Les raisons pour bannir "était" (et franchement… parfois on s’énerve)
Quand tu écris – que ce soit un mail au boulot, un post Insta, ou un roman planqué dans le tiroir (chut !), il y a un mot qui s’incruste partout : “était”. Sérieusement, c’est un peu comme ce pote relou qui s’invite à chaque soirée sans prévenir.
Alors, pourquoi vouloir le remplacer ? D’abord, parce qu’on finit par tourner en rond… Et je t’avoue, la dernière fois que j’ai relu une de mes vieilles rédacs, j’ai compté : 9 “était” en trois lignes. L’angoisse !
Mon collègue Luc, l’autre jour, m’a balancé : “Mais t’as pas d’imagination ou quoi ? Change de disque !”. Bon, c’est pas faux… mais c’est pas si simple.
Les alternatives directes : petits changements, grands effets
Remplacer “était” ne veut pas forcément dire sortir le dico des synonymes à tout-va. Parfois, une tournure un peu différente fait tout le taf.
Regarde :
Remplacer par un verbe plus précis
Au lieu de dire “La pièce était froide”, tente “La pièce refroidissait” ou “La pièce glaçait les mains”.
Oui, ça demande un poil d’effort (et parfois je galère grave), mais le texte vibre tout de suite plus.
Une fois, en rédigeant un tuto sur le JavaScript (vraiment pas le sujet le plus funky), j’ai remplacé tous mes “était utile” par “simplifiait”, “accélérait”, etc. Résultat ? Mon chef m’a dit que ça “sonnait moins scolaire”.
Par contre, faut doser… parfois je me perds et ça devient carrément bizarre. Une fois, j’ai écrit : “La porte hurlait son absence de chaleur” (non, ça marche pas).
Utiliser une tournure active
Plutôt que “Il était fatigué”, essaye “Il traînait les pieds” ou “Ses yeux luttaient pour rester ouverts”.
Bon, c’est un peu plus long, mais tu crées une image.
Petite anecdote : ma sœur relit parfois mes textes et me dit “On dirait du théâtre, là, arrête de forcer !”. Bref, faut trouver le juste milieu (et accepter qu’on se plante parfois).
Quand “était” fait de la résistance : accepter ses limites
Parfois, tu te prends la tête et franchement, rien ne colle mieux que ce fichu “était”.
C’est pas grave ! L’idée, c’est d’alléger, pas de supprimer à tout prix.
D’ailleurs, Luc (encore lui), m’a dit une fois : “Si tu veux tout virer, tu vas y passer la nuit.” Et il avait raison.
Astuces pour varier sans se prendre la tête
Interroge-toi : Est-ce que “était” apporte quelque chose ou je peux dire autrement ?
Utilise la description : “La nuit était noire” -> “La nuit avalait toute lumière”.
Accepte parfois de laisser “était”, surtout si l’alternative sonne forcée.
Pièges à éviter (et honnêtement, j’ai failli tomber dedans)
Y’a des fois, j’ai voulu faire trop beau, trop littéraire… et mon texte est devenu incompréhensible.
Un pote (Nico, si tu passes par là) m’a envoyé un screen de mon message avec ce commentaire : “T’écris en français ou en code ?”
Moralité : l’élégance, c’est bien, la clarté, c’est mieux.
Les fautes à surveiller (et que je fais encore…)
Vouloir remplacer TOUTES les occurrences d’“était” (non, c’est pas humain)
Utiliser des synonymes qui ne veulent rien dire dans le contexte (genre, remplacer “était fatigué” par “exsudait la fatigue”… ouais, bof)
Oublier que parfois, la simplicité, c’est juste parfait
Outils et techniques pour s’améliorer… ou juste pour tricher un peu
Je t’avoue, j’utilise parfois un correcteur automatique ou je relis à voix haute (ça marche bien pour repérer les répétitions).
Sinon, demander à quelqu’un d’autre de lire, c’est magique : il va te sortir direct les “était” qui piquent.
Tableaux pratiques (pour les flemmards, comme moi)
| Phrase avec "était" | Variante vivante |
|---|---|
| La rue était déserte | Personne ne hantait la rue |
| Mon café était froid | Mon café refroidissait |
| Elle était inquiète | Ses mains tremblaient |
Changer son texte, c’est accepter d’y mettre un peu de soi
À force de vouloir éviter “était”, tu vas finir par écrire différemment. Parfois, ça fait peur, parfois c’est carrément cool.
J’ai longtemps cru qu’il fallait coller aux règles à la lettre. Maintenant, j’essaie juste de rendre mon texte vivant… quitte à me planter (et à changer d’avis en relisant, ce qui arrive plus souvent que je l’avoue).
Au final, remplace “était” quand tu sens que c’est plat… mais laisse-le vivre quand c’est juste, naturel, ou que t’en as marre de te casser la tête.
Si t’as une astuce ou une galère à partager, raconte-moi ! Qui sait, on rira peut-être ensemble de nos “était” qui traînent partout.

