On va y aller pas à pas. Parce que oui, le tarot est un outil puissant, mais seulement si on l’utilise avec un jeu qui nous ressemble. Et non, ce n’est pas une question de "vibrations" floues – même si ça compte – mais de pratique concrète, de symbolique accessible, et de feeling qui ne trompe pas. (Spoiler : si vous détestez les couleurs pastel, un tarot rose bonbon ne vous servira à rien, même s’il est "très énergétique".)
Pourquoi le choix du tarot est bien plus qu’une question de goût
Beaucoup pensent que le tarot, c’est comme choisir une paire de chaussures : on prend ce qui nous plaît, et hop, ça marche. Sauf que non. Une paire de baskets, même moche, vous mènera quand même d’un point A à un point B. Un tarot inadapté, lui, vous laissera avec des tirages incompréhensibles, des réponses floues, et l’impression tenace que "ça ne marche pas". Et c’est précisément là que le bât blesse.
Le tarot n’est pas un objet décoratif. C’est un système de symboles, une langue à part entière. Si vous ne parlez pas cette langue, vous aurez beau tirer les cartes tous les jours, vous ne comprendrez rien. Prenez le Tarot de Marseille : ses figures sont stylisées, presque abstraites, et ses couleurs primaires criardes peuvent dérouter. Pourtant, c’est l’un des plus précis pour les tirages traditionnels. À l’inverse, le Rider-Waite, avec ses illustrations narratives, est bien plus accessible aux débutants… mais peut manquer de subtilité pour les questions complexes.
Alors avant de vous jeter sur le premier jeu qui vous fait de l’œil, posez-vous ces questions :
Est-ce que je veux un tarot pour méditer, pour prédire, ou pour me comprendre ? Est-ce que je préfère les symboles épurés ou les scènes détaillées ? Suis-je prêt·e à apprendre un système ancien, ou est-ce que je veux quelque chose d’intuitif dès le premier tirage ?
Car – et c’est là que ça coince – il n’y a pas de "meilleur tarot". Il n’y a que votre tarot.
Le Tarot de Marseille : l’ancêtre indétrônable (mais pas pour tout le monde)
Une histoire qui remonte à la Renaissance
Le Tarot de Marseille, c’est un peu le latin du tarot. Né au XVe siècle en Italie avant de s’épanouir en France, il a traversé les siècles sans vraiment changer, comme un fossile vivant. Ses cartes sont reconnaissables entre mille : des figures géométriques, des couleurs vives (rouge, bleu, jaune), et des personnages qui semblent tout droit sortis d’une enluminure médiévale. Le Bateleur a son chapeau en forme de lemniscate, la Papesse tient un livre fermé, et la Mort… eh bien, elle ne porte pas de faux, contrairement à ce que les films nous ont appris.
Pourquoi un tel succès ? Parce que c’est un système autonome. Les cartes ne racontent pas d’histoire à elles seules – c’est à vous de les interpréter en fonction de leur position, de leurs voisins, et des règles traditionnelles (comme la numérologie ou les éléments). C’est un peu comme apprendre le solfège avant de jouer du piano : au début, c’est ardu, mais une fois maîtrisé, ça ouvre des portes.
Pour qui est-il fait ?
Le Tarot de Marseille est idéal si :
Vous aimez les systèmes structurés et que l’idée d’apprendre des règles précises ne vous fait pas fuir. Vous êtes attiré·e par l’ésotérisme traditionnel, voire par l’alchimie ou la kabbale (le Tarot de Marseille est truffé de références cachées). Vous voulez un tarot qui résiste à l’épreuve du temps – pas un jeu à la mode qui sera oublié dans cinq ans.
En revanche, fuyez-le si :
Vous êtes pressé·e et que l’idée de passer des semaines à étudier les correspondances entre les cartes vous donne des sueurs froides. Vous préférez les tirages intuitifs, où l’image vous parle directement. Vous n’aimez pas les symboles abstraits – parce que oui, une carte comme "Le Soleil" ressemble plus à un drapeau qu’à un astre rayonnant.
Le truc c’est que le Tarot de Marseille demande un investissement. Mais si vous franchissez le cap, vous aurez entre les mains un outil d’une précision chirurgicale. (Et puis, avouons-le, il y a un certain prestige à maîtriser un jeu qui a servi à des générations de cartomanciens avant vous.)
