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Dette publique : ces 5 pays qui creusent le gouffre (et pourquoi ça nous concerne tous)

Le truc, c’est que ces dettes ne sont pas toutes nées sous la même étoile. Certaines sont le fruit d’une gestion hasardeuse, d’autres d’un pari audacieux – voire risqué. Et puis, il y a celles qui, contre toute attente, semblent tenir debout malgré des ratios qui feraient pâlir n’importe quel comptable. Alors, qui sont vraiment ces pays ? Pourquoi leurs dettes explosent-elles ? Et surtout, faut-il s’en inquiéter… ou s’en inspirer ?

La dette publique, ce monstre aux mille visages (et aux définitions qui changent tout)

Avant de plonger dans le vif du sujet, un petit rappel s’impose. Parce que parler de dette publique, c’est un peu comme parler de "santé" : tout le monde croit savoir ce que c’est, mais dès qu’on gratte un peu, les nuances apparaissent. Et dans ce domaine, les nuances, c’est ce qui fait toute la différence entre un pays en faillite et un autre qui prospère malgré des chiffres astronomiques.

Dette brute vs dette nette : le piège des apparences

Prenez le Japon. Avec une dette brute qui frôle les 260% de son PIB, on pourrait croire que le pays est au bord du précipice. Sauf que… la dette nette, elle, tourne autour de 150%. La différence ? Les actifs détenus par l’État. Le Japon possède des réserves colossales, des participations dans des entreprises, et surtout, une épargne nationale qui fait rêver. Résultat : sa dette brute est impressionnante, mais sa capacité à la rembourser l’est tout autant.

À l’inverse, un pays comme l’Italie affiche une dette brute de "seulement" 140% de son PIB. Mais avec une croissance atone et une population vieillissante, sa dette nette est bien plus préoccupante. Le problème, c’est que les marchés regardent surtout la dette brute. Et c’est précisément là que ça coince.

Qui détient la dette ? La question qui change tout

Autre paramètre crucial : à qui cette dette est-elle due ? Si un pays emprunte principalement à ses propres citoyens (comme le Japon, où 90% de la dette est détenue en interne), le risque de crise est bien moindre. En revanche, si les créanciers sont des investisseurs étrangers (comme pour la Grèce avant 2010), la moindre secousse peut déclencher une panique.

Et puis, il y a les banques centrales. Depuis 2008, elles rachètent massivement de la dette publique via des programmes d’assouplissement quantitatif. Aux États-Unis, la Fed détient près de 20% de la dette fédérale. En Europe, la BCE en possède une part non négligeable. Autant dire que ces dettes sont, en partie, des dettes… envers elles-mêmes. Un tour de passe-passe comptable ? Peut-être. Mais un tour de passe-passe qui a sauvé plus d’une économie.

Le Japon : le champion toutes catégories (et le paradoxe qui défie l’économie)

Si la dette publique était une discipline olympique, le Japon remporterait la médaille d’or haut la main. Avec un ratio dette/PIB qui oscille entre 250% et 260% depuis des années, le pays détient un record qui laisse les économistes perplexes. Comment diable un État peut-il survivre avec une telle montagne de dettes ? La réponse tient en trois mots : monnaie souveraine, épargne domestique, et taux d’intérêt négatifs.

Une dette détenue à 90% par les Japonais (et pourquoi c’est un atout)

Au Japon, la dette n’est pas un fardeau extérieur, mais un mécanisme interne. Les ménages japonais, réputés pour leur taux d’épargne élevé, achètent massivement des obligations d’État. Les banques, les assurances, les fonds de pension… tous détiennent des parts importantes de cette dette. Résultat : le pays ne dépend pas des caprices des marchés internationaux. Et quand on sait que les investisseurs étrangers ne détiennent que 10% de la dette japonaise, on comprend pourquoi les crises de confiance y sont rares.

Mais attention, ce système a ses limites. Le vieillissement de la population pèse sur les finances publiques, et la consommation intérieure stagne. Le gouvernement japonais a beau injecter des milliards dans l’économie via des plans de relance, la croissance reste molle. Et puis, il y a cette question qui taraude les économistes : jusqu’où peut-on pousser la machine sans risquer l’implosion ?

