Le rôle du latéral droit, c’est plus ce que c’était
Avant, un bon latéral droit, c’était un mec sérieux. Un genre de garde-barrière. Il fermait, il bloquait, il ne prenait pas de risque. Et s’il allait au pressing, c’était avec l’air de celui qui regrette déjà. Aujourd’hui ? Franchement, c’est presque un ailier. Il doit courir 12 km par match, défendre comme un chien, mais aussi centrer, dribbler, et parfois même marquer. Alors forcément, le profil a changé.
Prends un truc : quand tu regardes un match de Ligue 1 ou de Liga maintenant, tu vois des latéraux qui partent en contre comme s’ils avaient un chrono dans la tête. Et c’est là qu’on se dit : bon, qui fait tout bien ? Parce que faire une chose, c’est facile. Faire tout, c’est autre chose.
Koundé : le tout-terrain
Alors bon, je commence par Koundé, parce que… enfin, tu vois, c’est logique. Il joue au Barça, il a gagné la Coupe du monde avec les Bleus, et quand il défend, on dirait un chat qui surveille une souris. Il est partout. Il ferme l’aile, il fait des tacles propres, il ne panique jamais.
Mais ce que j’aime chez lui, c’est qu’il est discret. Il fait pas de bruit, il brille pas dans les stats, mais si tu regardes bien, il évite trois catastrophes par match. J’ai vu ça à Dortmund, l’an dernier, avec des potes. On était au fond du kop, et à un moment, Sancho part en accélération, il croit qu’il va exploser la défense… et là, Koundé arrive, calme, il pique le ballon comme s’il ramassait une feuille morte. Silence. Personne ne crie. Et pourtant, c’était énorme.
Sauf que bon… est-ce que c’est le *meilleur* ? Parce que le meilleur, c’est pas juste celui qui fait moins d’erreurs. C’est aussi celui qui fait la différence.
Achraf Hakimi : l’explosif
Alors là, on passe à un autre niveau. Achraf, c’est le mec qui te fait dire « attends, il est passé où ? » deux fois par mi-temps. Il a une vitesse de malade. Quand il part en montée, c’est comme un sprint de 100 mètres, mais avec un ballon. Et il a cette habitude de rentrer sur l’intérieur, de jouer simple, mais précis.
J’ai vu un match à Paris contre Lille, il y a deux ans. Il pleuvait comme vache qui pisse. Le terrain était gras. Et lui ? Il accélère sur l’aile droite, slalome entre deux, et il centre du gauche comme si c’était naturel. Sauf que c’est un droitier. Et là, t’as ce genre de moment où tu te tourne vers ton pote : « Mais c’est quoi ce mec ? »
Son truc, c’est qu’il fait le lien entre défense et attaque comme personne. Mais… parfois, il disparaît en défense. Tu le vois monter, monter, monter… et là, l’adversaire contre-attaque sur son côté, et il est à 40 mètres. Du coup, tu te dis : ouais, bon, c’est pas parfait.
Arnold : le cerveau
Et là, faut que je parle d’Arnold. Parce que bon, moi, j’ai grandi avec les matchs de Liverpool. Et quand tu regardes Trent Alexander-Arnold… c’est pas un latéral, c’est un milieu de terrain qui joue à droite.
Ses passes ? Des œuvres d’art. Il voit des lignes que personne ne voit. Il lance des diagonales à 50 mètres comme s’il jouait à la pétanque. Et il a cette intelligence de placement, ce calme… mais bon, faut pas se mentir : défensivement, il est pas Koundé. Il a progressé, hein, je dis pas le contraire. Mais si tu lui mets un ailier rapide et technique, il peut souffrir.
Enfin bref, il fait gagner son équipe autrement. Par le jeu. Par la maîtrise. Mais est-ce que c’est un *défenseur* ? C’est là que le débat commence.
Les outsiders ?
Attends, on oublie pas Cancelo, hein. Avant, il était dans la conversation, surtout à Manchester City. Mais là, un peu moins. Il a bougé, changé d’air… et il a perdu un peu de constance. Moins de temps de jeu, moins d’impact.
Et puis il y a Gavi… non, Gavi c’est milieu. Désolé, parenthèse. J’ai failli me perdre.
Mais sérieusement, on pourrait parler de Moussa Sissoko ? Non. Bon. D’accord.
Et la jeunesse ?
Il y a des jeunes qui montent, genre Vanderson au PSG, ou même un Belletti… non, Belletti c’était il y a 20 ans. Désolé encore. (Je crois que j’ai trop regardé de vieux matchs ce week-end.)
Mais sérieusement, y’a des pépites. Mais pour l’instant, ils sont pas au niveau des trois qu’on a cités.
Alors, lequel est le meilleur ?
Franchement ? Je te le dis comme je le pense : ça dépend de ce que tu cherches.
Si tu veux un roc, un mec sûr, qui dort pas en défense, qui fait pas de cadeau… c’est Koundé.
Si tu veux un missile, un joueur qui déstabilise, qui fait mal en attaque et qui te sort des exploits… c’est Achraf.
Si tu veux un joueur de génie, un type qui change le match avec une passe… c’est Arnold.
Donc non, il n’y a pas un seul « meilleur ». Il y a des profils. Mais si on me force à choisir… je dirais Koundé. Pour la régularité. Pour la solidité. Pour ce truc qu’on oublie parfois : empêcher de prendre des buts.
Mais bon… après, vous savez quoi ? Demain, un jeune va exploser, et on aura tous l’air con. Enfin bref. C’est aussi ça, le foot.
Et toi, tu mettrais qui ? Parce que là, je suis curieux. Vraiment.
