Le contexte des qualifications Euro 2024 pour l'Italie
Les qualifications Euro 2024 ont débuté en mars 2023 pour l'Italie, placée dans un groupe C relevé avec l'Angleterre, l'Ukraine, la Macédoine du Nord et Malte. Les Azzurri, sous la houlette de Luciano Spalletti après le limogeage de Roberto Mancini en août 2023, ont disputé dix matches : six victoires, deux nuls et deux défaites. Avec 18 points, ils terminent seconds derrière les Anglais (26 points), forçant un barrage.
Ce format UEFA, impliquant 12 barrages pour les 16 dernières places, a piégé plusieurs cadors. L'Italie, quadruple championne d'Europe, n'avait plus raté un Euro depuis 1956, mais les blessures cumulées – comme celles de Verratti et Chiesa – et un calendrier chargé ont pesé. Historiquement, les nations italiennes excellent en phases finales, pas toujours en poules qualificatives : en 2018 et 2022, ils avaient déjà manqué les Coupes du monde.
Les statistiques UEFA soulignent une possession moyenne de 58% pour l'Italie, mais seulement 1,8 but par match. Face à Malte (0-0), l'Ukraine (0-0 et 1-3) et la Macédoine (1-1), les failles se sont creusées, rendant le barrage décisif.
Pourquoi l'Italie a-t-elle perdu le barrage décisif contre la Macédoine du Nord ?
Le 26 mars 2024 à Leipzig, l'Italie mène le match nul des barrages demi-finale 1-0 contre l'Estonie, mais chute 0-1 face à la Macédoine du Nord en finale. Aleksandar Trajkovski marque d'une frappe lointaine à la 17e minute, exploitant une erreur de marquage collectif. Spalletti aligne un 3-5-2 avec Donnarumma, Bastoni, Acerbi, mais la défense craque sur ce contre fulgurant.
En 90 minutes, l'Italie tire 22 fois (8 cadrés) contre 5 pour les Macédoniens, avec 68% de possession. Pourtant, zéro but : Retegui et Raspadori inefficaces, 0 conversion sur 10 occasions nettes selon Opta. La Macédoine, 67e au classement FIFA, défend en bloc bas et contre-attaque – tactique rodée contre les géants, comme lors de leur exploit contre l'Italie en 2017 (1-1).
Cette défaite, à domicile neutre, scelle l'élimination : premier échec en barrages pour les Azzurri depuis 2006. Les observateurs pointent un mental fragilisé post-Mondial 2022 manqué.
Les faiblesses défensives : talon d'Achille des Azzurri en 2024
La défense italienne, pilier des succès de 2020, a encaissé 7 buts en 10 matches qualificatifs, contre 4 seulement en phase de groupes Euro 2020. Bastoni et Acerbi forment un duo solide (taux d'interceptions à 2,1 par match), mais les latéraux – Di Lorenzo, Dimarco – ont perdu 32% de duels aériens, vulnérabilité exploitée par Trajkovski.
Statistiquement, l'Italie Euro 2024 concède 1,2 xG par match en déplacement, pire que l'Angleterre (0,8). Contre l'Ukraine, deux buts sur coups de franc mal dégagés rappellent les errements de 2022. Spalletti tente un passage au 4-3-3 en fin de campagne, mais sans gain : 3 clean sheets sur 10, contre 7 en 2021.
Les rotations excessives – 28 joueurs utilisés – diluent la cohésion. Résultat : une charnière poreuse qui coûte la qualification.
Manque criant d'efficacité offensive lors des qualifications
Seulement 17 buts marqués en qualifications, soit 1,7 par match, loin des 2,5 de l'Angleterre. Immobile out depuis 2022, Chiesa blessé (seulement 3 titularisations), Raspadori et Retegui totalisent 6 buts à eux deux, mais 28% de conversion seulement. Face à la Macédoine, 22 tirs pour zéro cadre décisif : un gâchis.
Le milieu, privé de Jorginho optimal, manque de créativité : Barella porte le jeu (3 assists), mais Frattesi et Tonali (suspendu puis blessé) peinent. Opta note un expected goals (xG) sous-performé de 20% sur la campagne, signe d'inefficacité clinique.
Comparé à l'Euro 2020 (10 buts en 7 matches), le fossé est abyssal. Sans buteur prolifique – Scamacca absent du groupe élargi –, l'attaque stagne.
