D'abord, laisser passer la tempête émotionnelle
Le pire truc à faire ? Se jeter dans l'action direct. Non mais sérieusement, quand t'es encore sous le choc, tes décisions sont pourries. Je me suis toujours dit - bon après des années à me tromper hein - qu'il faut laisser mijoter un peu. Une nuit de sommeil au minimum. Parfois deux.
D'ailleurs mon pote Simon, lui il a sa technique : il va courir. Il dit que ça défoule et que pendant qu'il court, les idées s'arrangent toutes seules. Moi perso je déteste courir donc je fais autrement. Un bon film nul, un appel à un ami de confiance... Chacun son truc finalement.
Analyser sans se flageller (trop)
Alors là c'est le moment délicat. Parce que si tu t'y prends mal, tu vas juste t'enfoncer. Moi je note toujours trois questions sur un cahier - oui un vrai cahier, le papier ça fait du bien des fois :
- Qu'est-ce qui n'a pas marché VRAIMENT ?
- Qu'est-ce que j'ai bien fait malgré tout ?
- La prochaine fois, je change quoi ?
C'est bête mais ça structure. Et surtout ça empêche de tomber dans le « je suis nul sur toute la ligne » qui sert à rien.
Petite parenthèse sur l'auto-compassion
Je sais, le terme fait un peu psy de magazine. Mais bon, en vrai c'est important. Tu parlerais pas à ton meilleur pote comme tu te parles à toi-même après un échec, non ? Voilà. Alors pourquoi on se permet des trucs qu'on dirait jamais à quelqu'un qu'on aime ?
Reprendre en main, mais par petits pas
Le piège classique ? Vouloir tout rattraper d'un coup. Sauf que souvent ça foire encore plus. Moi j'ai testé la méthode « micro-actions ». Après mon ratage de présentation justement, j'ai commencé par refaire juste l'intro devant mon chat. Puis devant deux collègues. Puis... Bon le chat était pas hyper impressionné mais au moins j'ai repris confiance.
Des fois c'est tout con : envoyer un mail que tu retardes, appeler un client que t'as peur de rappeler... Chaque petite victoire ça reconstruit.
Et si c'était une chance finalement ?
Je dis pas ça pour faire le mec positif à tout prix, des fois ça m'agace ce discours. Mais regarde : la plupart des gens qui réussissent super bien ont une collection d'échecs impressionnante. C'est comme si chaque plantage t'apprenait un truc que les succès t'apprennent pas.
D'ailleurs, tu savais que le premier livre de J.K. Rowling s'est fait refuser 12 fois ? 12 ! Imagine si elle avait arrêté après le 3ème...
Bon après je dis pas qu'il faut chercher à échouer hein. Mais quand ça arrive, autant en tirer quelque chose.
Et toi alors ? Ta pire galère qui finalement t'a appris un truc précieux ? Franchement, des fois ça fait du bien d'en parler.
