D’abord, c’est quoi une subordonnée complétive ?
Exemple de base :
Je pense que tu as raison.
La partie "que tu as raison" complète le verbe "pense". Voilà ta subordonnée complétive.
Bon, jusque-là, c’est tranquille. Mais pour la repérer plus facilement, faut connaître quelques combines.
Les indices pour repérer une subordonnée complétive
Certaines tournures reviennent tout le temps. Une fois que tu les captes, c’est plus simple de relever la complétive.
Verbes d'opinion ou de sentiment
Très souvent, les subordonnées complétives suivent des verbes comme :
croire
penser
dire
affirmer
espérer
craindre
Exemples :
Elle affirme qu’elle n’a rien vu.
Nous espérons que tout ira bien.
Ici, chaque fois, la partie après "que" est la subordonnée complétive.
Tournures avec "ce que", "ce qui", "si"
Exemple :
Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Dis-moi si tu viens demain.
Là aussi, ces segments jouent le rôle de compléments : donc → subordonnées complétives.
Méthode pour relever facilement la subordonnée
Ok, maintenant que tu sais ce que c’est, comment on la repère dans un texte ?
Voici ma technique (celle que j’utilisais au lycée, et ça marchait nickel) :
Étape 1 : Repère le verbe principal
Cherche d’abord le verbe conjugué dans la phrase principale. C’est lui qui sera "complété".
Exemple :
Ils croient que le train est en retard.
→ verbe principal : "croient"
Étape 2 : Pose la question "Ils croient quoi ?"
La réponse te donne directement la complétive :
→ Ils croient que le train est en retard.
Et bim, c’est celle-là que tu relèves.
Étape 3 : Vérifie qu’elle commence bien par "que", "si", "ce que"…
Juste pour être sûr à 100 %. Et si elle dépend du verbe → c’est bon, tu l’as.
Un exemple vécu (et un peu galère)
En 3e, on avait une interro où fallait relever trois subordonnées dans un texte. Tout le monde avait repéré la relative et la circonstancielle. Mais la complétive ? Cauchemar.
J’avais noté : Je savais qu’il allait pleuvoir. → et j’avais souligné juste "qu’il allait pleuvoir".
Ma prof (Madame Lenoir, genre 100 % old school) m’a mis une flèche rouge et écrit :
"Bien vu, mais indique aussi le verbe principal !"
Moralité ? Faut pas juste relever la subordonnée, faut montrer de quoi elle dépend. Depuis ce jour, je souligne le verbe principal ET je relie la complétive avec une flèche. C’est bête, mais les profs aiment ça.
Erreurs fréquentes à éviter
Parce que oui, y’en a. Et elles reviennent souvent.
Confondre avec la subordonnée relative
Exemple :
L’enfant qui pleure a perdu sa maman.
→ "qui pleure" n’est pas une complétive, c’est une relative (elle décrit "l’enfant").
Isoler "que" tout seul
Non, "que" tout seul, ça veut rien dire. Il faut relever toute la subordonnée, pas juste le mot "que".
Mauvais : Ils pensent que.
Bon : Ils pensent que tu te trompes.
Conclusion claire et pas reloue
Relever une proposition subordonnée complétive, c’est pas un casse-tête — si tu sais quoi chercher. Tu repères le verbe principal, tu poses la question "quoi ?", et tu trouves la partie qui commence par "que", "si", "ce que"...
Avec un peu d’habitude, ça devient aussi simple que de trouver les frites dans un menu McDo. Bon, presque.
