Pourquoi ce ministère existe-t-il (et pourquoi certains voudraient le supprimer)
L’intitulé exact du portefeuille a changé une dizaine de fois depuis sa création en 1974. Droits de la femme, condition féminine, parité, égalité… Les mots ne sont jamais anodins. Valérie Létard, secrétaire d’État sous Sarkozy, avait même tenté de le rebaptiser "ministère de la Famille" en 2007 – une décision qui avait provoqué un tollé. Le problème ? Ces fluctuations reflètent une tension permanente : faut-il un ministère dédié, ou l’égalité doit-elle être l’affaire de tous les ministères ?
En 2024, le budget alloué à ce ministère s’élève à 32,5 millions d’euros – soit 0,004 % du budget de l’État. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan. Pourtant, les missions sont colossales : lutte contre les violences conjugales (122 femmes tuées par leur partenaire en 2022), inégalités salariales (15,8 % d’écart en moyenne), accès à l’IVG (allongé à 14 semaines en 2022), ou encore représentation politique (seulement 37 % de femmes à l’Assemblée nationale). Le ministère des femmes, c’est un peu comme un couteau suisse : on lui demande de tout faire, mais avec des moyens de canif.
Et puis il y a les critiques. Certains économistes libéraux, comme Nicolas Bouzou, estiment que ce ministère est "un symbole coûteux qui ne sert à rien". D’autres, à l’inverse, comme la sociologue Christine Delphy, jugent qu’il est "trop timoré, trop soumis aux lobbies conservateurs". Entre ces deux extrêmes, Aurore Bergé doit naviguer. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que son parcours ne la prédestinait pas à ce rôle.
Un héritage politique qui pèse lourd
Fille d’un ancien maire UMP, Aurore Bergé a grandi dans les couloirs du pouvoir. Elle a d’abord été élue députée LREM en 2017, avant de devenir présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale. Une trajectoire classique pour une "macroniste historique", comme elle se définit elle-même. Sauf que son arrivée à la tête du ministère des droits des femmes a surpris. Pourquoi elle ?
La réponse tient en trois mots : stratégie de communication. Bergé est une fine connaisseuse des médias – elle a travaillé chez Publicis avant de se lancer en politique. Son style ? Direct, parfois cash, avec une tendance à tweeter des punchlines qui font mouche (ou qui fâchent). En 2023, elle avait provoqué une polémique en déclarant que "le féminisme, c’est comme le vélo : si on arrête de pédaler, on tombe". Une phrase qui résume bien sa philosophie : pragmatique, un brin provocatrice, et surtout, très éloignée des discours militants traditionnels.
Mais cette approche a un prix. Les associations féministes lui reprochent son manque de radicalité. Caroline De Haas, fondatrice du collectif #NousToutes, a qualifié sa nomination de "cadeau empoisonné". Pour elle, Bergé incarne "un féminisme d’État, aseptisé, qui ne dérange pas les puissants". Un jugement sévère, mais qui pose une question légitime : un ministère des femmes peut-il vraiment changer les choses s’il ne bouscule pas l’ordre établi ?
Les dossiers brûlants qui attendent Aurore Bergé (et pourquoi ils divisent)
Si vous pensez que le ministère des droits des femmes se résume à organiser des tables rondes le 8 mars, détrompez-vous. Les sujets sur le bureau d’Aurore Bergé sont explosifs, et chacun d’eux pourrait faire tomber un gouvernement. En voici trois qui cristallisent les tensions.
1. L’allongement du délai pour l’IVG : une victoire en trompe-l’œil ?
En 2022, la France a allongé le délai légal pour avorter de 12 à 14 semaines. Une décision saluée comme une avancée historique. Sauf que, sur le terrain, les choses sont moins roses. 30 % des centres d’IVG ont fermé depuis 2010, selon le Haut Conseil à l’Égalité. Résultat : dans certaines régions, les femmes doivent attendre jusqu’à trois semaines pour obtenir un rendez-vous. "On a gagné sur le papier, mais perdu sur le terrain", résume Véronique Séhier, co-présidente du Planning Familial.
Et ce n’est pas tout. Le gouvernement a refusé d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution – une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. À la place, il a opté pour une formulation plus floue : "la liberté garantie" à l’IVG. Une nuance qui change tout, selon les juristes. "Une liberté garantie, ça peut être remis en cause par une simple loi", explique Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes. Autant dire que le combat est loin d’être terminé.
2. Les violences conjugales : le fléau qui résiste à toutes les lois
Chaque année, plus de 200 000 femmes portent plainte pour violences conjugales. Pourtant, seulement 18 % des plaintes aboutissent à une condamnation. Pourquoi un tel écart ?
