On pourrait croire que les crashs spectaculaires font les gros titres et que les avions dangereux disparaissent rapidement. Sauf que la réalité est plus nuancée : certains modèles traînent des défauts de conception depuis des décennies, d’autres sont victimes de leur âge avancé, et quelques-uns – plus rares – cumulent les deux. Et puis, il y a ceux qu’on évite non pas par peur de mourir, mais parce qu’ils transforment un vol de trois heures en calvaire. Bref, tout dépend de ce que vous cherchez : survivre à l’atterrissage ou arriver à destination sans avoir envie de maudire l’aviation civile.
Pourquoi certains avions deviennent-ils des parias du ciel ?
Un avion n’est pas dangereux par nature. Ce qui le rend problématique, c’est souvent une combinaison de facteurs : une conception hasardeuse, une maintenance négligée, ou une utilisation en dehors des limites prévues par le constructeur. Prenez le Boeing 737 MAX, cloué au sol en 2019 après deux crashes mortels. Le problème ne venait pas d’un défaut mécanique isolé, mais d’un système de stabilisation (le MCAS) mal conçu, couplé à une formation insuffisante des pilotes et à une pression commerciale pour livrer rapidement. Résultat : 346 morts et une crise de confiance dont Boeing se remet à peine.
Mais les avions à problèmes ne se limitent pas aux scandales médiatisés. Certains modèles, comme le McDonnell Douglas MD-80, traînent une réputation de "vieillards bruyants" depuis les années 90. Leur consommation de carburant est exorbitante, leurs moteurs datent d’une époque où l’on se souciait moins de l’environnement, et leurs systèmes hydrauliques tombent en panne plus souvent qu’à leur tour. Or, ces appareils volent encore, notamment chez des compagnies low-cost ou dans des pays où la réglementation est moins stricte. Le truc, c’est que personne ne vous prévient quand vous réservez votre billet.
Les trois péchés capitaux d’un avion à risque
Si vous deviez retenir trois critères pour évaluer la fiabilité d’un appareil, ce seraient ceux-là :
1. L’âge et l’obsolescence technique. Un avion de ligne a une durée de vie théorique de 30 à 40 ans, mais passé 20 ans, les coûts de maintenance explosent. Les compagnies low-cost adorent ces vieux coucous parce qu’ils coûtent moins cher à l’achat, mais les passagers paient le prix fort en confort – et parfois en sécurité. Un exemple ? Le Boeing 767, sorti en 1981, est encore utilisé par des dizaines de compagnies. Certains exemplaires ont plus de 35 ans. À ce stade, les pièces de rechange deviennent rares, et les mécaniciens doivent parfois bricoler des solutions pour maintenir l’appareil en état de vol. (Oui, "bricoler" est le mot qui fait peur.)
2. Les défauts de conception jamais vraiment corrigés. Certains avions traînent des problèmes structurels depuis leur mise en service. Le Boeing 787 Dreamliner, pourtant récent, a connu des soucis de batteries lithium-ion qui ont provoqué des incendies en vol. Airbus n’est pas en reste : l’A380, fleuron de la compagnie, a été critiqué pour sa consommation excessive de carburant et ses coûts d’exploitation astronomiques. Le problème, c’est que ces défauts sont souvent minimisés par les constructeurs, qui préfèrent parler de "défis techniques" plutôt que d’avouer une erreur de conception.
3. La maintenance et la culture de la compagnie. Un avion bien conçu peut devenir dangereux s’il est mal entretenu. Les compagnies low-cost, qui rognent sur tout pour proposer des tarifs attractifs, sont souvent pointées du doigt. Ryanair, par exemple, a été critiquée pour ses retards chroniques et ses annulations de vols, en partie dus à une flotte vieillissante et à une maintenance parfois expéditive. Mais les grandes compagnies ne sont pas exemptes de reproches : en 2022, un Boeing 777 de United Airlines a perdu un moteur en vol à cause d’une pièce défectueuse qui n’avait pas été inspectée correctement. Heureusement, l’avion a pu atterrir sans encombre. (Cette fois.)
Les avions à éviter absolument : la liste noire des modèles problématiques
Si vous voulez minimiser les risques – et les désagréments – voici les appareils qui méritent votre méfiance. Attention, cette liste n’est pas exhaustive, et certains modèles peuvent être sûrs s’ils sont bien entretenus. Mais globalement, si vous voyez l’un de ces noms sur votre billet, réfléchissez à deux fois avant de monter à bord.
