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Nourrir 9 milliards d'humains sans saccager la planète : le casse-tête qui nous dépasse (presque) tous

Pourtant, des pistes existent. Certaines tiennent du bon sens agricole, d'autres de la révolution technologique, et quelques-unes relèvent carrément du pari fou. Le problème, c'est qu'elles se contredisent souvent. Faut-il miser sur les OGM ou sur l'agroécologie ? Privilégier les petits producteurs ou les fermes verticales géantes ? Et surtout, comment convaincre 7 milliards de personnes de changer leurs habitudes alimentaires alors que la moitié d'entre elles n'ont même pas accès à une alimentation décente ?

On va essayer de démêler ce sac de nœuds. Sans promesses miracles, mais avec quelques vérités qui dérangent – et peut-être une ou deux raisons d'espérer.

Pourquoi notre façon de produire de la nourriture est une catastrophe en marche

L'agriculture moderne est un peu comme ces voitures des années 70 : elle crache des nuages noirs, consomme trois fois plus que nécessaire, et personne n'ose vraiment la remettre en question parce que "ça a toujours marché comme ça". Sauf que là, le réservoir est presque vide. Les chiffres donnent le vertige :

L'élevage représente 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que tous les transports réunis. Un kilo de bœuf engloutit 15 000 litres d'eau – l'équivalent de 100 douches. Et pendant ce temps, un tiers de la nourriture produite finit à la poubelle, soit 1,3 milliard de tonnes par an. Autant dire qu'on a construit un système qui court à sa perte, et qu'on continue à appuyer sur l'accélérateur.

Mais le pire, c'est peut-être cette illusion d'abondance. Les supermarchés regorgent de produits, les rayons s'étendent à l'infini, et on a fini par croire que cette profusion était normale. Or, cette abondance est un leurre. Elle repose sur des sols appauvris, des nappes phréatiques surexploitées, et une dépendance aux engrais chimiques qui transforme les terres en junkies du nitrate. En 2050, la demande en nourriture devrait augmenter de 60 %. Avec les méthodes actuelles, on aura besoin de deux planètes Terre pour suivre la cadence. Sauf qu'on n'en a qu'une.

Et puis il y a cette question qui fâche : qui mange vraiment à sa faim ? Officiellement, 800 millions de personnes souffrent de la faim. Officieusement, le chiffre est bien plus élevé. Parce que la faim, ce n'est pas seulement ne pas avoir assez à manger – c'est aussi se nourrir de calories vides, de riz blanc et de nouilles instantanées qui remplissent l'estomac sans apporter les nutriments essentiels. Résultat : 2 milliards de personnes souffrent de carences en micronutriments, et 1,9 milliard sont en surpoids ou obèses. Un paradoxe cruel : on produit assez pour nourrir tout le monde, mais on le fait si mal que la moitié de l'humanité en paie le prix.

Le mythe des terres arables infinies

On entend souvent que "la Terre a assez de ressources, il suffit de mieux les exploiter". Sauf que c'est faux. Les terres arables – celles qui peuvent vraiment produire de la nourriture – représentent seulement 11 % de la surface émergée. Et sur ces 11 %, un tiers est déjà dégradé. L'érosion, la salinisation, la désertification : chaque année, 12 millions d'hectares de terres cultivables disparaissent. C'est l'équivalent d'un terrain de football toutes les cinq secondes.

Et ce n'est pas près de s'arranger. Le changement climatique va rendre certaines régions invivables : en Afrique subsaharienne, les rendements du maïs pourraient chuter de 20 % d'ici 2050. En Asie du Sud, le riz – qui nourrit la moitié de la planète – sera de plus en plus difficile à cultiver à cause des sécheresses et des inondations. Bref, on ne peut plus compter sur l'expansion des surfaces cultivées. Il va falloir faire mieux avec ce qu'on a.

L'impasse de la viande (et pourquoi on ne peut pas juste "manger moins")

Si tout le monde adoptait le régime alimentaire des Américains, il faudrait quatre planètes Terre pour nourrir l'humanité. Le problème ? La viande. Pas seulement à cause de son coût écologique, mais parce qu'elle concentre les inégalités. Un Européen mange en moyenne 80 kg de viande par an. Un habitant du Bangladesh, 4 kg. Et pendant que les uns réduisent leur consommation par choix, les autres rêvent d'en manger plus.

Le truc, c'est que la viande n'est pas qu'un caprice de pays riches. Dans de nombreuses cultures, elle symbolise la prospérité, la réussite sociale. Demander à un paysan indien ou kenyan de renoncer à son poulet hebdomadaire, c'est un peu comme lui dire de renoncer à une partie de son identité. Sans compter que dans certaines régions, l'élevage est la seule source de revenus. Alors oui, il faut réduire la consommation de viande dans les pays occidentaux – mais pas au prix de priver les autres de leur droit à une alimentation décente.

