Un profil bien connu : le "dernièremotiste" obstiné
On appelle ça souvent, dans le langage courant, une personne têtue, entêtée, voire obsessionnelle du dernier mot. Mais il y a des nuances.
Les termes psychologiques et populaires
Contrariant : il ou elle s’oppose par principe, même sans conviction.
Rabat-joie rhétorique : bon ok, ce terme est un peu inventé… mais il colle !
Adepte de la mauvaise foi : souvent vrai, même s’ils ne l’admettront jamais.
Dominant verbal : terme utilisé en psycho pour parler de ceux qui veulent garder le contrôle de l’échange.
Franchement, dans mon ancien boulot chez un assureur (ouais, ambiance tendue parfois), on avait un collègue, Gérard, qui ne lâchait jamais l’affaire. Même pour savoir si la machine à café était cassée ou pas. Tu disais “elle marche”, lui répondait “pas aussi bien qu’avant”. Toujours.
Pourquoi certaines personnes veulent absolument avoir le dernier mot ?
Une question d’égo ? Peut-être bien…
Souvent, ce besoin vient d’une insécurité intérieure. On veut prouver qu’on a raison, ou qu’on existe. Pour certains, ne pas parler en dernier, c’est perdre. C’est bête, mais c’est comme ça qu’ils le vivent.
Et parfois, c’est carrément inconscient. Le cerveau entre en mode survie d’argumentation.
Ou alors... une habitude sociale ?
Dans certaines familles, ça discute fort. Tout le temps. J’ai une cousine, Manon (coucou si tu lis ça), dans sa maison c’était comme un débat présidentiel au petit déj. Et forcément, quand tu grandis là-dedans, tu prends l’habitude de “conclure” tous les échanges.
Est-ce toxique d’avoir toujours le dernier mot ?
Oui… si c’est systématique
À petite dose, c’est juste agaçant. Mais si une personne interrompt, coupe ou insiste sans cesse, ça devient un frein à la communication. Et parfois, une vraie forme de manipulation.
Dans un couple par exemple, celui ou celle qui a toujours le dernier mot impose une sorte de hiérarchie déguisée. Pas cool.
Mais non… si c’est fait avec humour ou douceur
Parfois, ça peut être juste une manière d’apporter une touche finale rigolote, ou un tic de langage. Tant que l’intention n’est pas de dominer ou de rabaisser… why not.
Comment gérer quelqu’un qui veut toujours avoir le dernier mot ?
L’art de ne pas répondre
Le silence, c’est une arme. Sérieux. Parfois, ne pas répondre, c’est gagner sans jouer. Tu dis rien, l’autre se fatigue tout seul. (Testé et approuvé à Noël dernier avec mon oncle Jean-Michel…)
Mettre des limites claires
Dire : “Je préfère qu’on arrête là, sinon on va tourner en rond” fonctionne bien. Faut rester calme. Même si t’as envie de hurler.
Et si c’est en ligne ? Tu peux aussi quitter la conversation avec un emoji ou , ça dit tout.
Peut-on changer ce trait de caractère ?
Pas évident. Mais oui, avec du temps et de la conscience. La clé, c’est souvent d’apprendre à écouter sans se sentir menacé.
Des exercices existent : s’arrêter volontairement au milieu d’un raisonnement, laisser l’autre conclure, pratiquer le “OK, on est pas d’accord, c’est pas grave”.
Mais faut être honnête… tout le monde ne veut pas changer. Et parfois, il faut juste accepter la personnalité de l’autre, ou prendre ses distances.
En résumé
Une personne qui veut toujours avoir le dernier mot, on peut l’appeler obstinée, contrariante, voire control freak. Parfois, c’est lié à son éducation, d’autres fois à son égo. C’est pas toujours grave, mais quand ça devient lourd, faut savoir dire stop.
Ah, et au fait… je sais, ironique hein ? C’est moi qui ai eu le dernier mot ici