Les taux d’intérêt négatifs : le pari fou qui tient (pour l’instant)

Depuis 2016, la Banque du Japon maintient des taux d’intérêt négatifs sur une partie de sa dette. Concrètement, cela signifie que les investisseurs paient pour prêter de l’argent à l’État. Absurde ? Pas tant que ça. En maintenant des taux bas, le Japon limite le coût de sa dette, qui reste gérable malgré son volume. Et puis, il y a cette stratégie un peu folle : la BoJ rachète massivement des obligations d’État, au point de détenir aujourd’hui près de 50% de la dette publique.

Le problème, c’est que cette politique a des effets pervers. Les banques commerciales, privées de rendements, peinent à dégager des profits. Les épargnants voient leurs revenus fondre. Et surtout, cette dépendance aux taux bas crée une addiction dont il sera difficile de se sevrer. Car si un jour les taux remontent, le coût de la dette deviendra insoutenable. Et là, les Japonais pourraient bien se retrouver dans une situation bien moins confortable.

Les États-Unis : la dette qui fait trembler le monde (mais pas les Américains)

Avec une dette publique qui dépasse les 34 000 milliards de dollars (soit plus de 120% du PIB), les États-Unis sont le deuxième pays le plus endetté au monde. Pourtant, personne ne panique. Pourquoi ? Parce que le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, et que les États-Unis ont une arme secrète : la planche à billets.

Le privilège exorbitant du dollar (et pourquoi il permet tout)

Le dollar, c’est la monnaie que tout le monde veut. Les banques centrales en détiennent des réserves colossales. Les matières premières se négocient en dollars. Et surtout, les États-Unis peuvent émettre de la dette en dollars sans craindre une crise de confiance. Résultat : même avec des déficits abyssaux, le pays continue d’emprunter à des taux raisonnables.

Mais ce privilège a un prix. En inondant le monde de dollars, les États-Unis exportent leur inflation. Et quand la Fed relève ses taux (comme elle l’a fait en 2022-2023), c’est toute la planète qui trinque. Les pays émergents, endettés en dollars, voient leurs remboursements exploser. Les devises locales s’effondrent. Bref, la dette américaine, c’est un peu comme un nuage toxique : ça ne tue pas directement, mais ça empoisonne tout autour.

La dette américaine est-elle vraiment un problème ? (Spoiler : ça dépend pour qui)

Pour les Américains, la réponse est claire : non. Tant que le monde a besoin de dollars, la dette reste soutenable. Les États-Unis peuvent se permettre des déficits faramineux sans que personne ne bronche. Et puis, il y a cette réalité : la dette américaine finance des dépenses qui, en théorie, stimulent la croissance. Infrastructures, éducation, défense… Autant d’investissements qui, à long terme, pourraient rapporter plus qu’ils ne coûtent.

Sauf que. Sauf que cette logique ne tient que si la croissance suit. Or, depuis 20 ans, la productivité américaine stagne. Les inégalités explosent. Et surtout, la dette finance aussi des dépenses moins nobles : baisses d’impôts pour les plus riches, guerres coûteuses, subventions aux énergies fossiles… Autant dire que le modèle a ses limites.

Et puis, il y a ce scénario catastrophe : et si un jour, le monde décidait de se passer du dollar ? La Chine et la Russie poussent déjà pour un système monétaire multipolaire. Si le dollar perd son statut de monnaie de réserve, les États-Unis pourraient bien se retrouver dans la même situation que la Grèce en 2010. Mais bon, on en est encore loin.

La Grèce : le patient zéro de la crise de la dette (et ce qu’il en reste)

Ah, la Grèce. Le pays qui a fait trembler l’Europe en 2010, quand sa dette a explosé à 180% du PIB. Aujourd’hui, le ratio est redescendu à 160%, mais les cicatrices sont toujours là. Austérité, chômage de masse, exode des jeunes… La crise grecque a laissé des traces, et pas seulement dans les livres d’histoire.

Comment la Grèce a frôlé la faillite (et pourquoi l’Europe a paniqué)

Tout a commencé en 2009, quand le nouveau gouvernement grec a révélé que les comptes publics avaient été truqués pendant des années. Le déficit, officiellement à 6% du PIB, était en réalité de 12%. La dette, elle, dépassait allègrement les 100%. Les marchés ont paniqué. Les taux d’intérêt ont explosé. Et soudain, la Grèce s’est retrouvée incapable d’emprunter.