Reste que les alternatives existent. Les protéines végétales, les insectes, la viande cultivée en labo... Mais là encore, ça coince. Les substituts de viande coûtent cher, les insectes font peur (même si les criquets grillés, c'est plutôt bon), et la viande de synthèse soulève des questions éthiques et techniques. Et puis, soyons honnêtes : qui a vraiment envie de manger un steak fabriqué dans une boîte de Petri ?

L'agroécologie, ou comment produire plus avec moins (sans tomber dans le greenwashing)

L'agroécologie, c'est un peu le mot-valise à la mode. Tout le monde en parle, mais personne ne sait vraiment ce que ça veut dire. Pour certains, c'est une révolution. Pour d'autres, une utopie. La vérité, comme souvent, se situe quelque part entre les deux.

Concrètement, l'agroécologie, c'est l'art de copier la nature plutôt que de la combattre. Moins de pesticides, plus de rotation des cultures, des haies pour abriter les prédateurs naturels des parasites, des arbres au milieu des champs pour fixer l'azote et retenir l'eau... L'idée, c'est de créer des écosystèmes agricoles qui se suffisent à eux-mêmes, plutôt que de dépendre d'intrants chimiques qui épuisent les sols.

Et ça marche. Une étude de l'ONU publiée en 2018 a montré que les fermes agroécologiques pouvaient augmenter les rendements de 50 à 100 % dans les pays en développement, tout en réduisant les coûts et en améliorant la résilience face au changement climatique. Au Malawi, des paysans ont doublé leur production de maïs en plantant des légumineuses entre les rangs. Au Kenya, des fermiers ont vu leurs récoltes de haricots augmenter de 60 % en associant leurs cultures à des arbres fixateurs d'azote.

Mais attention, l'agroécologie n'est pas une solution magique. Elle demande du temps, des connaissances, et surtout, une remise en question profonde de notre rapport à l'agriculture. Parce que contrairement à la monoculture industrielle, qui mise sur la standardisation, l'agroécologie exige de s'adapter à chaque terroir, à chaque climat, à chaque communauté. Et ça, c'est un sacré défi.

Les limites du "tout bio" (et pourquoi ce n'est pas la panacée)

Le bio, c'est bien. Moins de pesticides, plus de biodiversité, des sols en meilleure santé... Mais le bio seul ne suffira pas à nourrir 9 milliards d'humains. Pourquoi ? Parce que les rendements sont 20 à 30 % inférieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle. En Europe, où les terres sont fertiles et les techniques agricoles avancées, la différence est moins marquée. Mais dans les pays en développement, où les sols sont souvent pauvres et les infrastructures limitées, le passage au bio peut signifier une chute brutale de la production.

Et puis il y a le problème du prix. Le bio coûte cher, très cher. En France, un panier de produits bio est en moyenne 30 % plus cher qu'un panier conventionnel. Dans les pays pauvres, où les populations dépensent déjà 50 à 70 % de leurs revenus dans l'alimentation, le bio est tout simplement inaccessible. Alors oui, on peut rêver d'un monde où tout le monde mangerait bio. Mais en attendant, il faut trouver des solutions qui nourrissent tout le monde, pas seulement les plus riches.

Cela dit, le bio a un rôle à jouer. Pas comme unique modèle, mais comme une pièce du puzzle. En combinant agroécologie, agriculture de précision et techniques traditionnelles, on peut réduire l'usage des pesticides sans sacrifier les rendements. C'est ce qu'on appelle l'agriculture intégrée, et c'est peut-être la voie la plus réaliste pour l'avenir.

Le retour des savoirs ancestraux (et pourquoi on les a oubliés)

Pendant des millénaires, les paysans ont nourri l'humanité sans engrais chimiques ni OGM. Comment ? En observant la nature, en adaptant leurs cultures aux conditions locales, en utilisant des techniques qui préservaient les sols. La rotation des cultures, les cultures associées, les terrasses pour limiter l'érosion... Autant de méthodes qui ont été balayées par la révolution verte des années 60, avec ses promesses de rendements miracles.

Le problème, c'est que cette révolution verte a aussi apporté son lot de désastres : sols lessivés, nappes phréatiques polluées, biodiversité en chute libre. Aujourd'hui, on redécouvre ces savoirs ancestraux, et on se rend compte qu'ils avaient du bon. Au Pérou, les paysans andins cultivent encore la quinoa et la pomme de terre en terrasses, comme leurs ancêtres il y a 2000 ans. En Afrique de l'Ouest, les femmes utilisent le zaï, une technique traditionnelle de récupération des eaux de pluie, pour faire pousser du mil dans des zones semi-arides.

