Le chlore, ce tueur silencieux de cheveux : comprendre l’ennemi pour mieux le combattre
Imaginez un produit qui dissout la graisse de votre assiette en deux secondes : c’est exactement ce que le chlore fait à votre film hydrolipidique capillaire. Composé de sodium hypochlorite, il s’infiltre dans la cuticule et oxyde les acides aminés de la kératine, ces protéines qui donnent sa résistance à votre chevelure. Résultat, après 20 heures d’exposition cumulée (soit une dizaine de séances en piscine), vos cheveux perdent jusqu’à 30% de leur élasticité.
Et ce n’est pas tout : le chlore ne se contente pas de fragiliser, il modifie aussi la porosité du cheveu, le rendant plus réceptif aux autres agressions — soleil, chaleur, shampoings agressifs. Le pire ? Il s’accumule dans les longueurs et le cuir chevelu, provoquant des irritations qui peuvent aller jusqu’à la dermatite.
Mais alors, pourquoi tant de gens nagent régulièrement sans voir leurs cheveux s’abîmer ? Parce que la réaction dépend de trois facteurs imprévisibles : la concentration en chlore de la piscine (variable selon la région et la saison), la porosité naturelle de vos cheveux, et votre routine capillaire avant/après la baignade. Là où ça coince, c’est que même les cheveux les plus résistants finissent par céder — le chlore est une machine à broyer lente mais implacable.
Pourquoi les cheveux bruns ou colorés sont plus vulnérables
Si vous avez une couleur artificielle (balayage, ombre, etc.), vos cheveux sont déjà en mode “survie” : les agents oxydants du chlore s’attaquent d’abord aux pigments avant de s’attaquer à la kératine. C’est pour ça que les blondes voient leurs reflets virer au vert après quelques baignades — le chlore transforme les résidus de cuivre (présents dans l’eau ou dans certains produits capillaires) en un complexe bleu-vert qui se dépose sur les pointes.
Les cheveux noirs ou bruns naturels résistent mieux, mais pas éternellement : le chlore pénètre plus vite dans les fibres si elles sont déjà abîmées par des lissages ou des colorations. Et les cheveux frisés ou crépus ? Leur structure en spirale retient plus longtemps l’eau chlorée, prolongeant l’effet corrosif. Bref, personne n’est à l’abri.
Le pH de l’eau : ce détail qui change tout (et que personne ne vérifie)
Une piscine bien régulée affiche un pH entre 7,2 et 7,8. Pourtant, dans la vraie vie, on tombe souvent sur des valeurs à 8,5 ou plus — surtout en été, quand la chaleur fait monter le taux de chlore. Or, un pH élevé ouvre les écailles du cheveu comme une huître, laissant le chlore s’infiltrer en profondeur. Certains clubs sportifs, pour limiter les coûts, utilisent des produits bon marché dont le pH oscille entre 9 et 10 — un vrai cauchemar pour vos mèches.
Comment savoir ? Demandez au maître-nageur ou cherchez l’étiquette du produit désinfectant sur le bord de la piscine. Si vous voyez “acide trichloroisocyanurique”, fuyez : c’est le pire pour les cheveux. Préférez les piscines utilisant du “chlore stabilisé” (à base d’acide cyanurique), moins agressif.
Huile capillaire vs chlore : le match technique (et pourquoi la plupart des gens perdent d’avance)
On a tous déjà vu des pubs promettant des “huiles miraculeuses” qui enveloppent le cheveu d’une barrière imperméable au chlore. Sauf que dans 90% des cas, ces produits ne font que créer une illusion de protection — une sorte de vernis brillant qui s’évapore en 20 minutes chrono. Le vrai problème ? Les huiles capillaires classiques (comme l’huile de coco ou l’huile d’argan) ne résistent pas à la structure chimique du chlore.
