Pourquoi ces rides-là sont si chiante ?
Alors déjà, petite précision : elles s’appellent “rides périorales”, mais franchement, qui parle comme ça devant un café ? On dit “rides du fumeur”, c’est plus clair. Et elles sont là pas juste parce qu’on tire sur une clope — même si, évidemment, ça aide pas. C’est surtout à cause de la répétition du mouvement : le pincement des lèvres, jour après jour, année après année. En plus, la fumée détruit le collagène. Tu sais, cette protéine magique qui garde la peau ferme, rebondie, fraîche comme un croissant du matin.
Et du coup, la peau autour de la bouche devient fine, sèche, et hop — les rides s’installent. Mais attends, y’a pire : même si t’as arrêté, la peau met du temps à se régénérer. Parfois des années. Alors on se regarde dans le miroir, on pince les lèvres pour tester, et on se dit : “Ah ouais, elle est encore là, la trace…”
J’ai testé plein de trucs — certains débiles, d’autres pas
Il y a deux ans, je me suis lancée. J’avais vu une photo de moi en gros plan, sourire aux lèvres, et là… c’était le drame. J’avais l’air d’avoir fumé un paquet par jour depuis 1995 (ce qui, bon, était un peu vrai, mais chut). Du coup, j’ai tout essayé. Sérieux, tout.
D’abord, les crèmes miracles. Tu sais celles avec “acide hyaluronique”, “peptides anti-âge”, et des noms à rallonge. Je les ai testées, une par une. Certaines sentaient bon, d’autres collaient comme de la colle Uhu. Résultat ? Peut-être un petit effet “peau plus souple” le matin, mais les rides ? Toujours là. Par contre, j’ai trouvé un truc : les soins avec rétinol, c’est pas de la magie, mais ça marche. À condition d’être patient. Et de pas s’attendre à un résultat en trois jours.
Un soir, je discutais avec Camille, mon ancienne collègue esthéticienne, au bar du coin à Montmartre. Elle m’a dit : “T’as essayé l’huile de rose musquée ?” Je l’ai regardée comme si elle venait d’inventer un nouveau régime à base de pain sec. Mais bon, j’étais désespérée. Du coup, j’ai acheté une petite bouteille bio, et je l’applique chaque soir depuis six mois. Et franchement ? La peau est plus dense. Moins sèche. Moins creusée. Pas miraculeux, mais… visible.
Et les gestes du quotidien, tu y penses ?
Un truc qu’on oublie souvent : c’est pas que ce qu’on met sur la peau, mais aussi ce qu’on fait avec. Genre, dormir sur le ventre, la tête enfoncée dans l’oreiller. Moi, je le faisais. Et devine quoi ? La pression écrase la peau, surtout autour de la bouche. Du coup, les rides s’accentuent. J’ai changé. Maintenant, je dors sur le dos. Bon, c’est pas facile au début, on a l’impression d’être un pharaon momifié, mais au bout de trois semaines, c’est devenu naturel.
Ah, et autre chose : l’hydratation. Parce que quand la peau est déshydratée, les rides, elles se creusent. Tu bois trois verres d’eau par jour ? C’est pas assez. Moi, j’ai installé une gourde sur mon bureau. 1,5L minimum. Et franchement, ma peau a changé. Moins terne. Moins tirée.
Et le laser, alors ?
J’ai longtemps eu peur. Laser, peelings, micro-needling… ça sonne un peu “torture médiévale”. Mais j’ai fini par sauter le pas. J’ai fait deux séances de laser fractionné chez un dermatologue à Lyon. Pas gratuit, hein — on parle de 300 balles par séance — mais bon, c’est comme un lifting miniature. Sans bistouri.
Effet ? La peau a pelé pendant une semaine. J’avais l’air d’un crocodile en pleine mue. Mais après ? Wahou. Les rides étaient moins profondes. Pas parties, non. Mais atténuées. Et surtout, la texture de la peau était plus lisse. Comme si elle avait… rajeuni.
Par contre, c’est pas une solution unique. Faut entretenir. Faut continuer les bons gestes. Sinon, en deux ans, tout revient. C’est comme un régime : tu perds du poids, mais si tu reprends les croissants à 7h du mat’, ben… tu sais ce qui arrive.
Et si t’as pas 600€ à jeter par la fenêtre ?
Alors là, on revient aux basiques. Et ça, ça marche aussi. Hydratation, protection solaire tous les jours (même en hiver, même sous la pluie), sommeil suffisant. Et puis, un produit avec du rétinol léger, tous les deux soirs. Et de l’huile végétale. Perso, j’alterne entre rose musquée et argan. Et j’appuie pas. Je tapote. Comme si j’avais peur de casser ma peau. Parce que c’est délicat, là, autour de la bouche.
Un truc marrant : j’ai aussi arrêté de boire au verre avec une paille. Parce que, tu vois, le mouvement de succion, c’est exactement ce qui a créé les rides. Alors maintenant, je bois “direct”, comme une grande. Même si c’est moins stylé.
Faut-il vraiment les faire disparaître ?
Et là, je te pose la vraie question. Parce que bon… ces rides, elles racontent une histoire. Moi, j’ai fumé. J’ai aimé ça. C’était mon moment de calme entre deux dossiers, dans la cour de l’immeuble, en hiver, avec mon manteau trop fin. Aujourd’hui, j’ai arrêté. Mais j’ai pas honte de ce que j’ai vécu. Du coup, est-ce que je dois tout lisser, tout effacer, comme si j’avais à me racheter ?
Parfois, je regarde ma peau, et je me dis : “C’est pas si mal, en fait.” Ce sont mes traces. Mon vécu. Et puis, un sourire franc, avec ses petites pattes et ses rides, il est plus beau qu’un masque lisse et figé, non ?
Mais bon… si t’as envie de les atténuer, de te sentir mieux dans ta peau, alors vas-y. Moi je te donne les outils. Mais sans jugement. Parce que la beauté, c’est aussi d’assumer. Même les plis.
Enfin bref. Tu fais comme tu veux. Mais si tu veux mon avis ? Un bon soin, une belle hydratation, un peu de temps… et surtout, un peu de douceur avec soi. Parce qu’on fait tous ce qu’on peut, non ?
Vous savez quoi ? La dernière fois que j’ai vu ma mère, elle m’a dit : “T’as meilleure mine.” Et ça, c’est peut-être la plus belle victoire.
