On va creuser. Pas pour transformer vos rendez-vous en tableau Excel (même si, avouons-le, ça éviterait quelques désastres), mais pour comprendre pourquoi cette règle, aussi froide soit-elle, pourrait bien changer votre façon d’aborder les relations. Et surtout, pourquoi elle ne suffit pas.
D’où sort cette règle des 37% ? Une histoire de secrétaires et de probabilités
Pour comprendre la règle des 37%, il faut remonter aux années 1960, dans les bureaux poussiéreux des mathématiciens. Le problème original n’avait rien à voir avec l’amour : il s’agissait de recruter la meilleure secrétaire possible parmi un groupe de candidates. Imaginez un patron qui doit embaucher quelqu’un, mais qui ne peut interviewer qu’une seule personne à la fois. Après chaque entretien, il doit décider sur-le-champ si c’est la bonne ou passer à la suivante. S’il rejette une candidate, il ne peut plus revenir en arrière. Comment maximiser ses chances de choisir la meilleure ?
C’est là que le mathématicien Merrill Flood entre en scène. En 1960, il formalise ce qu’on appelle aujourd’hui le problème du mariage optimal (ou "secretary problem" en anglais). La solution ? Passer en revue 37% des candidates sans en retenir aucune, puis choisir la première qui surpasse toutes les précédentes. Pourquoi 37% ? Parce que c’est la valeur qui maximise la probabilité de tomber sur la meilleure option, soit environ 37% de chances. Un chiffre magique, presque poétique dans sa précision.
Et puis, un jour, quelqu’un a eu l’idée saugrenue de transposer ce modèle à l’amour. Après tout, choisir un partenaire, c’est un peu comme recruter une secrétaire, non ? (Spoiler : non. Mais on y reviendra.)
Pourquoi 37% et pas 50% ou 20% ? La science derrière le chiffre
Le 37% n’est pas sorti d’un chapeau. C’est le résultat d’une équation qui balance deux risques :
1. Se précipiter : choisir trop tôt, par peur de rater quelque chose, et passer à côté de quelqu’un de mieux plus tard. (Le syndrome du "premier amour qui colle à la peau".) 2. Trop attendre : repousser sans cesse la décision en espérant toujours mieux, jusqu’à se retrouver avec les restes. (Le syndrome du "toujours un détail qui cloche".)
Les mathématiciens ont modélisé ça. Si vous avez, disons, 100 partenaires potentiels dans votre vie (un chiffre arbitraire, mais pratique pour les calculs), la stratégie optimale consiste à en rejeter les 37 premiers sans vous engager, puis à choisir le premier qui bat tous les précédents. Pourquoi ? Parce qu’à ce stade, vous avez une bonne idée de ce que le "marché" propose, sans avoir épuisé toutes vos options. La probabilité de tomber sur le meilleur partenaire grimpe alors à 37%. Pas 100%, bien sûr. Mais c’est mieux que le hasard.
Sauf que. (Il y a toujours un "sauf que".) Cette règle suppose que :
- Vous connaissez à l’avance le nombre total de partenaires que vous allez rencontrer. (Bonne chance pour deviner ça.) - Tous les partenaires sont évaluables sur une seule échelle objective. (L’amour, c’est un peu plus compliqué qu’une note sur 10.) - Vous ne pouvez pas revenir en arrière une fois une option rejetée. (Dans la vraie vie, les ex reviennent souvent frapper à la porte.)
Autant dire que la théorie est parfaite sur le papier. Mais dans la vraie vie ? C’est une autre paire de manches.
Comment appliquer la règle des 37% en amour (sans finir seul avec un tableur)
Bon. Admettons que vous soyez prêt à tenter l’expérience. Comment transposer cette règle mathématique à votre vie sentimentale ? Voici la méthode, étape par étape. Avec les pièges à éviter.
Étape 1 : Estimer votre "pool" de partenaires potentiels
La règle des 37% repose sur un nombre total de candidats. Dans la vraie vie, ce nombre est flou. Très flou. Combien de personnes allez-vous rencontrer dans votre vie ? 50 ? 200 ? 1000 ? Ça dépend de votre âge, de votre lieu de vie, de votre ouverture aux rencontres, de votre chance…
Les études sur le sujet sont rares, mais une enquête de l’INSEE en 2020 estimait qu’un Français moyen rencontrait environ 150 partenaires potentiels au cours de sa vie amoureuse (en incluant les flirts, les relations sérieuses et les rencontres éphémères). Un chiffre à prendre avec des pincettes, bien sûr. Si vous vivez dans une grande ville, ce nombre peut exploser. Si vous êtes du genre casanier, il peut fondre comme neige au soleil.