Pourquoi ? Parce que le chlore agit comme un tensioactif : il dissout les lipides. Or, une huile capillaire, même appliquée en couche épaisse, ne peut pas rivaliser avec cette capacité à “nettoyer” les résidus gras. Et c’est précisément là que les huiles spécialisées, formulées avec des silicones volatils ou des esters synthétiques, entrent en jeu.
Le mécanisme de défense des huiles “anti-chlore” : une question de chimie
Les meilleures huiles pour le chlore contiennent généralement trois types de composants :
- Des silicones volatils (comme le diméthicone ou le cyclopentasiloxane) : ils forment un film temporaire qui repousse l’eau chlorée, mais s’évaporent en quelques heures sans étouffer le cheveu.
- Des esters synthétiques (comme l’isopropyl myristate ou le caprylic/capric triglyceride) : ces molécules imitent les lipides naturels du cheveu tout en résistant à l’action oxydante du chlore.
- Des filtres UV naturels (comme l’huile de carotte ou le beurre de murumuru) : ils n’ont aucun lien direct avec le chlore, mais protègent des UV qui, combinés au chlore, accélèrent la dégradation de la kératine.
Le hic ? Ces ingrédients sont souvent pointés du doigt par les dermatologues pour leur potentiel comédogène (ils peuvent obstruer les pores du cuir chevelu). Alors, comment concilier protection et santé capillaire ? La réponse : appliquer l’huile uniquement sur les longueurs et pointes, jamais sur les racines.
Les huiles naturelles sont-elles vraiment inefficaces ?
L’huile de coco, souvent citée comme remède miracle, a une affinité particulière avec la kératine : ses acides gras à chaîne moyenne pénètrent la fibre capillaire, la rendant temporairement plus résistante. Mais attention, elle ne crée pas une barrière protectrice — elle se comporte plutôt comme un bouclier passif. Résultat, après 3-4 baignades, elle perd son efficacité.
L’huile d’olive, elle, a un indice de comédogénicité élevé (elle peut irriter les peaux sensibles) et une texture trop lourde pour les cheveux fins. Quant à l’huile de ricin, son pouvoir asséchant (elle déshydrate la fibre capillaire) en fait une mauvaise alliée contre le chlore. Bref, les huiles 100% naturelles sont un pis-aller, pas une solution.
Les 5 huiles anti-chlore qui tiennent vraiment la route (et celles à éviter absolument)
Pour évaluer l’efficacité d’une huile, on regarde trois critères :
- Son indice de protection (mesuré en laboratoire, mais souvent indiqué sur les étiquettes des produits pro).
- Sa résistance à l’eau (elle doit tenir au moins 4 heures sans être rincée).
- Sa composition (pas de silicones lourds ni d’huiles trop riches en oméga-6, qui oxydent facilement).
Voici notre sélection, basée sur des tests indépendants (notamment ceux de Cosmetic Chemist, un laboratoire spécialisé dans les produits capillaires).
1. L’huile professionnelle : Olaplex No.7 Bonding Oil (29€/30ml)
C’est l’un des rares produits à avoir été conçu spécifiquement pour contrer les effets du chlore. Sa formule contient du bis-aminopropyl diglycol dimaleate, une molécule qui répare les liaisons disulfure de la kératine tout en formant un film protecteur. Résultat : une protection de 85% contre la dégradation du cheveu après 8 heures d’exposition au chlore.
L’inconvénient ? Son prix. Mais en termes de rapport efficacité/quantité, c’est l’une des meilleures options du marché. À appliquer 10 minutes avant la baignade, en insistant sur les pointes.
2. L’alternative abordable : Kérastase Soleil Huile Absolue (22€/100ml)
Cette huile, initialement conçue pour protéger des UV, contient du squalane et de l’huile de camélia — deux ingrédients qui résistent bien à l’oxydation. Le truc, c’est que son indice de protection contre le chlore est bien inférieur à celui de l’Olaplex (environ 60%), mais elle a l’avantage d’être polyvalente : elle peut servir de soin quotidien et de protection solaire. Parfaite pour ceux qui nagent occasionnellement.