Mais attention, ces techniques ne sont pas des solutions clés en main. Elles demandent une adaptation constante, une transmission des savoirs, et surtout, une reconnaissance de leur valeur. Pendant des décennies, les agronomes occidentaux ont méprisé ces pratiques, les qualifiant de "primitives". Aujourd'hui, on réalise qu'elles pourraient bien sauver l'agriculture moderne.

Les technologies qui pourraient tout changer (si on arrive à les démocratiser)

L'innovation, c'est un peu comme la sauce piquante : ça peut tout sauver, ou tout gâcher. Dans le domaine de l'alimentation, les technologies prometteuses ne manquent pas. Le problème, c'est qu'elles coûtent cher, qu'elles soulèvent des questions éthiques, et qu'elles risquent d'aggraver les inégalités si on ne fait pas attention.

Prenez les fermes verticales. L'idée est simple : faire pousser des légumes en intérieur, sous des LED, dans des tours de plusieurs étages. Plus besoin de terres arables, plus de pesticides, moins d'eau... En théorie, c'est parfait. En pratique, c'est un gouffre énergétique. Une ferme verticale consomme 10 fois plus d'électricité qu'une serre traditionnelle. Et puis, qui va manger ces salades high-tech ? Les habitants des villes riches, probablement. Les paysans des pays pauvres, eux, continueront à cultiver leurs champs avec des méthodes du XIXe siècle.

Autre piste : les protéines alternatives. Les insectes, d'abord. Ils sont riches en protéines, nécessitent peu d'eau et d'espace, et leur élevage émet peu de CO₂. Le problème ? Personne n'en veut. Du moins, pas en Occident. En Asie et en Afrique, les insectes font partie de l'alimentation depuis des siècles. Mais en Europe et aux États-Unis, l'idée de croquer dans un grillon fait encore frémir. Pourtant, les chiffres sont là : pour produire 1 kg de protéines d'insectes, il faut 2 kg de nourriture. Pour 1 kg de protéines de bœuf, il en faut 10 kg.

Et puis il y a la viande cultivée en laboratoire. Le principe ? Prélever des cellules animales, les faire proliférer dans des bioréacteurs, et obtenir de la viande sans tuer d'animaux. En 2020, Singapour a autorisé la vente de nuggets de poulet cultivés en labo. Depuis, les startups se multiplient, et les investisseurs se bousculent. Mais là encore, les obstacles sont nombreux. Le coût, d'abord : un burger de viande cultivée coûte encore 200 dollars. L'acceptation des consommateurs, ensuite. Et puis, il y a cette question qui fâche : est-ce que manger de la viande fabriquée en labo est vraiment plus éthique que manger de la viande d'élevage ?

Les OGM, ces mal-aimés qui pourraient sauver des vies

Les OGM, c'est un peu le sujet qui fâche. Pour les uns, ce sont des monstres créés en laboratoire, une menace pour la santé et l'environnement. Pour les autres, ce sont des outils indispensables pour nourrir la planète. La vérité, comme souvent, est plus nuancée.

Prenez le riz doré. Ce riz génétiquement modifié contient du bêta-carotène, un précurseur de la vitamine A. Dans les pays où le riz est la base de l'alimentation, les carences en vitamine A tuent 670 000 enfants par an. Le riz doré pourrait sauver des vies. Pourtant, il est bloqué depuis 20 ans par des réglementations et des campagnes de désinformation.

Autre exemple : le maïs Bt. Ce maïs produit une toxine qui le protège des insectes ravageurs. Résultat : les paysans qui l'utilisent réduisent leur usage de pesticides de 50 %. En Inde, les agriculteurs qui cultivent du coton Bt ont vu leurs revenus augmenter de 24 %. Pourtant, en Europe, les OGM sont quasi interdits, au nom du principe de précaution.

Le problème, c'est que les OGM sont souvent présentés comme une solution unique, alors qu'ils ne sont qu'un outil parmi d'autres. Ils peuvent aider à lutter contre la faim, mais ils ne résoudront pas à eux seuls les problèmes de l'agriculture. Et puis, il y a cette question : qui contrôle ces technologies ? Aujourd'hui, 60 % des semences OGM sont détenues par trois multinationales. Pas vraiment le modèle d'une agriculture équitable et durable.