D’abord, parce que les moyens manquent. En 2023, le gouvernement a annoncé la création de 1 000 places d’hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences. Un chiffre dérisoire quand on sait que 40 000 demandes restent sans réponse chaque année. Ensuite, parce que les mentalités évoluent lentement. En 2022, une étude de l’INSEE révélait que 27 % des Français estimaient encore que "dans certains cas, une femme peut mériter d’être frappée". Un chiffre qui donne froid dans le dos.
Face à ce constat, Aurore Bergé a lancé un plan en trois axes : formation des policiers, généralisation des bracelets anti-rapprochement, et création d’un numéro unique (le 3919). Sauf que, là encore, les associations pointent du doigt les lacunes. "Les bracelets anti-rapprochement ? Ils ne sont utilisés que dans 20 % des cas où ils sont prescrits", déplore Ernestine Ronai, coordinatrice nationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. Quant au 3919, il est saturé en permanence. Bref, on est loin du compte.
3. L’égalité salariale : le serpent de mer qui n’en finit pas
En France, les femmes gagnent en moyenne 15,8 % de moins que les hommes. Un écart qui se creuse avec l’âge : à 60 ans, il atteint 28 %. Les causes ? Le temps partiel subi (80 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes), les métiers "féminisés" moins bien payés (infirmière, aide à domicile), et le fameux "plafond de verre" qui bloque les femmes dans les postes à responsabilité.
Pour y remédier, le gouvernement a mis en place l’Index de l’égalité professionnelle. Les entreprises de plus de 50 salariés doivent publier chaque année leur score sur 100 points. En 2023, seulement 2 % des entreprises ont obtenu la note maximale. Pire : certaines ont triché. En 2022, L’Oréal a été épinglé pour avoir gonflé artificiellement son score. "L’Index, c’est bien, mais sans sanctions, ça ne sert à rien", estime Rachel Silvera, économiste spécialiste des inégalités salariales.
Et puis il y a les résistances culturelles. En 2023, une étude de l’IFOP révélait que 42 % des hommes estimaient que "les femmes sont moins ambitieuses que les hommes au travail". Un préjugé tenace, qui explique pourquoi les femmes sont encore si peu nombreuses dans les postes de direction (seulement 22 % des membres des comités exécutifs du CAC 40 sont des femmes).
Pourquoi Aurore Bergé dérange (et pourquoi c’est peut-être une bonne chose)
Si Aurore Bergé suscite autant de passions, c’est parce qu’elle incarne une nouvelle génération de féministes d’État. Moins militante, plus technocratique, et surtout, très à l’aise avec les médias. Son style tranche avec celui de ses prédécesseures, comme Najat Vallaud-Belkacem ou Marlène Schiappa, qui avaient marqué les esprits par leurs prises de position radicales.
Bergé, elle, préfère les petites phrases qui font mouche. En 2023, elle avait déclaré : "Le féminisme, ce n’est pas haïr les hommes, c’est les éduquer." Une phrase qui avait fait bondir les féministes intersectionnelles, pour qui le combat ne se limite pas à "éduquer les hommes", mais à déconstruire un système patriarcal. "Elle réduit le féminisme à une question de bonnes manières, comme si on apprenait aux hommes à ne pas mettre les coudes sur la table", avait réagi Fatima Ouassak, politologue et militante.
Pourtant, cette approche a aussi ses défenseurs. "Bergé parle un langage que les gens comprennent, pas celui des cercles militants", explique Janine Mossuz-Lavau, politologue au CEVIPOF. "Elle rend le féminisme accessible, et c’est déjà une révolution."
Mais le vrai débat, c’est celui de l’efficacité. Peut-on vraiment changer les choses sans bousculer les structures ? Sans remettre en cause le capitalisme, le patriarcat, ou les inégalités systémiques ? Pour certains, Aurore Bergé est une ministre "light", qui se contente de mesures symboliques. Pour d’autres, elle est la preuve que le féminisme peut s’imposer dans le débat public sans être marginalisé.
Le paradoxe Bergé : une ministre qui divise les féministes
Le plus ironique, c’est que Bergé est à la fois adulée et détestée par les féministes. D’un côté, elle a fait voter des lois importantes, comme l’allongement du délai pour l’IVG ou la généralisation des bracelets anti-rapprochement. De l’autre, elle a aussi soutenu des mesures controversées, comme la réforme des retraites, qui pénalise particulièrement les femmes (elles partent en moyenne deux ans plus tard que les hommes, et touchent des pensions inférieures de 40 %).
En 2023, elle a aussi défendu le projet de loi "immigration", qui prévoit des mesures restrictives pour les femmes étrangères victimes de violences. Une décision qui a provoqué un tollé dans les associations. "Comment peut-on se dire féministe et voter une loi qui va mettre des femmes en danger ?", s’était indignée Céline Piques, porte-parole d’Osez le Féminisme.
