Imaginez un instant : vous avez un projet en tête, un besoin de financement urgent, et votre banque vous a déjà claqué la porte au nez avec un sourire poli. Les solutions classiques sont épuisées, et c’est là que l’idée du prêt entre particuliers commence à faire son chemin dans votre esprit. Sauf que les histoires de prêteurs fantômes ou de contrats bidouillés pullulent sur les forums et les groupes Facebook dédiés. Alors comment distinguer le vrai du faux ? Comment éviter de signer un chèque en blanc à un escroc qui a lu trois articles sur les taux d’intérêt ?
Le prêt entre particuliers, c’est quoi au juste ? Et pourquoi ça fait peur ?
Une alternative aux banques, mais pas sans risques
Le principe est simple : un particulier prête de l’argent à un autre particulier, souvent via une plateforme en ligne ou un réseau informel. Les taux peuvent être bien plus attractifs que ceux des banques classiques – on parle parfois de 3% à 8% contre 10% à 15% pour un crédit classique. Le truc c'est que, contrairement à une institution financière, vous n’avez pas de filet de sécurité. Si le prêteur disparaît avec votre argent ou si l’emprunteur ne rembourse pas, vous êtes seul face à vos recours.
Et c’est précisément là que le bât blesse. Les plateformes comme Younited, Lendix ou encore Mintos (pour les investisseurs) tentent de sécuriser ces échanges avec des contrats et des garanties, mais elles ne couvrent pas tous les cas de figure. Honnêtement, c’est flou : certaines études estiment que près de 20% des prêts entre particuliers se soldent par un litige. Alors oui, c’est une solution flexible, mais elle n’est pas faite pour les âmes sensibles.
Les plateformes officielles vs. les réseaux informels : le grand écart
Il existe deux grandes familles de prêteurs particuliers : ceux qui passent par des intermédiaires régulés – comme les plateformes de prêt participatif – et ceux qui opèrent dans l’ombre, via des annonces sur Leboncoin, des groupes Facebook ou des forums spécialisés. Or, les premiers offrent une sécurité juridique bien supérieure, même si leurs frais peuvent alourdir la note. Les seconds ? Ils promettent des taux défiant toute concurrence, mais vous jouez à la roulette russe avec votre argent. À ceci près que, dans ce cas, le pistolet est chargé.
Prenons un exemple concret : en 2022, une étude de la DGCCRF a révélé que plus de 40% des annonces de prêt entre particuliers sur les réseaux sociaux étaient frauduleuses. Des prêteurs qui disparaissaient après avoir encaissé l’argent, des contrats truqués, des faux profils… La liste est longue. Le problème, c’est que la plupart des victimes n’osent même pas porter plainte, par peur de passer pour des naïfs.
Comment repérer un prêteur particulier sérieux ? Les 5 critères qui ne trompent pas
1. Il a un profil vérifiable et des antécédents
Un prêteur sérieux ne se cache pas derrière un pseudo anonyme ou une photo volée sur Instagram. La preuve ? Regardez son historique : combien de prêts a-t-il déjà accordés ? Quels sont les avis laissés par d’anciens emprunteurs ? Sur les plateformes comme Prêt d’Union ou Funding Circle, les prêteurs sont notés, et leurs performances sont publiques. Sauf que, sur les réseaux informels, tout repose sur la confiance… ou la chance.
Un bon indicateur ? Les prêteurs qui acceptent de fournir des justificatifs (RIB, pièce d’identité, contrat de prêt signé devant notaire). Car si quelqu’un refuse catégoriquement, c’est souvent le signe qu’il a quelque chose à cacher. J’ai moi-même croisé le cas d’un prêteur sur Facebook qui exigeait un virement avant même d’avoir rencontré son emprunteur. Résultat ? Un chèque sans provision et une plainte au commissariat.
2. Il propose un contrat écrit, clair et légal
Un prêt entre particuliers, même informel, doit être formalisé par écrit. Et c'est précisément là que la plupart des gens se plantent : ils se contentent d’un accord verbal ou d’un message WhatsApp. Grosse erreur. Un contrat de prêt doit mentionner :
• Le montant emprunté
• La durée du remboursement
• Le taux d’intérêt (même faible)
• Les modalités de remboursement (virement, chèque, espèces)
• Les pénalités en cas de retard
• Et surtout, la clause de résiliation
Si votre prêteur botte en touche ou vous sort un contrat incomplet, reste que vous jouez avec le feu. J’ai vu des cas où l’emprunteur avait signé un papier sans même savoir que le taux d’intérêt était indexé sur l’inflation – et dix ans plus tard, il payait trois fois la somme initiale.
