La méfiance, ce frein qui plombe tout
Franchement, je crois que le premier truc, c’est la méfiance. Combien de fois t’as entendu des histoires de fonds qui partent en fumée, ou pire, des associations qui ne sont pas très claires sur l’utilisation des dons ? Moi, je me rappelle une fois, au boulot, un collègue qui avait donné à une soi-disant ONG pour la protection des animaux, et au final, il a su que seule une petite partie avait vraiment servi à ça. Ça fout un coup, tu vois. Du coup, on se dit « Pourquoi je donnerais si je peux pas être sûr que ça sert vraiment ? ».
Le sentiment d'impuissance, ou le fameux « à quoi bon ? »
Un autre truc, c’est ce sentiment qu’un petit don, ça ne changera rien. Combien de fois j’ai entendu des potes me dire : « Moi, 5 euros, c’est rien, ça ne va rien changer. » Eh ben, c’est un peu ça le problème, non ? On a cette impression que le geste est trop petit, que ça ne fait pas vraiment la différence, alors on laisse tomber. Mais en vrai, chaque goutte compte, même si c’est dur à croire.
La pression sociale et la gêne
Et puis, faut pas oublier la pression sociale. Parfois, on a peur qu’on nous regarde de travers si on ne donne pas, ou à l’inverse, on ne veut pas exhiber qu’on donne, par pudeur. Moi-même, je me souviens d’un Noël où, dans ma famille, c’était un sujet tendu. Certains donnaient, d’autres pas, et ça créait des petites tensions bizarres. Alors, on préfère souvent ne rien dire et ne rien faire pour éviter les histoires.
L’absence d’information claire, ça embrouille tout
Il faut dire aussi que souvent, on ne sait pas vraiment où va l’argent. Les infos sont noyées dans un flot de messages, de mails, de pubs. Résultat, ça devient compliqué de choisir à qui donner. Je me rappelle quand j’ai voulu aider une association locale à Marseille l’an dernier, j’ai passé plus d’une heure à chercher des infos fiables. Pas très pratique quand on a une vie à courir partout.
Le côté personnel : parfois, c’est juste une question de moyens
Bon, je vais pas faire semblant que tout le monde a des sous à donner. Parfois, c’est juste pas possible. J’ai un pote, Mehdi, qui galère un peu avec ses fins de mois, et il me disait dernièrement qu’il aimerait bien aider, mais qu’il peut à peine payer son loyer. Ça, faut pas l’oublier : tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.
Et pourtant, il y a des trucs qui marchent !
Mais tu sais quoi ? J’ai aussi vu des trucs cools. Par exemple, le crowdfunding : ça donne l’impression de faire partie d’un projet, c’est plus concret. Comme quand on a aidé un copain à financer son voyage humanitaire. Là, tout le monde était chaud, les dons sont arrivés rapidement. C’est plus humain, plus direct. Peut-être qu’il faut juste revoir la manière de donner, pour que ça parle plus aux gens.
En fin de compte, c’est un mélange de tout ça
Alors voilà, je pense que c’est un peu un cocktail de méfiance, d’habitudes, de manque d’infos, parfois de moyens, et puis de petites peurs sociales. Pas étonnant que ça bloque. Mais franchement, ça me donne envie de creuser, de comprendre plus, et surtout, de trouver des moyens simples et sincères pour que tout le monde puisse donner, même un peu, sans stress ni pression.
Et toi, tu en penses quoi ? Tu te retrouves dans tout ça ? T’as déjà eu une expérience qui t’a donné envie de donner, ou au contraire, qui t’a freiné ? Allez, on en parle !
