Attends, il est où exactement ?
Bon, déjà, faisons simple. En ce moment, Neymar est toujours au Al-Hilal, en Arabie saoudite. Ouais, je sais, je viens de dire non, et là je dis oui. C’est un peu le bordel, je te l’accorde. Mais c’est pas faux : il a signé là-bas en août 2023, après son départ du PSG. Alors oui, il est bien en Arabie saoudite. Mais tu vois ce que je veux dire : est-ce qu’il joue ? Parce que bon, il est là-bas, mais il joue… ou pas ?
Une saison compliquée, presque filmée
Alors non, il n’a pas déménagé pour faire du tourisme. Il joue, oui, mais… enfin bref, c’est compliqué. Tu vois, il a eu un gros péno, ce gars. Dès son arrivée, il se fait opérer du genou, il est KO pendant des mois. Enfin, j’veux dire, t’arrives dans un nouveau championnat, t’es attendu comme une rockstar, et tu passes les trois premiers mois sur le canapé avec une télécommande et des chips. C’est un peu violent.
D’ailleurs, je m’en souviens, c’était en octobre, j’étais chez mon frère à Lyon. On avait fait un petit apéro foot, avec les potes, on regardait le match Al-Hilal contre Al-Ittihad. Et tout le monde criait « Neymar ! Neymar ! » dès qu’un type en jaune bougeait. Sauf que c’était pas lui. Il était encore en rééducation. On s’est sentis un peu cons, mais on s’est bien marrés.
Et maintenant, il joue ou quoi ?
Alors là, mi-2025, il est revenu. Il a fait quelques entrées en jeu, des matches comme ça, pas encore titulaire d’office. Il marque, il fait des belles choses, mais bon… c’est pas le Ney de 2017, tu vois ? Il a 33 ans, il a eu plein de pépins. Mais il a toujours ce truc, ce petit côté magique, quand il touche le ballon. Il fait encore des ponts, des gestes, des trucs que personne d’autre n’ose faire. Même en Arabie saoudite.
Par contre, niveau intensité, c’est pas la Premier League. Le rythme est différent. Moins physique, plus technique par moments. Mais bon, c’est un autre projet. Pas question de Ligue des Champions ici. C’est plutôt : « Je viens, je joue, je gagne bien ma vie, et j’en profite. »
Pourquoi tout le monde en parle autant ?
Parce que bon, c’est Neymar. Même quand il ne joue pas, il fait parler. Et puis, franchement, l’Arabie saoudite, c’est devenu un truc de dingue. Avant, tu disais « foot saoudien », et tout le monde pensait « vacances au soleil ». Aujourd’hui, tu dis « championnat saoudien », et tu entends : « Oh, Benzema est là, CR7, Riyad Mahrez, tout le monde débarque ! » C’est presque devenu une ligue B de stars internationales en fin de carrière. Enfin, « fin de carrière », j’exagère un peu… mais presque.
Et Neymar, c’est un peu le symbole de ce mouvement. Il a pris un contrat monstrueux — on parle de plus de 90 millions d’euros par an, bonjour les amis —, et du coup, tout le monde se demande : « Mais pourquoi ? » Pourquoi quitter Paris, les projecteurs, le PSG, pour aller là-bas ?
La vraie question, c’est : est-ce qu’il est heureux ?
Parce que là, c’est ce qui m’intéresse, en vrai. Moi, j’suis pas là pour juger les choix, hein. Chacun fait ce qu’il veut avec sa vie. Mais bon, tu passes de Paris à Riyad… c’est un sacré changement de rythme. Moins de nightlife, moins de pression, peut-être plus de sérénité ? Enfin, j’sais pas. J’ai un pote qui a vécu là-bas deux ans, à Djeddah. Il m’a dit que c’était « calme », mais que parfois, t’avais l’impression d’être dans une bulle. Trop sécurisé, trop propre, un peu… artificiel.
Et Neymar, il aime le buzz, non ? Il aime être suivi, filmé, commenté. En Arabie saoudite, tu sors, t’es protégé, t’as des gardes, mais t’as pas 50 mecs qui te prennent en photo dans la rue. C’est bizarre pour un mec comme lui.
Et après ?
Il a dit qu’il voulait finir sa carrière au Brésil, à Santos, là où il a commencé. C’est mignon, non ? Un peu comme une boucle qui se referme. Mais bon, avec Neymar, t’es jamais sûr de rien. Un jour il dit « je reste », le lendemain il poste une story avec un drapeau du Qatar… tu te dis : « Ah merde, il va partir où maintenant ? »
En tout cas, pour l’instant, oui, Neymar joue en Arabie saoudite. Il est à Al-Hilal. Il joue, il marque, il enchaine les passes décisives. Il est pas au top de sa forme, mais il est là. Et le championnat, il en a besoin, des gueules comme la sienne. Parce que sinon, franchement, qui regarde ça, à part nous, les accros ?
Vous savez quoi ? J’pense que dans dix ans, on se souviendra de cette époque comme d’un moment bizarre du foot. Où les stars ont commencé à disparaître des grandes ligues pour atterrir dans des pays avec plein d’argent et des stades flambant neufs. Et Neymar, il en fait partie. Pas le premier, pas le dernier. Mais un des plus visibles.
Alors oui, il joue en Arabie saoudite. Et non, ce n’est pas un rêve. Même si parfois, j’ai du mal à y croire.