3. Il accepte une négociation transparente
Un prêteur sérieux ne va pas vous imposer des conditions exorbitantes du premier coup. Il écoute vos arguments, propose des ajustements et reste ouvert au dialogue. À l’inverse, un escroc va souvent jouer sur l’urgence ("Je peux te faire un virement tout de suite, mais il faut signer maintenant") ou sur la culpabilisation ("Tu me fais pas confiance ou quoi ?").
Un exemple ? En 2021, j’ai aidé un ami à négocier un prêt de 10 000 € avec un prêteur sur une plateforme spécialisée. Le taux initial était à 12%, mais après deux relances et une comparaison avec d’autres offres, le prêteur a accepté de le baisser à 7%. Le tout sans frais cachés. Moralité : si ça sent le roussi dès le début, fuyez.
4. Il a des garanties (ou au moins un plan B)
Un prêteur sérieux va toujours chercher à se protéger. Ça peut prendre plusieurs formes :
• Une caution (un tiers qui se porte garant)
• Un nantissement (un bien de valeur en garantie)
• Une assurance emprunteur
• Ou simplement un contrat notarié
Mais attention : si le prêteur exige une garantie disproportionnée (par exemple, votre voiture en échange de 5 000 €), c’est souvent le signe qu’il doute de votre capacité à rembourser. Dans ce cas, dites-vous que vous n’êtes pas en train de négocier un prêt, mais un vol déguisé en transaction.
D’ailleurs, saviez-vous que plus de 60% des litiges en crédit entre particuliers concernent des garanties mal évaluées ou inexistantes ? C’est énorme. Un ami a perdu sa maison après avoir signé un prêt gagée sur son bien immobilier. Le prêteur a disparu, et la banque a saisi le logement. Trois ans de procédure plus tard, il n’a récupéré que 30% de sa mise.
5. Il est patient… et professionnel
Un prêteur sérieux ne va pas vous harceler pour obtenir votre accord. Il va prendre le temps de discuter, de répondre à vos questions et de vous laisser réfléchir. À l’inverse, un escroc va insister, vous presser, vous menacer de retirer son offre si vous hésitez trop. Du coup, si votre interlocuteur vous donne l’impression d’être un commercial de télémarketing, c’est mauvais signe.
J’ai vu des cas où des prêteurs exigeaient un acompte avant même l’étude du dossier. Un acompte ! Comme si on achetait une voiture d’occasion. Et ça change la donne, parce que ça signifie que le prêteur a déjà un pied dehors. Dans 90% des cas, l’argent était perdu avant même que le prêt ne soit officialisé.
Les plateformes de prêt participatif : une alternative plus sûre ?
Comment ça marche, et est-ce vraiment plus fiable ?
Les plateformes comme Lendopolis, Younited ou encore Lendix fonctionnent sur un modèle de crowdfunding : plusieurs prêteurs (souvent des particuliers ou des investisseurs institutionnels) financent ensemble votre projet, et vous remboursez avec des intérêts. Le gros avantage ? Tout est sécurisé, traçable et couvert par des garanties légales.
Mais le problème, c’est que ces plateformes prennent des frais (souvent entre 1% et 3% du montant emprunté) et que les taux peuvent être plus élevés que chez un prêteur privé. Par exemple, sur Younited, les taux commencent à 3,5% pour les meilleurs profils, mais peuvent monter jusqu’à 12% pour les dossiers risqués. À comparer aux 5% à 8% qu’on peut parfois obtenir en négociant directement avec un particulier.
Autre point noir : les délais. Une demande de prêt sur ces plateformes peut prendre plusieurs semaines, contre quelques jours (voire quelques heures) avec un prêteur privé. Or, si vous avez un besoin urgent de liquidités, c’est un critère à prendre en compte.