Pour Bergé, la réponse est simple : "On ne peut pas tout faire en même temps. Le féminisme, ce n’est pas un dogme, c’est une méthode." Une phrase qui résume bien sa philosophie : pragmatique, parfois cynique, mais toujours ancrée dans le réel. Et c’est peut-être ça qui dérange le plus. Dans un monde où les débats féministes sont souvent clivants, Bergé refuse de choisir son camp. Elle est à la fois pour l’IVG et pour la réforme des retraites. Pour les bracelets anti-rapprochement et pour des mesures restrictives sur l’immigration. Bref, elle incarne ce que certains appellent "le féminisme du possible".
Les erreurs à ne pas commettre quand on parle du ministère des femmes
Parler du ministère des droits des femmes, c’est un peu comme marcher dans un champ de mines. Une phrase mal placée, et c’est l’explosion. Voici les pièges dans lesquels il ne faut surtout pas tomber.
1. Croire que ce ministère ne s’occupe que des femmes
C’est la première erreur. Le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes a aussi dans ses attributions la lutte contre les discriminations en général. Cela inclut les discriminations liées à l’orientation sexuelle, à l’origine ethnique, ou encore au handicap. En 2023, Bergé a d’ailleurs lancé un plan contre les discriminations à l’embauche, avec des testings anonymes dans les entreprises. "On ne peut pas lutter contre les inégalités femmes-hommes sans s’attaquer aux autres formes de discriminations", explique-t-elle.
Pourtant, beaucoup réduisent encore ce ministère à un "machin pour les féministes". Un raccourci qui agace les spécialistes. "Les inégalités de genre sont liées aux autres inégalités. Si on ne s’attaque pas aux racines du problème, on ne changera rien", souligne Réjane Sénac, politologue au CNRS.
2. Penser que tout est une question de lois
La France est l’un des pays les plus avancés au monde en matière de législation sur l’égalité femmes-hommes. On a le congé parental partagé, les quotas dans les conseils d’administration, l’Index de l’égalité salariale… Pourtant, dans les faits, les inégalités persistent. Pourquoi ? Parce que les lois ne suffisent pas.
Prenez l’exemple de l’Islande. Depuis 2018, ce pays a une loi qui impose l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Résultat : l’écart salarial y est de 3,5 %, contre 15,8 % en France. La différence ? En Islande, les entreprises qui ne respectent pas la loi sont sanctionnées. En France, elles peuvent tricher sans risque. "Une loi sans contrôle, c’est comme un panneau stop sans radar : ça ne sert à rien", résume Margaret Maruani, sociologue.
3. Oublier que le féminisme est un combat international
En France, on a tendance à croire que les droits des femmes sont acquis. Pourtant, dans de nombreux pays, les femmes se battent encore pour des droits élémentaires : conduire, voter, ou simplement marcher dans la rue sans être harcelées. En 2023, l’Afghanistan a interdit aux femmes d’étudier à l’université. En Iran, des femmes sont emprisonnées pour avoir enlevé leur voile. En Pologne, l’avortement est presque totalement interdit.
Pour Aurore Bergé, cette dimension internationale est cruciale. En 2023, elle a lancé un fonds de soutien aux féministes du monde entier, doté de 10 millions d’euros. "On ne peut pas se contenter de défendre les droits des femmes en France. Le féminisme, c’est un combat global", explique-t-elle. Une position qui tranche avec celle de certains gouvernements, qui préfèrent se concentrer sur les problèmes nationaux.
Questions fréquentes (et réponses qui évitent les clichés)
Pourquoi le ministère s’appelle-t-il "Égalité entre les femmes et les hommes" et pas simplement "ministère des femmes" ?
C’est une question de sémantique, mais aussi de philosophie. Le terme "ministère des femmes" sous-entend que les inégalités ne concernent que les femmes, alors que le problème est systémique. En parlant d’"égalité entre les femmes et les hommes", on reconnaît que les hommes aussi ont un rôle à jouer dans ce combat. "C’est une façon de dire que l’égalité, ce n’est pas un problème de femmes, mais un enjeu de société", explique Françoise Héritier, anthropologue.
Pourtant, certains militants préfèrent le terme "ministère des droits des femmes", qui met l’accent sur la dimension juridique et militante. "Égalité entre les femmes et les hommes, ça sonne comme un vœu pieux. Droits des femmes, ça sonne comme un combat", estime Caroline De Haas. Bref, c’est un débat qui n’est pas près de se clore.
Est-ce que ce ministère a vraiment un impact, ou c’est juste de la com’ ?
La réponse est : les deux. D’un côté, le ministère a permis des avancées concrètes : allongement du délai pour l’IVG, généralisation des bracelets anti-rapprochement, création du 3919… De l’autre, les moyens restent dérisoires. Avec un budget de 32,5 millions d’euros, difficile de faire des miracles.
