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Japon : ces erreurs qui gâchent un voyage (et comment les éviter sans passer pour un touriste)

Pourquoi le Japon ne pardonne pas les faux pas (même involontaires)

Imaginez un pays où le silence est une langue à part entière, où un regard fuyant peut être plus poli qu’un sourire forcé, et où jeter ses déchets n’importe où équivaut à un crime de lèse-majesté. Bienvenue au Japon. La société japonaise fonctionne sur un système de codes sociaux si subtils que même les locaux commettent parfois des impairs – alors un étranger, vous pensez bien. Le truc, c’est que ces règles ne sont écrites nulle part. Elles se transmettent par l’observation, l’imitation, et surtout, par l’échec. Et c’est précisément là que ça coince.

Prenez l’exemple des transports en commun. À Tokyo, un métro bondé n’est pas une excuse pour parler fort, manger un sandwich ou même consulter son téléphone sans baisser la luminosité de l’écran. Les Japonais, eux, restent immobiles, silencieux, presque en méditation. Résultat : si vous débarquez en discutant comme dans le RER parisien, vous allez attirer tous les regards – et pas ceux, admiratifs, que vous espériez. Le problème, c’est que personne ne vous arrêtera pour vous dire "chut". On préférera souffrir en silence plutôt que de créer un conflit. D’où l’importance de connaître ces pièges avant de mettre les pieds dans le pays.

Le mythe du "bon sens" occidental qui ne s’applique pas

On a tendance à croire que la politesse est universelle. Faux. Ce qui passe pour de la courtoisie en France peut être perçu comme de l’arrogance au Japon – et inversement. Par exemple, tenir la porte à quelqu’un ? Une évidence chez nous. Là-bas, ça peut être interprété comme une insulte déguisée, surtout si la personne est plus âgée que vous. Pourquoi ? Parce que dans la culture japonaise, laisser quelqu’un passer avant soi est une marque de respect. En forçant le passage, vous brisez cette hiérarchie implicite. Autant dire que vous venez de commettre un impair sans même vous en apercevoir.

Autre exemple : refuser un cadeau. En Occident, on dit "oh, vous n’auriez pas dû" avant de l’accepter avec enthousiasme. Au Japon, refuser trois fois avant d’accepter est la norme. Si vous prenez le cadeau dès la première offre, vous passez pour un malpoli pressé. Et si vous ne le refusez pas du tout ? Vous donnez l’impression de considérer le geste comme un dû. Bref, un vrai casse-tête.

Les 5 interdits absolus dans les lieux publics (et pourquoi personne ne vous préviendra)

1. Manger en marchant : le péché capital des rues japonaises

Vous venez d’acheter un takoyaki bien chaud à un yatai d’Osaka, et l’idée de le déguster sur place vous semble absurde ? Mauvaise pioche. Manger en marchant est considéré comme extrêmement grossier au Japon, surtout dans les quartiers traditionnels. Les raisons ? D’abord, c’est une question de respect pour les autres : personne n’a envie de croiser quelqu’un qui mâche bruyamment en slalomant entre les passants. Ensuite, c’est une marque de négligence envers la nourriture elle-même. Au Japon, même un simple onigiri mérite qu’on s’arrête pour l’apprécier.

Mais le pire, c’est que cette règle s’applique même dans les gares. Vous avez un train dans cinq minutes et un bento à finir ? Trop tard. Soit vous mangez sur le quai (ce qui est toléré, mais pas idéal), soit vous attendez d’être assis dans le wagon. Et non, les distributeurs de boissons chaudes ne sont pas une excuse : boire un café en marchant, c’est tout aussi mal vu. Le seul endroit où cette règle se relâche ? Les festivals et les quartiers ultra-touristiques comme Akihabara. Là, les Japonais ferment les yeux – mais ne vous y habituez pas.

2. Parler fort dans les transports : le crime silencieux

Un coup de fil dans le Shinkansen. Une discussion animée entre amis dans le métro de Kyoto. Une vidéo YouTube écoutée sans écouteurs dans un bus de nuit. Autant de comportements qui, en France, passeraient pour de la simple incivilité. Au Japon, c’est une agression sonore. Les transports en commun sont des espaces de calme absolu, où même un chuchotement peut sembler bruyant. Et si vous pensez que les touristes sont épargnés, détrompez-vous : les Japonais sont bien trop polis pour vous le faire remarquer, mais ils le noteront.