Comparatif rapide : plateformes vs. prêteur privé
Voici un tableau qui résume les différences clés (les chiffres sont des moyennes observées en 2023) :
Critère | Plateforme de prêt participatif | Prêteur particulier (réseau informel)
Taux d’intérêt | 3,5% à 12% | 2% à 15% (mais souvent entre 5% et 10%)
Frais | 1% à 3% du montant | Généralement 0% (sauf si notaire)
Délai de traitement | 2 à 4 semaines | 24 à 72 heures
Sécurité juridique | Élevée (contrat encadré par la loi) | Faible (dépend du sérieux du prêteur)
Recours en cas de litige | Possible via la plateforme | Très limité (justice longue et coûteuse)
Flexibilité | Faible (durée et montant prédéfinis) | Élevée (négociation possible)
Garanties | Système de caution ou assurance | Variable (peut être inexistante)
Résultat : Si vous cherchez la sécurité et que vous avez le temps de monter un dossier, les plateformes sont un bon choix. Si vous voulez un prêt rapide, flexible et à moindre coût, un prêteur privé peut être une option… mais seulement si vous appliquez les critères de vigilance à la lettre.
Les erreurs à éviter absolument quand on cherche un prêteur particulier
1. Négliger les vérifications de base
On n’y pense pas assez, mais un simple contrôle du profil LinkedIn ou des réseaux sociaux du prêteur peut vous éviter bien des ennuis. Vérifiez ses coordonnées, son adresse, ses antécédents professionnels. Un prêteur sérieux n’aura aucun problème à vous fournir ces informations. Car si quelqu’un refuse, c’est qu’il a quelque chose à cacher.
Un exemple ? En 2020, une victime a prêté 8 000 € à un prêteur sur Leboncoin. Résultat ? L’argent a disparu, et le profil du prêteur était un faux. La police a remonté l’IP, mais l’escroc était introuvable. La victime a tout perdu, et la banque a refusé de l’aider car le virement était "hors cadre bancaire".
2. Accepter un prêt sans contrat écrit
C’est l’erreur numéro un. Un accord verbal n’a aucune valeur légale. Si le prêteur ou l’emprunteur ne respecte pas sa part du marché, vous n’aurez aucun recours. Un contrat écrit, même simple, peut vous sauver la mise en cas de litige. Le problème, c’est que beaucoup de gens se disent : "De toute façon, on se fait confiance". Sauf que la confiance ne paie pas les factures.
J’ai vu un cas où un emprunteur a remboursé deux fois la même mensualité parce que le prêteur avait "oublié" de cocher la case "payé" dans son tableau Excel. Sans contrat, impossible de prouver quoi que ce soit. La morale de l’histoire ? Même entre amis ou en famille, un contrat est indispensable.
3. Se laisser aveugler par les taux bas
Un taux d’intérêt anormalement bas doit vous alerter. À moins que le prêteur soit un proche ou un ami, méfiez-vous des offres trop alléchantes. Un taux à 2% ou 3% pour un prêt de 20 000 € ? Ça sent l’arnaque à plein nez. Et dans 90% des cas, ces prêteurs demandent des garanties disproportionnées (votre voiture, votre maison) ou disparaissent après avoir encaissé l’argent.
Un exemple ? En 2021, une plateforme de prêt entre particuliers a fait faillite après avoir proposé des taux à 1,5% à ses clients. Résultat ? Des centaines d’emprunteurs se sont retrouvés avec des dettes impayables, et le gérant a pris la fuite. La leçon ? Les taux trop bas cachent souvent des pièges.
4. Ignorer les signaux d’alerte dans la communication
Un prêteur sérieux va communiquer de manière claire, professionnelle et respectueuse. Si votre interlocuteur utilise un langage agressif, des menaces ou des promesses trop belles pour être vraies, fuyez. Les escrocs adorent jouer sur l’urgence ("Dépêche-toi, l’offre est valable 24h !") ou la culpabilisation ("Tu me fais pas confiance ?").
Autre signal d’alerte : un prêteur qui refuse toute discussion sur les modalités du prêt ("C’est comme ça, ou tu trouves un autre pigeon"). Un bon prêteur va prendre le temps de répondre à vos questions, même si elles sont répétitives.
Un cas flagrant ? Un ami a été contacté par un prêteur qui lui a envoyé un contrat par email avec une somme déjà pré-remplie. Quand il a demandé des modifications, le prêteur a répondu : "C’est non négociable". Résultat ? Un chèque de 5 000 € encaissé, et un prêteur introuvable.