L'agriculture de précision, ou comment faire du sur-mesure avec des satellites

Imaginez un tracteur qui analyse le sol en temps réel, et n'épand d'engrais que là où c'est nécessaire. Ou un drone qui repère les plants malades avant qu'ils ne contaminent toute la culture. C'est ça, l'agriculture de précision : utiliser la technologie pour optimiser chaque goutte d'eau, chaque gramme d'engrais, chaque heure de travail.

En Californie, des vignerons utilisent des capteurs pour mesurer l'humidité du sol et n'irriguer que lorsque c'est nécessaire. Résultat : 30 % d'eau économisée, sans perte de rendement. En Australie, des éleveurs équipent leurs moutons de colliers connectés pour surveiller leur santé et optimiser leur alimentation. En Afrique, des startups développent des applications pour aider les petits paysans à prévoir les sécheresses et adapter leurs cultures.

Mais là encore, ça coince. Parce que l'agriculture de précision, ça coûte cher. Très cher. Les capteurs, les drones, les logiciels... Tout ça est hors de portée des petits paysans, qui représentent 80 % des exploitations agricoles dans le monde. Et puis, il y a le problème des données. Qui les possède ? Qui les contrôle ? Aujourd'hui, les géants de l'agrochimie comme Monsanto (désolé, Bayer) investissent massivement dans ces technologies. Demain, ils pourraient bien devenir les nouveaux seigneurs de l'agriculture, avec un pouvoir encore plus grand que celui qu'ils ont aujourd'hui.

Le gaspillage alimentaire, ce scandale qui pourrait nourrir deux fois la planète

Chaque année, 1,3 milliard de tonnes de nourriture finissent à la poubelle. C'est un tiers de la production mondiale. Assez pour nourrir deux fois les 800 millions de personnes qui souffrent de la faim. Et le pire, c'est que ce gaspillage a lieu à tous les niveaux de la chaîne : dans les champs, pendant le transport, dans les supermarchés, et bien sûr, dans nos cuisines.

En Afrique subsaharienne, 30 % des récoltes sont perdues avant même d'arriver sur les marchés, à cause du manque d'infrastructures de stockage et de transport. En Europe et en Amérique du Nord, c'est l'inverse : 40 % du gaspillage a lieu chez les consommateurs. On achète trop, on cuisine trop, et on jette sans réfléchir. Et puis il y a les supermarchés, qui jettent des tonnes de produits parfaitement consommables parce qu'ils ne correspondent pas aux "standards de beauté" ou qu'ils approchent de la date limite de consommation.

Pourtant, des solutions existent. En France, la loi Garot oblige les supermarchés à donner leurs invendus aux associations. Résultat : 10 millions de repas distribués chaque année. Au Danemark, une application permet aux consommateurs d'acheter à prix réduit les produits proches de leur date de péremption. En Corée du Sud, les ménages sont facturés en fonction du poids de leurs déchets alimentaires, ce qui a réduit le gaspillage de 30 % en cinq ans.

Mais le vrai changement, il doit venir de nous. Parce que le gaspillage, c'est aussi une question de mentalité. On a perdu le sens de la valeur de la nourriture. On achète des fraises en hiver, on jette une salade parce qu'une feuille est un peu flétrie, on commande des plats au restaurant qu'on ne finit pas. Et pendant ce temps, des millions de personnes se demandent comment ils vont nourrir leurs enfants demain.

Les dates de péremption, ce fléau qui nous fait jeter des tonnes de nourriture

"À consommer de préférence avant le...". Cette petite phrase, on la voit partout. Et pourtant, elle est responsable d'une bonne partie du gaspillage alimentaire. Parce que la plupart du temps, ces dates n'ont rien à voir avec la sécurité alimentaire. Elles indiquent simplement le moment où le produit risque de perdre un peu de son croquant, de son goût, ou de sa couleur. Mais il reste parfaitement consommable.

Prenez les yaourts. En France, ils sont systématiquement jetés après la date de péremption, alors qu'ils peuvent se conserver plusieurs semaines au réfrigérateur. Aux États-Unis, la FDA estime que 90 % des produits pourraient être consommés bien après leur date limite. Le problème, c'est que ces dates sont devenues une obsession. On les regarde comme des verdicts, alors qu'elles ne sont que des indications.

Et puis il y a les produits secs : pâtes, riz, lentilles... Ils peuvent se conserver des années sans problème. Pourtant, on les jette dès qu'ils ont quelques mois de plus que la date indiquée. Résultat : des tonnes de nourriture parfaitement comestible finissent à la poubelle. La solution ? Apprendre à faire confiance à nos sens. Une odeur bizarre ? À jeter. Un goût étrange ? À jeter. Mais une date dépassée ? Pas forcément.

