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Protéger son conjoint : pourquoi la donation au dernier vivant surpasse-t-elle le testament ?

Protéger son conjoint : pourquoi la donation au dernier vivant surpasse-t-elle le testament ?

Qu'est-ce qu'on entend vraiment par donation entre époux ?

On l'appelle souvent donation au dernier vivant, ou DDV pour les intimes du droit, mais son nom officiel est la donation entre époux. Le principe est simple : vous décidez, de votre vivant, d'augmenter la part d'héritage qui reviendra à votre conjoint le jour où vous passerez l'arme à gauche. On ne parle pas ici d'un transfert immédiat de propriété, mais bien d'une disposition à cause de mort. C'est un acte qui ne produit ses effets qu'au décès du premier des deux époux. Je reste convaincu que c'est l'un des actes les plus sous-estimés par les jeunes mariés qui pensent, à tort, que la loi les protège déjà suffisamment.

Une mécanique juridique bien huilée

Contrairement à une donation classique où vous vous dépouillez tout de suite, ici, rien ne bouge tant que vous êtes tous les deux en vie. Vous restez maître de vos biens, vous pouvez vendre votre maison, vider vos comptes ou changer de voiture sans demander l'avis de personne. L'acte est obligatoirement rédigé par un notaire et inscrit au Fichier Central des Dispositions de Dernières Volontés, ce qu'on appelle le FCDDV. C'est cette inscription qui garantit que vos volontés ne finiront pas oubliées au fond d'un tiroir ou, pire, volontairement ignorées par un héritier mécontent. Le coût est d'ailleurs assez modique, environ 140 euros TTC pour les émoluments fixes du notaire en 2024, hors frais d'enregistrement.

La signature chez le notaire comme gage de sécurité

Signer un tel acte devant un officier public apporte une force probante qu'un papier griffonné sur un coin de table n'aura jamais. Le notaire a un rôle de conseil. Il va vérifier que vous comprenez bien la portée de votre engagement. Mais le vrai avantage, c'est la conservation. Un testament olographe peut être perdu, détruit ou contesté sur l'écriture. La donation entre époux, elle, est un acte authentique. Elle est incontestable sur sa forme. Et c'est précisément là que réside sa force : elle apaise les relations familiales avant même que le conflit ne puisse naître.

Pourquoi le testament classique fait-il souvent pâle figure face à la DDV ?

On pourrait se dire qu'un testament bien tourné fait le même boulot. Sauf que non. Le testament est un acte unilatéral, souvent rigide. Si vous écrivez "je légue tout à ma femme", et que vous avez des enfants, votre phrase ne vaudra pas grand-chose face à la loi qui protège les héritiers réservataires. La donation au dernier vivant, elle, est prévue par le Code civil pour déroger aux règles classiques de la succession de manière beaucoup plus large. Elle offre des options que le testament ne peut pas toujours garantir avec la même fluidité, surtout quand il s'agit de jongler entre l'usufruit et la pleine propriété.

La limite des quotités disponibles

La loi française est stricte : vous ne pouvez pas déshériter vos enfants. Ils ont droit à une part minimale, la réserve. Ce qui reste, c'est la quotité disponible. Avec un testament, vous jouez sur cette petite marge. Avec une donation au dernier vivant, vous élargissez les horizons du survivant. Par exemple, elle permet d'opter pour l'usufruit de la totalité des biens, même en présence d'enfants d'un premier lit. Chose que la loi ne permet pas automatiquement. Sans cet acte, si vous avez des enfants d'une précédente union, le conjoint survivant n'a droit qu'au quart en pleine propriété. Rien de plus. Autant dire que s'il veut rester dans la maison familiale, ça peut vite devenir un cauchemar logistique.

Le pouvoir magique du cantonnement

C'est l'argument massue. Le cantonnement est une option ouverte au bénéficiaire d'une donation entre époux. Imaginez : votre conjoint décède. Vous héritez, selon l'acte, de la totalité de ses biens en usufruit. Mais vous vous rendez compte que vous n'avez pas besoin de tout cet argent sur les comptes bancaires, et que vous préférez que cela aille directement à vos enfants pour les aider dans leur vie. Avec la DDV, vous pouvez décider de ne prendre que l'usufruit de la maison et de laisser le reste. Et le truc génial, c'est que fiscalement, ce n'est pas considéré comme une libéralité de votre part envers vos enfants. C'est comme si cela venait directement du défunt. Le testament, lui, est souvent du "tout ou rien". Soit vous acceptez le legs, soit vous le refusez, mais vous ne pouvez pas faire votre marché dedans aussi facilement.