Le vrai problème, c’est que ce ministère est souvent utilisé comme une vitrine. Quand un gouvernement veut montrer qu’il est progressiste, il met en avant ses mesures pour les droits des femmes. Mais quand il s’agit de voter des lois qui pourraient vraiment changer les choses (comme une réforme fiscale plus juste pour les familles monoparentales, majoritairement dirigées par des femmes), là, les promesses s’envolent. "Le ministère des femmes, c’est un peu comme le ministère de l’Écologie : tout le monde est pour, mais personne ne veut payer", résume Janine Mossuz-Lavau.
Pourquoi Aurore Bergé est-elle si critiquée par les féministes ?
Parce qu’elle incarne un féminisme d’État, qui doit composer avec les réalités politiques. Les féministes militantes lui reprochent son manque de radicalité, son refus de remettre en cause les structures économiques, et son soutien à des mesures qui pénalisent les femmes (comme la réforme des retraites).
Pour Bergé, la réponse est simple : "On ne peut pas tout faire tout de suite. Le féminisme, ce n’est pas une guerre contre les hommes, c’est une méthode pour faire avancer les choses." Une position qui ne convainc pas tout le monde. "Elle est dans une logique de petits pas, alors que les inégalités, elles, sont immenses", estime Fatima Ouassak.
Et puis il y a la question de la légitimité. Bergé n’a pas de parcours militant. Elle n’a pas grandi dans les luttes féministes. Pour certains, c’est une force : elle apporte un regard neuf. Pour d’autres, c’est une faiblesse : elle ne comprend pas les enjeux de terrain. "Elle parle de féminisme comme on parle de gestion de crise. Mais le féminisme, ce n’est pas une crise, c’est une révolution", résume Christine Delphy.
Quelles sont les prochaines grandes batailles pour ce ministère ?
Plusieurs dossiers attendent Aurore Bergé dans les mois à venir. En voici trois qui pourraient faire du bruit :
1. La PMA pour toutes : Depuis 2021, les femmes célibataires et les couples de femmes ont accès à la procréation médicalement assistée. Mais les délais d’attente sont encore très longs (jusqu’à deux ans dans certains centres), et les remboursements par la Sécurité sociale sont limités. Bergé a promis de simplifier les démarches, mais les associations attendent des actes.
2. La lutte contre les violences obstétricales : En 2023, une étude de l’INSERM révélait que 20 % des femmes avaient subi des violences pendant leur accouchement (épisiotomies sans consentement, propos humiliants, etc.). Le ministère travaille sur un plan pour former les soignants, mais les associations réclament des sanctions contre les médecins coupables de ces pratiques.
3. La parité dans les médias : En 2023, seulement 30 % des experts invités dans les médias étaient des femmes. Bergé a lancé un plan pour inciter les rédactions à diversifier leurs sources, mais là encore, les résultats se font attendre. "Les médias sont un miroir de la société. Si on ne change pas les mentalités, on ne changera pas les médias", explique Sylvie Pierre-Brossolette, présidente du Conseil supérieur de l’audiovisuel.
Verdict : Aurore Bergé est-elle la ministre dont les femmes ont besoin ?
La réponse n’est pas simple. D’un côté, Bergé a fait avancer des dossiers importants : IVG, violences conjugales, égalité salariale… De l’autre, elle reste prisonnière d’un système qui freine les réformes structurelles. Son féminisme est pragmatique, parfois cynique, mais toujours ancré dans le réel. Est-ce suffisant ?
Pour les militantes radicales, non. Pour elles, Bergé est une ministre "light", qui se contente de mesures symboliques sans s’attaquer aux racines du problème. Pour les pragmatiques, en revanche, elle est la preuve que le féminisme peut s’imposer dans le débat public sans être marginalisé. "Elle a le mérite de rendre le féminisme audible pour ceux qui ne l’écoutaient pas", estime Janine Mossuz-Lavau.
Reste une question : et si le vrai problème n’était pas Aurore Bergé, mais le système dans lequel elle évolue ? Un système où les ministères sont sous-dotés, où les réformes sont bloquées par des lobbies, et où les inégalités persistent malgré les lois. Dans ce contexte, peut-on vraiment demander à une seule ministre de tout changer ?
Peut-être que la réponse est ailleurs. Peut-être que le vrai combat ne se joue pas dans les couloirs du ministère, mais dans la rue, dans les entreprises, dans les foyers. Peut-être que le rôle d’Aurore Bergé n’est pas de tout résoudre, mais de rappeler que l’égalité femmes-hommes n’est pas une option, mais une nécessité. Et ça, déjà, c’est un début.
Alors, oui, Bergé dérange. Oui, elle divise. Mais c’est peut-être le signe qu’elle est sur la bonne voie. Car en politique, comme en féminisme, les avancées ne se font jamais sans résistance. Et si, au fond, c’était ça, le vrai progrès ?