1. Le Boeing 737 MAX : le retour du fantôme
On ne présente plus le 737 MAX, cloué au sol pendant 20 mois après les crashes de Lion Air (2018) et Ethiopian Airlines (2019). Le problème venait du MCAS, un système de stabilisation conçu pour compenser le positionnement trop haut des moteurs, qui avait tendance à pousser le nez de l’avion vers le bas de manière intempestive. Les pilotes, mal formés, ne savaient pas comment désactiver le système, ce qui a conduit aux deux accidents.
Depuis, Boeing a corrigé le MCAS, et le 737 MAX a été autorisé à revoler. Mais le mal était fait : la réputation de l’appareil est durablement entachée. Et pour cause. En 2024, des rapports d’inspection ont révélé que certains MAX continuaient de présenter des défauts électriques, notamment au niveau des systèmes de détection d’incendie. Rien de catastrophique, mais assez pour que des pilotes expriment leur méfiance. (Un commandant de bord d’une grande compagnie européenne m’a confié : "Je préfère éviter de voler sur un MAX si j’ai le choix. Pas parce que je pense qu’il va s’écraser, mais parce que je n’ai pas envie de gérer un problème technique en plein vol.")
Autre point noir : le 737 MAX est conçu pour être économique, ce qui signifie des sièges plus serrés et une cabine plus étroite que sur les modèles concurrents. Si vous mesurez plus d’1,80 m, préparez-vous à souffrir. Et si vous avez peur de l’avion, sachez que le MAX a une particularité : il a tendance à tanguer plus que les autres appareils, ce qui peut donner une impression de vol instable. Bref, un avion qui cumule les défauts, même s’il n’est plus aussi dangereux qu’en 2019.
2. Le McDonnell Douglas MD-80/MD-90 : les dinosaures du ciel
Le MD-80, sorti en 1980, est l’archétype de l’avion à éviter. Bruyant, gourmand en carburant, et doté d’une cabine étroite qui donne l’impression d’être assis dans un tube métallique, il est encore utilisé par des compagnies comme Delta ou American Airlines, principalement sur des vols intérieurs aux États-Unis. Son successeur, le MD-90, n’est guère mieux : plus moderne, mais toujours aussi inconfortable.
Le vrai problème du MD-80, c’est son âge. La plupart des exemplaires en service ont plus de 30 ans, et leur maintenance coûte de plus en plus cher. En 2021, un MD-83 d’Allegiant Air a dû atterrir en urgence après qu’un moteur a pris feu. L’enquête a révélé que la compagnie avait reporté des inspections cruciales pour économiser de l’argent. Résultat : des pièces usées, des systèmes défaillants, et des passagers qui prient pour que le vol se termine sans encombre.
Et puis, il y a le bruit. Le MD-80 est équipé de moteurs JT8D, des réacteurs des années 60 qui hurlent comme des scies circulaires. Si vous avez la malchance de vous asseoir près des ailes, préparez-vous à une expérience sonore digne d’un concert de heavy metal. (Sans les bouchons d’oreille, c’est l’enfer.) Autant dire que si vous voyez "MD-80" ou "MD-90" sur votre billet, mieux vaut chercher une alternative.
3. Le Boeing 767 : le vieux sage qui montre ses limites
Le Boeing 767, sorti en 1981, est un avion solide, mais qui commence à accuser son âge. Il a été conçu à une époque où les normes de sécurité étaient moins strictes, et certains de ses systèmes – notamment les commandes de vol mécaniques – sont aujourd’hui considérés comme obsolètes. En 2022, un 767 de United Airlines a perdu un moteur en vol à cause d’une pièce défectueuse qui n’avait pas été inspectée correctement. Heureusement, l’avion a pu atterrir sans encombre, mais l’incident a rappelé que les vieux appareils nécessitent une maintenance de plus en plus rigoureuse.
Autre point faible : le 767 est gourmand en carburant. Avec la hausse des prix du kérosène, les compagnies cherchent à le remplacer par des modèles plus économes, comme l’Airbus A330neo ou le Boeing 787. Mais certains exemplaires continuent de voler, notamment chez des compagnies comme Delta ou American Airlines. Si vous devez prendre un 767, vérifiez son âge : les modèles des années 80 sont à éviter, tandis que ceux des années 2000 sont encore acceptables – à condition que la maintenance soit irréprochable.
4. L’Antonov An-124 : le géant russe, mais pas sans risques
L’Antonov An-124 est un monstre de 69 mètres de long, capable de transporter des charges de plus de 150 tonnes. Utilisé principalement pour le fret, il est aussi parfois affrété pour des vols passagers, notamment par des compagnies russes ou ukrainiennes. Le problème ? Cet avion a été conçu dans les années 80, à une époque où l’URSS privilégiait la robustesse à la sécurité.