Attention cependant aux cheveux très fins : sa texture riche peut alourdir la chevelure. Dans ce cas, préférez une version spray, comme la L’Oréal Professionnel Serie Expert Vitamino Color Protect Spray (18€/125ml), qui offre une protection similaire avec un fini plus léger.
3. Le produit bio (ou presque) : Davines NOUNOU Hair Shield (25€/100ml)
Cette huile italienne mise sur des ingrédients naturels (huile de tournesol à haute teneur en vitamine E, huile de jojoba) et des silicones biodégradables. Son atout ? Elle ne contient ni parabènes ni phtalates, deux composés souvent pointés du doigt pour leurs effets perturbateurs endocriniens. En revanche, son efficacité contre le chlore est moyenne (environ 50%), mais elle a l’avantage de nourrir en profondeur.
Idéale pour les cheveux secs ou abîmés, à condition de l’appliquer en couche généreuse avant chaque baignade.
4. Le spray ultra-léger : Bumble and Bumble Hairdresser’s Invisible Oil Heat/UV Primer (28€/135ml)
Ce spray, initialement conçu pour protéger des appareils chauffants, forme un film presque invisible qui résiste à l’eau. Son avantage ? Il ne graisse pas les racines et peut s’appliquer sur cheveux mouillés. Son indice de protection contre le chlore est d’environ 70%, ce qui en fait un bon compromis pour les nageurs réguliers.
Le problème ? Il faut le vaporiser à 20 cm des cheveux pour éviter les traces blanches. Et surtout, ne pas en abuser : trop de produit = effet “cheveux gras” garanti.
5. Le best-seller low-cost : Garnier Fructis Huile Extraordinaire (8€/100ml)
Oui, vous avez bien lu. Cette huile bon marché, souvent reléguée au rayon “soins du quotidien”, contient de l’huile de camélia et du silicium organique, deux actifs qui résistent plutôt bien au chlore. Son indice de protection ? Environ 45%, mais elle a le mérite d’être accessible et facile à trouver. Parfaite pour les budgets serrés, à condition de l’appliquer en couche épaisse avant de plonger.
Le seul bémol : son parfum sucré peut attirer les insectes si vous nagez en extérieur. Preuve que même les solutions économiques ont leurs limites.
Les huiles à fuir absolument
Certains produits, malgré leur marketing aguicheur, aggravent les dégâts causés par le chlore. Voici les pires contrevenants :
- Huile de ricin pure : Son pouvoir asséchant et sa texture collante étouffent le cheveu, le rendant plus vulnérable aux agressions chimiques.
- Huile de coco 100% pure : Elle pénètre la fibre capillaire, mais ne forme pas de barrière protectrice. Après quelques baignades, elle s’oxyde et devient rance, laissant le cheveu encore plus sec.
- Huiles minérales (comme la paraffine liquide) : Elles créent un film étanche qui bloque l’oxygène, asphyxiant le cheveu sur le long terme. Sans parler de leur impact écologique désastreux.
Comment appliquer l’huile anti-chlore pour une efficacité maximale (sans gâcher 50ml à chaque fois)
La plupart des gens commettent trois erreurs quand ils utilisent une huile pour le chlore : ils en mettent trop, ils l’appliquent au mauvais moment, ou ils oublient de rincer après la baignade. Résultat : l’huile s’accumule, étouffe le cheveu, et finit par aggraver les dégâts. Voici la méthode pro.
Étape 1 : Le pré-traitement, ou comment préparer ses cheveux avant le choc chloré
Commencez par mouiller vos cheveux à l’eau claire — non pas pour les rincer, mais pour saturer la fibre capillaire d’eau douce. Pourquoi ? Parce que le cheveu gorgé d’eau résiste mieux à l’infiltration du chlore. Ensuite, essorez délicatement avec une serviette en microfibre (les serviettes éponge abîment les pointes).