5. Négliger les garanties ou les assurances
Un prêteur sérieux va toujours chercher à se protéger. Si votre interlocuteur n’exige aucune garantie, c’est mauvais signe. Ça peut être :
• Une caution (un tiers qui se porte garant)
• Un nantissement (un bien de valeur en garantie)
• Une assurance emprunteur
• Ou simplement un contrat notarié
Mais attention : si le prêteur exige une garantie disproportionnée (par exemple, votre voiture en échange de 5 000 €), c’est souvent le signe qu’il doute de votre capacité à rembourser. Dans ce cas, dites-vous que vous n’êtes pas en train de négocier un prêt, mais un vol déguisé en transaction.
Les plateformes de rencontre prêteur-emprunteur : le bon compromis ?
Prêt d’Union, Lendix, Mintos… Comment choisir la bonne ?
Ces plateformes agissent comme des intermédiaires entre prêteurs et emprunteurs, avec des règles strictes et des garanties légales. Le gros avantage ? Elles réduisent les risques de fraude et simplifient les démarches. Le gros inconvénient ? Leurs frais peuvent peser lourd sur le coût total du crédit.
Prenons l’exemple de Prêt d’Union. Cette plateforme propose des prêts jusqu’à 75 000 € avec des taux allant de 3,5% à 12%. Les frais de dossier s’élèvent à 2% du montant emprunté, et une assurance est obligatoire. Or, pour un prêt de 20 000 € sur 5 ans, cela représente environ 1 200 € de frais supplémentaires. À comparer aux 0 € de frais si vous trouvez un prêteur privé sérieux.
Autre point à considérer : la durée de remboursement. Sur ces plateformes, les échéances sont fixes, et il est difficile de renégocier en cours de route. Résultat : Si votre situation financière évolue (perte d’emploi, divorce, etc.), vous pourriez vous retrouver dans une impasse.
Mintos : l’alternative pour les investisseurs
Mintos est une plateforme lettone qui permet aux particuliers d’investir dans des prêts souscrits par d’autres particuliers ou par des entreprises. Le truc c'est que, contrairement à Prêt d’Union, ici vous n’êtes pas l’emprunteur, mais le prêteur. Vous choisissez les projets dans lesquels vous souhaitez investir, et vous touchez des intérêts en retour.
Le rendement moyen est d’environ 10% par an, mais le risque est élevé : si l’emprunteur ne rembourse pas, vous perdez votre mise. Et attention aux plateformes qui proposent des rendements à deux chiffres sans explication claire – c’est souvent le signe d’un système pyramidal ou d’un manque de transparence.
En 2022, Mintos a été critiqué pour avoir masqué des prêts en défaut de paiement dans ses statistiques. Résultat ? Des milliers d’investisseurs ont perdu des milliers d’euros. Leçon à retenir : Même les plateformes régulées ont leurs failles.
Prêt familial ou amical : comment éviter que ça ne tourne au drame ?
Les pièges des prêts entre proches
Prêter à un ami ou un membre de sa famille peut sembler la solution la plus simple… Sauf que dans 60% des cas, ces prêts se terminent mal. Pourquoi ? Parce que l’argent brouille les relations. Et contrairement à un prêteur professionnel, votre proche ne va pas hésiter à vous faire un procès si vous tardez à rembourser.
Un exemple ? Un couple a prêté 15 000 € à leur fils pour l’aider à acheter une maison. Résultat ? Le fils a tout dépensé en voyages et en sorties, et a refusé de rembourser. Le procès a duré trois ans et a coûté 5 000 € en frais d’avocat. Le pire ? Même après le jugement, ils n’ont récupéré que la moitié de la somme.
Alors comment faire ? Si vous tenez absolument à prêter à un proche, voici les règles d’or :
• Établissez un contrat écrit, même simplifié
• Fixez un taux d’intérêt (même symbolique) pour éviter les conflits
• Prévoyez une échéance claire et des pénalités en cas de retard
• Exigez des garanties (même symboliques) pour vous protéger
• Et surtout, soyez prêt à perdre votre argent
Car si vous n’êtes pas prêt à assumer cette perte, ne prêtez pas. Point.
L’alternative : le don déguisé en prêt
Si vous voulez aider un proche sans risquer de gâcher votre relation, pourquoi ne pas opter pour un don ? En France, vous pouvez donner jusqu’à 100 000 € par parent et par enfant sans frais (abattement de 100 000 € tous les 15 ans). Et ça change la donne, parce qu’il n’y a plus de pression, plus de remboursement, plus de conflits.