Le record ? Une étude de 2022 a révélé que le niveau sonore moyen dans un wagon de métro tokyoïte était de 45 décibels – soit à peine plus qu’une bibliothèque. À titre de comparaison, un bus parisien tourne autour de 70-80 dB. Alors oui, si vous devez absolument parler, faites-le à voix basse, et évitez les appels téléphoniques. Et si vous éternuez ? Couvrez-vous la bouche et murmurez un "sumimasen" (désolé) discret. Parce que oui, même un éternuement peut déranger.

3. Ignorer les règles de file d’attente (même quand il n’y en a pas)

En France, une file d’attente est une ligne bien définie, souvent matérialisée par des barrières. Au Japon, c’est une entité presque mystique. Vous arrivez devant un distributeur de tickets de train ? Regardez autour de vous : les gens se placent spontanément en rang, sans qu’aucune marque au sol ne les y oblige. Et si vous tentez de doubler, préparez-vous à des regards noirs – ou pire, à un "sumimasen" murmuré avec une politesse glaciale.

Le pire endroit pour commettre cette erreur ? Les escalators. À Osaka, on se tient à gauche pour laisser passer ceux qui montent à pied. À Tokyo, c’est l’inverse : on se met à droite. Et si vous bloquez le passage en restant au milieu, vous allez vous faire bousculer – poliment, mais fermement. Autre piège : les passages piétons. Même quand le feu est rouge, les Japonais attendent sagement que le petit bonhomme passe au vert. Traverser avant, c’est s’exposer à des regards désapprobateurs – et à des klaxons si vous êtes vraiment malchanceux.

4. Se moucher en public : l’acte le plus choquant qui soit

Un rhume, un nez qui coule, et l’envie irrépressible de se moucher. Chez nous, c’est banal. Au Japon, c’est presque un acte de rébellion. Se moucher en public est considéré comme dégoûtant, voire obscène. Pourquoi ? Parce que dans la culture japonaise, les fluides corporels sont tabous. Un éternuement ? Acceptable (à condition de s’excuser). Un reniflement ? Toléré. Mais sortir un mouchoir et se vider le nez devant tout le monde ? Autant se déshabiller en pleine rue.

La solution ? Renifler discrètement, ou s’isoler dans les toilettes pour se moucher. Et si vraiment c’est trop dur à supporter, gardez un mouchoir dans votre poche et faites-le discrètement, sans le bruit de trompette qui accompagne souvent l’opération. Les Japonais, eux, préfèrent renifler toute la journée plutôt que de commettre cet impair. Un conseil : si vous êtes enrhumé, emportez des pastilles pour la gorge et un masque chirurgical – non pas pour vous protéger des autres, mais pour éviter de les déranger.

5. Toucher les gens (même pour les féliciter)

Une tape amicale sur l’épaule. Une poignée de main enthousiaste. Une bise pour dire bonjour. Autant de gestes qui, en Occident, sont des marques de convivialité. Au Japon, ce sont des intrusions dans l’espace personnel. Les Japonais ne se touchent pas – ou très peu. Même entre amis proches, les contacts physiques sont rares. Alors imaginez l’effet que peut produire un étranger qui vous serre dans ses bras sans prévenir.

Le pire ? Les enfants. Si vous voyez un enfant japonais adorable et que vous avez envie de lui caresser la tête, abstenez-vous. Toucher la tête de quelqu’un, même d’un enfant, est considéré comme très impoli, car c’est la partie la plus sacrée du corps dans la culture shintoïste. Et si un Japonais vous tend la main pour une poignée de main ? C’est déjà un effort énorme de sa part. Ne la serrez pas trop fort, et surtout, ne la prolongez pas. Une poignée de main japonaise est rapide, légère, et souvent accompagnée d’une légère inclinaison du buste.

Les pièges des repas : quand bien manger devient un casse-tête culturel

Planter ses baguettes dans le riz : le faux pas qui choque plus qu’un juron

Vous venez de finir votre bol de riz, et par réflexe, vous plantez vos baguettes dedans avant de les poser sur la table. Erreur fatale. Au Japon, planter ses baguettes (hashi) dans le riz est un geste réservé aux offrandes funéraires. C’est un symbole de mort, et le faire à table revient à souhaiter la malchance à vos hôtes. Autant dire que vous venez de gâcher l’ambiance.

La bonne façon de poser ses baguettes ? Sur le repose-baguettes (hashioki) si votre assiette en est équipée, ou en travers de votre bol, les extrémités reposant sur le bord. Et si vous devez les passer à quelqu’un ? Ne les tendez pas directement – c’est aussi un geste associé aux rites funéraires. Posez-les plutôt sur la table pour que l’autre personne les prenne elle-même. Bref, les baguettes japonaises sont un vrai champ de mines.