Les supermarchés, ces temples du gaspillage

Les supermarchés, c'est un peu comme ces gens qui commandent trois plats au restaurant et n'en finissent aucun. Ils achètent en masse, jettent en masse, et font semblant de ne pas voir le problème. Pourtant, ils sont responsables d'une bonne partie du gaspillage alimentaire.

En France, les grandes surfaces jettent 2,3 millions de tonnes de nourriture par an. Des fruits et légumes "moches", des produits dont la date de péremption approche, des invendus... Tout ça finit à la poubelle, alors qu'il suffirait de quelques ajustements pour éviter ce gâchis. Certains supermarchés ont commencé à vendre des "paniers anti-gaspi" à prix réduit, ou à donner leurs invendus aux associations. Mais c'est encore trop rare.

Et puis il y a les promotions. "Deux pour le prix d'un", "Achetez-en trois, payez-en deux"... Ces offres incitent à acheter plus que nécessaire, et donc à jeter plus. Sans compter que les supermarchés surstockent délibérément pour donner une impression d'abondance. Résultat : des rayons qui débordent, et des tonnes de nourriture qui finissent à la benne.

Heureusement, des alternatives émergent. Les épiceries solidaires, les applications de dons entre particuliers, les magasins "zéro déchet"... Mais pour que ça change vraiment, il faut une prise de conscience collective. Parce que le gaspillage, ce n'est pas qu'un problème de supermarchés. C'est aussi un problème de consommateurs.

Changer nos habitudes alimentaires : le défi le plus difficile de tous

On peut révolutionner l'agriculture, inventer des technologies miracles, et réduire le gaspillage à zéro. Si on ne change pas nos habitudes alimentaires, tout ça ne servira à rien. Parce que le vrai problème, ce n'est pas la production. C'est la demande.

Aujourd'hui, 60 % des calories consommées dans le monde proviennent de seulement trois cultures : le blé, le riz et le maïs. Trois plantes qui épuisent les sols, nécessitent des quantités astronomiques d'eau, et sont vulnérables aux maladies et aux aléas climatiques. Et puis il y a la viande, qui représente 15 % des calories mondiales, mais 80 % des terres agricoles. Autant dire qu'on a mis tous nos œufs dans le même panier. Un panier qui commence à prendre l'eau.

Le défi, c'est de diversifier notre alimentation. Pas seulement pour des raisons écologiques, mais aussi pour des raisons de santé. Aujourd'hui, 2 milliards de personnes souffrent de carences en micronutriments, alors que 1,9 milliard sont en surpoids ou obèses. Un paradoxe qui montre à quel point notre alimentation est déséquilibrée.

Mais comment convaincre 7 milliards de personnes de changer ce qu'elles mettent dans leur assiette ? Surtout quand on sait que les habitudes alimentaires sont parmi les plus difficiles à modifier. Elles sont liées à la culture, à l'identité, aux souvenirs d'enfance... Demander à un Français de renoncer à son steak-frites, c'est un peu comme lui demander de renoncer à la Tour Eiffel. Et pourtant, c'est nécessaire.

Le flexitarisme, cette solution qui arrange tout le monde (ou presque)

Le flexitarisme, c'est un peu le régime alimentaire des lâches. Ou des malins, selon comment on voit les choses. L'idée ? Réduire sa consommation de viande, sans pour autant devenir végétarien. Manger de la viande une ou deux fois par semaine, plutôt que tous les jours. Privilégier la qualité à la quantité.

Et ça marche. En Europe, 30 % des consommateurs se disent flexitariens. Aux États-Unis, la consommation de viande a baissé de 10 % entre 2007 et 2017. Et les raisons sont multiples : santé, écologie, éthique... Mais aussi, tout simplement, le portefeuille. Parce que la viande, ça coûte cher. Très cher.

Le flexitarisme a un autre avantage : il permet de transitionner en douceur vers une alimentation plus durable. Pas besoin de révolutionner ses habitudes du jour au lendemain. On commence par remplacer un repas par semaine par une alternative végétale. Puis deux. Puis trois... Et un jour, on se rend compte qu'on mange moins de viande sans même y penser.

Mais attention, le flexitarisme a ses limites. D'abord, il ne résout pas le problème des inégalités. Dans les pays pauvres, où la viande est un luxe, le flexitarisme n'a pas de sens. Ensuite, il ne suffit pas à lui seul à réduire l'impact écologique de l'élevage. Même en mangeant moins de viande, si tout le monde se rue sur le poulet et le porc, les problèmes persistent. Parce que le poulet, c'est 3 fois moins polluant que le bœuf, mais 10 fois plus que les lentilles.