L’Europe, prise de court, a mis en place un plan de sauvetage de 240 milliards d’euros. En échange, la Grèce a dû accepter une cure d’austérité drastique : baisses des salaires, hausses des impôts, privatisations… Le PIB a chuté de 25% en cinq ans. Le chômage a dépassé les 27%. Et surtout, la dette, au lieu de diminuer, a continué d’augmenter.

Pourquoi ? Parce que l’austérité a tué la croissance. Moins de dépenses publiques = moins de consommation = moins de recettes fiscales. Un cercle vicieux dont la Grèce mettra des années à sortir. Aujourd’hui, le pays a retrouvé une certaine stabilité, mais au prix d’un appauvrissement généralisé. Et surtout, il reste sous la surveillance étroite de ses créanciers.

La leçon grecque : quand la dette devient une prison

La Grèce, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. D’abord, parce que sa dette était en grande partie illégitime : elle a servi à financer des dépenses clientélistes, des Jeux Olympiques ruineux, et surtout, à cacher la réalité des comptes publics. Ensuite, parce que l’austérité imposée par l’Europe a aggravé la crise au lieu de la résoudre.

Mais la Grèce, c’est aussi un avertissement pour les autres pays endettés. Quand la dette devient insoutenable, les créanciers prennent le pouvoir. Et les populations en paient le prix. Aujourd’hui, la Grèce a retrouvé un peu de croissance, mais sa dette reste élevée. Et surtout, elle a perdu une partie de sa souveraineté économique. Preuve que quand on emprunte trop, on finit par hypothéquer son avenir.

L’Italie : le géant fragile de l’Europe (et son endettement qui inquiète Bruxelles)

Avec une dette publique qui dépasse les 2 800 milliards d’euros (soit 140% du PIB), l’Italie est le troisième pays le plus endetté d’Europe. Et contrairement à la Grèce, elle n’a pas connu de crise majeure. Pourtant, son endettement chronique inquiète Bruxelles, les marchés, et surtout, les Italiens eux-mêmes.

Pourquoi l’Italie ne ressemble pas à la Grèce (mais pourrait finir comme elle)

L’Italie, c’est un peu le paradoxe européen. Un pays riche, avec une industrie solide, un patrimoine culturel inégalé, et une épargne privée colossale. Pourtant, sa dette publique explose depuis des décennies. Pourquoi ? Parce que l’État italien dépense plus qu’il ne gagne, et ce, depuis les années 1980.

Contrairement à la Grèce, l’Italie n’a pas truqué ses comptes. Sa dette est le résultat d’une gestion laxiste, de dépenses publiques inefficaces, et surtout, d’une croissance atone. Le pays n’a pas connu de récession majeure depuis 2012, mais sa croissance reste faible. Et avec une population vieillissante, les dépenses de santé et de retraites pèsent de plus en plus sur les finances publiques.

Le vrai problème, c’est que l’Italie n’a pas les mêmes marges de manœuvre que le Japon ou les États-Unis. Elle ne contrôle pas sa monnaie (l’euro est géré par la BCE), et elle ne peut pas compter sur une épargne domestique aussi solide que celle du Japon. Résultat : si les taux d’intérêt remontent, le coût de sa dette pourrait devenir insoutenable. Et là, l’Italie pourrait bien se retrouver dans la même situation que la Grèce en 2010.

Le bras de fer avec Bruxelles (et pourquoi l’Italie joue avec le feu)

Depuis des années, l’Italie et la Commission européenne s’affrontent sur la question de la dette. Bruxelles exige des réformes structurelles : baisse des dépenses, lutte contre l’évasion fiscale, libéralisation du marché du travail. Rome, elle, traîne des pieds. Les gouvernements italiens, qu’ils soient de droite ou de gauche, savent que ces réformes sont impopulaires. Et puis, il y a cette réalité : l’Italie est trop grosse pour faire faillite, mais trop endettée pour être ignorée.