Erreurs tactiques et instabilité en sélection : Mancini vs Spalletti
Roberto Mancini démissionne après six ans, bilan qualificatif mitigé : deux Euros, deux Mondiaux manqués. Son 4-3-3 rigide échoue contre les petits (nul Malte), forçant Spalletti à hériter d'un vestiaire divisé. Le nouveau coach italien impose un 3-4-2-1 hybride, mais seulement quatre matches pour l'ajuster avant barrages.
En barrage, substitutions tardives (Frattesi à la 62e) ne renversent rien. Taux de passes réussies chute à 82% sous pression macédonienne. Spalletti admet post-match : "On a manqué de précision dans les 30 mètres."
Instabilité chronique : 52 joueurs appelés depuis 2021, contre 28 pour la France. Ça désoriente.
Italie vs. autres géants : comparaisons chiffrées des qualifications Euro 2024
L'Angleterre domine avec 26 points, 22 buts marqués, 3 encaissés. La France, 7e groupe, finit première (22 points). L'Italie, 18 points, stagne comme le Portugal (22) mais rate le barrage. L'Allemagne, hôte, qualifiée directement malgré 16 points.
Statistiques clés : Italie 1,7 but/match vs. 2,2 Espagne ; défense 0,7 but encaissé vs. 0,4 Pays-Bas. Les Pays-Bas qualifiés via barrage (2-1 vs. Grèce) montrent qu'un réalisme supérieur suffit – eux convertissent 15% xG, Italie 11%.
Les barrages Euro 2024 éliminent aussi Norvège (Haaland 7 buts, out) et Turquie : le mental prime sur le talent brut. L'Italie paie son Euro 2020 "malédiction du tenant".
Une digression : les Macédoniens, avec un budget FIFA 20 fois inférieur, rappellent que le foot n'est pas linéaire – et un peu d'ironie dans ce triomphe underdog.
Quelles leçons tactiques pour éviter les pièges des futures qualifications ?
Première leçon : stabiliser la défense centrale autour de Bastoni-Calafiori, viser moins de 10 joueurs pivot par cycle. Deuxième : recruter un buteur clinique, genre Zaccagni ou un retour de Scamacca, pour booster xG de 25%. Troisième : roder le 3-5-2 en amicaux, tester contre blocs bas via simulations.
Erreurs courantes à bannir : rotations folles (limiter à 25 joueurs), mépris des petits (Malte coûte 2 points). Pour les qualifications Euro 2028, viser première place : ça évite 70% des risques barrages, selon stats UEFA sur 2016-2024.
Spalletti doit imposer sa patte tôt, comme Deschamps en France (cohésion sur 100+ matches).
FAQ : réponses aux questions clés sur l'absence de l'Italie à l'Euro 2024
Comment l'Italie s'est-elle préparée aux barrages Euro 2024 ?
Quatre matchs sous Spalletti : victoires contre Venezuela (2-1), Australie (1-0), mais nul Albanie (0-0). Entraînements focalisés sur possession, mais manque de sparrings forts. Blessures de Barella et Kean au pire moment handicapent.
Quelle est la probabilité de rebond pour les Azzurri en Nations League ?
En Ligue A, groupe avec France, Belgique, Israël : environ 60% de qualification quarts selon bookmakers. 12 matches d'ici 2025 pour relancer la dynamique, avec un Euro 2028 à l'horizon.
Pourquoi les grandes nations comme l'Italie ratent-elles les qualifications ?
Facteurs cumulés : 40% blessures/clés absents, 30% tactique inadaptée, 20% mental barrages. Historique : Italie 2/12 qualifications ratées depuis 1980, moyenne élite.
Conclusion : vers un renouveau italien post-Euro 2024
L'élimination de l'Italie à l'Euro 2024 expose des failles structurelles – défense permissive, attaque stérile, instabilité coach – mais n'efface pas un ADN champion. Avec Spalletti aux commandes jusqu'en 2026, priorité à la cohésion : moins d'expérimentations, plus de résultats concrets. Les barrages ont coûté cher, mais les Nations League et amicaux 2024-2025 offrent une rampe de relance. Les Azzurri reviendront plus solides ; l'histoire italienne, forgée dans l'adversité, le garantit. Vers un Euro 2028 dominé ? Les chiffres diront bientôt.

