Le classico, c’est quoi déjà ?
Le PSG contre l’OM, le vrai choc
Quand on dit “classico” en France, on parle presque toujours du PSG contre l’OM. C’est ce duel-là qui fait vibrer, qui fait débat, qui fout la pression. Tu peux pas passer à côté. Même ta tatie Michèle, qui suit que Koh-Lanta, elle sait que ce match, c’est spécial.
Pourquoi ? Bah déjà, y’a Paris et Marseille. Deux villes qui s’adorent pas trop, enfin, façon de parler. L’une est chic, l’autre tape plus dans le vif. L’une a ses Champs-Élysées, l’autre son Vieux-Port. Et sur le foot, c’est pareil : le riche contre le populaire, le nouveau riche même, avec ses Qatariotes, face au club du peuple, avec ses racines sudistes bien ancrées.
Un peu d’histoire, sans se prendre la tête
Le truc, c’est que ce derby existe depuis des plombes. Le premier match, c’était en 1971. T’imagines ? Moi j’étais pas né, mais bon, j’me suis fait un petit topo. Depuis, y’a eu des dizaines de rencontres, des bagarres, des buts dingues, des polémiques à la pelle. Tu te souviens du 5-0 du Parc en 2016 ? Moi oui. J’étais au McDo de Nation avec mon pote Kevin, on a hurlé comme des malades. Kevin, il a même renversé son Coca sur son kebab. Priorités.
Mais bon, après, y’a eu des revers. Comme en 2020, quand l’OM nous a battus à domicile. Là, silence radio. Même pas un “bien joué” sur le groupe WhatsApp. La honte. On a tous fait comme si on avait rien vu. Classico, quand tu nous fais mal.
Et les autres, ils ont aussi leurs classicos ?
Oui, parce que bon, en France, c’est pas que Paris et Marseille qui s’aiment pas. Chaque région a son petit duel qui fait mal. Par exemple, à Lyon, ils ont le “Derby rhônalpin” contre Saint-Étienne. Là-bas, ça chauffe grave. Y’a une vraie haine, genre vieille de plusieurs décennies. Même les mamies s’engueulent au marché.
J’suis allé à un match là-bas une fois, avec un pote de la fac, Julien. On était dans les tribunes, on sentait la tension dans l’air. Un mec derrière nous criait “Allez les Verts !” à fond, et l’autre, “Lyon, champion !”. À un moment, ils ont failli se taper. Bon, finalement, ils se sont juste insultés en patois. Mais l’ambiance, mon pote… c’était du lourd. Franchement, ça mérite le nom de classico, sans déconner.
Et ailleurs dans le monde ?
Bon, en vrai, le mot “classico”, il vient d’ailleurs. Du foot espagnol. Là-bas, c’est Barça contre Real Madrid. Là, c’est vraiment LE classico. Le grand, l’immense, celui que tout le monde connaît. Quand ils se rencontrent, le monde entier s’arrête. Même en Asie, ils se lèvent à 3h du mat pour le voir.
Moi, j’ai regardé celui de 2017, avec le but de Sergio Ramos en fin de match. J’étais en pyjama, avec une pizza froide, et j’ai crié tellement fort que ma voisine a tapé au mur. “T’as gagné à la loterie ou quoi ?” elle m’a dit le lendemain. Non, pétasse, c’était juste un classico, tu comprendrais pas.
Et le féminin dans tout ça ?
Parce que bon, on parle souvent des mecs, mais le foot féminin, il a aussi ses classicos. Et c’est pas moindre. PSG contre Lyon en D1 Arkema, par exemple. Là, c’est du feu. Ada Hegerberg contre Marie-Antoinette Katoto, c’est presque du cinéma. Moi j’suis allé à un match au Parc avec ma nièce, elle a 12 ans, elle kiffe Amandine Henry. Elle m’a dit : “Tonton, là, c’est plus fort que les mecs.” Et t’as pas envie de contredire une gamine avec un maillot floqué à son nom.
Franchement, ces matchs-là, ils ont une intensité, une justesse… parfois, ils sont même plus beaux que les matchs masculins. Moins de simulation, plus de jeu. Bon, après, y’a aussi des tensions, hein. Mais bon, personne n’a renversé de kebab, pour l’instant.
Et le mien, de classico ?
En vrai, le classico, c’est aussi un peu personnel. Pour moi, c’est PSG-OM, évidemment. Mais pour d’autres, ça peut être Bastia-Ajaccio, ou même Lille-Rennes, je sais pas. L’important, c’est que ce soit chargé. Que tu ressentes un truc au fond du bide quand l’arbitre siffle le coup d’envoi.
Parce que c’est ça, le vrai critère. Pas le nombre de supporters ou le budget. C’est l’émotion. C’est savoir que ce match, il va te rester en travers de la gorge pendant des semaines, qu’il soit gagné ou perdu.
Alors, toi, ton classico à toi, c’est quoi ? Tu le sens où ? Dans les tribunes ? Sur ton canapé ? Ou carrément dans ton cœur ? Parce que bon, moi, j’te cache pas que le mien, il me suit partout. Même en vacances. Surtout en vacances. L’année dernière, j’étais en Corse, match un dimanche soir. J’ai dû monter sur une colline pour avoir du réseau. J’ai vu le but de Mbappé allongé dans l’herbe, avec un moustique dans l’oreille. Mais j’étais heureux. C’était mon classico. Mon truc à moi.
Alors, tu en penses quoi, toi ? C’est que Paris-Marseille ? Ou t’as un autre duel dans la peau ? Parce qu’au final, c’est peut-être ça, le vrai classico : celui qui te fait vibrer, peu importe le classement.