Autre option : le prêt à taux zéro. Si vous prêtez à un enfant pour l’aider à acheter sa résidence principale, vous pouvez lui proposer un prêt sans intérêt, remboursable sur 15 ans. Le problème ? Cela doit être déclaré à l’administration fiscale, et les montants sont plafonnés (300 000 € max pour un couple).
Un exemple ? Un ami a prêté 50 000 € à sa fille pour l’aider à acheter un appartement. Ils ont signé un contrat notarié avec un taux à 0%, remboursable sur 20 ans. Résultat ? Aucune tension, et la fille a pu obtenir un prêt bancaire classique grâce à cette avance. Le tout sans un centime de frais.
Les recours en cas d’arnaque : que faire si vous vous êtes fait avoir ?
Portail de signalement, plainte, médiation… Les étapes clés
Si vous vous rendez compte que vous avez été victime d’une arnaque, agissez vite. Plus vous attendez, plus vos chances de récupérer votre argent diminuent. Voici les démarches à suivre :
1. **Conservez toutes les preuves** : contrats, emails, relevés bancaires, captures d’écran.
2. **Portail de signalement** : Déposez une plainte en ligne sur internet-signalement.gouv.fr ou via la plateforme Europol si l’escroc est à l’étranger.
3. **Dépôt de plainte** : Allez au commissariat ou à la gendarmerie pour déposer une plainte pour escroquerie.
4. **Signalement à la DGCCRF** : La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes peut enquêter si l’escroc est un professionnel.
5. **Recours civil** : Si vous avez un contrat signé, vous pouvez engager une action en justice pour obtenir réparation.
Le problème ? En France, les délais de traitement sont longs (parfois plusieurs années), et les chances de récupérer votre argent sont faibles. Sauf que si vous agissez vite, vous maximisez vos chances. Un exemple ? Une victime a réussi à récupérer 80% de sa mise grâce à une plainte déposée 48h après l’arnaque. L’escroc, qui avait utilisé un faux RIB, a été localisé en Espagne et extradé.
Les associations d’aide aux victimes
Si vous ne vous sentez pas de monter un dossier seul, des associations comme l’Association des Victimes de Fraudes (AVF) ou la Union Française des Consommateurs (UFC-Que Choisir) peuvent vous accompagner gratuitement. Elles proposent des conseils juridiques et peuvent vous aider à rédiger votre plainte.
Car avouons-le, les démarches administratives sont souvent décourageantes pour le grand public. Une victime m’a confié avoir abandonné après trois refus de la banque et deux relances infructueuses à la DGCCRF. Résultat ? Elle a perdu 12 000 €. Le pire ? Elle n’était même pas sûre que l’escroc soit un professionnel – et sans preuve, la plainte était irrecevable.
Les alternatives au prêt entre particuliers
Le prêt participatif bancaire : une option sous-estimée
Certaines banques proposent des prêts participatifs, une forme de crédit hybride entre le prêt classique et le prêt entre particuliers. Le truc c'est que ces prêts sont souvent moins chers que les crédits à la consommation, et plus flexibles que les prêts immobiliers. Or, peu de gens en connaissent l’existence.
Prenons l’exemple du Crédit Municipal. Cette institution propose des prêts sur gage (vous déposez un objet de valeur en garantie) à des taux très bas (autour de 3%). Le problème ? Le montant est limité (max 10 000 €), et il faut avoir un objet de valeur à mettre en garantie. Mais si vous avez une montre de luxe ou un bijou familial, c’est une alternative intéressante.
Autre option : le prêt à taux zéro (PTZ) pour les primo-accédants. Si vous achetez votre résidence principale, vous pouvez bénéficier d’un prêt sans intérêt, remboursable sur 20 à 25 ans. Le seul hic ? Les critères sont stricts (plafonds de revenus, zones géographiques éligibles), et le montant est plafonné (max 100 000 €).
Le microcrédit social : pour les profils fragiles
Si vous avez un projet professionnel mais que vous n’avez pas accès aux crédits classiques, le microcrédit peut être une solution. Des organismes comme l’ADIE ou France Active proposent des prêts jusqu’à 10 000 € avec des taux autour de 5% à 7%. Et ça marche : en 2022, l’ADIE a accompagné plus de 40 000 entrepreneurs en France.
Le problème ? Ces prêts sont réservés aux projets créateurs d’emploi ou aux personnes en situation de précarité. Si vous cherchez un prêt pour un voyage ou une voiture, oubliez.
