On en parle autour d’un café ?
Martin ou Martin ?
Alors déjà, Martin, c’est vrai que ça sonne comme le classique, le basique, le « jean-mi » des noms de famille. Du coup, j’ai un peu cherché. Enfin, bon, j’ai surtout fait une recherche Google un mardi soir en mangeant des chips devant Netflix. Et figurez-vous que… Martin, il est dans le top, mais pas numéro un. Non, le roi du classement, c’est Thomas.
Oui oui, Thomas. Comme dans Thomas le train, ou Thomas Pesquet. Pas très exotique, hein ? Mais quand même. Selon les données de l’INSEE — donc faut faire gaffe, c’est du sérieux — Thomas serait porté par environ 200 000 personnes en France métropolitaine. Après, faut nuancer, parce que certains noms sont portés par plus de foyers, mais avec moins de membres par famille. Bref, c’est un peu le bordel dans les stats, mais globalement, Thomas mène la danse.
Mais pourquoi Thomas ?
Alors là, je me suis posé la question : pourquoi Thomas ? C’est pas un prénom hyper tendance aujourd’hui, enfin, pas comme Liam ou Gabriel. Mais bon, c’est un prénom biblique, hein. Thomas, l’apôtre, celui qui voulait toucher les plaies de Jésus pour y croire. « Je ne croirai pas sans voir ». Bon, après, c’est devenu un prénom hyper répandu au Moyen Âge, et du coup, les patronymes se sont construits à partir de ça. « Fils de Thomas », « de la famille de Thomas », et hop, ça devient un nom de famille.
Enfin bref, les origines, c’est toujours un peu flou. Mais ce qui est clair, c’est que Thomas, c’est un peu le nom passe-partout. Comme Dubois, qui arrive juste derrière. Parce que oui, Dubois, c’est énorme aussi. Et Dubois, ça vient du lieu, évidemment. « Habite près du bois ». Comme Denis, qui vient de Dionysos, mais bon, personne ne le sait plus maintenant.
Et Martin dans tout ça ?
Alors Martin, il est troisième, je crois. Ou quatrième. Enfin, dans les premiers, quoi. Martin, ça vient de Mars, le dieu de la guerre. Donc « petit guerrier », en gros. Sympa, non ? En plus, Saint Martin, celui qui partage son manteau avec un pauvre — bon, il utilise son épée, donc il est quand même un peu soldat — il a été super populaire. Du coup, Martin, c’est devenu un prénom, puis un nom. Et aujourd’hui, y’a plein de Martin partout. Dans mon ancien boulot, on était trois Martin dans un open space de douze personnes. C’était le bordel.
Moi, je m’appelle Legrand, au fait
Et vous ? Moi, c’est Legrand. Rien de très original non plus. Enfin, Legrand, c’est dans le top 10 aussi, je crois. Peut-être même top 5. Je me souviens, au collège à Clermont-Ferrand, il y avait deux Legrand dans ma classe. On s’appelait « Petit Legrand » et « Grand Legrand », même si j’étais plus petit que l’autre. Ironique, hein ?
Et en fait, Legrand, c’est souvent un surnom qui est devenu nom. Comme « il était grand, donc on l’a appelé Legrand ». Pas très poétique, mais c’est comme ça que ça marche. Comme Petit, qui est aussi un nom super courant. Oui oui, Petit, c’est peut-être un grand, mais il s’appelait Petit parce qu’il était petit. Ou l’inverse. Le monde est bizarre.
Et les autres ?
Après, y’a aussi Robert, Richard, Durand… Durand ! Celui-là, il est culte. « Durand, président ! » comme on disait au lycée. Durand, ça veut dire « dur », « solide ». Un peu comme Dupont, qui est partout dans les formulaires. Dupond, avec un d, comme dans Tintin — mais en vrai, c’est avec deux d, Dupond et Dupont, les deux inspecteurs. Bref, c’est un nom générique.
En fait, beaucoup de ces noms viennent de caractéristiques physiques, de lieux, ou de prénoms. C’est marrant comme, en creusant, on retrouve toute l’histoire de France dedans. Les guerriers, les paysans, les forêts, les saints… tout est là.
Et les noms d’origine étrangère ?
Bon, après, faut pas oublier que la France, elle est aussi faite de noms venus d’ailleurs. Mohamed, par exemple, est de plus en plus courant. Mais comme c’est souvent écrit sous différentes formes — Mohammed, Mehdi, etc. — ça se diffuse dans les stats. Même chose pour Traoré, Diop, N’Guyen, Benalla… Enfin, bon, Benalla, après, c’est compliqué à porter maintenant.
Mais sérieusement, ces noms-là, ils font aussi partie du paysage. Et ils montent dans les classements. Peut-être que dans 20 ans, ce sera Nguyen le plus courant. Qui sait ?
Enfin bref, c’est qui le vrai champion ?
Alors, pour conclure — parce que je sens que je pars un peu dans tous les sens — le nom le plus courant en France, c’est Thomas. Mais Martin, Dubois, Legrand, Durand, ils sont tous dans le match. C’est un peu comme le classement du foot : y’a un leader, mais tout le monde se tient.
Et vous, vous vous appelez comment ? Vous êtes dans le top 10 ? Parce que moi, Legrand, je suis fier, même si je serai jamais le premier. Enfin, sauf si on fait un tournoi de baby-foot. Là, j’assure.