Verser sa propre boisson : l’erreur qui trahit votre ignorance

Vous êtes à table avec des collègues japonais, et votre verre est vide. Logiquement, vous le prenez pour vous resservir. Grave erreur. Au Japon, on ne se sert jamais soi-même. C’est aux autres de remplir votre verre, et à vous de remplir le leur. Si vous vous servez seul, vous donnez l’impression de ne pas faire confiance à vos hôtes pour s’occuper de vous. Et si personne ne vous sert ? Attendez qu’on vous propose, ou faites discrètement comprendre que vous avez soif en prenant la bouteille et en la tendant vers le verre de quelqu’un d’autre – sans verser, bien sûr.

Autre règle : quand quelqu’un vous sert, tenez votre verre à deux mains. C’est une marque de respect. Et si vous ne voulez plus boire, laissez un peu de liquide dans votre verre. Le vider complètement, c’est un signal pour qu’on vous resserve – ce qui peut être gênant si vous avez déjà trop bu. Car oui, au Japon, refuser une boisson offerte est presque aussi impoli que de se servir soi-même.

Mélanger wasabi et sauce soja : le crime culinaire qui fait frémir les chefs

Vous commandez des sushis, et par réflexe, vous mélangez le wasabi dans votre sauce soja pour obtenir une pâte verte. Stop. Tout de suite. Ce geste, pourtant courant en Occident, est considéré comme une insulte à la cuisine japonaise. Pourquoi ? Parce que le wasabi est là pour rehausser le goût du poisson, pas pour être noyé dans la sauce soja. En le mélangeant, vous masquez les saveurs subtiles du plat – et vous montrez que vous ne faites pas confiance au chef.

La bonne façon de faire ? Déposez un peu de wasabi directement sur le sushi (surtout pour le nigiri), puis trempez légèrement le poisson – et non le riz – dans la sauce soja. Et si vous n’aimez pas le wasabi ? Ne le mettez pas, tout simplement. Les chefs japonais préfèrent que vous mangiez leurs sushis sans wasabi plutôt que de les voir massacrés par une sauce trop forte.

Les temples et sanctuaires : quand le sacré devient un parcours du combattant

Prendre des photos sans autorisation : l’erreur qui peut vous coûter cher

Vous êtes devant le torii du sanctuaire Fushimi Inari, et vous sortez votre appareil photo pour immortaliser les milliers de portes rouges. Logique, non ? Sauf que dans certains temples et sanctuaires, les photos sont interdites – ou du moins, très réglementées. Prendre un cliché d’un autel, d’une statue sacrée ou même d’un moine sans permission peut être considéré comme une profanation. Et si vous vous faites prendre, les conséquences peuvent aller d’un simple rappel à l’ordre à une expulsion pure et simple.

La règle d’or ? Cherchez les panneaux indiquant "撮影禁止" (shashin kinshi – photos interdites). S’il n’y en a pas, observez les locaux : s’ils ne prennent pas de photos, suivez leur exemple. Et si vous voulez absolument un souvenir, achetez une carte postale dans la boutique du temple. C’est bien plus respectueux – et souvent, les photos officielles sont bien meilleures que les vôtres.

Se laver n’importe comment dans un onsen : le guide de survie

Un onsen, c’est le paradis. Des eaux thermales à 40°C, une vue sur les montagnes, et l’impression de renaître. Sauf que si vous ne respectez pas les règles, vous allez transformer ce moment de détente en cauchemar. Première erreur : entrer dans l’eau sans vous être lavé. Dans un onsen, on se savonne et on se rince soigneusement avant de plonger. Et non, un simple rinçage à l’eau claire ne suffit pas. Il faut utiliser le savon et le shampoing mis à disposition, et s’assurer qu’aucune trace de savon ne reste sur votre corps.

Deuxième erreur : porter un maillot de bain. Dans la plupart des onsens, les maillots sont interdits. Les Japonais se baignent nus, et si vous insistez pour garder votre maillot, vous allez attirer tous les regards. La solution ? Utiliser la petite serviette fournie pour vous couvrir en entrant dans l’eau, puis la poser sur votre tête ou sur le bord du bassin. Et si l’idée de vous déshabiller devant des inconnus vous stresse, choisissez un onsen avec des bains privés – ils sont de plus en plus nombreux, surtout dans les zones touristiques.