Les meilleures éditions (et celles à éviter)
Tous les Tarots de Marseille ne se valent pas. Certains éditeurs ont modernisé les couleurs ou les traits, ce qui peut dénaturer l’esprit original. Voici les versions les plus respectueuses :
Le Tarot de Marseille de Jean Noblet (XVIIe siècle, réédité par Grimaud) : la référence absolue, avec des gravures fidèles à l’original. Le Tarot de Marseille de Nicolas Conver (1760, réédité par Lo Scarabeo) : un peu plus accessible, avec des couleurs légèrement adoucies. Le Tarot de Marseille de Camoin-Jodorowsky : une version "restaurée" par Philippe Camoin (héritier de la dynastie Camoin) et Alejandro Jodorowsky, qui a le mérite d’être très lisible, mais qui divise les puristes.
À éviter : les éditions "fantaisie" qui modifient les symboles (comme le Tarot de Marseille "illuminé" avec des fonds dorés) ou les versions numérisées à partir de scans de mauvaise qualité. Un bon Tarot de Marseille doit avoir des traits nets, des couleurs franches, et surtout, aucune distorsion.
Le Rider-Waite : le tarot qui a tout changé (et pourquoi il plaît autant)
La révolution des images narratives
Imaginez : vous ouvrez un jeu de tarot en 1909, et là, stupeur – les cartes racontent des histoires. Plus de figures abstraites, plus de symboles à décrypter pendant des heures : chaque lame est une scène, avec des personnages, des décors, et une atmosphère. C’est le coup de génie d’Arthur Edward Waite et de Pamela Colman Smith, qui ont créé le Rider-Waite, le tarot le plus populaire au monde.
Pourquoi un tel succès ? Parce qu’il a démocratisé le tarot. Avant lui, il fallait être initié pour comprendre les cartes. Avec le Rider-Waite, même un débutant peut deviner que "La Tour" représente un effondrement (merci, la foudre qui frappe une tour en flammes) ou que "La Lune" évoque la confusion (un chien et un loup hurlent sous un croissant de lune). Les images sont si évocatrices qu’elles parlent presque d’elles-mêmes.
Mais – car il y a un mais – cette simplicité a un prix. Le Rider-Waite est très occidentalisé. Ses symboles sont ceux de la culture judéo-chrétienne (la Papesse ressemble à une nonne, le Pape à un évêque), et certaines cartes, comme "La Force" (une femme qui dompte un lion), reflètent des stéréotypes de genre datés. Rien de grave, mais ça peut gêner si vous cherchez un tarot plus universel.
Pour qui est-il fait ?
Le Rider-Waite est parfait si :
Vous débutez et que vous voulez un tarot intuitif. Vous aimez les détails et les scènes qui racontent une histoire. Vous préférez les tirages où l’image vous guide, plutôt que les interprétations abstraites. Vous êtes attiré·e par la psychologie jungienne (les archétypes sont très présents).
En revanche, évitez-le si :
Vous cherchez un tarot traditionnel et que les innovations du Rider-Waite vous semblent trop éloignées des origines. Vous voulez un jeu qui se prête aux tirages complexes (le Rider-Waite est génial pour les tirages simples, mais moins pour les structures élaborées comme le "Grand Tableau"). Vous n’aimez pas les couleurs pastel – la version originale a des teintes douces qui peuvent sembler fades.
Les versions à connaître (et celles à fuir)
Le Rider-Waite existe en centaines de versions, certaines magnifiques, d’autres… moins. Voici les meilleures :
Le Rider-Waite original (US Games Systems) : la version classique, avec les illustrations de Pamela Colman Smith. Le Radiant Rider-Waite : une version modernisée avec des couleurs plus vives et des détails retravaillés. Le Universal Waite : une réinterprétation plus douce, idéale si vous trouvez l’original trop sombre. Le Tarot de St. Croix : une version féministe et inclusive, où les personnages sont plus diversifiés.
À éviter : les éditions "kitsch" avec des fonds dorés ou des effets 3D (oui, ça existe), et les versions où les illustrations ont été redessinées de manière approximative. Un bon Rider-Waite doit garder l’esprit des dessins originaux, même s’ils sont modernisés.
Les tarots modernes : quand le classique ne suffit plus
Pourquoi certains préfèrent les créations contemporaines
Le Tarot de Marseille et le Rider-Waite ont un point commun : ils sont ancrés dans leur époque. Leurs symboles, leurs couleurs, leurs personnages reflètent les mentalités du Moyen Âge ou du début du XXe siècle. Or, aujourd’hui, beaucoup cherchent un tarot qui parle à notre monde – un jeu qui intègre la diversité, la spiritualité moderne, ou simplement une esthétique plus actuelle.
