Un seul gagnant, dans le calme le plus total
Alors, qui a empoché ce délire ? Officiellement, c’est un seul et unique gagnant. Un type, ou une nana, seul au monde avec son ticket gagnant. Et devine où ? En Île-de-France. Bon, ok, c’est vaste comme zone, mais c’est déjà un début. Pas de syndicat, pas de groupe d’amis qui se partagent le truc en rigolant. Un seul cerveau qui a dû faire un AVC en lisant les résultats.
La Française des Jeux, comme d’hab, n’a rien balancé. Nom, prénom, photo ? Nada. Silence radio. Ils respectent la vie privée, c’est noble, mais bon… on rêve tous de voir la tête de quelqu’un qui découvre qu’il peut s’acheter une île privée avec le monnaie.
Et si c’était mon voisin ?
Je rigole, mais sérieux, ça pourrait être n’importe qui. Le gars qui tond sa pelouse tous les dimanches matin en écoutant du Michel Sardou ? La dame qui fait ses courses avec un caddie rouge et qui te regarde bizarrement quand tu prends le dernier yaourt ? Peut-être même que c’est toi, en train de lire cet article en douce, en te disant : « Chut, je ne dis rien, mais j’étais là ce soir-là… »
En parlant de ça, j’étais au café près de chez moi, le Bar des Amis à Montreuil, avec Thomas et Julie. On parlait de tout et de rien, comme souvent. Et d’un coup, Thomas lâche : « Vous pensez qu’il est content, le mec des 193 millions ? Parce que moi, à sa place, je crois que je partirais vivre au Pérou. » Julie répond : « Tu ferais quoi avec 10 millions, t’es sérieux ? » Et moi, je dis : « Non, mais attendez… 193 millions, c’est pas 10. C’est 19 fois plus. Tu pourrais acheter le Pérou, Thomas. » On a rigolé comme des cons. Mais bon, après, on y pense, tu vois ?
Comment on gagne autant sans le dire ?
La question, c’est : comment tu gères un truc pareil ? Tu continues à bosser ? T’arrêtes tout ? Tu changes de nom ? De ville ? Tu fais quoi avec ton chat ? Parce que bon, même le chat, il change de statut. Il devient un chat riche. Il mange du saumon bio, il a un dresseur…
Je me suis toujours dit que si un jour je gagne au Loto, je fais tout tout de suite. Je préviens ma mère, j’achète une maison au bord de l’eau, je file un pactole à mes potes, et je disparais six mois en Patagonie. Mais en vrai ? Je pense que je flipperais trop. Tu deviens une cible. Les cousins éloignés sortent du bois. Les copains d’école avec qui t’as pas parlé depuis vingt ans t’envoient des messages du genre : « Salut vieux, ça fait longtemps, tu fais quoi ce week-end ? » Tu sais très bien ce qu’ils veulent.
Et les autres gros gains, c’est qui ?
Enfin bref, revenons à nos moutons. Ce jackpot de 193 millions, c’est le plus gros gain de l’histoire du Loto français. Avant ça, on était à 100 millions, 130… mais là, c’est parti dans l’espace. Par contre, au niveau européen, le record, c’est un Espagnol qui avait raflé 219 millions avec l’Euromillions. Donc bon, on n’est pas les rois, mais on n’est pas mal non plus.
Je me demande si le gagnant a pris conseil. Un avocat, un comptable, un psy peut-être ? Parce que franchement, gérer cette pression… Moi, au bout de trois jours, je crois que je rendrais l’argent. « Désolé, j’ai cru que c’était un jeu, en fait c’est un cauchemar. »
Et toi, tu ferais quoi ?
Allez, je te pose la question : si t’avais les 193 millions, t’en fais quoi ? Tu le dis à tout le monde ? Tu changes de vie ? Tu continues comme avant ? Moi, je pense que je garderais un petit job, juste pour ne pas devenir complètement fou. Peut-être barman, mais dans mon propre bar. Avec une terrasse, de la bonne musique, et des bières gratuites pour les potes.
En vrai, ce qui est fou, c’est que ce gars – ou cette nana – est passé de « vie normale » à « fortune légendaire » en une soirée. Un ticket, quelques numéros, et boum. Tout change. C’est à la fois magique et flippant.
Enfin bref. Qui a gagné les 193 millions ? On ne saura jamais. Mais une chose est sûre : il ou elle est en train de lire cet article en rigolant, seul dans sa villa cachée, avec un verre de champagne à la main. Et nous ? On continue à jouer, à rêver, à espérer. Parce que bon… on sait jamais, hein ?