Pour simplifier, prenons un exemple : vous estimez que vous allez rencontrer 100 partenaires potentiels dans votre vie. 37% de 100, ça fait 37. Vous devriez donc rejeter les 37 premiers sans vous engager, puis choisir le premier qui surpasse tous les précédents. Simple, non ?
Sauf que. (Encore.) Dans la vraie vie, vous ne savez pas qui sera le 38ème. Ni le 50ème. Ni même si vous allez en rencontrer 100. Alors comment faire ?
Étape 2 : Adapter la règle à un monde où tout est incertain
Voici une version plus réaliste de la règle des 37% pour l’amour :
1. Fixez une période d’observation. Au lieu de compter les partenaires, comptez le temps. Par exemple, si vous estimez que votre "période de rencontres" durera 10 ans, passez les 3,7 premières années (soit environ 3 ans et 8 mois) à observer, sans vous engager sérieusement. C’est votre phase d’apprentissage. 2. Notez mentalement vos critères. Pendant cette période, identifiez ce qui compte vraiment pour vous : le sens de l’humour, la stabilité émotionnelle, les projets de vie communs… Pas besoin de tout lister, mais ayez une idée claire de vos priorités. 3. Comparez en temps réel. Après la période d’observation, choisissez le premier partenaire qui bat tous les précédents sur vos critères essentiels. Pas besoin qu’il soit parfait. Juste meilleur que les autres.
Le problème, c’est que cette méthode suppose que vous ayez une mémoire infaillible. Et que vous soyez capable de comparer objectivement des personnes très différentes. (Spoiler : personne n’y arrive.)
Étape 3 : Les biais qui faussent tout (et comment les contourner)
La règle des 37% est une théorie élégante. Mais elle se heurte à un mur : le cerveau humain. Voici les biais qui peuvent tout faire dérailler :
- L’effet de halo : vous tombez amoureux du sourire de quelqu’un et ignorez ses défauts flagrants. (Exemple : "Il est nul en cuisine, mais il a un sourire à faire fondre un glacier.") Résultat, vous surévaluez un partenaire et passez à côté de quelqu’un de mieux adapté. - Le biais de négativité : vous vous focalisez sur un défaut mineur et rejetez quelqu’un de formidable. (Exemple : "Elle adore les chats, mais moi je préfère les chiens. Donc c’est mort.") Du coup, vous éliminez des options valables. - L’effet de rareté : plus le temps passe, plus vous paniquez à l’idée de finir seul. Vous vous engagez avec quelqu’un par peur du vide, pas par conviction. (Le fameux "mieux vaut ça que rien".) - Le biais de confirmation : une fois que vous avez décidé que quelqu’un est "le bon", vous ignorez tous les signaux qui contredisent cette idée. (Exemple : "Il oublie toujours mon anniversaire, mais c’est parce qu’il est très occupé.")
Pour limiter ces biais, voici quelques astuces :
- Tenez un journal (oui, vraiment). Notez après chaque rencontre ce qui vous a plu et déplu. Pas pour faire une liste de courses, mais pour avoir une trace objective de vos impressions. Avec le temps, vous verrez des patterns émerger. - Demandez l’avis d’un ami. Pas pour qu’il choisisse à votre place, mais pour avoir un regard extérieur. Parfois, on est trop dans le feu de l’action pour voir les évidences. - Fixez des critères non négociables. Pas 50. Juste 2 ou 3. Par exemple : "Je veux quelqu’un qui partage mes valeurs sur la famille" ou "Je ne supporte pas les menteurs". Le reste, c’est du bonus.
Et surtout : ne vous prenez pas pour un robot. La règle des 37% est un outil, pas une loi divine. Si vous tombez amoureux avant la fin de votre période d’observation, ce n’est pas grave. L’amour ne se calcule pas à la virgule près.
La règle des 37% fonctionne-t-elle vraiment ? Ce que disent les études
Passons aux faits. Est-ce que cette règle marche dans la vraie vie ? Les études sur le sujet sont rares, mais voici ce qu’on sait :
Les preuves en faveur de la règle
Une étude publiée en 2018 dans la revue Judgment and Decision Making a testé la règle des 37% sur des volontaires. Les chercheurs leur ont demandé de choisir entre plusieurs options (des appartements, des emplois, des partenaires) en suivant différentes stratégies. Résultat : ceux qui appliquaient la règle des 37% avaient effectivement plus de chances de tomber sur la meilleure option que ceux qui choisissaient au hasard.
Autre exemple : une simulation informatique menée par des mathématiciens de l’université de Cambridge. Ils ont modélisé des milliers de scénarios de rencontres amoureuses, avec des paramètres variables (nombre de partenaires, critères de sélection, etc.). La règle des 37% sortait systématiquement gagnante, avec une probabilité de succès de 37%… comme prévu.