Monter sur les torii ou toucher les statues : le sacrilège qui choque les locaux

Vous voyez un torii magnifique, et l’envie de grimper dessus pour une photo Instagram vous démange. Résistez. Les torii sont des portes sacrées qui marquent l’entrée d’un sanctuaire shintoïste. Les toucher, et a fortiori monter dessus, est considéré comme un manque de respect envers les dieux. Même chose pour les statues de bouddhas ou de divinités : les caresser ou les embrasser pour une photo est un geste qui choque profondément.

Autre piège : les ema, ces petites plaques de bois sur lesquelles on écrit des vœux. Si vous en achetez une, écrivez votre vœu au dos, puis accrochez-la à l’endroit prévu. Ne la prenez pas en photo de trop près, et surtout, ne la touchez pas une fois qu’elle est accrochée. Ces plaques sont des offrandes aux dieux, et les manipuler après coup est mal vu. Et si vous voyez des Japonais prier devant un autel, ne les interrompez pas – même pour leur demander une photo. Attendez qu’ils aient fini leur rituel avant de les aborder.

Les cadeaux : quand l’intention ne suffit pas

Offrir un cadeau sans le présenter correctement : l’art de l’emballage

Vous avez acheté un joli cadeau pour vos hôtes japonais, et vous le leur tendez avec un grand sourire. Erreur. Au Japon, la façon de présenter un cadeau est presque aussi importante que le cadeau lui-même. D’abord, il faut l’emballer soigneusement – et si possible, dans du papier de couleur neutre (évitez le rouge, associé aux funérailles, et le noir, couleur du deuil). Ensuite, il faut le tendre à deux mains, en le présentant de manière à ce que le destinataire puisse le prendre sans avoir à le retourner.

Et surtout, ne vous attendez pas à ce qu’on ouvre le cadeau devant vous. Dans la culture japonaise, ouvrir un cadeau en présence de la personne qui l’a offert est considéré comme impoli – comme si on était pressé de voir ce qu’il y a dedans. On le pose généralement de côté pour l’ouvrir plus tard. Si on insiste pour que vous l’ouvriez tout de suite, faites-le lentement, avec des remerciements exagérés. Et si le cadeau ne plaît pas ? Personne ne vous le dira. Les Japonais souriront, remercieront, et trouveront un moyen discret de s’en débarrasser plus tard.

Choisir le mauvais cadeau : les pièges à éviter

Un couteau ? Trop agressif. Des fleurs blanches ? Réservées aux enterrements. Un parapluie ? Symbole de malchance. Offrir un cadeau au Japon, c’est comme marcher dans un champ de mines : un faux pas, et c’est l’explosion. Voici les cadeaux à éviter absolument :

Les montres : elles symbolisent le temps qui s’écoule, et donc la mort. Les objets pointus (couteaux, ciseaux) : ils "coupent" les relations. Les mouchoirs en tissu : associés aux larmes et aux adieux. Les chaussettes trouées (même pour rire) : c’est une insulte. Et les cadeaux en sets de 4 ou 9 : ces nombres sont considérés comme malchanceux (le 4 se prononce comme "mort", et le 9 comme "souffrance").

Alors que choisir ? Les options sûres : des spécialités de votre pays (un bon vin français, du chocolat belge), des produits régionaux japonais (si vous voyagez dans plusieurs villes), ou des objets utiles et neutres (un joli stylo, un carnet de qualité). Et si vous offrez de l’argent (pour un mariage ou un enterrement), glissez les billets dans une enveloppe spéciale (goshugi-bukuro) et tendez-la à deux mains. Jamais en espèces, jamais sans enveloppe.

Les transports : quand le Shinkansen devient un parcours d’obstacles

Ne pas réserver sa place dans le Shinkansen : l’erreur qui peut gâcher votre voyage

Vous arrivez à la gare de Tokyo, vous voyez un Shinkansen pour Kyoto, et vous montez sans réfléchir. Mauvaise idée. Les Shinkansen ont deux types de places : réservées (shiteiseki) et non réservées (jiyūseki). Si vous montez dans une voiture non réservée, vous risquez de devoir rester debout pendant tout le trajet – ou pire, de devoir descendre à la prochaine gare si le train est complet. Et avec des trajets qui peuvent durer jusqu’à 4 heures, c’est vite inconfortable.

La solution ? Réservez votre place à l’avance, surtout en haute saison (Golden Week, Obon, Noël). Vous pouvez le faire en ligne, dans les gares, ou même dans les konbini via les bornes de réservation. Et si vous voyagez en groupe, réservez vos places côte à côte – les voitures non réservées ne garantissent pas que vous serez assis ensemble. Autre conseil : arrivez à la gare au moins 20 minutes avant le départ. Les Shinkansen partent à l’heure, et si vous ratez le vôtre, le prochain peut être complet.