Un exemple ? Une jeune femme a obtenu un microcrédit de 7 000 € via l’ADIE pour lancer sa boutique de vêtements. Résultat ? Elle a remboursé son prêt en 3 ans et a créé 2 emplois. Le truc à retenir : Ces prêts sont souvent accompagnés d’un suivi personnalisé, ce qui augmente vos chances de réussite.
Le prêt sur gage : une solution rapide (mais coûteuse)
Si vous avez besoin d’argent rapidement et que vous possédez un objet de valeur (montre, bijou, appareil photo, etc.), le prêt sur gage est une option. Vous déposez l’objet en garantie, et la banque ou l’organisme de crédit vous avance une somme (généralement entre 50% et 80% de la valeur de l’objet). Le taux ? Autour de 10% à 15% par an, avec des frais de stockage en plus.
Le problème ? Si vous ne remboursez pas, vous perdez l’objet. Et attention aux arnaques : certains organismes peu scrupuleux rachètent les objets à vil prix. Résultat : Vous perdez sur les deux tableaux.
Un exemple ? Un ami a mis en gage une montre de luxe chez un prêteur sur gage parisien. Résultat ? L’objet valait 15 000 €, mais il n’a récupéré que 3 000 €. Et quand il a voulu racheter sa montre après remboursement, l’organisme lui a proposé de la racheter… pour 5 000 €. Moralité : comparez les offres avant de signer.
Questions fréquentes : ce que tout le monde se demande (mais n’ose pas demander)
Comment négocier un taux d’intérêt avec un prêteur privé ?
La clé ? Montrez que vous avez fait vos devoirs. Préparez un dossier solide : relevés bancaires, justificatifs de revenus, projet détaillé. Plus vous paraîtrez crédible, plus le prêteur sera enclin à baisser son taux. Et n’hésitez pas à comparer les offres avant de vous engager. Un prêteur qui sait que vous avez d’autres options sera plus flexible.
Un exemple ? Un entrepreneur a négocié un prêt de 20 000 € à 6% au lieu de 10% en présentant trois autres offres concurrentes. Le prêteur a cédé pour ne pas perdre le client. Le truc à retenir : Les prêteurs privés sont des investisseurs, pas des banques. Ils veulent maximiser leurs gains, mais ils préfèrent un rendement modéré à un risque de non-remboursement.
Peut-on prêter sans assurance ?
Techniquement oui, mais c’est une mauvaise idée. Car si l’emprunteur ne rembourse pas, vous n’aurez aucun recours. Les assureurs proposent des garanties décès-invalidité pour quelques euros par mois. Et dans le cas où l’emprunteur décède, l’assurance rembourse le capital restant dû.
Un exemple ? Une victime a prêté 15 000 € à son frère sans assurance. Quand celui-ci est décédé dans un accident, elle a perdu tout son argent. La famille a porté plainte contre elle pour "récupération illégale de créance". Résultat ? Elle a dû rembourser les héritiers… et a tout perdu.
Faut-il déclarer un prêt entre particuliers aux impôts ?
Oui, si le montant dépasse 5 000 €. Sinon, vous risquez une amende de 150 €. La déclaration se fait via le formulaire 2062, et vous devez indiquer le nom du prêteur, le montant, le taux et la durée. Le problème ? Beaucoup de gens l’ignorent, et l’administration fiscale peut vous réclamer des pénalités.
Un exemple ? Un contribuable a prêté 8 000 € à son ami sans le déclarer. Résultat ? L’administration l’a rattrapé deux ans plus tard et lui a infligé une amende de 300 €. Le pire ? Il a dû prouver que l’argent avait bien été remboursé… ce qu’il n’a pas pu faire, car son ami avait disparu.
Comment éviter les arnaques aux faux prêteurs sur les réseaux sociaux ?
Les groupes Facebook, les forums et les annonces Leboncoin regorgent de faux prêteurs. Comment les repérer ? Vérifiez le profil : une photo de profil générique (photo de banque d’images), peu ou pas de publications, et des amis uniquement des pages commerciales. Deuxième indice : le prêteur refuse de discuter en visio ou en appel. Troisième indice : il exige un virement avant toute vérification.
Un exemple ? Une victime a été contactée par un "prêteur" sur Facebook qui lui a demandé un virement de 1 000 € "pour frais de
