On parle souvent des formes de visage… mais pas assez des cheveux qui filent !
Ouais. Le “mais” c’est que tes cheveux ont zéro tenue, zéro volume, et que ton brushing dure à peu près le temps de traverser la rue. Tu sors de chez le coiffeur toute fière, tu marches 200 mètres, et là — paf — tout retombe. Tu te regardes dans une vitrine et tu te dis : “Mais c’est quoi ce désastre ?”
Le visage ovale, c’est cool… mais ça ne règle rien
Alors oui, le visage ovale, c’est la forme la plus polyvalente. Tu peux tout te permettre, en théorie. Carré plongeant, frange, longueurs effilées, boucles, raie sur le côté ou au milieu — tout marche. Sauf que… tout marche si tu as du cheveu. Et quand t’en as pas, ou pas assez, bah c’est une autre histoire.
Parce que ce qu’on oublie, c’est que la coiffure, c’est pas juste une question de forme de visage. C’est aussi (surtout ?) une question de densité, de texture, de peps. Et là, mesdames, on touche du doigt la réalité : cheveux fins = manque de matière = manque de structure.
Je me souviens, il y a deux ans, j’avais décidé de tenter le carré plongeant. J’avais vu ça sur Pinterest, sur Instagram, partout. “Parfait pour les ovales”, disaient les blogs. Du coup, je fonce chez Julien, rue de Charonne, super coiffeur, hyper à l’écoute. Il me fait ça nickel. Je sors avec une coupe stylée, pleine de pep’s. Mais le lendemain matin ? Rien. Plus rien. Mes cheveux étaient tout plats, on aurait dit que j’avais dormi sous une enclume. Le plongeant, il disparaissait dans le vide. J’étais dégoûtée.
Le volume, c’est la clé — mais sans exagérer
Donc bon, après cet échec cuisant, j’ai un peu paniqué. J’ai commencé à regarder tous les tutos YouTube possibles. J’ai testé les bigoudis, la laque XXL, les texturisants, le sèche-cheveux à l’envers… Tu connais ?
Ce que j’ai compris, c’est qu’il faut jouer sur le volume, mais pas n’importe comment. Parce que si tu mets du volume partout, tu ressembles à un chou farci. Non, faut être malin. Il faut du volume là où il faut : aux racines, surtout. C’est là que ça fait la différence.
Les coupes qui partent du crâne et qui ont du relief, c’est ce qui marche le mieux. Genre les dégradés légers, pas trop marqués. Pas un effilage façon années 80, hein. Juste un petit jeu de longueurs, pour donner du mouvement. Moi, ce qui m’a sauvée, c’est une coupe au carré court, mais avec un léger dégradé sur les côtés et du volume sur le dessus. Résultat : mes cheveux tiennent mieux, et ils ont l’air plus épais.
Et la frange, alors ?
Ah, la frange… Tu sais, j’étais super tentée. J’adorais l’idée, surtout avec les visages ovales, ça peut vraiment structurer. Mais bon, avec des cheveux fins, faut pas se voiler la face : une frange droite et épaisse, c’est mort. Ça tombe tout de suite, ça fait “rideau mouillé”.
Par contre, une frange longue, légèrement dégagée, genre effilée sur les côtés… là, ça peut le faire. Elle apporte du cadre sans peser. J’ai demandé à Julien de m’en faire une, très aérée, qui part des tempes. Et franchement, c’est une révélation. Ça donne de l’ombre aux yeux, ça casse la longueur du visage, et surtout, ça ne colle pas au front. Parce que oui, les cheveux fins, ils ont vite fait de transpirer et de se plaquer. C’est moche. On dirait qu’on a couru un marathon par 40°C.
Les longueurs : faut-il couper court ?
Allez, on y va : les cheveux longs, c’est joli, c’est féminin, c’est classe. Mais avec des cheveux fins, c’est souvent une catastrophe. Plus les longueurs sont grandes, plus le poids tire vers le bas. Du coup, tout tombe, tout est plat, tout manque de vie.
Alors bon, couper court ? Pas forcément. Moi j’ai gardé mes cheveux mi-longs, mais avec un bon dégradé. Jusqu’aux épaules, mais pas en dessous. En dessous, c’est piégeux. Là, ça fait “rideau”, encore. Et tu passes ton temps à les remettre derrière les oreilles.
Par contre, si t’oses le court, vas-y avec confiance. Un carré bouclé, un petit bob texturé, un pixie bien soufflé — tout est possible. Le truc, c’est d’avoir un coiffeur qui comprend les cheveux fins. Parce que certains coupent pareil pour tout le monde, et là, tu te retrouves avec une coupe qui flotte.
Un truc que personne ne te dit : la couleur peut sauver
Attends, tu vas me dire que je dérive… mais non. La couleur, ça change tout. Sérieusement. Un léger jeu de mèches, surtout en racine ou sur les longueurs, ça crée de la profondeur. Et la profondeur, ça donne de l’illusion de volume.
Je suis passée du châtain foncé uniforme à un balayage très naturel, avec des reflets châtain clair et miel. Résultat ? Mes cheveux ont l’air plus épais. Même ma mère a dit : “T’as pris du volume ?” Alors que non, c’est juste la lumière qui joue.
Bon, faut pas abuser non plus. Un ombré trop marqué, c’est ringard. Et si t’as les cheveux ultra fins, la coloration agressive, c’est risqué. Mais un petit relooking de couleur, fait par un pro, ça peut vraiment faire la différence.
Et le soin, tu y penses ?
Parce que bon, on parle coiffure, mais si t’oublies le soin, t’es foutue. Cheveux fins, c’est souvent cheveux fragiles. Et quand ils sont fragiles, ils cassent, ils ont l’air encore plus fins.
Moi, j’ai arrêté les shampoings trop agressifs. J’utilise un shampoing doux, sans sulfate, et je fais un masque une fois par semaine. Un truc avec de la kératine ou de la protéine de soie. Et surtout, j’évite de trop les frotter avec la serviette. Je les presse, je les laisse sécher à l’air libre quand je peux.
Et le sèche-cheveux ? J’ai investi dans un bon, avec diffuseur. Je ne le mets jamais trop près, et j’utilise une protection thermique. Parce que bon, si t’abîmes encore plus, tu repars à zéro.
Et si on parlait du mental, un peu ?
Parce que tu sais quoi ? J’ai longtemps eu honte de mes cheveux fins. J’ai cru que j’étais moche avec ça. J’ai envie de dire aux filles : arrêtez de vous comparer aux cheveux de rêve des pubs. Ceux qui flottent au vent pendant trois minutes alors qu’ils sont fixés avec 5 produits et un coiffeur derrière.
Ton visage ovale, c’est un atout. Tes cheveux fins, c’est une contrainte, pas une fatalité. Avec la bonne coupe, le bon soin, un peu d’astuce, tu peux avoir une tête canon. Pas parfaite, non. Mais vivante. Naturelle. Toi.
La preuve : hier, je suis allée boire un verre avec Camille, tu sais, celle qui a toujours les cheveux super longs et épais. Elle m’a dit : “Mais sérieux, j’aimerais bien avoir ta coupe. T’as l’air tellement plus libre.” Et là, j’ai compris. C’est pas la quantité qui compte. C’est le style.
Alors, quelle coiffure pour un visage ovale et des cheveux fins ? Celle qui te donne confiance. Celle qui te fait sourire dans le miroir. Celle qui dit : “Je suis là, j’existe, et j’ai la classe.” Même si mes cheveux tiennent à peine debout.