En 2018, le gouvernement populiste de Giuseppe Conte a tenté de défier Bruxelles en augmentant le déficit. Les marchés ont paniqué. Les taux d’intérêt ont grimpé. Et Rome a dû faire marche arrière. Depuis, les tensions se sont apaisées, mais le problème reste entier. L’Italie a besoin de croissance pour réduire sa dette. Mais pour relancer la croissance, elle aurait besoin… d’investir. Un serpent qui se mord la queue.

Singapour : le mouton noir de la dette (et la stratégie qui défie les lois de l’économie)

Singapour, c’est l’exception qui confirme la règle. Avec une dette publique qui dépasse les 150% du PIB, le petit État asiatique est l’un des pays les plus endettés au monde. Pourtant, personne ne s’en inquiète. Pourquoi ? Parce que cette dette n’est pas un fardeau, mais un outil de gestion financière.

La dette comme outil de gestion (et pourquoi ça marche à Singapour)

À Singapour, la dette publique n’est pas utilisée pour financer des dépenses courantes, mais pour investir dans des infrastructures ou des fonds souverains. Le gouvernement emprunte à bas coût (grâce à sa notation AAA), puis place cet argent dans des actifs qui rapportent plus que le coût de la dette. Résultat : la dette augmente, mais les actifs aussi. Et comme Singapour a des réserves colossales (plus de 1 000 milliards de dollars), elle peut se permettre ce genre de stratégie.

Autre particularité : une grande partie de la dette singapourienne est détenue par le fonds souverain Temasek, qui gère les participations de l’État dans les entreprises locales. Autrement dit, Singapour s’endette… auprès d’elle-même. Un système qui peut sembler opaque, mais qui fonctionne.

Et puis, il y a cette réalité : Singapour n’a pas de dette extérieure. Elle emprunte en dollars singapouriens, et ses créanciers sont principalement des résidents locaux. Résultat : pas de risque de crise de change, pas de dépendance aux marchés internationaux. Un luxe que peu de pays peuvent se permettre.

Le modèle singapourien est-il reproductible ? (Spoiler : non)

La stratégie de Singapour repose sur trois piliers : une gestion financière ultra-rigoureuse, un fonds souverain performant, et une monnaie stable. Autant dire que peu de pays peuvent se permettre de copier ce modèle. La plupart des États endettés n’ont pas les réserves de Singapour, ni sa discipline budgétaire.

Et puis, il y a cette question : jusqu’où peut-on pousser ce système ? Singapour a beau avoir des actifs colossaux, sa dette continue d’augmenter. Si un jour les taux d’intérêt remontent, le coût de cette dette pourrait devenir problématique. Mais pour l’instant, le modèle tient. Et il fait des envieux.

Dette publique : faut-il vraiment s’en inquiéter ? (Le débat qui divise les économistes)

Alors, ces dettes monstres, faut-il les craindre ? La réponse, comme souvent en économie, est : ça dépend. Pour certains, la dette est un fardeau insoutenable qui hypothèque l’avenir des générations futures. Pour d’autres, c’est un outil indispensable pour financer la croissance. Et puis, il y a ceux qui pensent que tout ça n’est qu’une question de perspective.

Les alarmistes : "La dette, c’est la prochaine crise financière"

Pour les économistes orthodoxes, la dette publique est une bombe à retardement. Plus elle augmente, plus le risque de crise grandit. Et quand la crise arrive, c’est toujours la même histoire : austérité, chômage, appauvrissement. La Grèce en est l’exemple parfait.

Et puis, il y a cette réalité : les dettes, ça se rembourse. Un jour ou l’autre, les États devront augmenter les impôts, réduire les dépenses, ou faire défaut. Et dans tous les cas, ce sont les citoyens qui paieront la note. Autant dire que pour les alarmistes, la dette n’est pas un problème de chiffres, mais de justice intergénérationnelle.

Les optimistes : "La dette, c’est un investissement pour l’avenir"

De l’autre côté du spectre, il y a ceux qui voient la dette comme un levier de croissance. Pour eux, emprunter pour investir dans l’éducation, les infrastructures ou la transition écologique, c’est du bon sens. Et puis, il y a cette réalité : dans un monde où les taux d’intérêt sont bas (voire négatifs), s’endetter coûte moins cher que de ne pas le faire.