Les trois options qui changent radicalement la donne pour le survivant

Quand on signe une donation au dernier vivant, on ne choisit pas forcément une option tout de suite. On laisse au survivant le soin de choisir au moment du décès, en fonction de ses besoins réels, de son âge et de l'état du patrimoine. C'est un luxe de flexibilité. En général, l'acte prévoit les trois options légales classiques. On est loin du compte si on pense qu'il n'y a qu'une seule façon de protéger son partenaire. Chaque situation familiale demande une analyse fine, et c'est là que le conseil du notaire devient déterminant.

L’usufruit sur la totalité des biens

C'est l'option la plus courante pour les couples d'un certain âge. L'idée est simple : le survivant garde l'usage de tout. Il peut continuer à habiter la résidence principale, il peut même la louer et percevoir les loyers. Il garde aussi les intérêts des comptes bancaires. Les enfants, eux, deviennent nus-propriétaires. Ils possèdent les murs, mais n'ont pas le droit d'y toucher. Au décès du deuxième parent, l'usufruit s'éteint et les enfants récupèrent la pleine propriété sans payer de droits de succession supplémentaires sur cette part. C'est une stratégie de transmission fluide, mais elle nécessite une bonne entente familiale car le nu-propriétaire et l'usufruitier doivent parfois s'entendre sur les gros travaux.

Le mélange subtil entre propriété et usufruit

La deuxième option permet de prendre un quart des biens en pleine propriété et les trois quarts restants en usufruit. C'est un compromis intéressant. Pourquoi ? Parce qu'en ayant une part en pleine propriété, le conjoint survivant dispose d'un capital qu'il peut dépenser ou placer comme bon lui semble, tout en gardant le contrôle sur le reste du patrimoine via l'usufruit. C'est une sécurité supplémentaire si les retraites sont faibles ou si on prévoit des frais de santé importants à l'avenir. La donation entre époux est le seul outil qui permet de cumuler ces deux droits de manière aussi nette.

La quotité disponible ordinaire

Ici, on parle de pleine propriété pure. Le conjoint prend la part que la loi permet de donner à un étranger, soit la moitié si vous avez un enfant, un tiers si vous en avez deux, et un quart si vous en avez trois ou plus. C'est l'option préférée quand on veut couper tout lien juridique avec les enfants pour certains biens. Une fois le partage fait, chacun est chez soi. Le conjoint est propriétaire de sa part, les enfants de la leur. On n'est plus dans l'indivision ou dans le démembrement de propriété. C'est net, c'est tranché, et ça évite de devoir demander l'autorisation aux enfants pour vendre un bien dix ans plus tard.

Le cas épineux des familles recomposées

Là, on touche au cœur du problème. Si vous avez des enfants nés d'une autre union, la loi est dure : votre nouveau conjoint n'a pas le droit à l'usufruit automatique. Il n'a droit qu'au quart en pleine propriété. C'est souvent là que ça coince. Imaginez que vous viviez dans une maison qui vous appartient en propre. Si vous mourez, vos enfants peuvent exiger leur part et forcer la vente pour récupérer leur argent. Votre conjoint se retrouve à la rue. La donation au dernier vivant corrige cette injustice flagrante en lui offrant l'usufruit que la loi lui refuse. C'est, à mon sens, la raison numéro un de passer chez le notaire quand on a eu plusieurs vies.

Et si on parlait d'argent : les coûts réels en 2024

On entend tout et son contraire sur les frais de notaire. Certains pensent que c'est une fortune, d'autres que c'est gratuit. La vérité est entre les deux, mais penche plutôt vers le raisonnable. Il faut bien comprendre que l'on paie pour une sécurité sur le long terme. Le prix de la tranquillité d'esprit, c'est un investissement, pas une perte. Et puis, comparé aux droits de succession que l'État pourrait prélever dans d'autres contextes, c'est une goutte d'eau dans l'océan.

Les émoluments du notaire

Pour une donation entre époux classique, les tarifs sont réglementés. Vous allez payer environ 139,93 euros TTC pour l'acte lui-même. À cela, il faut ajouter les frais d'inscription au fichier central (environ 15 euros) et quelques débours pour les copies authentiques. Au total, pour un couple qui fait deux donations croisées (chacun donne à l'autre), on s'en tire pour moins de 400 euros. C'est dérisoire quand on pense aux enjeux patrimoniaux qui se chiffrent souvent en centaines de milliers d'euros. Reste que certains notaires peuvent facturer des honoraires de conseil supplémentaires s'ils passent trois heures à analyser votre montage patrimonial complexe, mais c'est assez rare pour une DDV standard.