Manger n’importe quoi dans le Shinkansen : les règles tacites

Un Shinkansen, c’est comme un avion, mais en plus silencieux. Et comme dans un avion, il y a des règles tacites sur ce qu’on peut manger ou non. D’abord, évitez les aliments qui sentent fort : ramen instantané, curry, poisson grillé. Les Japonais sont très sensibles aux odeurs, et un wagon qui sent le poisson frit, c’est l’enfer. Ensuite, évitez les aliments qui font du bruit : chips, crackers, pop-corn. Le silence est d’or dans un Shinkansen, et croquer bruyamment est mal vu.

Autre piège : les boissons. Si vous buvez de l’alcool, faites-le avec modération. Un salaryman ivre qui ronfle dans le Shinkansen, c’est un classique – mais pas un exemple à suivre. Et si vous commandez un bento à bord, mangez-le rapidement. Laisser traîner des déchets sur votre tablette est considéré comme très impoli. Enfin, si vous voyagez en voiture non réservée, évitez de manger tout court. Les places non réservées sont souvent occupées par des locaux pressés, et manger là-bas donne l’impression que vous prenez vos aises alors que vous n’avez pas payé pour.

Se tromper de sortie dans le métro : le cauchemar des gares japonaises

Les gares japonaises sont des labyrinthes. À Tokyo, certaines ont plus de 200 sorties, et se tromper peut vous faire perdre 30 minutes de marche. Le pire ? Les sorties ne sont pas toujours logiques. Par exemple, à Shinjuku, la sortie "A1" peut être à l’opposé de la sortie "A2", même si elles portent le même préfixe. Et si vous sortez du mauvais côté, vous risquez de devoir traverser la gare en sens inverse, avec vos bagages et une foule de salarymen pressés.

La solution ? Avant de sortir, vérifiez sur un plan (les gares en ont toujours un près des guichets) quelle sortie est la plus proche de votre destination. Et si vous êtes perdu, cherchez les panneaux en anglais – ils sont de plus en plus nombreux, surtout dans les gares touristiques. Autre astuce : téléchargez l’appli Japan Travel by Navitime, qui vous guide sortie par sortie. Et si vraiment vous vous trompez, ne paniquez pas. Les Japonais sont très serviables, et la plupart des employés de gare parlent un peu anglais.

Les toilettes japonaises : quand la technologie devient un piège

Ne pas savoir utiliser un washlet : le guide de survie

Vous entrez dans des toilettes japonaises, et là, c’est le choc : une télécommande digne d’un vaisseau spatial, avec des boutons en japonais et des symboles incompréhensibles. Bienvenue dans le monde des washlets, ces toilettes high-tech qui font bien plus que tirer la chasse. Le problème, c’est que si vous appuyez sur le mauvais bouton, vous risquez de déclencher un jet d’eau inattendu, un séchage à l’air chaud, ou pire, une musique d’ambiance pour couvrir les bruits gênants.

Voici comment survivre : d’abord, repérez le bouton avec un symbole de vague (c’est la chasse d’eau). Ensuite, cherchez le bouton "stop" – c’est votre meilleur ami. Pour le reste, évitez de toucher aux boutons si vous n’êtes pas sûr. Et si vous voulez utiliser la fonction bidet, commencez par le mode "soft" – le mode "power" est réservé aux situations extrêmes. Autre conseil : si la toilette a un couvercle, soulevez-le avant de vous asseoir. Les Japonais le font systématiquement, et oublier cette étape peut être considéré comme malpoli.

Jeter du papier toilette dans la poubelle : l’erreur qui choque les locaux

En France, on jette souvent le papier toilette dans une poubelle à côté des WC. Au Japon, c’est une hérésie. Les toilettes japonaises sont conçues pour évacuer le papier, et le jeter dans une poubelle est considéré comme dégoûtant. Pourtant, dans certains endroits (surtout les toilettes publiques ou les vieux bâtiments), vous trouverez une petite poubelle à côté des WC. Pourquoi ? Parce que certains Japonais utilisent encore du papier toilette épais qui ne se dissout pas bien, ou parce que les toilettes sont équipées d’un système de traitement des eaux usées qui ne supporte pas le papier.

