Le recordman 2024 : un gardien qui défie la gravité
Et le vainqueur du prix “Monsieur Je Ne Meurs Jamais” est… Mohamed Abdelwahab ? Non. Ronaldo ? Non plus, même si l’autre Ronaldo — tu sais, le Brésilien — aurait pu faire un come-back surprise. La réponse, elle est à l’ouest de l’Afrique, dans les buts du club égyptien de Petrojet.
Le détenteur du trône, c’est Ezzat El Alaili. Attends, non, ce n’est pas un acteur égyptien des années 70 — même si le nom prête à confusion. Le vrai nom que tu cherches ? Essam El-Hadary ? Presque… mais non, il a raccroché. Le bon ? Kazuyoshi Miura.
Kazu, le Japonais immortel
Oui, Kazuyoshi Miura, surnommé Kazu, est toujours en vie. Et pire : il joue encore. En 2024, à l’âge canonique de 57 ans, ce monsieur continue de fouler les pelouses du Suzuka Point Getters, un club de J3 League, la troisième division japonaise. Tu as bien lu : 57 ans. Il est né sous De Gaulle, a vu la chute du mur de Berlin, et a joué au foot sous neuf présidents français. Et pourtant, il court toujours.
Imagine un peu : la plupart des joueurs de sa génération sont à la retraite depuis vingt piges. Certains sont même décédés. Lui ? Il signe encore des contrats. En 2023, il prolongeait d’un an. En 2024, il est toujours là, à dribbler le temps, les douleurs lombaires, et les jeunes pépites qui ont la moitié de son âge — et deux fois son explosivité.
Pourquoi Kazu continue-t-il ? La folie ou la passion ?
La question, c’est pas tant comment il joue, mais pourquoi il joue. Parce que franchement, à 57 ans, même une partie de pétanque peut être risquée. Alors un match de foot, même en D3 japonaise…
Mais Kazu, c’est pas un joueur comme les autres. C’est un phénomène culturel. Un symbole. Un OVNI. Ce mec a commencé sa carrière en 1982 — l’année où Michael Jackson sortait “Thriller”, et où le premier Macintosh faisait son entrée. Il a joué au Brésil, en Italie, au Japon, au Portugal, en Australie… Il a connu Platini, Maradona, Zidane, Messi… et il est toujours là.
Sa réponse ? “Tant que je peux jouer, je jouerai.” Pas de retraite. Pas de dernier match annoncé. Juste une envie : rester sur le terrain. Et honnêtement, qui pourrait lui en vouloir ?
Des records qui donnent le tournis
- Record du joueur le plus âgé à marquer en match officiel : 50 ans et 10 jours (en 2017).
- Joueur le plus âgé à disputer un match professionnel : 56 ans et quelques miettes.
- Plus de 40 saisons de carrière professionnelle — oui, quarante.
- Il a joué avec des coéquipiers nés… après son premier but professionnel.
Je te laisse digérer ça. Quarante saisons. Quarante. C’est comme si tu avais commencé à travailler en 1985 et que tu étais encore au bureau aujourd’hui, en 2024, à répondre aux mails et à faire des points avec ton boss. Sauf que là, le “bureau”, c’est un terrain de foot, et les “mails”, ce sont des centres à 80 km/h.
Et les autres vétérans ? Ils sont où ?
Bien sûr, Kazu est le roi, mais il n’est pas seul dans sa quête contre l’horloge biologique. D’autres vieux briscards tiennent encore le choc :
- Gianluigi Buffon (46 ans) : il a raccroché en 2023, mais disons qu’il a fait durer le plaisir jusqu’au bout. Un modèle de longévité.
- Leonardo Bonucci (37 ans en 2024) : encore actif, mais déjà un jeune retraité en puissance.
- Andrés Palop ? Non, il est parti. Pepe ? 41 ans, toujours là au Porto, mais en mode “vieux sage du vestiaire”.
Mais aucun n’approche le niveau de délire de Kazu. Parce que quand tu vois un mec de 57 piges rentrer en jeu, tu ne regardes plus le score. Tu regardes l’incroyable. Tu assistes à un événement historique.
Pourquoi on adore ça ? Parce que c’est magique
On pourrait se dire : “À quoi ça sert ? Il joue en D3, il ne marquera plus jamais, c’est juste une mascotte.” Mais non. C’est bien plus que ça.
Kazu, c’est la preuve que le foot, c’est pas que la vitesse, la puissance, les stats. C’est aussi une histoire d’amour. Une obsession. Une passion pure, brute, sans calcul. C’est la beauté du geste, la joie de toucher le ballon, l’adrénaline du match. Même si tu joues devant 500 spectateurs dans un petit stade de province.
Et puis, soyons honnêtes : ça nous donne de l’espoir. Si Kazu peut courir à 57 ans, peut-être qu’on peut encore aller jouer au foot en slip sur la plage à 60, non ?
Un message pour tous les “trop vieux”
Parce que oui, Kazu, c’est aussi un symbole pour nous, simples mortels. Celui qui nous murmure : “Tu n’es jamais trop vieux pour faire ce que tu aimes.” Que tu sois footballeur, musicien, peintre ou comptable amateur de sprints du dimanche, l’essentiel, c’est de ne pas lâcher.
Et puis, avoue-le : tu rêves tous d’être ce vieux monsieur qui fait un come-back surprise en finale des vétérans, avec le maillot trop petit et les genoux qui craquent, mais qui marque le but de la victoire. Kazu, c’est ce rêve, incarné.
Conclusion : Vive Kazu, le dernier samouraï du ballon rond
Alors, qui est le plus vieux joueur de foot en 2024 ? Kazuyoshi Miura, sans hésiter. Un nom qui mérite d’être gravé dans le marbre — ou au moins dans les mémoires des fans de foot qui aiment les histoires impossibles.
Il n’est pas le plus titré. Ni le plus rapide. Ni même le plus fort. Mais il est peut-être le plus courageux. Le plus fidèle. Le plus dingue, aussi. Et c’est pour ça qu’on l’aime.
Alors la prochaine fois que tu penses que c’est “trop tard” pour toi, pense à Kazu. Et demande-toi : si lui peut le faire… pourquoi pas moi ?
Et toi, tu connais d’autres vétérans incroyables ? Tu crois qu’un jour on verra un joueur de 60 ans en Ligue 1 ? (Bon, ok, peut-être pas…) Laisse un commentaire — et surtout, continue de croire aux miracles.