La fiscalité ou l'art de ne rien payer à l'État

C'est le point qui fait plaisir. Depuis la loi TEPA de 2007, le conjoint survivant est totalement exonéré de droits de succession. Qu'il reçoive 10 000 euros ou 10 millions d'euros via une donation au dernier vivant, il ne paiera pas un centime d'impôt sur cet héritage. Attention toutefois, cela ne dispense pas de remplir une déclaration de succession. Mais le bénéfice est clair : la donation au dernier vivant permet de transmettre un maximum de droits sans alourdir la note fiscale. Pour les enfants, c'est une autre histoire, mais pour le conjoint, c'est le paradis fiscal légal.

Le revers de la médaille : quand la DDV devient un casse-tête

Tout n'est pas rose pour autant. Il y a des situations où la donation entre époux peut se retourner contre vous, ou du moins créer des blocages inattendus. Il faut être honnête, ce n'est pas une solution miracle universelle. Parfois, on ferait mieux de s'abstenir ou de choisir une autre voie, comme l'aménagement du régime matrimonial. Mais bon, dans 90 % des cas, ça reste le meilleur choix.

La question de la révocation

Une donation entre époux est révocable à tout moment. Et le truc, c'est que vous pouvez la révoquer sans même que votre conjoint soit au courant. Il suffit de retourner chez le notaire ou de faire un testament qui annule la donation précédente. C'est une liberté fondamentale, mais elle peut créer un sentiment d'insécurité. Imaginez la surprise (mauvaise) du survivant qui découvre au moment du décès que la protection sur laquelle il comptait a été annulée en secret trois ans plus tôt suite à une dispute. C'est pour cela que certains préfèrent intégrer des clauses de préciput directement dans leur contrat de mariage, car celles-ci sont beaucoup plus difficiles à annuler unilatéralement.

Les tensions avec les héritiers réservataires

L'usufruit total, c'est génial pour le conjoint, mais c'est parfois vécu comme une punition par les enfants. Ils doivent attendre le décès du deuxième parent pour toucher leur part. Si le conjoint survivant est jeune (cas des familles recomposées), les enfants peuvent attendre trente ou quarante ans. Cela crée des situations de blocage où les enfants n'ont pas les moyens de financer leurs propres projets alors que le patrimoine est là, "gelé" par l'usufruit. Dans ces cas-là, la donation au dernier vivant peut devenir un moteur de conflit familial intense. Mais est-ce la faute de l'outil juridique ou de la dynamique familiale ? Je penche pour la deuxième option.

Testament olographe ou authentique : une alternative parfois risquée

Certains me diront : "Mais je peux écrire mon testament tout seul, ça ne coûte rien !". Certes. On appelle ça le testament olographe. C'est gratuit, c'est discret. Mais c'est d'une fragilité effrayante. Une rature, une date oubliée, une formulation ambiguë, et hop, le testament est nul. Ou alors, il est interprété de travers par les héritiers. Le testament authentique, fait devant deux notaires ou un notaire et deux témoins, est plus solide, mais il coûte plus cher qu'une donation au dernier vivant pour un résultat souvent moins souple. Le testament est parfait pour léguer un objet précis ou une somme d'argent à un ami, mais pour organiser la survie financière de son conjoint, il manque de coffre.

Questions fréquentes sur la protection du conjoint

Peut-on faire une donation au dernier vivant sans notaire ?

Non, c'est impossible. La loi impose l'acte notarié pour la donation entre époux. C'est une protection pour s'assurer que le consentement est libre et éclairé. Si vous voulez faire quelque chose sans notaire, vous devez passer par un testament olographe, mais comme on l'a vu, les droits accordés ne seront pas aussi étendus et la sécurité sera moindre. Franchement, pour 140 euros, ne pas passer par un notaire est un calcul risqué que je ne conseillerais à personne.

La DDV est-elle valable en cas de divorce ?