Le Japon et les États-Unis sont souvent cités en exemple. Malgré des dettes colossales, ces pays continuent de prospérer. Pourquoi ? Parce que leur dette est détenue en interne, et que leur monnaie inspire confiance. Autant dire que pour les optimistes, la dette n’est pas un problème tant qu’elle sert à financer des projets utiles.

Le vrai débat : la dette est-elle un symptôme ou une cause ?

La vraie question, c’est de savoir si la dette est la cause des problèmes économiques, ou simplement un symptôme. Pour certains, c’est la croissance qui permet de réduire la dette, et non l’inverse. Autrement dit, un pays qui investit dans son avenir aura moins de mal à rembourser ses dettes qu’un pays qui se contente de serrer la vis.

Mais attention, cette logique a ses limites. Une dette trop élevée peut étouffer la croissance en absorbant une part trop importante des ressources publiques. Et puis, il y a ce risque : si les taux d’intérêt remontent, le coût de la dette peut devenir insoutenable. Autant dire que la dette, c’est comme le sel : ça relève les plats, mais trop en mettre, ça gâche tout.

Les idées reçues sur la dette publique (et pourquoi elles sont souvent fausses)

La dette publique, c’est un sujet qui charrie son lot de clichés. Certains sont vrais, d’autres complètement faux. Et dans ce domaine, les idées reçues ont la vie dure. Petit tour d’horizon des mythes les plus tenaces.

"Une dette élevée = un pays mal géré"

Faux. Le Japon, avec sa dette à 260% du PIB, est l’un des pays les plus stables au monde. À l’inverse, l’Argentine, avec une dette bien plus faible, a fait défaut à plusieurs reprises. La dette n’est pas un indicateur de bonne ou de mauvaise gestion. Tout dépend de ce qu’on en fait.

Un pays peut avoir une dette élevée parce qu’il investit massivement dans son avenir (comme la Chine dans les années 2000). À l’inverse, un pays peut avoir une dette faible parce qu’il néglige ses infrastructures ou son système éducatif. Bref, la dette, c’est comme le cholestérol : il y a le bon et le mauvais.

"Les pays endettés sont condamnés à l’austérité"

Pas forcément. Tout dépend de qui détient la dette. Si un pays emprunte à ses propres citoyens (comme le Japon), il peut se permettre de maintenir des dépenses sociales élevées. En revanche, s’il dépend des marchés internationaux (comme la Grèce), il n’aura pas le choix : il devra serrer la vis.

Et puis, il y a cette réalité : l’austérité ne marche pas toujours. En Grèce, les plans de rigueur ont plongé le pays dans la récession. À l’inverse, le Portugal, qui a refusé l’austérité à outrance, a retrouvé la croissance plus vite que prévu. Autant dire que la dette n’est pas une condamnation à l’austérité, mais un choix politique.

"La dette, c’est l’argent des générations futures"

Vrai… et faux. Oui, la dette d’aujourd’hui sera remboursée par les générations futures. Mais si cette dette a servi à financer des infrastructures, des écoles ou des hôpitaux, alors ces générations en bénéficieront aussi. Le vrai problème, ce n’est pas la dette en soi, mais ce qu’on en fait.

Et puis, il y a cette réalité : les générations futures hériteront aussi des actifs créés grâce à la dette. Un pont, une université, un réseau électrique… Autant de richesses qui compenseront, en partie, le fardeau de la dette. Autant dire que l’argument moral ("on hypothèque l’avenir de nos enfants") est un peu simpliste.

Questions fréquentes sur les pays les plus endettés

Pourquoi certains pays très endettés ne font-ils pas faillite ?

Parce que la faillite, c’est une question de confiance. Tant que les investisseurs croient qu’un pays pourra rembourser sa dette, ils continuent de lui prêter. Le Japon, par exemple, a une dette colossale, mais personne ne s’en inquiète parce qu’elle est détenue en interne et que le pays a des réserves colossales. À l’inverse, un pays comme l’Argentine, avec une dette bien plus faible, fait régulièrement défaut parce que les marchés n’ont pas confiance en sa capacité à rembourser.