La règle ? Si la poubelle est là, utilisez-la. Sinon, jetez le papier dans les toilettes. Et si vous avez un doute, observez les locaux. S’ils jettent leur papier dans la poubelle, faites de même. Et surtout, ne jetez jamais de serviettes hygiéniques ou de tampons dans les toilettes – même si elles sont équipées d’un washlet. Ces produits doivent toujours aller à la poubelle.

Questions fréquentes : les doutes qui restent après avoir tout lu

Est-ce que je peux vraiment me faire virer d’un restaurant pour une erreur ?

Oui, mais c’est rare. La plupart des restaurants japonais, surtout ceux fréquentés par les touristes, sont très tolérants. En revanche, dans les établissements haut de gamme ou traditionnels (comme un ryokan ou un restaurant de kaiseki), les règles sont strictes. Si vous commettez un impair grave (comme planter vos baguettes dans le riz ou parler trop fort), on vous le fera comprendre discrètement – soit par un regard, soit par une remarque polie. Et si vous insistez, on peut vous demander de partir. Mais dans 99% des cas, les Japonais préféreront souffrir en silence plutôt que de créer un conflit.

Comment savoir si je dérange dans un lieu public ?

C’est tout l’art de la communication non verbale japonaise. Voici les signes qui ne trompent pas :

Les regards furtifs et répétés : si les gens vous regardent puis détournent les yeux rapidement, c’est qu’ils sont gênés par votre comportement. Les sourires crispés : un sourire japonais peut cacher de l’agacement. Si les coins de la bouche sont tendus et que les yeux ne sourient pas, c’est mauvais signe. Les soupirs : surtout dans les transports, un soupir discret est une façon polie de dire "vous me dérangez". Les déplacements : si les gens s’éloignent de vous dans un espace confiné (comme un ascenseur ou un wagon de métro), c’est qu’ils cherchent à mettre de la distance.

Et si vous avez un doute, demandez. Un simple "sumimasen, daijōbu desu ka ?" (désolé, est-ce que ça va ?) peut désamorcer une situation tendue. Les Japonais apprécient les efforts, même maladroits.

Est-ce que les Japonais détestent vraiment les touristes ?

Non, mais ils ont une relation ambivalente avec le tourisme de masse. D’un côté, le Japon a besoin des touristes pour son économie – surtout depuis la pandémie. De l’autre, certains comportements (comme les selfies dans les sanctuaires, les files d’attente désordonnées, ou les déchets laissés dans les parcs) agacent profondément. Le problème, c’est que les Japonais ne le montreront pas. Ils souriront, hocheront la tête, et continueront à être polis. Mais dans les coulisses, les réseaux sociaux japonais regorgent de posts exaspérés sur les "touristes mal élevés".

Alors non, les Japonais ne vous détestent pas. Mais ils aimeraient que vous fassiez un effort pour comprendre leur culture. Et honnêtement, c’est dans votre intérêt : un voyage au Japon est bien plus agréable quand on évite les regards désapprobateurs.

Que faire si je commets une erreur malgré tout ?

D’abord, ne paniquez pas. Les Japonais savent que les étrangers ne connaissent pas toutes les règles. Ensuite, excusez-vous. Un simple "sumimasen" (désolé) avec une légère inclinaison du buste suffit dans la plupart des cas. Si l’erreur est plus grave (comme toucher un autel sacré ou casser un objet), présentez des excuses plus formelles : "mōshiwake arimasen" (je suis vraiment désolé) avec une inclinaison plus profonde. Et si vous ne savez pas quoi faire, observez les locaux : ils vous montreront souvent comment réparer votre erreur.

Autre conseil : ne vous justifiez pas trop. Les Japonais n’aiment pas les excuses longues et détaillées. Un "sumimasen" sincère, suivi d’un changement de comportement, est bien plus efficace qu’un discours pour expliquer pourquoi vous avez fait telle ou telle chose. Et surtout, ne vous énervez pas. Même si on vous fait une remarque, gardez votre calme. Perdre son sang-froid au Japon est la pire des impolitesses.

Verdict : faut-il avoir peur de se planter au Japon ?

Non. Mais il faut être conscient que chaque geste, chaque parole, peut être interprété différemment ici. Le Japon n’est pas un pays où l’on improvise. C’est un pays où la préparation fait toute la différence – entre un voyage magique et une suite de malentendus embarrassants. Alors oui, vous allez commettre des erreurs. Tout le monde en commet. La différence, c’est que les voyageurs avertis les commettent en connaissance de cause, et savent les rattraper.