En 2020, un An-124 de Volga-Dnepr Airlines a dû atterrir en urgence après qu’un moteur a pris feu. L’enquête a révélé que la compagnie avait négligé des inspections cruciales, et que l’avion présentait des signes de fatigue structurelle. Autre incident en 2022 : un An-124 de la compagnie ukrainienne Antonov Airlines a perdu une partie de son train d’atterrissage en vol, obligeant les pilotes à atterrir sur le ventre. Heureusement, personne n’a été blessé, mais l’incident a rappelé que ces géants du ciel ne sont pas à l’abri des pannes.
Si vous devez prendre un An-124, assurez-vous qu’il est exploité par une compagnie sérieuse, comme Volga-Dnepr ou Antonov Airlines. Évitez les opérateurs moins connus, qui peuvent rogner sur la maintenance pour réduire les coûts. Et si vous avez le choix, préférez un avion plus moderne, comme le Boeing 747-8 ou l’Airbus A380.
Les avions à éviter pour des raisons de confort (et de santé mentale)
Tous les avions dangereux ne sont pas forcément des cercueils volants. Certains sont simplement si inconfortables qu’ils transforment un vol de deux heures en cauchemar éveillé. Voici les pires coupables.
1. Le Boeing 737-700 : l’avion où tout le monde se marche dessus
Le Boeing 737-700 est une version raccourcie du 737 classique, conçue pour les vols court-courriers. Le problème ? Sa cabine est si étroite que les passagers ont l’impression d’être entassés comme des sardines. Les sièges sont serrés, les allées sont étroites, et si vous mesurez plus d’1,75 m, vos genoux seront collés au siège devant vous. (Essayez de dormir dans ces conditions.)
Mais le pire, c’est le bruit. Le 737-700 est équipé de moteurs CFM56, qui sont bruyants et vibrent beaucoup. Si vous êtes assis près des ailes, préparez-vous à un concert de grondements et de sifflements. Et si vous avez la malchance de voler avec une compagnie low-cost, comme Ryanair ou EasyJet, les sièges seront encore plus serrés, et le service minimaliste. Bref, un avion à éviter si vous tenez à votre confort – ou à votre santé mentale.
2. L’Airbus A320neo : le nouveau qui a du mal à convaincre
L’Airbus A320neo est censé être le fleuron de la flotte court-courrier d’Airbus. Plus économe en carburant, plus silencieux, et doté de sièges plus confortables que son prédécesseur, l’A320ceo. Sauf que dans la pratique, les choses ne sont pas si simples. Certains passagers se plaignent de vibrations excessives, notamment au niveau des ailes, et de bruits étranges en cabine. (Un steward d’une grande compagnie européenne m’a confié : "Les passagers nous demandent souvent si l’avion est en train de se désintégrer. On leur répond que non, mais honnêtement, on n’est pas toujours sûrs.")
Autre problème : les moteurs Pratt & Whitney PW1100G, qui équipent une partie des A320neo, ont connu des soucis de fiabilité. En 2023, plusieurs compagnies ont dû clouer au sol des appareils à cause de problèmes de compresseurs. Rien de catastrophique, mais assez pour que certains pilotes préfèrent éviter ces moteurs quand ils ont le choix.
Si vous devez prendre un A320neo, vérifiez quel type de moteur il embarque. Les CFM LEAP-1A, qui équipent l’autre version de l’avion, sont plus fiables. Et si vous avez le choix, préférez un A321neo, qui offre plus d’espace pour les jambes.
3. Le Bombardier CRJ : le bus volant
Le Bombardier CRJ est un avion régional, conçu pour les vols de moins de deux heures. Il est utilisé par des dizaines de compagnies, notamment aux États-Unis et en Europe. Le problème ? Sa cabine est si étroite que les passagers ont l’impression d’être assis dans un bus. Les sièges sont minuscules, les allées sont étroites, et si vous avez un bagage à main, préparez-vous à jouer des coudes pour le ranger.
Mais le pire, c’est le bruit. Le CRJ est équipé de moteurs General Electric CF34, qui sont bruyants et vibrent beaucoup. Si vous êtes assis près des ailes, vous aurez l’impression d’être dans une machine à laver en mode essorage. Et si vous avez la malchance de voler avec une compagnie low-cost, comme American Eagle ou Delta Connection, les sièges seront encore plus serrés, et le service minimaliste. Bref, un avion à éviter si vous tenez à votre confort – ou à vos tympans.
