Une définition... pas si simple qu’elle en a l’air
Origine du mot et sens premier
Le mot “chouchou” vient du redoublement affectif de “chou” — une manière enfantine ou tendre de parler à quelqu’un qu’on aime bien. Genre “mon petit chou”, “ma choupette”, tu vois le délire. C’est devenu avec le temps un surnom universel.
Mais “chouchou” désigne aussi la personne favorite, souvent dans un contexte scolaire. Genre “le chouchou de la prof”. Et puis y'a le fameux accessoire pour cheveux, revenu en force depuis les années 90 (oui oui, les scrunchies).
Le chouchou à l’école : un rôle pas toujours facile
Être le préféré... et le payer cher
Quand j’étais en 5e, y’avait un gars, Théo, qui avait toutes les faveurs de Mme Doucet, prof de maths. Il participait, il avait toujours des 18, il portait des chemises (?? à 12 ans !). Bref, c’était son chouchou. Résultat : il s’est fait charrier toute l’année. “Théo le fayot”, “le fiston de la prof”... C’était pas méchant, mais pas cool non plus.
Être le chouchou, ça attire autant les regards admiratifs que les jalousies. Et c’est pas toujours volontaire ! Des fois, t’as juste une tête qui revient bien au prof — et boum, t’es catalogué.
Un statut ambivalent
D’un côté, être le chouchou, c’est avoir des avantages : un peu plus de patience, quelques points de bonus, une indulgence “discrète”. Mais à long terme, ça peut créer des tensions, de l’isolement. Bref, c’est un statut à double tranchant.
Le chouchou dans la famille : entre tendresse et rivalité
L’enfant préféré, mythe ou réalité ?
Toutes les familles jurent qu’elles n’ont pas de préféré... mais on sait bien que parfois, un enfant capte un peu plus l’attention, pour plein de raisons. Plus calme ? Plus drôle ? Plus “réussi” ? C’est pas forcément voulu, mais ça se sent.
Ma cousine Léa, par exemple, était clairement la chouchoute de mamie. Dès qu’on arrivait chez elle, c’était “tiens, j’ai fait ton gâteau préféré”, “regarde le collier que j’ai gardé pour toi”. Nous, on avait droit à des bonbons périmés (j’exagère… mais à peine).
Ce que ça crée chez les autres
Quand t’es pas le chouchou, tu peux avoir l’impression de devoir “mériter” ton affection. Et quand tu l’es, tu peux culpabiliser (ou en abuser, soyons honnêtes). Le mieux, c’est d’en parler ouvertement, mais bon... dans beaucoup de familles, ça reste un sujet tabou.
Le chouchou comme accessoire : retour d’un objet culte
Le scrunchie des années 90
Tu te souviens des chouchous en velours rose fluo ? On en avait toutes dans les cheveux, autour du poignet, dans le sac… Puis c’est devenu has been. Et là, paf : retour en grâce, surtout avec la mode vintage qui cartonne depuis 5-6 ans.
Y’a même des marques de luxe qui en sortent maintenant. J’en ai vu un à 45€ (oui, un élastique avec du tissu autour — faut pas déconner).
Pratique et stylé
Mais bon, faut reconnaître que c’est moins agressif pour les cheveux que les élastiques classiques. Et puis c’est stylé, quand c’est bien choisi. Un petit chouchou en soie assorti à ta tenue ? Classe sans effort.
Alors, c’est quoi le chouchou, au fond ?
C’est un mot simple, mais avec plein de couches. Le chouchou, c’est :
Une personne préférée, parfois adorée, parfois détestée.
Un objet mode revenu des 90’s.
Un surnom affectueux qui fait sourire.
C’est doux, c’est subjectif, c’est un peu injuste parfois. Mais c’est surtout humain. Que tu sois le chouchou de quelqu’un — ou pas — t’inquiète : t’as forcément une place unique chez quelqu’un d’autre. Et ça, c’est encore mieux.