Le truc, c’est de ne pas se prendre la tête. Les Japonais ne s’attendent pas à ce que vous soyez parfait. Ils s’attendent à ce que vous fassiez un effort. Et cet effort, ils le voient. Un "arigatō gozaimasu" prononcé avec sincérité. Un petit cadeau bien choisi. Le fait de se déchausser avant d’entrer dans un temple. Ce sont ces détails qui font la différence – et qui transforment un simple voyage en une expérience inoubliable.

Alors respirez. Observez. Apprenez. Et surtout, profitez. Parce qu’au fond, le Japon est un pays bien plus indulgent qu’on ne le croit. À condition, bien sûr, de ne pas planter ses baguettes dans le riz.

💡 Points clés à retenir

  • Quels sont les choses à ne pas faire au Japon ? - 10 choses à ne pas faire au Japon :Embrasser sa fiancée en public ! ... Saisir une carte de visite d'une seule main. ...
  • Quelles sont les choses interdites au Japon ? - dix choses a ne pas faire au japonNe faites pas n'importe quoi avec vos baguettes. ... Ne mangez pas, ne buvez pas, ne fumez pas partout. ...
  • Quelles sont les choses à ne pas faire table ? - Posez vos mains sur la table et ne mettez jamais vos coudes sur la table ni vos avant-bras.
  • Quels sont les choses interdites au Japon ? - 17 Choses à Ne Surtout Jamais Faire Au JaponEmbrasser ou enlacer votre moitié en public. ... Fumer dans la rue. ...
  • Quelles sont les choses à ne pas faire sur Internet ? - 10 choses à ne jamais faire sur internetSauter la mise en place de l'identification à deux-facteurs (2FA) ...

❓ Questions fréquemment posées

1. Quels sont les choses à ne pas faire au Japon ?

10 choses à ne pas faire au Japon :
  • Embrasser sa fiancée en public ! ...
  • Saisir une carte de visite d'une seule main. ...
  • Fumer, manger dans la rue, ah ! ...
  • Arriver en retard. ...
  • Dire non. ...
  • Laisser un pourboire est embarrassant, car cela ne se fait pas…
  • Arriver les mains vides… ...
  • Ne pas respecter les files d'attente.
Plus…•27 févr. 2022

2. Quelles sont les choses interdites au Japon ?

dix choses a ne pas faire au japon
  • Ne faites pas n'importe quoi avec vos baguettes. ...
  • Ne mangez pas, ne buvez pas, ne fumez pas partout. ...
  • Ne tentez pas de vous faufiler pour éviter de faire la queue. ...
  • Ne prenez pas de photos lorsque c'est interdit. ...
  • Ne gardez pas vos chaussures dans tous les lieux.
Plus…

3. Quelles sont les choses à ne pas faire table ?

Posez vos mains sur la table et ne mettez jamais vos coudes sur la table ni vos avant-bras. Il ne faut jamais mettre vos objets sur la table : votre téléphone portable ( silencieux), votre sac, vos clés etc. Le « Bon appétit » est à bannir. C'est loin d'être un signe de politesse.24 nov. 2022

4. Quels sont les choses interdites au Japon ?

17 Choses à Ne Surtout Jamais Faire Au Japon
  • Embrasser ou enlacer votre moitié en public. ...
  • Fumer dans la rue. ...
  • Ne pas enlever vos chaussures quand vous entrez chez quelqu'un ou dans un temple. ...
  • Faire la bise ou serrer la main pour dire bonjour. ...
  • Se moucher en public.
Plus…•16 janv. 2019

5. Quelles sont les choses à ne pas faire sur Internet ?

10 choses à ne jamais faire sur internet
  • Sauter la mise en place de l'identification à deux-facteurs (2FA) ...
  • Réutiliser les mêmes mots de passe plusieurs fois. ...
  • Répondre à des quiz de personnalité de source inconnue sur les réseaux sociaux. ...
  • Partager vos informations personnelles en ligne (notamment sur les réseaux sociaux)
Plus…

6. Quelles sont les choses à ne pas faire pendant les règles ?

Réduisez la consommation de produits laitiers : ils favorisent la production de prostaglandines ; Évitez les aliments trop riches en sucre et en sel. Ils contribuent au ballonnement et à la rétention d'eau ; Pour finir, limitez votre consommation en caféine, sodas et théine : ils augmentent votre niveau de stress !