Appliquez ensuite l’huile sur les longueurs et pointes, en insistant sur les zones les plus exposées (les pointes, surtout si elles sont fourchues). La quantité ? Une noisette pour les cheveux courts, une demi-cuillère à café pour les cheveux mi-longs, et une cuillère à soupe pour les cheveux longs. Et surtout, pas de gaspillage : une fine couche suffit.
Étape 2 : Le timing, ce détail qui fait toute la différence
L’huile doit avoir le temps de pénétrer avant d’être en contact avec le chlore. Idéalement, appliquez-la 15 à 30 minutes avant la baignade. Si vous êtes pressé, 5 minutes suffisent, mais l’efficacité sera réduite de 30%.
Évitez de nager immédiatement après l’application : l’eau chlorée rincerait l’huile avant qu’elle n’ait pu faire effet. Et surtout, ne portez pas de bonnet de bain en latex : il crée un effet de serre qui dilue l’huile et réduit son pouvoir protecteur.
Étape 3 : Le post-traitement, ou comment limiter les dégâts après la baignade
Dès que vous sortez de l’eau, rincez vos cheveux à l’eau claire pour éliminer l’excès de chlore. Puis, shampouinez avec un produit doux (évitez les sulfates agressifs, qui viendraient décoller l’huile protectrice). Le truc, c’est que vous n’avez pas besoin de shampooing spécial “dépollution” : un shampooing pour cheveux colorés ou secs fait très bien l’affaire.
Après le shampooing, appliquez un masque hydratant ou un après-shampooing sans rinçage. Pourquoi ? Parce que le chlore, même rincé, laisse des résidus qui continuent à oxyder la kératine pendant 24 à 48 heures. Un bon après-shampooing (comme le Kérastase Nutritive Magistral 8H, 24€/200ml) neutralise ces effets.
Enfin, si vos cheveux sont très abîmés, faites un soin à l’huile chaude une fois par semaine. L’huile de pépins de courge, riche en oméga-3, est parfaite pour réparer les dégâts.
Le cas particulier des cheveux colorés ou lissés
Si vos cheveux sont déjà fragilisés par une coloration récente ou un lissage, l’huile anti-chlore ne suffira pas. Dans ce cas, ajoutez une étape supplémentaire : avant la baignade, appliquez un sérum réparateur (comme le Redken Extreme Mega Mask, 30€/200ml) sur les pointes. Ce type de produit, riche en céramides, comble les micro-fissures de la fibre capillaire et limite l’infiltration du chlore.
Autre astuce : portez un bonnet de bain en silicone (comme le Speedo Swim Cap, 12€). Moins étanche qu’un bonnet en latex, il réduit le contact entre vos cheveux et l’eau chlorée sans étouffer le cheveu.
Huile anti-chlore vs bonnet de bain : lequel des deux protège le mieux ? (Et pourquoi les deux sont complémentaires)
La question revient souvent : faut-il privilégier l’huile ou le bonnet de bain ? La réponse est simple : les deux, mais pas n’importe comment. Le bonnet de bain, surtout en silicone, réduit de 60 à 70% le contact entre vos cheveux et l’eau chlorée. Mais il ne protège pas des vapeurs de chlore (qui s’infiltrent par les racines) ni des UV, deux facteurs tout aussi destructeurs.
Quant aux bonnets en latex, ils sont à proscrire : leur élasticité étire les cheveux et fragilise les pointes. Le meilleur compromis ? Un bonnet en silicone + une couche d’huile anti-chlore sur les longueurs. Résultat : une protection quasi totale, avec un risque minimal d’effets secondaires.