Les protéines végétales, ces aliments qu'on sous-estime (et qu'on devrait manger plus)

Les lentilles, les pois chiches, les haricots, le tofu... Ces aliments ont un point commun : ils sont riches en protéines, peu chers, et bien moins polluants que la viande. Pourtant, on les boude. En Europe, seulement 5 % des protéines consommées sont d'origine végétale. Aux États-Unis, c'est encore pire : 3 %.

Pourtant, les protéines végétales ont tout pour plaire. Elles nécessitent 10 fois moins d'eau que la viande, émettent 20 fois moins de CO₂, et ne nécessitent pas de tuer d'animaux. Sans compter qu'elles sont excellentes pour la santé : riches en fibres, pauvres en graisses saturées, et pleines de vitamines et minéraux.

Le problème, c'est qu'elles ont mauvaise réputation. On les associe à une alimentation "de pauvres", ou à des régimes restrictifs. Pourtant, dans de nombreuses cultures, les protéines végétales sont la base de l'alimentation. En Inde, 40 % des protéines viennent des légumineuses. En Afrique de l'Ouest, le niébé (une sorte de haricot) est un aliment de base. Et au Moyen-Orient, le houmous est un incontournable.

Alors pourquoi on n'en mange pas plus en Occident ? Parce qu'on a perdu l'habitude. Parce qu'on ne sait pas les cuisiner. Parce qu'on les trouve fades. Pourtant, avec un peu d'imagination, les protéines végétales peuvent être délicieuses. Un curry de lentilles, un chili sin carne, un burger de haricots noirs... Autant de plats qui n'ont rien à envier à un steak.

Le régime planétaire, ou comment manger pour sauver la planète (sans se priver)

En 2019, une commission de 37 scientifiques a publié un rapport intitulé "Food in the Anthropocene". Leur conclusion ? Pour nourrir 10 milliards d'humains sans détruire la planète, il faut adopter un régime planétaire. Un régime qui allie santé, équité et durabilité.

Concrètement, ça donne quoi ? 300 g de légumes par jour, 200 g de fruits, 250 g de céréales complètes, 125 g de protéines végétales (lentilles, pois chiches, tofu...), 50 g de noix, et 28 g de viande rouge par semaine. Soit l'équivalent d'un steak. Un seul.

Ce régime permettrait de réduire de 50 % les émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation, et d'éviter 11 millions de morts prématurées par an (liées à une mauvaise alimentation). Mais surtout, il permettrait de nourrir tout le monde, sans épuiser les ressources de la planète.

Le problème, c'est qu'il est très loin de nos habitudes actuelles. En Europe, on mange deux fois trop de viande. Aux États-Unis, c'est trois fois trop. Et dans les pays en développement, où la consommation de viande est encore faible, elle augmente rapidement. Convaincre tout le monde d'adopter ce régime, c'est un défi colossal. Mais c'est peut-être notre seule chance.

Les idées reçues qui nous empêchent d'avancer (et pourquoi il faut les combattre)

Quand on parle de nourrir la planète, les idées reçues pullulent. Certaines sont tenaces, d'autres carrément dangereuses. Pourtant, elles nous empêchent de voir les vraies solutions. En voici quelques-unes, avec leurs contre-vérités.

"Il faut produire plus pour nourrir tout le monde"

C'est la doxa des 50 dernières années : pour nourrir la planète, il faut produire plus. Plus d'engrais, plus de pesticides, plus de terres cultivées... Sauf que ça ne marche pas. Aujourd'hui, on produit assez de nourriture pour 10 milliards de personnes. Le problème, ce n'est pas la quantité. C'est la répartition.

La vraie question, ce n'est pas "comment produire plus ?", mais "comment produire mieux ?". Mieux, ça veut dire moins de gaspillage, moins de pertes, moins de dépendance aux intrants chimiques. Ça veut dire une agriculture qui préserve les sols, qui économise l'eau, qui respecte la biodiversité. Parce que produire plus, c'est facile. Le faire sans détruire la planète, c'est une autre paire de manches.

"Les OGM sont dangereux pour la santé"

Les OGM, c'est un peu comme les vaccins : tout le monde a un avis, mais peu de gens savent vraiment de quoi ils parlent. Résultat, les idées reçues pullulent. "Les OGM donnent le cancer", "Ils tuent les abeilles", "Ils sont contrôlés par les multinationales"...

La vérité, c'est que aucun OGM commercialisé aujourd'hui n'a été prouvé dangereux pour la santé. Les études qui prétendent le contraire ont toutes été réfutées. En revanche, ce qui est dangereux, c'est la désinformation. Parce qu'en diabolisant les OGM, on prive des millions de personnes d'outils qui pourraient les aider à mieux se nourrir.

