<h1>Qui a eu le ballon d'or en 2017 ? Tout savoir sur le sacre historique de Cristiano Ronaldo</h1>
<h2>La domination incontestée du Real Madrid et de son buteur</h2>
<p>L'année 2017 a ce truc un peu fou qu'on ne retrouve plus guère aujourd'hui, une époque où les supporters frissoriaient encore devant un mano a mano légendaire. Le Real Madrid tournait à plein régime, une vraie machine à broyer la concurrence sous la coupe de Zinédine Zidane, décrochant notamment la Liga avec 93 points au compteur. Sauf que là où ça coince pour les rivaux, c'est cette obsession maladive pour la Ligue des Champions. Une deuxième couronne d'affilée en C1 avec un score sans appel de 4 à 1 en finale face à la Juventus le 3 juin 2017 à Cardiff ? Du jamais vu depuis belle lurette.</p>
<p>Au milieu de cette armada, Ronaldo a mué. Le dribbleur fou des débuts s'est effacé pour laisser place à un redoutable prédateur. Or, ce cyborg obsédé par l'efficacité ne ratait plus jamais une occasion de faire basculer un match à lui tout seul. D'où la question : est-ce que les puristes n'ont pas idéalisé le jeu léché au détriment de l'efficacité pure ? Honnêtement, c'est flou, car l'esthétique du geste s'efface parfois face à la froideur des statistiques, comme en atteste son impressionnant total de 42 buts inscrits toutes compétitions confondues sous le maillot merengue cette année-là.</p>
<h3>Le printemps décisif de la star portugaise</h3>
<p>Au printemps, la machine s'est emballée de plus belle avec une série de matches européens d'une rare violence athlétique. Sept réalisations en quarts contre le Bayern Munich, puis un triplé d'extraterrestre face à l'Atlético en demies, est-ce qu'on réalise la performance ? On n'y pense pas assez, mais martyriser des défenses de ce calibre avec une telle décontraction relève du paranormal. Et puis est intervenue la finale de Galles, scellant définitivement le destin de ce trophée doré.</p>
<h2>Les classements et le duel au sommet de l'année 2017</h2>
<p>Quand on regarde le classement final de cette édition, la domination du Real saute immédiatement aux yeux avec un score de 946 points attribués au vainqueur par le jury de journalistes. Derrière le lauréat, Lionel Messi s'adjuge la deuxième place avec 670 points, tandis que Neymar complète le podium. Sauf que les écarts racontent une année à sens unique, loin des votes serrés qu'on a pu connaître par le passé. Résultat : une consécration écrasante qui ne laisse aucune place au doute dans l'esprit des votants.</p>
<p>Le gratin mondial se bousculait derrière le trident de tête. Gianluigi Buffon, magnifique gardien de la Juventus, s'est hissé à la quatrième position grâce à une saison italienne majuscule et un parcours mémorable. À ceci près que les portiers ont toujours eu un mal fou à soulever la récompense suprême, sa présence valait déjà son pesant d'or. Luka Modrić, quant à lui, grimpait doucement mais sûrement, préfigurant son propre sacre obtenu 12 mois plus tard. Bref, la concurrence était féroce, mais la marche était trop haute pour inquiéter le <strong>cinquième sacre</strong> de la star portugaise.</p>
<h3>Pourquoi les trophées collectifs ont fait basculer le vote</h3>
<p>La grande question qui agite les plateaux télé réside toujours dans le poids des victoires en club face au talent brut. Or, cette année-là, le Real Madrid a raflé la mise sur tous les tableaux ou presque. Sauf que certains puristes rappellent que le football reste un sport collectif, ce qui légitime d'autant plus le choix de couronner le leader incontesté de la meilleure équipe de la planète. C'est là que ça coince pour les adeptes du pur spectacle individuel : le palmarès fait office de juge de paix absolu pour départager les légendes du rectangle vert.</p>
L'hégémonie madrilène et l'impact du Real dans le top 10
Au-delà de la consécration individuelle de Cristiano Ronaldo, l'année 2017 a été marquée par une domination écrasante du Real Madrid sur la scène européenne et internationale. Pour s'en convaincre, il suffit de se pencher sur le classement détaillé établi par France Football : la Maison Blanche a placé pas moins de six joueurs dans le top 20, illustrant la profondeur et la qualité exceptionnelle de son effectif.