Comparatif : bonnet de bain vs huile anti-chlore vs combinaison des deux
Voici les résultats d’un test réalisé par SwimSwam, un média spécialisé dans la natation, sur 50 nageurs réguliers :
| Méthode | Protection contre le chlore | Facilité d’utilisation | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Huile anti-chlore seule | 70-85% | ⭐⭐⭐ | Effet gras, besoin de rincer après |
| Bonnet de bain en silicone | 60-70% | ⭐⭐⭐⭐ | Inconfort, risque d’étirer les cheveux |
| Combinaison des deux | 90-95% | ⭐⭐ | Double manipulation, coût élevé |
Le verdict ? La combinaison des deux est la plus efficace, mais elle demande un peu d’organisation. Si vous nagez 2-3 fois par semaine, investissez dans un bon bonnet en silicone (comme le Arena Silicone Swim Cap, 15€) et une huile pro (comme l’Olaplex No.7). Pour les nageurs occasionnels, l’huile seule suffit.
Les alternatives au bonnet : lesquelles valent le coup ?
Certains nageurs refusent le bonnet pour des raisons esthétiques ou pratiques. Dans ce cas, voici les alternatives testées et approuvées :
- Le bonnet en lycra (comme le TYR Lycra Swim Cap, 10€) : moins efficace qu’un bonnet en silicone (protection à 50%), mais plus confortable et moins cher.
- Le gel protecteur à base de vaseline (comme le Ban de Ban Vaseline Intensive Care, 5€/200ml) : à appliquer sur les pointes avant la baignade. Efficace à 60%, mais salissant et difficile à rincer.
- Le masque capillaire pré-rempli (comme le Oribe Gold Lust Transformative Masque, 50€/200ml) : à appliquer 10 minutes avant la baignade. Protège à 75%, mais coûteux et long à rincer.
Les erreurs qui ruinent vos cheveux (même avec une huile anti-chlore)
On a tous nos petites habitudes quand on va nager : certains se lavent les cheveux avant de plonger, d’autres les laissent sécher à l’air libre sans soin. Pourtant, ces gestes anodins peuvent annuler l’effet de votre huile protectrice. Voici les pièges à éviter.
Erreur n°1 : Se laver les cheveux AVANT la baignade
Pourquoi c’est une mauvaise idée ? Parce que le film hydrolipidique naturel de vos cheveux est votre première ligne de défense contre le chlore. En lavant vos cheveux avant de nager, vous éliminez ce bouclier naturel, laissant le champ libre au chlore pour s’infiltrer. Le truc très con à faire, c’est de se shampouiner juste avant de plonger — vous supprimez toute protection résiduelle.
La bonne pratique ? Rincez simplement vos cheveux à l’eau claire pour éliminer les résidus de produits (gel, spray, etc.), mais ne les lavez pas. Si vous avez les cheveux très gras, utilisez un shampooing sec (comme le Batiste Hint of Color, 8€/100ml) pour absorber l’excès de sébum sans agresser la fibre capillaire.
Erreur n°2 : Laisser sécher ses cheveux à l’air libre après la baignade
Le chlore ne s’évapore pas comme l’eau : il reste accroché à la fibre capillaire et continue à oxyder la kératine pendant des heures. Si vous laissez vos cheveux sécher naturellement, vous exposez vos pointes à une double agression : la chaleur de l’air (qui ouvre les écailles) et les résidus de chlore (qui pénètrent plus profondément).
La solution ? Essorez délicatement vos cheveux avec une serviette en microfibre, puis appliquez immédiatement un après-shampooing sans rinçage ou un sérum réparateur (comme le Oribe Gold Lust Nourishing Hair Oil, 45€/100ml). Si vous n’avez rien sous la main, rincez vos cheveux à l’eau froide pour resserrer les écailles.
Erreur n°3 : Utiliser un shampooing agressif après la baignade
Les shampooings bon marché (type shampooing pour bébé ou shampooing antipelliculaire) contiennent souvent des sulfates (SLS ou SLES) qui décollent l’huile protectrice et agressent la fibre capillaire. Résultat : vos cheveux sont encore plus vulnérables au chlore lors de votre prochaine baignade.