C’est là que les tarots modernes entrent en jeu. Certains sont des réinterprétations des classiques (comme le Modern Witch Tarot, qui garde la structure du Rider-Waite mais avec des personnages plus inclusifs), d’autres sont des créations originales (comme le Wild Unknown, avec ses illustrations minimalistes et animales). Leur point fort ? Ils parlent à notre époque, avec des thèmes comme l’écologie, la déconstruction des genres, ou la quête de sens dans un monde hyperconnecté.
Mais attention : tous les tarots modernes ne se valent pas. Certains sont magnifiques, mais inutilisables pour les tirages sérieux. D’autres sont trop abstraits, ou au contraire, trop littéraux. Alors comment faire le tri ?
Les tarots modernes qui valent le coup (et ceux à éviter)
Les valeurs sûres
Le Modern Witch Tarot (Lo Scarabeo) : une réinterprétation féministe et inclusive du Rider-Waite, avec des personnages diversifiés et des couleurs vibrantes. Le Wild Unknown Tarot (Kim Krans) : un tarot minimaliste et animalier, idéal pour ceux qui aiment les symboles épurés. Le Light Seer’s Tarot (Chris-Anne) : un jeu coloré et intuitif, parfait pour les tirages axés sur la croissance personnelle. Le Tarot of the Divine (Yoshi Yoshitani) : inspiré des contes et mythologies du monde entier, avec des illustrations somptueuses.
Ceux à tester avant d’acheter
Le Tarot de la Nuit Étoilée : magnifique, mais très abstrait – certains y voient des merveilles, d’autres ne comprennent rien. Le Tarot des Anges : très "new age", avec des messages simplistes – à réserver aux tirages ultra-intuitifs. Le Tarot de la Voie Intérieure : beau, mais trop poétique pour les tirages précis.
Le problème avec les tarots modernes, c’est qu’ils sont souvent trop spécialisés. Un jeu comme le Tarot des Vampires (oui, ça existe) peut être génial pour explorer son côté obscur, mais totalement inutile pour un tirage sur une question professionnelle. Alors avant d’acheter, demandez-vous : est-ce que ce tarot répond à mes besoins, ou est-ce que je l’achète juste parce qu’il est joli ?
Les tarots thématiques : quand le classique ne suffit plus
Pourquoi certains préfèrent un tarot "spécialisé"
Imaginez : vous voulez tirer les cartes pour une question amoureuse, mais votre Tarot de Marseille vous sort "Le Diable" et "La Maison Dieu". Pas très romantique, n’est-ce pas ? C’est là que les tarots thématiques entrent en jeu. Ces jeux sont conçus pour répondre à des besoins précis : amour, carrière, spiritualité, développement personnel… Ils utilisent des symboles adaptés au thème, ce qui rend les tirages plus ciblés et souvent plus faciles à interpréter.
Le plus connu est le Tarot de l’Amour, où chaque carte est associée à une situation amoureuse (la rencontre, la passion, la rupture…). Il y a aussi le Tarot des Anges pour les questions spirituelles, le Tarot des Runes pour ceux qui veulent mixer les systèmes, ou même le Tarot des Fées pour les amateurs de folklore.
Mais – et c’est un gros mais – ces tarots ont un défaut majeur : ils sont souvent trop restrictifs. Un Tarot de l’Amour ne vous servira à rien pour une question professionnelle, et un Tarot des Anges peut manquer de nuances pour les tirages complexes. Alors avant de vous lancer, posez-vous cette question : est-ce que je veux un tarot polyvalent, ou est-ce que je suis prêt·e à avoir plusieurs jeux pour différents usages ?
Les tarots thématiques qui tiennent leurs promesses
Le Tarot de l’Amour et des Relations (Lo Scarabeo) : un classique, avec des cartes qui parlent directement aux questions sentimentales. Le Tarot des Archanges (Doreen Virtue) : idéal pour les tirages spirituels, mais très "new age". Le Tarot des Druides : pour ceux qui s’intéressent à la spiritualité celtique. Le Tarot des Déesses : une approche féministe et mythologique.
Si vous optez pour un tarot thématique, choisissez-le en fonction de votre pratique. Un Tarot de l’Amour peut être utile si vous tirez souvent les cartes pour des questions sentimentales, mais il sera inutile pour le reste. À l’inverse, un tarot polyvalent comme le Rider-Waite ou le Tarot de Marseille vous servira dans tous les domaines.