La réponse est oui, mais de façon automatique, le divorce annule les donations entre époux. Depuis 2005, la loi prévoit que le divorce entraîne la révocation de plein droit des dispositions à cause de mort prises au profit de l'ex-conjoint. Sauf si vous décidez explicitement de la maintenir, ce qui est rarissime. Donc, pas d'inquiétude : si vous vous séparez, votre ex n'héritera pas de vous grâce à cet acte, même si vous oubliez de le révoquer formellement chez le notaire.

Quel est le prix moyen d'un tel acte ?

Pour un couple, prévoyez entre 350 et 450 euros TTC pour les deux actes croisés. Ce prix comprend la rédaction, les frais d'enregistrement, les taxes d'État et l'inscription au fichier central. C'est un tarif fixe national, donc peu importe que vous alliez voir un notaire à Paris ou au fin fond de la Creuse, la facture sera sensiblement la même. À noter que si vous avez déjà un contrat de mariage, le notaire devra peut-être l'analyser, ce qui peut engendrer quelques frais de dossier supplémentaires.

Le verdict : quelle stratégie adopter pour votre patrimoine ?

S'il fallait trancher, je dirais que la donation au dernier vivant est l'arme absolue pour les couples mariés, surtout avec des enfants. Elle offre une souplesse que le testament n'atteindra jamais grâce à l'option de cantonnement. Elle permet au survivant de s'adapter à une réalité qu'on ne peut pas prévoir vingt ans à l'avance : aura-t-il besoin de liquidités ? De rester dans la maison ? De transmettre plus vite aux enfants ? La DDV laisse toutes les portes ouvertes.

Le testament reste utile pour des réglages fins ou pour les couples non mariés (partenaires de PACS), mais il est trop rigide pour être le socle d'une protection conjugale. Mon conseil est simple : n'attendez pas d'avoir un patrimoine immense pour vous en préoccuper. Dès que vous êtes propriétaires de votre résidence principale, la question doit se poser. C'est un acte de bienveillance envers celui ou celle qui restera après vous. Certes, les données manquent parfois sur l'utilisation réelle du cantonnement dans les familles, car c'est une pratique privée, mais les retours de terrain des notaires sont unanimes : c'est l'outil qui évite le plus de drames humains lors des successions complexes. Bref, passez chez votre notaire, discutez-en, et signez ce papier. C'est sans doute le meilleur rapport qualité-prix en matière de droit de la famille en France aujourd'hui.

💡 Points clés à retenir

  • Quel est l'intérêt de faire une donation au dernier vivant ? - La donation au dernier vivant, également appelée donation entre époux, vous permet d'augmenter l'héritage de votre époux(se).
  • Quelle est la différence entre une donation entre époux et une donation au dernier vivant ? - La donation au dernier vivant vous permet d'augmenter la part d'héritage de votre époux ou épouse.
  • Qui hérite en cas de donation au dernier vivant ? - En présence d'enfants communs (issus de votre couple), en principe, votre époux ou épouse hérite de la totalité de vos biens en usufruit ou du 1/
  • Est-il encore nécessaire de faire une donation au dernier vivant ? - Est-il nécessaire de faire une donation au dernier vivant ? La réponse dépend de la situation familiale et des objectifs de chacun.
  • Qui hérite en cas de non donation au dernier vivant ? - Les personnes qui ne laissent ni descendants ni ascendants n'ont guère de raison de faire une donation au dernier vivant : leur conjoint hérite de l

❓ Questions fréquemment posées

1. Quel est l'intérêt de faire une donation au dernier vivant ?

La donation au dernier vivant, également appelée donation entre époux, vous permet d'augmenter l'héritage de votre époux(se). La part des biens que vous pouvez lui donner dépend de la présence ou non de descendants : Enfant, petit-enfant, arrière petit-enfant.

2. Quelle est la différence entre une donation entre époux et une donation au dernier vivant ?

La donation au dernier vivant vous permet d'augmenter la part d'héritage de votre époux ou épouse. Elle concerne uniquement les biens que vous laisserez à votre décès. La part que vous décidez d'attribuer à votre époux ou épouse lui est donc transmise au moment de votre décès, contrairement à une donation simple.

3. Qui hérite en cas de donation au dernier vivant ?

En présence d'enfants communs (issus de votre couple), en principe, votre époux ou épouse hérite de la totalité de vos biens en usufruit ou du 1/4 de vos biens en pleine propriété. En présence d'enfant non communs, votre époux ou épouse hérite du 1/4 de vos biens en pleine propriété.