Préférez un shampooing doux, sans sulfates, avec un pH neutre (comme le Aveda Smooth Infusion Shampoo, 26€/250ml). Si vous avez les cheveux colorés, choisissez un shampooing pour cheveux colorés (comme le Redken Color Extend Magnetics, 22€/250ml).
Erreur n°4 : Négliger le rinçage après la baignade
Beaucoup de nageurs sortent de l’eau et rentrent directement sous la douche, sans rincer leurs cheveux à l’eau claire. Pourtant, rincer à l’eau froide pendant 30 secondes réduit de 40% la quantité de chlore qui s’infiltre dans la fibre capillaire. Pourquoi ? Parce que l’eau douce dilue le chlore avant qu’il n’ait le temps de s’oxyder.
Le conseil des pros ? Rincez vos cheveux à l’eau tiède (pas froide, pour éviter les chocs thermiques) dès que vous sortez de l’eau, puis shampouinez avec un produit doux. Si vous n’avez pas le temps, un rinçage rapide à l’eau claire fait déjà une énorme différence.
Erreur n°5 : Appliquer l’huile sur les racines
Les racines produisent naturellement du sébum, qui protège le cuir chevelu. En y appliquant une huile anti-chlore, vous risquez de boucher les follicules pileux, favorisant les irritations et les pellicules. Et surtout, ça alourdit la chevelure — surtout si vous utilisez une huile épaisse comme l’huile de coco.
La bonne pratique ? Appliquez l’huile uniquement sur les longueurs et pointes, en laissant un centimètre de marge au niveau des racines. Si vos cheveux sont très courts, étalez une noisette d’huile entre vos paumes et passez-les sur les pointes pour éviter l’effet gras.
Questions fréquentes : les réponses que personne ne donne (mais que vous méritez)
Est-ce que l’huile anti-chlore marche aussi pour les cheveux bouclés ou frisés ?
Oui, mais avec une nuance : les cheveux bouclés ou frisés ont une porosité plus élevée, ce qui signifie qu’ils absorbent plus facilement le chlore. Le problème, c’est que les huiles épaisses (comme l’huile de ricin ou l’huile de coco) peuvent étouffer la boucle et alourdir la chevelure. Préférez une huile légère en spray (comme le Bumble and Bumble Hairdresser’s Invisible Oil) ou un sérum sans rinçage (comme le Cantu Shea Butter Moisturizing Curl Activator, 12€/340ml).
Autre astuce : avant la baignade, démêlez vos cheveux avec un peigne à dents larges et appliquez l’huile en sections pour une répartition homogène. Si vos boucles sont très serrées, portez un bonnet en silicone pour limiter le contact avec l’eau.
Peut-on utiliser une huile anti-chlore tous les jours, même sans nager ?
Non, et c’est là que beaucoup se trompent. Une huile anti-chlore est conçue pour former un film temporaire qui se dissout au contact de l’eau chlorée. Si vous l’appliquez quotidiennement sans baignade, vous risquez d’étouffer vos cheveux, surtout si c’est une huile épaisse. Les cheveux ont besoin de respirer — une huile tous les 2-3 jours suffit.
Si vous voulez protéger vos cheveux du soleil ou de la pollution en dehors des baignades, optez pour une huile nourrissante classique (comme l’huile de jojoba pure, 10€/50ml) ou un sérum léger. Les huiles anti-chlore sont des produits ciblés, pas des soins quotidiens.
Est-ce que l’eau de mer est moins nocive que l’eau chlorée pour les cheveux ?
Sur le papier, oui : l’eau de mer contient du sel, qui resserre les écailles du cheveu et limite l’infiltration des agressions. Mais dans la réalité, c’est plus compliqué. Le sel déshydrate la fibre capillaire, la rendant plus poreuse et donc plus vulnérable aux autres agressions (chlore, soleil, etc.).
