Le truc, c’est que la transpiration, elle pue pas toute seule
Attends, laisse-moi t’expliquer. Parce que moi aussi, j’ai cru pendant longtemps que la sueur, c’était juste de l’eau salée qui sortait par les pores. Enfin bref, que c’était naturel, donc pas censé sentir la merde. Sauf que… la sueur, toute seule, elle sent rien. Ou presque. Le vrai problème, c’est ce qui se passe après. Genre, en coulisses.
C’est là que débarquent les bactéries. Oui oui, les petites salopes qui vivent tranquillement sur ta peau. Elles adorent la sueur. Pour elles, c’est un buffet à volonté. Elles bouffent les composés organiques dans la transpiration, et en retour… elles te sortent des molécules à l’odeur douteuse. Et là, bing, ça sent le vieux fromage, le pied de sportif, ou… carrément la beuh.
Mais pourquoi la beuh, putain ?
Alors là, je me suis renseigné. Pas dans un labo, hein, mais sur des forums, des études relou, et un pote biologiste qui m’a fait un cours express au resto chinois de la rue Gambetta. Et devine quoi ? Il y a des composés dans la sueur qui ressemblent chimiquement à ceux de la marijuana. Genre, c’est pas que tu pues *la* beuh, mais que ton odeur corporelle ressemble à celle de la beuh. C’est une coïncidence moléculaire, en gros.
Les scientifiques parlent de thiols et de sulfures volatils. Des trucs chimiques pas sexy, mais qui, une fois mélangés à la sueur et aux bactéries, peuvent dégager une odeur un peu terro-terpique, tu vois ? Un peu comme l’odeur du céleri pourri, mais avec une touche de résine. Et là, ton cerveau, il fait le raccourci : « Ah, ça sent la beuh ! » Même si t’as jamais fumé.
Mon pote Mehdi, l’odeur humaine
En parlant de ça, je repense à mon pote Mehdi. Il faisait de la boxe thaï deux fois par semaine, et chaque fois qu’il arrivait au taf après l’entraînement… on pensait tous qu’il sortait d’un nuage de shit. Il jurait ses grands dieux qu’il touchait pas à ça. Et pourtant, une fois, le vigile de l’immeuble lui a demandé poliment de vider ses poches. C’était humiliant. Du coup, il a changé de déo, de savon, de tout. Rien n’y faisait. Et puis un jour, un pote lui dit : « Mehdi, t’as pas une transpiration qui sent la beuh ? » Et là, il a compris. Son corps, tout simplement, produisait ce genre de molécules. Génétique, alimentation, je sais pas. Mais c’était comme ça.
Et la weed, elle influence vraiment l’odeur ?
Alors là, c’est une autre question. Parce que bon, même si ton corps peut sentir la beuh sans en consommer… si tu fumes, ça peut empirer. Le THC, il se stocke dans les graisses, et une partie est éliminée par la sueur. Donc, oui, quand tu transpires après avoir fumé, t’expulses des traces de cannabis. Et avec ça, des composés odorants. Donc là, oui, tu pues vraiment la beuh. C’est pas juste une impression.
Je me souviens d’une soirée à Lyon, chez Camille. J’avais fumé un tout petit joint vers 19h, et à minuit, en dansant, une meuf me dit : « T’as fumé, toi ? » Je lui dis non, je suis clean. Elle me regarde, me renifle le cou, et me dit : « Franchement, t’embaumes la skunk ». J’étais mort de rire. Mais bon, elle avait raison. La sueur, elle amplifie tout. Même les odeurs résiduelles.
Et les autres facteurs ?
Parce que bon, c’est pas que la bave du crapaud ou la génétique. Il y a plein de trucs qui jouent : ton alimentation, par exemple. Le curry, l’ail, les épinards, le brocoli… tout ça, ça peut modifier ton odeur corporelle. Moi, quand je mange trop de chou-fleur, je sens le vieux sous les bras. C’est triste, mais c’est comme ça.
Et puis il y a le stress. La sueur de stress, elle est différente de la sueur de sport. Elle sort surtout des aisselles, elle est plus riche en protéines, donc les bactéries s’en régalent encore plus. Résultat : une odeur plus forte, plus complexe… et parfois, un peu