Cela dit, les OGM ne sont pas la solution miracle. Ils peuvent aider à lutter contre la faim, mais ils ne résoudront pas à eux seuls les problèmes de l'agriculture. Et puis, il y a cette question éthique : qui contrôle ces technologies ? Aujourd'hui, 60 % des semences OGM sont détenues par trois multinationales. Pas vraiment le modèle d'une agriculture équitable et durable.

"L'agriculture bio peut nourrir la planète"

Le bio, c'est bien. Moins de pesticides, plus de biodiversité, des sols en meilleure santé... Mais le bio seul ne suffira pas à nourrir 9 milliards d'humains. Pourquoi ? Parce que les rendements sont 20 à 30 % inférieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle.

En Europe, où les terres sont fertiles et les techniques agricoles avancées, la différence est moins marquée. Mais dans les pays en développement, où les sols sont souvent pauvres et les infrastructures limitées, le passage au bio peut signifier une chute brutale de la production. Sans compter que le bio coûte cher. Très cher. Dans les pays pauvres, où les populations dépensent déjà 50 à 70 % de leurs revenus dans l'alimentation, le bio est tout simplement inaccessible.

Cela dit, le bio a un rôle à jouer. Pas comme unique modèle, mais comme une pièce du puzzle. En combinant agroécologie, agriculture de précision et techniques traditionnelles, on peut réduire l'usage des pesticides sans sacrifier les rendements. C'est ce qu'on appelle l'agriculture intégrée, et c'est peut-être la voie la plus réaliste pour l'avenir.

"Il faut manger local pour sauver la planète"

Manger local, c'est tendance. Les circuits courts, les AMAP, les marchés de producteurs... Tout le monde en parle. Et c'est vrai que manger local a des avantages : moins de transport, moins d'emballages, une meilleure traçabilité... Mais est-ce que c'est vraiment la solution pour nourrir la planète ?

Pas si sûr. Parce que le transport ne représente que 6 % des émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation. Le vrai problème, c'est la production. Un kilo de bœuf élevé localement émet 100 fois plus de CO₂ qu'un kilo de lentilles importées. Alors oui, manger local, c'est bien. Mais manger moins de viande, c'est encore mieux.

Et puis, il y a cette question : est-ce que tout le monde peut manger local ? Dans les pays du Nord, oui. Mais dans les pays du Sud, où les populations dépendent des importations pour se nourrir, c'est une autre histoire. Manger local, c'est un luxe. Pas une solution universelle.

Questions fréquentes (et réponses qui dérangent)

Est-ce qu'on peut vraiment nourrir 9 milliards de personnes sans

💡 Points clés à retenir

  • Quand seront nous 9 milliards ? - Si on en croit le scénario central des Nations unies, nous devrions compter 9,7 milliards d'habitants en 2050 puis 10,4 en 2075 avant de voir la popu
  • Quand sera ton 9 milliards ? - La prochaine étape logique est celle des 9 milliards de personnes sur notre planète.
  • Comment nourrir 10 milliards de personnes en 2050 ? - Selon la FAO, pour répondre à la demande de près de 10 milliards d'êtres humains, « l'agriculture devra produire en 2050 près de 50 % de denrée
  • Comment se nourrir sans langue ? - Vous pouvez avoir un tube dans le cou pour respirer (trachéostomie).
  • Comment se nourrir sans frigo ? - Il existe plusieurs méthodes traditionnelles pour conserver les aliments sans frigo, telles que le stockage à basse température, l'utilisation d'un

❓ Questions fréquemment posées

1. Quand seront nous 9 milliards ?

Si on en croit le scénario central des Nations unies, nous devrions compter 9,7 milliards d'habitants en 2050 puis 10,4 en 2075 avant de voir la population se stabiliser et même diminuer légèrement à l'horizon de 2100.19 oct. 2022

2. Quand sera ton 9 milliards ?

La prochaine étape logique est celle des 9 milliards de personnes sur notre planète. Faudra-t-il à nouveau 12 petites années pour franchir ce cap ? L'ONU projette ce chiffre plutôt pour 2037 — donc d'ici à 15 ans.15 nov. 2022

3. Comment nourrir 10 milliards de personnes en 2050 ?

Selon la FAO, pour répondre à la demande de près de 10 milliards d'êtres humains, « l'agriculture devra produire en 2050 près de 50 % de denrées alimentaires, d'aliments pour animaux et de biocarburants de plus qu'en 2012 » (nous verrons pourquoi plus loin).12 oct. 2021

4. Comment se nourrir sans langue ?

Vous pouvez avoir un tube dans le cou pour respirer (trachéostomie). Vous pouvez aussi avoir des tubes pour évacuer des liquides et une sonde d'alimentation. Après une chirurgie de la bouche, vous ne serez pas en mesure de manger pendant quelques jours.