4. Est-il encore nécessaire de faire une donation au dernier vivant ?

Est-il nécessaire de faire une donation au dernier vivant ? La réponse dépend de la situation familiale et des objectifs de chacun. Si le but recherché est de protéger son conjoint en cas de décès, une donation entre époux, tout comme un testament, offre un outil de prédilection pour majorer sa part d'héritage.21 nov. 2022

5. Qui hérite en cas de non donation au dernier vivant ?

Les personnes qui ne laissent ni descendants ni ascendants n'ont guère de raison de faire une donation au dernier vivant : leur conjoint hérite de la totalité de leur succession par le seul effet de la loi (C. civ. art. 757-2).23 janv. 2023

6. Comment se passe la succession en cas de donation au dernier vivant ?

En principe, votre époux ou épouse hérite de la moitié de la succession si vos 2 parents sont vivants ou des 3/4 de la succession si un seul de vos parents est vivant. La donation au dernier vivant vous permet de lui donner la totalité de votre succession.

7. Pourquoi faire une donation-partage de son vivant ?

La donation-partage vous permet, de votre vivant, de donner et de répartir entre vos héritiers présomptifs : Héritier qui, du vivant d'une personne, a vocation à lui succéder et recueillerait sa succession si cette personne venait à décéder tout ou partie des biens de votre patrimoine.Faire une donation-partage | Service-Public.frservice-public.frhttps://www.service-public.fr › particuliers › vosdroitsservice-public.frhttps://www.service-public.fr › particuliers › vosdroits La donation-partage vous permet, de votre vivant, de donner et de répartir entre vos héritiers présomptifs : Héritier qui, du vivant d'une personne, a vocation à lui succéder et recueillerait sa succession si cette personne venait à décéder tout ou partie des biens de votre patrimoine.

8. Qui paie les frais de notaire en cas de donation au dernier vivant ?

Écouter ce texteMettre en pauseVous êtes héritière de votre défunt époux, donc vous avez vocation à hériter des biens propres laissés par celui-ci et de la moitié des biens communs. La donation faite vous revient de droit. S'agissant des frais de notaire, ils sont à la charge des héritiers, en l'espèce vous et votre enfant.

9. Est-ce qu'un testament peut annuler une donation ?

Écouter ce texteMettre en pauseLa donation entre époux ou au dernier vivant est révocable à tout moment (article 1096 du Code civil). Celui qui la révoque n'a pas besoin de justifier sa démarche et n'est pas tenu d'avertir l'autre partie. Dans ce cas particulier, l'annulation de la donation peut se faire par acte notarié ou par testament.

10. Quand faire une donation de son vivant ?

La donation de son vivant, effectuée tous les 15 ans, permet de bénéficier d'avantages fiscaux importants. De son vivant, on peut consentir une donation afin d'avantager un ou plusieurs héritiers à sa succession.

11. Pourquoi faire une donation à ses enfants de son vivant ?

Si vous avez des biens, il est préférable de faire une donation de votre vivant à vos enfants. Cela vous permettra de transmettre votre patrimoine au fil du temps tout en conservant les moyens de garantir votre indépendance financière.

12. Comment se passe une donation de son vivant ?

Aucune valeur n'est requise pour faire une donation. La donation de son vivant consiste à transférer la propriété de ce bien à un donataire qui doit l'accepter. Attention : vous ne pouvez pas tout donner : une partie de votre patrimoine est, dans tous les cas, réservée aux héritiers légaux.

13. Quel intérêt de faire une donation de son vivant ?

La donation est avantageuse : elle permet d'anticiper la transmission du patrimoine qui a lieu en principe lors de la succession. Certains types de donation donnent lieu à des abattements fiscaux : la donation de son vivant ou le don familial dans le cadre de la loi TEPA succession.

14. Quel avantage de faire une donation de son vivant ?

L'avantage de ce système est de permettre à l'héritier de réduire les frais de succession en bénéficiant d'abattements fiscaux. Les biens immobiliers sont souvent concernés par la donation en démembrement, mais il peut aussi s'agir de valeurs mobilières (des actions, des parts de société…).

15. Quand Faut-il faire une donation de son vivant ?

Lorsque le donateur n'a pas de descendance (enfants, petits-enfants…), il peut donner à chacun de ses neveux ou nièces une somme d'argent de 31.865 euros. Cela est possible tous les 15 ans, sans qu'ils aient à payer de droits de donation.4 avr. 2024

16. Quel sport est le plus facile à parier ?

Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

17. Comment 1xBet remboursé ?

S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

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