Les erreurs à éviter quand on choisit son tarot
Se fier uniquement à l’esthétique
C’est la tentation numéro un : on tombe amoureux·se d’un tarot parce qu’il est beau. Les illustrations sont magnifiques, les couleurs apaisantes, et on se dit : "C’est celui-là, je le sens !". Sauf que… un tarot, ce n’est pas un tableau. Si les images ne vous parlent pas symboliquement, vous allez vous retrouver avec un jeu qui vous plaît visuellement, mais qui ne vous donne aucune réponse claire.
Exemple : le Wild Unknown Tarot est sublime, avec ses dessins d’animaux et ses couleurs naturelles. Mais si vous n’êtes pas à l’aise avec les symboles animaux ou les interprétations abstraites, vous allez galérer. À l’inverse, un Tarot de Marseille peut sembler "vieux jeu" au premier abord, mais si vous aimez les systèmes structurés, il deviendra votre meilleur allié.
Alors avant d’acheter, demandez-vous : est-ce que ces images me parlent, ou est-ce que je les trouve juste jolies ?
Négliger la taille des cartes
Un détail qui change tout : la taille des cartes. Les tarots standard font environ 7 x 12 cm, mais certains jeux sont plus petits (pour les tirages en voyage) ou plus grands (pour les détails). Si vous avez de grandes mains, un petit tarot sera inconfortable à manipuler. À l’inverse, si vous voulez un jeu compact, évitez les éditions "géantes".
Autre point : la finition. Certains tarots ont des bords arrondis (plus agréables à tenir), d’autres des bords droits (plus précis pour les tirages complexes). Certains sont imprimés sur un papier épais et texturé (idéal pour les mélanges), d’autres sur un papier glacé (plus fragile). Si possible, essayez de toucher les cartes avant d’acheter – ou lisez les avis pour éviter les mauvaises surprises.
Oublier de vérifier la compatibilité avec son niveau
Un tarot pour débutant ne conviendra pas à un·e expert·e, et inversement. Le Rider-Waite est parfait pour les novices, mais il peut sembler trop simpliste pour ceux qui veulent approfondir. À l’inverse, le Tarot de Marseille est génial pour les tirages avancés, mais il peut décourager les débutant·e·s.
Alors avant de choisir, évaluez votre niveau :
Débutant·e : privilégiez un tarot intuitif (Rider-Waite, Modern Witch, Light Seer’s). Intermédiaire : essayez un tarot plus complexe (Tarot de Marseille, Wild Unknown). Expert·e : optez pour un tarot traditionnel (Tarot de Marseille restauré) ou un jeu spécialisé (Tarot de Thoth, Tarot de la Voie Intérieure).
Acheter un tarot sans guide d’interprétation
Certains tarots sont vendus sans livret, ou avec un livret si minimaliste qu’il en devient inutile. Résultat : vous vous retrouvez avec un jeu magnifique, mais sans aucune idée de comment l’utiliser. Avant d’acheter, vérifiez toujours :
Est-ce que le tarot est accompagné d’un livret détaillé ? Est-ce que les interprétations sont claires, ou trop vagues ? Est-ce qu’il y a des exemples de tirages ? Si le livret est en anglais (et que vous ne maîtrisez pas la langue), passez votre chemin – à moins que vous ne soyez prêt·e à chercher les interprétations ailleurs.
Les meilleurs tarots pour débutant·e·s sont ceux qui incluent un guide complet, comme le Rider-Waite (avec le livre de Waite) ou le Modern Witch Tarot (avec des explications détaillées).
Questions fréquentes : tout ce que vous n’osez pas demander
Faut-il "nettoyer" son tarot avant de l’utiliser ?
Ah, la fameuse question du "nettoyage énergétique"… Certains vous diront qu’il faut absolument purifier son tarot avant la première utilisation – en le passant dans la fumée de sauge, en le posant sur un cristal, ou en le laissant une nuit sous la pleine lune. D’autres vous répondront que c’est du charlatanisme.
La vérité ? Ça dépend de vous. Si vous croyez aux énergies, alors oui, un petit rituel de purification peut vous mettre dans de bonnes conditions. Si vous êtes plus cartésien·ne, sachez que le simple fait de mélanger les cartes avant le premier tirage suffit à les "activer".