Les compagnies à éviter : quand l’avion n’est pas le seul problème
Un avion, même parfait, peut devenir un cauchemar s’il est exploité par une compagnie négligente. Voici les compagnies qui cumulent les retards, les annulations, et une maintenance parfois douteuse.
1. Ryanair : le low-cost qui pousse le concept à l’extrême
Ryanair est la reine du low-cost en Europe. Ses tarifs sont imbattables, mais son service est minimaliste, et sa flotte vieillissante. La compagnie utilise principalement des Boeing 737-800, des avions solides mais qui commencent à accuser leur âge. En 2022, Ryanair a été critiquée pour ses retards chroniques et ses annulations de vols, en partie dus à une maintenance parfois expéditive.
Autre problème : Ryanair a la réputation de rogner sur tout pour réduire les coûts. Les sièges sont serrés, les bagages à main sont facturés en supplément, et le service à bord est minimaliste. (Si vous voulez un verre d’eau, il faudra payer.) Et si vous avez la malchance de tomber sur un vol en retard, préparez-vous à une expérience kafkaïenne : les passagers sont entassés dans des aéroports bondés, et le personnel est souvent débordé.
Si vous devez prendre Ryanair, vérifiez l’âge de l’avion. Les 737-800 des années 2000 sont encore acceptables, mais ceux des années 90 sont à éviter. Et si vous avez le choix, préférez une compagnie comme EasyJet, qui offre un meilleur service à bord.
2. American Airlines : la grande compagnie qui a du mal à suivre
American Airlines est l’une des plus grandes compagnies aériennes au monde, mais elle a du mal à suivre la concurrence. Sa flotte est vieillissante, avec des appareils comme le Boeing 767 ou le MD-80 qui commencent à accuser leur âge. En 2022, la compagnie a été critiquée pour ses retards chroniques et ses annulations de vols, en partie dus à une maintenance parfois négligée.
Autre problème : American Airlines a la réputation de rogner sur le confort des passagers. Les sièges sont serrés, les repas sont payants, et le service à bord est minimaliste. (Si vous voulez un oreiller, il faudra payer.) Et si vous avez la malchance de tomber sur un vol en retard, préparez-vous à une attente interminable : la compagnie a du mal à gérer les perturbations.
Si vous devez prendre American Airlines, vérifiez l’âge de l’avion. Les 737-800 et les A321 sont encore acceptables, mais les 767 et les MD-80 sont à éviter. Et si vous avez le choix, préférez une compagnie comme Delta ou United, qui offrent un meilleur service à bord.
3. Aeroflot : la compagnie russe qui cumule les problèmes
Aeroflot est la compagnie nationale russe, et elle cumule les problèmes. Sa flotte est vieillissante, avec des appareils comme le Sukhoi Superjet 100, qui a connu plusieurs accidents mortels. En 2019, un Superjet s’est écrasé peu après le décollage de Moscou, tuant 41 personnes. L’enquête a révélé que l’avion présentait des défauts de conception, et que la maintenance avait été négligée.
Autre problème : Aeroflot a du mal à se procurer des pièces de rechange depuis les sanctions occidentales contre la Russie. En 2022, la compagnie a dû clouer au sol une partie de sa flotte faute de pièces détachées. Et si vous devez prendre Aeroflot, vérifiez l’âge de l’avion. Les Superjet 100 sont à éviter, et les Boeing 737-800 des années 2000 sont encore acceptables – à condition que la maintenance soit irréprochable.
Comment éviter les mauvais avions ? Les astuces des pros
Vous ne pouvez pas toujours choisir votre avion, mais vous pouvez minimiser les risques. Voici quelques astuces pour éviter les pires appareils.
1. Vérifiez l’âge de l’avion avant de réserver
L’âge d’un avion est un bon indicateur de sa fiabilité. Les appareils de moins de 10 ans sont généralement sûrs, tandis que ceux de plus de 20 ans commencent à poser problème. Pour vérifier l’âge d’un avion, utilisez des sites comme SeatGuru ou FlightAware, qui indiquent le modèle et l’année de fabrication de l’appareil.
Autre astuce : évitez les avions des années 80 et 90, qui sont souvent mal entretenus. Préférez les modèles récents, comme l’Airbus A350 ou le Boeing 787, qui offrent un meilleur confort et une meilleure fiabilité.
2. Évitez les compagnies low-cost sur les longs vols
Les compagnies low-cost sont idéales pour les vols court-courriers, mais elles deviennent problématiques sur les longs vols. Leurs avions sont souvent vieillissants, leurs sièges sont serrés, et leur service est minimaliste. Si vous devez prendre un long vol, préférez une compagnie traditionnelle, comme Air France ou Lufthansa, qui offrent un meilleur confort et une meilleure fiabilité.