7. Quelles sont les fêtes au Japon ?

Nos 10 fêtes préférées au Japon
  • Nouvel an. Du 1er janvier (férié) jusqu'au 3 janvier : L'un des événements les plus importants de l'année. ...
  • Toka Ebisu (fête du succès en affaires) ...
  • Seijin-No-Hi. ...
  • Hinamatsuri (fête des poupées ou des petites filles) ...
  • Setsubun. ...
  • Hanami. ...
  • Komodo No Hi (fête des enfants ou des garçons) ...
  • Gion Matsuri.
Plus…Fêtes et festivals du Japon - Comptoir des voyagescomptoirdesvoyages.frhttps://www.comptoirdesvoyages.fr › guide › japon › fet...comptoirdesvoyages.frhttps://www.comptoirdesvoyages.fr › guide › japon › fet... Nos 10 fêtes préférées au Japon
  • Nouvel an. Du 1er janvier (férié) jusqu'au 3 janvier : L'un des événements les plus importants de l'année. ...
  • Toka Ebisu (fête du succès en affaires) ...
  • Seijin-No-Hi. ...
  • Hinamatsuri (fête des poupées ou des petites filles) ...
  • Setsubun. ...
  • Hanami. ...
  • Komodo No Hi (fête des enfants ou des garçons) ...
  • Gion Matsuri.
Plus…

8. Quelles sont les règles au Japon ?

Les règles de base sont la politesse, la modestie, la propreté, la ponctualité et plus généralement le respect de l'autre. Lorsque l'on rencontre quelqu'un, on doit éviter les contacts physiques, pas de bise ni de poignée de main, mais on s'incline légèrement. Une légère et rapide inclinaison de la tête suffit.

9. Quelles sont les choses que l'argent ne peut pas acheter ?

LE TALENT Bien que l'argent puisse aider à développer un talent, il ne pourra jamais acheter un talent ou une compétence. Outre le talent inné, il y a la capacité d'apprendre une compétence ou un talent; cela ne pourra jamais être acheté avec de l'argent.16 sept. 2020

10. Quelles sont les choses interdites au Maroc ?

Ce qui est interdit au Maroc
  • La vente, la détention et la consommation de stupéfiants : ces délits entraînent des peines d'emprisonnement.
  • l'importation, la détention et l'usage de bombes lacrymogène.
  • l'importation, la détention et l'usage de drones.
  • l'achat et la consommation d'alcool pendant la période du Ramadan.
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11. Quelles études faire au Japon ?

Les spécialités sont souvent dans l'économie, les sciences humaines, l'éducation et la sociologie. Les études de troisième cycle dans les universités japonaises combinent des recherches, divers projets et la rédaction du mémoire de l'étudiant. Ces établissements proposent des cursus de master et de doctorat.

12. Quelles sont les choses à ne pas dire à un homme ?

16 phrases à ne pas dire à son mec
  • « Tu es tellement mieux que mon ex » ...
  • « Si tu m'aimais vraiment tu le ferais… » ...
  • « Tu n'as qu'à aller chez ta mère si tu n'es pas content » ...
  • « Il faut qu'on parle » ...
  • « Tu es gentil 🙂 » ...
  • « Ah ! ...
  • « Je ne veux plus voir ton pote … , il me saoule »
Plus…•11 févr. 2020

13. Comment faire pour ne pas oublier les choses ?

7 tips pour arrêter d'oublier ce que vous lisez
  • Créer le bon moment pour lire. Notre jauge d'énergie mentale est limitée. ...
  • Choisir ses lectures. ...
  • S'assurer de sa compréhension. ...
  • Surligner, prendre des notes. ...
  • Des notes pour le livre et chacun de ses concepts. ...
  • Associer à des concepts déjà connus. ...
  • Adopter des outils pratiques.
  • 22 mars 2022

    14. Quelles sont les choses harâm ?

    Certaines viandes sont harâm, comme le porc, le chien, le chat, le singe, ou encore celle d'animaux halâl mais non abattus selon le rituel.

    15. Quel sont les choses à ne pas faire pendant le Ramadan ?

    Manger, boire, fumer, avoir des relations sexuelles sont interdits aux musulmans pendant la journée au cours du mois du ramadan qui a commencé vendredi 1er avril. Cette période doit être consacrée à la prière.4 avr. 2022

    16. Quel sport est le plus facile à parier ?

    Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

    17. Comment 1xBet remboursé ?

    S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

    18. Quel site remboursé le premier pari en cash ?

    On rappelle que PMU est le seul site qui rembourse encore en cash le premier pari.

    19. Qui est ZEbet ?

    ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

    20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

    L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

    21. Ou parier tabac ?

    Parier au tabac : comment ça marche ?
    • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
    • Se rendre à la borne FDJ ;
    • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
    • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
    • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

    22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

    Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

    23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

    1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

    24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

    Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

    25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

    Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.