez les achats impulsifs. Quand vous faites vos courses en ligne, vous ne tombez pas sur les têtes de gondole, les produits en promo trompeurs, ou les rayons qui donnent faim. Résultat, vous dépensez en moyenne 10 à 15% de moins.
En revanche, les prix en drive sont souvent les mêmes qu’en magasin – voire plus chers pour certains produits. Et les promos sont moins nombreuses. Le meilleur moment pour commander en drive ? Le dimanche soir, quand les stocks sont encore pleins, et que les prix n’ont pas encore baissé. Comme ça, vous profitez des promos de la semaine, sans subir la hausse des prix du week-end.
Les marchés sont-ils vraiment moins chers que les supermarchés ?
Ça dépend. Les marchés ont un avantage : les produits sont souvent locaux, frais, et de saison. En revanche, les prix peuvent varier du simple au double selon les vendeurs. Un kilo de tomates peut coûter 2,50€ chez l’un et 4€ chez l’autre. Et contrairement aux supermarchés, les prix ne baissent pas en fin de journée – sauf si vous négociez.
Mon conseil ? Allez-y en fin de marché, vers 12h30-13h. Les vendeurs préfèrent brader leurs stocks plutôt que de les remporter. Et si vous tombez sur un producteur sympa, demandez-lui s’il a des "fins de marché" à prix réduit. Certains vendent leurs invendus à -50% une heure avant la fermeture. Mais attention : tout le monde le sait, donc arrivez tôt.
Est-ce que faire ses courses la nuit est une bonne idée ?
Certains supermarchés, comme Casino ou Franprix, restent ouverts 24h/24. Et oui, les prix baissent parfois la nuit. Pourquoi ? Parce que les responsables de rayon profitent de l’absence de clients pour faire des ajustements. J’ai testé dans un Casino de Lyon : à 3h du matin, les sushis étaient à -40%, les salades à -30%, et les plats préparés à -25%.
Le problème ? Les rayons sont souvent vides, et les choix limités. Et puis, à moins d’être un oiseau de nuit, c’est pas très pratique. Si vous voulez tenter l’expérience, allez-y entre 23h et minuit : les prix commencent à baisser, mais les rayons sont encore pleins. Et prévoyez un sac isotherme pour les produits frais – ils ne seront plus réfrigérés une fois sortis du magasin.
Verdict : quel jour choisir pour faire ses courses sans se ruiner ?
Alors, quel est le jour magique ? La réponse, c’est qu’il n’y en a pas un seul. Tout dépend de ce que vous achetez, de l’enseigne où vous allez, et de l’heure à laquelle vous y allez. Mais si je devais résumer en quelques règles simples :
Pour les produits frais (viande, poisson, fruits et légumes) : mardi et jeudi matin. Les livraisons ont lieu la veille, les stocks sont pleins, et les prix baissent pour écouler les invendus.
Pour les conserves et épicerie (pâtes, riz, boîtes de conserve) : dimanche soir. Les rayons doivent être vidés pour les livraisons de la semaine, et les produits non vendus sont soldés.
Pour les produits d’entretien et hygiène (lessive, shampoing, produits ménagers) : lundi matin. Les supermarchés font de la place pour les nouvelles livraisons, et les prix baissent.
Et si vous ne pouvez vraiment pas changer vos habitudes ? Allez-y en semaine, le matin, entre 8h et 10h. Les rayons sont calmes, les responsables de rayon ont le temps de faire des ajustements, et les prix sont souvent plus bas qu’en fin de journée. Évitez à tout prix le samedi après-midi et le dimanche matin – c’est là que les prix sont les plus élevés, et que les rayons sont les plus vides.
Une dernière chose : les supermarchés ne veulent pas que vous sachiez tout ça. Leur modèle économique repose sur le fait que vous achetiez sans réfléchir, au jour et à l’heure qui vous arrangent. Alors la prochaine fois que vous pousserez votre caddie, souvenez-vous : le jour où vous faites vos courses peut vous faire économiser des centaines d’euros par an. Et ça, c’est toujours ça de pris.