Autre conseil : évitez les compagnies qui ont une mauvaise réputation en matière de maintenance. Ryanair, EasyJet et Wizz Air sont connues pour leurs retards et leurs annulations, tandis que des compagnies comme Emirates ou Singapore Airlines offrent un service irréprochable.
3. Privilégiez les avions récents et bien entretenus
Si vous avez le choix, préférez les avions récents, comme l’Airbus A350 ou le Boeing 787. Ces appareils sont plus économes en carburant, plus silencieux, et offrent un meilleur confort. Ils sont aussi plus fiables, car leurs systèmes sont plus modernes et mieux conçus.
Autre astuce : vérifiez la réputation de la compagnie. Les compagnies qui investissent dans la maintenance et la formation de leurs pilotes sont généralement plus sûres. Des sites comme AirlineRatings ou Skytrax publient des classements des compagnies les plus sûres et les plus confortables.
Questions fréquentes : tout ce que vous n’osez pas demander
Est-ce que les vieux avions sont vraiment dangereux ?
Pas forcément. Un avion bien entretenu peut voler en toute sécurité pendant des décennies. Le problème, c’est que les vieux appareils nécessitent une maintenance plus rigoureuse, et que certaines compagnies rognent sur les coûts. Si vous devez prendre un avion de plus de 20 ans, vérifiez qu’il est exploité par une compagnie sérieuse, comme Lufthansa ou Singapore Airlines.
Pourquoi les compagnies continuent-elles d’utiliser des avions problématiques ?
Parce que c’est moins cher. Un avion neuf coûte des centaines de millions de dollars, tandis qu’un appareil d’occasion peut être acheté pour une fraction de ce prix. Les compagnies low-cost, qui rognent sur tout pour proposer des tarifs attractifs, adorent ces vieux coucous. Le problème, c’est que les passagers paient le prix fort en confort – et parfois en sécurité.
Comment savoir si un avion est bien entretenu ?
Il n’y a pas de méthode infaillible, mais vous pouvez vérifier quelques indices. D’abord, regardez la réputation de la compagnie. Les compagnies qui investissent dans la maintenance et la formation de leurs pilotes sont généralement plus sûres. Ensuite, vérifiez l’âge de l’avion. Les appareils de moins de 10 ans sont généralement bien entretenus, tandis que ceux de plus de 20 ans commencent à poser problème. Enfin, utilisez des sites comme AirlineRatings ou Skytrax, qui publient des classements des compagnies les plus sûres.
Est-ce que les avions low-cost sont moins sûrs que les autres ?
Pas forcément. Les avions low-cost sont soumis aux mêmes normes de sécurité que les autres appareils. Le problème, c’est qu’ils sont souvent moins bien entretenus, et que leurs pilotes sont parfois moins expérimentés. Si vous devez prendre un avion low-cost, vérifiez l’âge de l’appareil et la réputation de la compagnie. Et si vous avez le choix, préférez une compagnie traditionnelle, qui offre un meilleur service et une meilleure fiabilité.
Verdict : quels avions faut-il vraiment éviter ?
Si vous voulez résumer en une phrase : évitez les vieux Boeing 737 MAX, les McDonnell Douglas MD-80, et les Antonov An-124. Ces appareils cumulent les défauts de conception, les problèmes de maintenance, et un confort déplorable. Mais attention, cette liste n’est pas exhaustive. Un avion bien entretenu peut être sûr même s’il a 30 ans, tandis qu’un appareil neuf peut devenir dangereux s’il est mal exploité.
Le vrai conseil, c’est de faire vos recherches avant de réserver. Vérifiez l’âge de l’avion, la réputation de la compagnie, et les avis des passagers. Et si vous avez le choix, préférez les modèles récents, comme l’Airbus A350 ou le Boeing 787, qui offrent un meilleur confort et une meilleure fiabilité.
Et surtout, n’oubliez pas : voler reste l’un des moyens de transport les plus sûrs au monde. Les accidents sont rares, et les avions sont conçus pour résister à des conditions extrêmes. Mais si vous pouvez éviter les pires appareils, autant le faire. Après tout, personne n’a envie de passer trois heures dans un tube métallique bruyant et inconfortable – surtout si c’est pour arriver en retard à destination.
Alors, la prochaine fois que vous réserverez un billet, jetez un œil au modèle de l’avion. Et si vous voyez "MD-80" ou "737 MAX", réfléchissez à deux fois avant de cliquer sur "Acheter". Votre dos – et vos nerfs – vous remercieront.