Et puis, il y a cette réalité : un État ne peut pas faire faillite comme une entreprise. Il peut faire défaut (c’est-à-dire refuser de rembourser), mais il ne disparaît pas. La Grèce l’a appris à ses dépens : même après avoir fait défaut en 2012, le pays existe toujours. La dette, c’est comme une maladie chronique : ça peut handicaper, mais ça ne tue pas forcément.

Quel est le pays le moins endetté au monde ?

Si on regarde les ratios dette/PIB, c’est le Brunei qui arrive en tête, avec une dette quasi inexistante. Mais ce petit État pétrolier a une économie très particulière, basée sur les hydrocarbures. Parmi les pays plus "classiques", c’est l’Estonie qui se distingue, avec une dette publique inférieure à 20% du PIB. Comment fait-elle ? En appliquant une règle d’or budgétaire : l’État ne peut pas dépenser plus que ses recettes, sauf en cas de crise majeure.

Mais attention, une dette faible n’est pas toujours synonyme de bonne santé économique. Certains pays peu endettés le sont parce qu’ils négligent leurs infrastructures ou leur système éducatif. À l’inverse, des pays très endettés peuvent avoir une économie dynamique. Tout dépend de ce qu’on fait de cette dette.

La France est-elle dans le top 10 des pays les plus endettés ?

Non, mais elle n’en est pas loin. Avec une dette publique qui dépasse les 110% du PIB, la France se classe autour de la 20ème place mondiale. Pas de quoi paniquer, mais pas de quoi pavoiser non plus. Le vrai problème, ce n’est pas tant le niveau de la dette que sa trajectoire : depuis 20 ans, elle ne cesse d’augmenter, alors que la croissance reste molle.

Et puis, il y a cette réalité : la France a une dette détenue à 60% par des investisseurs étrangers. Autant dire que si les taux d’intérêt remontent, le coût de cette dette pourrait devenir problématique. Pour l’instant, les marchés font confiance à la France, mais cette confiance n’est pas éternelle.

Peut-on comparer la dette des pays entre eux ?

Oui et non. Oui, parce que le ratio dette/PIB est un indicateur utile pour avoir une idée de l’endettement d’un pays. Non, parce que ce ratio ne dit pas tout. Une dette détenue en interne (comme au Japon) n’a pas les mêmes conséquences qu’une dette détenue par des investisseurs étrangers (comme en Grèce). Et puis, il y a cette réalité : certains pays ont des actifs colossaux qui compensent leur dette, tandis que d’autres n’ont rien.

Autant dire que comparer les dettes, c’est un peu comme comparer des pommes et des oranges. Ça donne une idée, mais ça ne dit pas toute la vérité. Pour vraiment comprendre l’endettement d’un pays, il faut regarder bien plus que son ratio dette/PIB.

Verdict : la dette, un mal nécessaire ?

Alors, faut-il avoir peur de la dette ? La réponse, c’est qu’il n’y a pas de réponse simple. La dette n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Tout dépend de ce qu’on en fait, de qui la détient, et de la capacité du pays à la rembourser.

Ce qui est sûr, c’est que les cinq pays les plus endettés au monde nous offrent un panel de situations très différentes. Le Japon, avec sa dette interne et ses taux négatifs, montre qu’on peut vivre avec un endettement colossal sans s’effondrer. Les États-Unis, avec leur dollar tout-puissant, prouvent qu’une monnaie de réserve permet tous les excès. La Grèce, elle, rappelle que la dette peut devenir une prison. L’Italie nous met en garde contre les illusions de la croissance molle. Et Singapour nous montre qu’on peut utiliser la dette comme un outil de gestion.

Autant dire que la dette, c’est un peu comme le feu : ça peut réchauffer, mais ça peut aussi brûler. Tout dépend de la façon dont on s’en sert. Et surtout, de la prudence avec laquelle on la gère.

Une chose est certaine : dans un monde où les taux d’intérêt remontent et où les dettes publiques explosent, la question de la soutenabilité va devenir de plus en plus cruciale. Et les pays qui auront su investir dans leur avenir plutôt que dans des dépenses courantes seront ceux qui s’en sortiront le mieux. Les autres… risquent de finir comme la Grèce. Et personne ne veut ça.