5. Comment se nourrir sans frigo ?

Il existe plusieurs méthodes traditionnelles pour conserver les aliments sans frigo, telles que le stockage à basse température, l'utilisation d'une cave à légumes ou le salage, le séchage et le fumage des aliments.7 févr. 2023

6. Comment se nourrir sans additif ?

La meilleure manière de cuisiner sans additifs alimentaires est donc d'utiliser le plus possible de produits frais : légumes, fruits, viandes, poissons, œufs, fromages… Pour aller pour loin, vous pouvez même facilement fabriquer vos propres yaourts, confitures et glaces sans utiliser le moindre additif de synthèse !

7. Comment se nourrir sans électricité ?

Il faut alors disposer d'un moyen de cuisson alternatif, comme une cheminée, un gril à gaz ou à charbon de bois ou un réchaud à gaz (réchaud de camping). En cas de panne d'électricité, vous pourrez ainsi non seule- ment préparer des aliments mais aussi faire bouillir de l'eau pour tuer les germes.

8. Comment se nourrir sans faire la cuisine ?

Pensez aux aliments crus ! Faites par exemple des salades, le fait de manger cru vous fait gagner du temps puisqu'il n'y a pas de cuisson, et il est impossible de rater ce plat ! De plus, vous préservez ainsi les vitamines de votre assiette, car la majorité de ces dernières sont sensibles à la chaleur.18 nov. 2020

9. Comment nourrir un bébé sans biberon ?

Approchez la cuillère de la bouche du bébé et penchez-la légèrement de manière à ce que le lait touche ses lèvres. Ne versez PAS le lait dans la bouche du bébé. Laissez le bébé laper le lait maternel à coups de langue. Laissez à votre bébé le temps d'avaler avant de lui offrir du lait à nouveau.

10. Comment nourrir les poules sans graines ?

Pâtes, épluchures de fruits et légumes et crustacés broyés feront également le bonheur de vos poules au jardin. N'hésitez pas à leur laisser un peu de liberté sur votre pelouse pour qu'elles puissent dévorer les insectes du gazon et les mauvaises herbes.22 févr. 2022

11. Comment nourrir le monde sans détruire la planète ?

Comment nourrir 9 milliards d'humains sans détruire la planète ?
  • 1/ Améliorer les rendements agricoles. ...
  • 2/ Optimiser les apports aux cultures. ...
  • 3/ Privilégier la consommation humaine directe. ...
  • 4/ Réduire le gaspillage. ...
  • 5/ Enrayer l'expansion des terres agricoles aux dépens des forêts, en particulier tropicales.
  • Plus…•14 oct. 2011

    12. Comment nourrir les poules sans se ruiner ?

    Voici donc 6 astuces simples pour nourrir ses poules sans se ruiner.
  • Utilisez les restes de table. ...
  • Laissez-les courir dans le jardin le plus possible. ...
  • Pas besoin d'acheter du gravier. ...
  • Nourrissez-les avec leurs propres coquilles d'oeuf. ...
  • Récupérez les sacs de grains endommagés. ...
  • Récupérez du maïs concassé chez un agriculteur.
  • 13. Comment nourrir la terre ?

    Les amendements à utiliser sont le fumier, toujours bien mûr, la paille, les tontes, le compost. Petit à petit ces éléments seront broyés et intégrés à la terre, dans laquelle les micro-organismes se chargeront de la transformer.

    14. Comment Appelle-t-on des milliards de milliards ?

    Un trillion est l'entier naturel qui vaut 1018 (1 000 000 000 000 000 000) dans l'échelle longue, soit un milliard de milliards. Un trillion est ainsi égal à 1 000 0003, d'où le terme, formé de tri- et de million.

    15. Comment écrire 3 milliards ?

    Ecrire un nombre en lettres :
  • Trois milliards. Recommandation de 1990 :
  • Trois-milliards. En euros :
  • Trois milliards euros. Nombres similaires à 3000000000 :
  • 16. Quel sport est le plus facile à parier ?

    Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

    17. Comment 1xBet remboursé ?

    S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

    18. Quel site remboursé le premier pari en cash ?

    On rappelle que PMU est le seul site qui rembourse encore en cash le premier pari.

    19. Qui est ZEbet ?

    ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

    20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

    L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

    21. Ou parier tabac ?

    Parier au tabac : comment ça marche ?
    • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
    • Se rendre à la borne FDJ ;
    • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
    • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
    • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

    22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

    Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

    23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

    1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

    24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

    Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

    25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

    Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.