Mon conseil perso : faites ce qui vous met à l’aise. Si vous avez envie de sauge et de cristaux, allez-y. Si vous préférez un mélange énergique, ça marche aussi. L’important, c’est que vous vous sentiez en phase avec votre jeu.
Peut-on utiliser plusieurs tarots en même temps ?
Oui, mais… avec modération. Certains cartomanciens·nes utilisent un tarot pour les questions générales (comme le Rider-Waite) et un autre pour les questions spécifiques (comme un Tarot de l’Amour). D’autres ont un jeu principal et un jeu "de secours" pour les jours où ils n’arrivent pas à se connecter au premier.
Le problème, c’est que si vous utilisez trop de tarots différents, vous risquez de vous disperser. Chaque jeu a sa propre énergie, sa propre symbolique, et si vous passez de l’un à l’autre sans arrêt, vous allez perdre en cohérence. Alors si vous voulez tester plusieurs tarots, faites-le progressivement, et voyez lequel vous parle le plus.
Est-ce que le prix d’un tarot reflète sa qualité ?
Pas forcément. Un tarot à 50 € n’est pas automatiquement meilleur qu’un tarot à 20 €. Tout dépend de :
La qualité d’impression (certains tarots bon marché ont des couleurs qui délavent ou des traits flous). Le type de papier (un papier épais et texturé coûte plus cher qu’un papier glacé). La renommée de l’éditeur (un tarot édité par Lo Scarabeo ou US Games Systems sera souvent plus fiable qu’un jeu auto-édité).
Cela dit, méfiez-vous des tarots trop bon marché (moins de 15 €). Ils sont souvent imprimés en Chine avec des matériaux bas de gamme, et les cartes peuvent s’abîmer rapidement. À l’inverse, un tarot à 40 € n’est pas forcément un gage de qualité – certains éditeurs surfent sur la tendance "ésotérique" pour vendre des jeux médiocres à prix d’or.
Mon conseil : lisez les avis, comparez les finitions, et si possible, essayez de voir les cartes en vrai avant d’acheter.
Faut-il choisir un tarot en fonction de son signe astrologique ?
Certains sites vous diront que oui – que les Bélier devraient choisir un tarot "dynamique" comme le Wild Unknown, que les Poissons devraient opter pour un tarot "intuitif" comme le Light Seer’s, etc. Sauf que… c’est du marketing. Il n’y a aucune preuve que votre signe astrologique influence le tarot qui vous correspond.
En revanche, ce qui compte, c’est votre personnalité. Si vous êtes quelqu’un de rationnel, un tarot structuré comme le Tarot de Marseille vous conviendra mieux qu’un jeu abstrait. Si vous êtes plutôt intuitif·ve, un tarot comme le Rider-Waite ou le Modern Witch sera plus adapté. Alors oubliez les correspondances astro, et concentrez-vous sur ce qui vous parle.
Verdict : quel tarot est fait pour vous ?
Alors, comment trancher ? Voici un petit récap’ ultra-pratique, en fonction de vos besoins :
Vous débutez et vous voulez un tarot intuitif ? Prenez le Rider-Waite (ou sa version modernisée, le Radiant Rider-Waite). Vous aimez les systèmes traditionnels et vous êtes prêt·e à apprendre ? Le Tarot de Marseille (version Noblet ou Conver) est fait pour vous. Vous cherchez un tarot moderne et inclusif ? Essayez le Modern Witch Tarot ou le Light Seer’s Tarot. Vous voulez un tarot abstrait et poétique ? Le Wild Unknown Tarot est une valeur sûre. Vous tirez souvent les cartes pour l’amour ? Un Tarot de l’Amour (comme celui de Lo Scarabeo) peut être utile, mais gardez un jeu polyvalent en backup.
Et si vous hésitez encore ? Achetez deux tarots – un pour débuter (comme le Rider-Waite) et un pour plus tard (comme le Tarot de Marseille). Comme ça, vous pourrez comparer et voir lequel vous parle le plus.
Le plus important, c’est de ne pas se presser. Un tarot, c’est comme une relation : ça se construit avec le temps. Alors prenez votre temps, testez, explorez, et surtout, faites confiance à votre feeling. Parce qu’au final, le meilleur tarot, c’est celui qui vous fait dire : "Ah, c’est ça."
(Et si jamais vous vous trompez ? Pas de panique. Un tarot, ça se revend, ça s’échange, ou ça se range dans un tiroir en attendant que son heure arrive. L’ésotérisme, c’est aussi une question de patience.)