Alors, la dette, un mal nécessaire ? Probablement. Un mal à surveiller de près ? Absolument. Parce que dans ce domaine, les excès se paient toujours. Tôt ou tard.

💡 Points clés à retenir

  • Quels sont les 5 pays les plus puissants ? - Quelles sont les plus grandes puissances militaires mondiales ? ClassementLes Etats-Unis.La Russie.La Chine.L'Inde.Le Japon.La Corée du Sud.
  • Quels sont les 5 pays les plus pauvres ? - Ainsi, le Burundi arrivait en tête des pays les plus démunis, avec un PIB par habitant de 269 dollars américains.
  • Quels sont les 5 pays les plus riche d'Afrique ? - En tête du classement on retrouve le Nigeria, avec un PIB évalué à 477 milliards de dollars en 2022, suivi de l'Égypte, avec un PIB de 475 millia
  • Quels sont les 5 pays les plus riches d'Europe ? - LuxembourgLuxembourg.Suisse.Norvège.
  • Quels sont les 5 pays les plus beaux d'Afrique ? - Présentation du sujet.Les critères de sélection.Égypte : La terre des pharaons.

❓ Questions fréquemment posées

1. Quels sont les 5 pays les plus puissants ?

Quelles sont les plus grandes puissances militaires mondiales ? Classement
  • Les Etats-Unis.
  • La Russie.
  • La Chine.
  • L'Inde.
  • Le Japon.
  • La Corée du Sud.
  • La France.
  • Le Royaume-Uni.
Plus…•18 août 2022

2. Quels sont les 5 pays les plus pauvres ?

Ainsi, le Burundi arrivait en tête des pays les plus démunis, avec un PIB par habitant de 269 dollars américains. Il était suivi du Sud Soudan et de la Somalie. Seul trois pays de cette liste sont hors d'Afrique : Afghanistan, Tadjikistan, Yemen .9 août 2022

3. Quels sont les 5 pays les plus riche d'Afrique ?

En tête du classement on retrouve le Nigeria, avec un PIB évalué à 477 milliards de dollars en 2022, suivi de l'Égypte, avec un PIB de 475 milliards de dollars, puis de l'Afrique du Sud, avec 406 milliards de dollars en 2022.20 avr. 2023

4. Quels sont les 5 pays les plus riches d'Europe ?

Luxembourg
  • Luxembourg.
  • Suisse.
  • Norvège.

5. Quels sont les 5 pays les plus beaux d'Afrique ?

  • Présentation du sujet.
  • Les critères de sélection.
  • Égypte : La terre des pharaons.
  • Maroc : Mélange de tradition et de modernité
  • Kenya : La beauté de la faune africaine.
  • Tanzanie : Des plages aux sommets.
  • Ghana : Le coeur de l'Afrique de l'Ouest.
  • Afrique du Sud : Une mosaïque de cultures.
Plus…•29 août 2023Les 10 plus beaux pays d'Afrique que vous devez absolument visiterlapetiterade.comhttps://lapetiterade.com › 10-plus-beaux-pays-afriquelapetiterade.comhttps://lapetiterade.com › 10-plus-beaux-pays-afrique
  • Présentation du sujet.
  • Les critères de sélection.
  • Égypte : La terre des pharaons.
  • Maroc : Mélange de tradition et de modernité
  • Kenya : La beauté de la faune africaine.
  • Tanzanie : Des plages aux sommets.
  • Ghana : Le coeur de l'Afrique de l'Ouest.
  • Afrique du Sud : Une mosaïque de cultures.
Plus…•29 août 2023

6. Quels sont les 5 pays slaves ?

Localisés au sud du continent, on leur prête aussi le nom de « Slaves des Balkans ». On les retrouve dans sept pays différents : Croatie, Bosnie, Monténégro, Bulgarie, Slovénie, Serbie, Macédoine.8 mars 2022

7. Quels sont les 5 pays scandinaves ?

Région du nord de l'Europe, qui englobe, au sens large : la Suède, la Norvège, le Danemark, la Finlande et parfois, l'Islande.

8. Pourquoi les États-Unis sont endettes ?

Une baisse du marché immobilier ainsi que plusieurs fermetures d'entreprises depuis l'été 2007 ont eu un impact majeur sur l'économie. Cependant, ce ne sont pas les seules causes de l'alourdissement de la dette et du déficit américains.

