Mont Roucous, c’est fini ?
Bon, déjà, petite précision : Mont Roucous, ce n’est pas disparu. Enfin… si, un peu. La marque a été rachetée, intégrée, absorbée par un gros groupe, et du coup, elle n’est plus distribuée comme avant. Moi, je la trouvais à Carrefour, tranquille, tous les deux ou trois mois. Maintenant ? Rien. J’ai demandé à la caissière — celle avec les lunettes rondes, vous savez, super sympa — elle m’a regardé comme si je parlais d’un dinosaure. “Mont Rou… quoi ?”.
Alors voilà, on est plusieurs à se poser la question : quelle eau peut vraiment remplacer Mont Roucous ? Parce que bon, une eau, c’est pas un soda. On ne la choisit pas juste par goût. Il y a le pétillant, le sel, le calcium, le magnésium… Et surtout : le ressenti. Vous savez ce que je veux dire ? Cette sensation en bouche, ce petit truc qui fait que tu dis “ah ouais, là, c’est bon”.
Ce qu’on aimait dans Mont Roucous
Alors, moi, je vais pas me la jouer savant avec des tableaux Excel des minéraux. Mais entre nous, Mont Roucous, c’était :
- un pétillant fin, pas agressif
- un goût propre, pas métallique
- un peu de sel, juste ce qu’il faut pour rincer un bon plat épicé
- une bouteille en verre, classe, recyclable, qui faisait “sérieux” sur la table
C’est bête, hein ? Mais quand tu trouves une eau qui te va, tu t’y attaches. Un peu comme une paire de chaussettes confortables. Et là, paf, on te l’enlève.
J’ai testé plein d’autres eaux…
Alors du coup, j’ai fait mon enquête. Comme un fou. J’ai acheté de tout. J’ai fait des dégustations maison, avec ma copine Léa — celle qui fait des cocktails mais déteste le sucre. Elle est super pointue en eau pétillante. On a tout essayé : S. Pellegrino (trop italien, trop fort), Perrier (trop acide), Badoit (sympa, mais trop salée), San Pellegrino Aranciata ? Non, attends, c’est un soda ça. Bon, j’ai fait une erreur.
Puis on est tombés sur Salvetat. Ah. Là, j’ai senti un truc. Un pétillant doux, un goût minéral léger, une bouteille en verre aussi. Et surtout : pas de surprise. C’est pas flashy, mais c’est fidèle. Un peu comme un vieux jean qui tient la route.
Et la Vichy Célestin ?
Ma tante Monique — celle qui vit à Vichy, oui, celle-là même — m’a dit : “Tu devrais essayer la Célestin. C’est de l’eau de chez nous, riche en sels, bonne pour le transit.” Bon. Je l’ai prise. Je l’ai bue. C’est… costaud. Très minéral. Un peu comme si tu buvais un bain de boue liquide. Bon, exagère un peu. Mais franchement, c’est pas pareil. C’est bien, mais c’est autre chose.
Et puis, y a l’histoire du prix. Mont Roucous, c’était pas cher. Pas du tout. Genre, 0,80 € la bouteille. La Salvetat, c’est 1,30 €. La Pellegrino, 1,80 €… Du coup, tu réfléchis deux fois avant de faire ton plein.
Et si on parlait de l’eau du robinet ?
Allez, je sors le gros morceau. L’autre jour, chez mon pote Julien, à Lyon, il me sert un verre d’eau avec un appareil en inox posé sur le comptoir. “C’est un filtre Berkey”, qu’il me dit, tout fier. “L’eau est meilleure que n’importe quelle bouteille.” Je goûte. Et… ouais. C’est bon. Clair. Doux. Presque un goût de montagne. Il a même mis une rondelle de citron et des glaçons. J’étais scotché.
Alors, je sais, c’est pas pareil. Pas de pétillant. Mais bon, y a des sodastream maintenant. Moi, j’en ai acheté une — enfin, ma copine l’a achetée, mais c’est moi qui l’utilise. On fait notre eau pétillante maison, avec un peu de citron ou de concombre. C’est pas exactement Mont Roucous, mais c’est vraiment pas mal.
Et écoutez-moi bien : l’impact écologique… Bon. On en parle ? Les bouteilles en verre, c’est bien, mais le transport ? Mont Roucous venait d’Aveyron. La Salvetat, du Gard. Le camion, le carbone… Enfin bref, je me sens un peu hypocrite à chercher “la même” alors que l’eau la plus proche, c’est peut-être celle du robinet.
Et finalement…
Je vais vous dire ce que j’ai fait. Je me suis réconcilié avec la Salvetat. C’est celle qui s’en rapproche le plus, pour moi. Même bouteille, mêmes sensations. Je l’achète en promo, je la mets au frais, et parfois, je la mélange avec un filet de jus de citron vert. Pas besoin de plus.
Mais bon, je continue à chercher. Parce que l’eau, c’est pas que de l’eau. C’est un geste, une habitude, un petit confort. Et remplacer Mont Roucous, c’est un peu comme remplacer une vieille habitude par une nouvelle. Faut du temps.
Vous avez trouvé votre remplaçante, vous ? Parce que moi, j’écoute. J’ai besoin de conseils. Et tant qu’à faire… une bonne anecdote avec, tant qu’à faire.
Enfin bref. Santé.
