On nous met la pression dès l'adolescence avec ces questions de vocation, comme si à 18 ans on devait avoir tout compris. Moi à cet âge-là, je voulais être astronaute, puis prof de gym, puis je sais plus trop... Bref.
Arrêter de chercher LA réponse
Un truc qui m'a aidé : comprendre que le but dans la vie, c'est rarement une épiphanie soudaine. C'est plutôt une série de petits pas. Des fois on se trompe, et c'est normal.
Je me souviens quand j'ai quitté mon boulot dans la com' – bonjour la crise existentielle – pour me lancer dans la poterie. Tout le monde me prenait pour un fou. Au final, j'ai détesté le toucher de l'argile, mais cette expérience m'a appris que j'avais besoin de contact humain dans mon taf.
Écouter (vraiment) ses envies
Pas celles qu'on nous inculque, hein. Les vraies. Celles qui font que quand tu fais certaine activité, tu perds la notion du temps.
Moi par exemple, j'adore expliquer des concepts compliqués de manière simple. C'est comme ça que j'ai commencé à donner des formations, presque par hasard. Et maintenant, c'est devenu une partie centrale de ma vie.
Testez, expérimentez, foirez parfois
Franchement, le mieux c'est d'essayer des choses. Même si ça te paraît incongru. Mon pote Julien s'est mis au bénévolat dans un refuge animalier alors qu'il était comptable. Deux ans plus tard, il a complètement changé de voie.
Des fois c'est juste une petite activité le week-end qui te donne des indices sur ce qui te passionne vraiment.
Ce qui compte pour toi, vraiment ?
Pose-toi cette question : qu'est-ce qui te met en rage ? Qu'est-ce qui te donne l'impression de servir à quelque chose ?
Moi les injustices sociales ça me rendait dingue, du coup j'ai orienté pas mal mes choix professionnels là-dedans. Pas toujours de façon évidente au début, mais en suivant ce fil.
Bon, et puis il y a les trucs pratiques. Faut bien payer les factures, évidemment. Mais entre un boulot purement alimentaire et une vocation, y'a souvent un terrain intermédiaire à trouver.
Le but évolue, et c'est okay
À 20 ans mon but c'était de voyager. À 30 ans, de fonder une famille. Maintenant que j'ai 40 piges, c'est plutôt de transmettre quelque chose.
Ce qui me fait penser que... peut-être qu'on cherche trop LE but unique. Alors que souvent, c'est une combinaison de plusieurs choses qui nous animents.
Enfin bref, tout ça pour dire : faut pas stresser. Commence par noter ce qui te fait vibrer, même si ça semble insignifiant. Et surtout, donne-toi le droit de changer d'avis.
Des fois le but, il est juste devant nos yeux mais on le voit pas parce qu'on cherche trop loin.