9. Quels sont les 5 pays les plus peuplés au monde ?

  • La Chine. Avec une population estimée à 1,5 milliard d'habitants, la Chine est le pays le plus peuplé du globe. ...
  • L'Inde. Puissance économique en pleine mutation, l'Inde a connu un boom démographique entre 2000 et 2019. ...
  • Les États-Unis. ...
  • L'Indonésie. ...
  • Le Pakistan. ...
  • Le Brésil. ...
  • Le Nigeria. ...
  • Le Bangladesh.
Plus…•10 oct. 2022

10. Quels sont les 5 pays les plus puissants du monde ?

Ouvrez un compte pour commencer à négocier des actifs mondiaux, y compris des actions, des indices, des devises et bien plus encore.
  • États-Unis. PIB nominal : 22,66 trillions de dollars. ...
  • Chine. PIB nominal : 16,64 trillions de dollars. ...
  • Japon. PIB nominal : 5,38 trillions de dollars. ...
  • Allemagne. ...
  • Royaume-Uni. ...
  • Inde. ...
  • France. ...
  • Italie.
  • Plus…

    11. Quels sont les 5 pays les plus riches en Europe ?

    Classement 2024 des pays par PIB/habitant
    • 🇱🇺 Luxembourg : 131 380$
    • 🇮🇪 Irlande : 106 060$
    • 🇨🇭 Suisse : 105 670$
    • 🇳🇴 Norvège : 94 660$
    • 🇮🇸 Islande : 84 590$
    • 🇩🇰 Danemark : 68 900$
    • 🇳🇱 Pays-Bas : 63 750$
    • 🇸🇲 Saint-Marin : 59 410$
    Plus…•15 mai 2024

    12. Quels sont les 5 pays les plus visités au monde ?

    Quels sont les 10 pays les plus visités au monde ?
  • France : 82,6 millions de touristes. ...
  • Espagne – 82 millions de touristes. ...
  • Etats-Unis – 75,6 millions de touristes. ...
  • Chine – 59,3 millions de touristes. ...
  • Italie – 52,4 millions de touristes. ...
  • Royaume-Uni – 35,8 millions de touristes. ...
  • Allemagne – 35,6 millions de touristes.
  • Plus…•2 sept. 2021

    13. Quels sont les 5 pays les plus pauvres du monde ?

    Les données sont issues du FMI et de la Banque mondiale.
    • Somalie.
    • République centrafricaine. ...
    • République démocratique du Congo. ...
    • Mozambique. ...
    • Niger. ...
    • Malawi. ...
    • Liberia. ...
    • Madagascar. Située à 400 kilomètres des côtes de l'Afrique de l'Est, Madagascar est la 4e plus grande île du monde. ...
    Plus…•21 févr. 2022

    14. Quels sont les 5 pays les plus peuplés de l'UE ?

    Quels sont les Etats de l'UE les plus peuplés ? L'Allemagne est l'Etat membre le plus peuplé (84,36 millions d'habitants), devant la France (68,07 millions), l'Italie (58,85 millions), l'Espagne (48,06 millions) et la Pologne (36,75 millions).3 nov. 2023

    15. Quels sont les 5 pays les plus riches au monde ?

    Selon la carte actuelle du FMI (2023), les 10 plus riches de ce classement sont...
    • Luxembourg.
    • Singapour.
    • Irlande.
    • Qatar.
    • Macao.
    • Suisse.
    • Norvège.
    • Emirats Arabes Unis.
    Plus…•21 janv. 2023

    16. Quel sport est le plus facile à parier ?

    Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

    17. Comment 1xBet remboursé ?

    S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

    18. Quel site remboursé le premier pari en cash ?

    On rappelle que PMU est le seul site qui rembourse encore en cash le premier pari.

    19. Qui est ZEbet ?

    ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

    20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

    L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

    21. Ou parier tabac ?

    Parier au tabac : comment ça marche ?
    • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
    • Se rendre à la borne FDJ ;
    • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
    • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
    • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

    22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

    Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

    23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

    1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

    24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

    Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

    25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

    Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.