De plus, l’eau de mer contient des micro-organismes et des résidus de pollution qui peuvent irriter le cuir chevelu. Le verdict ? L’eau de mer est moins pire que le chlore, mais elle n’est pas inoffensive. Si vous alternez piscine et plage, appliquez une huile nourrissante après chaque baignade, quel que soit le milieu.
Faut-il changer de shampooing en été quand on nage souvent ?
Oui, mais pas pour les raisons que vous croyez. En été, vos cheveux sont exposés à trois agressions : le chlore, les UV et la chaleur. Le shampooing idéal pour l’été devrait avoir trois propriétés :
- Sans sulfates (pour ne pas agresser la fibre capillaire après le chlore).
- Avec des filtres UV (comme l’oxybenzone ou le mexoryl) pour protéger des rayons solaires.
- Hydratant (avec de l’aloe vera ou de la glycérine) pour compenser la déshydratation due au sel et au soleil.
Quelques exemples :
- Shampooing Aveda Smooth Infusion (26€/250ml) : pour cheveux lisses ou peu abîmés.
- Shampooing Redken Acidic Bonding Concentrate (25€/250ml) : pour cheveux colorés ou fragilisés.
- Shampooing Kérastase Soleil Huile Absolue (24€/250ml) : pour cheveux secs ou abîmés.
Est-ce que les compléments alimentaires (biotine, kératine) protègent les cheveux du chlore ?
Non, et c’est un mythe tenace. La biotine ou la kératine en gélules n’ont aucun effet direct sur la résistance du cheveu au chlore. Pourquoi ? Parce que le chlore agit en surface (sur la cuticule) et en profondeur (sur la kératine), mais les compléments alimentaires agissent sur la production interne de ces protéines — pas sur leur dégradation chimique.
En revanche, ces compléments peuvent aider à réparer les cheveux abîmés après coup. Si vous nagez régulièrement, une cure de kératine liquide (comme le Kérastase Initialiste, 40€/30 doses) ou de biotine (comme le Nutrixeal Biotine 10 000, 25€/60 gélules) peut limiter les cassures. Mais ne comptez pas dessus pour remplacer une bonne protection topique.
Verdict : quelle est la meilleure stratégie pour protéger ses cheveux du chlore en 2024 ?
Après avoir passé au crible des dizaines de produits, analysé des études scientifiques et écouté les retours de nageurs professionnels, voici la méthode la plus efficace pour garder des cheveux sains, même avec une piscine hebdomadaire.
Premièrement, choisissez une protection adaptée à votre type de cheveux et à votre fréquence de baignade :
- Nageurs occasionnels (1-2 fois/semaine) : Une huile légère en spray (comme le Bumble and Bumble Hairdresser’s Invisible Oil) + un bonnet en silicone.
- Nageurs réguliers (3-4 fois/semaine) : Une huile pro (comme l’Olaplex No.7) + un bonnet en silicone + un sérum réparateur post-baignade (comme le Redken Acidic Bonding Concentrate).
- Cheveux très abîmés ou colorés : Un masque réparateur avant la baignade (comme l’Oribe Gold Lust Transformative Masque) + une huile anti-chlore + un shampooing doux sans sulfates.
Deuxièmement, adoptez une routine immuable avant et après chaque baignade :
- Rincez vos cheveux à l’eau claire pour éliminer les résidus de produits.
- Appliquez l’huile ou le sérum sur les longueurs et pointes, en laissant un centimètre de marge au niveau des racines.
- Attendez 15-30 minutes avant de plonger (ou 5 minutes minimum si vous êtes pressé).
- Dès la sortie de l’eau, rincez à l’eau froide pendant 30 secondes.
- Shampouinez avec un produit doux, puis appliquez un après-shampooing sans rinçage ou un masque hydratant.
- Si possible, faites un soin à l’huile chaude une fois par semaine pour réparer les dégâts.
Troisièmement, évitez les pièges classiques : ne lavez pas vos cheveux avant la baignade,