Derrière le trio de tête indéboulonnable composé de Cristiano Ronaldo, Lionel Messi et Neymar Jr, la suite du classement met en lumière des trajectoires fascinantes. À la quatrième place, le légendaire portier italien Gianluigi Buffon a échoué au pied du podium.
Cinquième, le milieu croate Luka Modrić faisait alors figure de métronome indispensable, préfigurant son immense triomphe personnel à venir l'année suivante. Juste derrière lui, son partenaire en charnière centrale et en club, Sergio Ramos (6e), a rappelé à quel point son leadership, son mental d'acier et ses buts décisifs pesaient lourd dans les conquêtes madrilènes.
La folie française et l'éclosion de Kylian Mbappé
L'édition 2017 du Ballon d'Or restera également dans les mémoires hexagonales comme celle du grand retour en force du football français au sommet de la hiérarchie mondiale. Le fait le plus marquant de ce cru réside dans la performance XXL de Kylian Mbappé.
Alors âgé de seulement 18 ans, l'enfant de Bondy, tout juste transféré de l'AS Monaco au Paris Saint-Germain à l'été 2017 après un parcours héroïque en Ligue des champions et un titre de champion de France, s'est classé à une prodigieuse 7e place. C'était tout simplement du jamais vu : aucun joueur aussi jeune n'avait réussi à intégrer le top 10 de l'histoire du Ballon d'Or.
Il était accompagné dans ce cercle très fermé par un autre taulier tricolore, N'Golo Kanté. Le milieu de terrain infatigable de Chelsea, champion d'Angleterre et véritable poumon de sa sélection, s'est hissé à la 8e position. Cette double présence française dans le top 10 constituait une première depuis l'ère de Jean-Pierre Papin au début des années 1990, annonçant les belles heures à venir pour l'équipe de France à l'aube de la Coupe du monde 2018.
Les enseignements chiffrés et la portée historique du sacre de CR7
Pour bien mesurer l'ampleur de l'exploit réalisé par Cristiano Ronaldo en cette fin d'année 2017, quelques chiffres clés permettent de résumer l'impact de ce cinquième sacre :
L'égalisation historique : Avec 5 Ballons d'Or au compteur (2008, 2013, 2014, 2016, 2017), le Portugais égalisait enfin le record absolu détenu seul jusque-là par son grand rival, Lionel Messi.
L'écart de votes : CR7 s'est imposé largement lors du dépouillement des votes des journalistes internationaux, récoltant 276 points de plus que l'Argentin du FC Barcelone (soit environ 33 % des suffrages exprimés contre 24 %).
Le sommet du Portugal :
Grâce à cette distinction, le Portugal a rejoint l'Allemagne et les Pays-Bas au panthéon des nations comptant le plus de Ballons d'Or dans l'histoire (7 trophées au total, en y incluant ceux d'Eusébio et de Luís Figo). La fin d'un cycle en suspens : Ce sacre de 2017 marquait aussi l'avant-dernière étape du grand duop monopolisant le football mondial depuis une décennie, avant que Luka Modrić ne vienne briser leur hégémonie l'année suivante en 2018.
Le classement complet du Top 10 (2017)
Pour clore cette analyse de l'édition 2017, voici le récapitulatif officiel des dix meilleurs joueurs de la planète selon le jury de France Football :
En définitive, le Ballon d'Or 2017 n'a pas seulement récompensé le joueur le plus décisif des grands rendez-vous européens ; il a entériné la suprématie d'une génération dorée tout en entrouvrant violemment la porte aux prodiges du futur.