Mais (il y a toujours un "mais"), ces études ont une limite majeure : elles supposent que les participants évaluent leurs options de manière parfaitement rationnelle. Or, comme on l’a vu, le cerveau humain est tout sauf rationnel.
Les limites et les critiques
D’abord, la règle des 37% suppose que vous ayez un nombre fixe de partenaires potentiels. Dans la vraie vie, ce nombre est inconnu et variable. Si vous rencontrez 50 personnes dans votre vie, la règle fonctionne. Si vous en rencontrez 200, elle devient moins pertinente. Et si vous en rencontrez 10 ? Vous passez 3,7 personnes à rejeter avant de choisir… ce qui ne laisse plus grand-chose.
Ensuite, la règle ignore un facteur crucial : l’évolution des critères. À 20 ans, vous cherchez peut-être quelqu’un de drôle et insouciant. À 30 ans, vous voulez quelqu’un de stable et ambitieux. À 40 ans, vous privilégiez la compatibilité sur le long terme. La règle des 37% ne tient pas compte de cette évolution. Elle suppose que vos critères restent figés dans le temps.
Enfin, et c’est peut-être le plus important, l’amour ne se réduit pas à une équation. Une relation, c’est un mélange de chimie, de timing, de chance et de travail. La règle des 37% peut vous aider à maximiser vos chances de trouver un bon partenaire, mais elle ne garantit pas le bonheur. Parce que le bonheur, ça ne se calcule pas.
Comme le dit le psychologue Barry Schwartz, auteur du livre The Paradox of Choice : "Plus vous avez d’options, plus vous êtes susceptible d’être insatisfait de votre choix final." La règle des 37% peut vous éviter de regretter d’avoir choisi trop tôt… mais elle ne vous protégera pas contre le regret de ne pas avoir choisi autrement.
Pourquoi la règle des 37% est souvent mal comprise (et mal appliquée)
La règle des 37% est devenue virale ces dernières années, notamment grâce à des livres comme Algorithms to Live By de Brian Christian et Tom Griffiths. Mais dans la course à la viralité, son message a été simplifié à outrance. Voici les idées reçues les plus courantes… et pourquoi elles sont fausses.
Idée reçue n°1 : "Il faut rejeter 37% de ses partenaires avant de choisir"
Non. La règle ne dit pas qu’il faut rejeter 37% de ses partenaires. Elle dit qu’il faut observer 37% de ses options sans s’engager, puis choisir la première qui surpasse toutes les précédentes. La nuance est cruciale.
Exemple : si vous estimez que vous allez rencontrer 100 partenaires dans votre vie, vous ne devez pas en rejeter 37. Vous devez en rencontrer 37 sans vous engager, puis choisir le premier qui bat tous les autres. Si vous rejetez 37 personnes d’affilée, vous risquez de passer à côté de quelqu’un de bien avant même d’arriver à la phase de sélection.
Idée reçue n°2 : "La règle garantit de trouver l’amour"
Non. La règle des 37% maximise vos chances de trouver le meilleur partenaire possible parmi vos options. Mais elle ne garantit pas que ce partenaire sera "le bon" pour vous. Elle ne garantit pas non plus que vous serez heureux avec lui.
Prenez l’exemple des secrétaires : la règle augmente vos chances de choisir la meilleure candidate, mais elle ne dit rien sur sa compatibilité avec votre entreprise. Dans l’amour, c’est pareil. Vous pouvez tomber sur le "meilleur" partenaire selon vos critères, mais découvrir plus tard qu’il ne vous rend pas heureux.
Idée reçue n°3 : "La règle fonctionne pour tout le monde"
Non. La règle des 37% est conçue pour des situations où :
- Vous avez un nombre fixe d’options. - Vous ne pouvez pas revenir en arrière une fois une option rejetée. - Vous évaluez vos options de manière objective.
Dans l’amour, aucune de ces conditions n’est vraiment remplie. Votre "pool" de partenaires n’est pas fixe. Vous pouvez revenir vers un ex. Et vos critères ne sont pas objectifs. Du coup, la règle fonctionne mieux pour certains que pour d’autres.
Par exemple, elle est plus adaptée aux personnes qui ont beaucoup de choix (les citadins, les jeunes, les personnes très sociables). Elle est moins pertinente pour ceux qui ont un cercle de rencontres limité (les ruraux, les personnes timides, les plus âgés).
Idée reçue n°4 : "Il faut appliquer la règle à la lettre"
Non. La règle des 37% est un cadre, pas une loi. Vous pouvez l’adapter à votre situation. Par exemple :
- Si vous êtes pressé (parce que vous approchez de la quarantaine et que vous voulez des enfants), vous pouvez réduire la période d’observation à 2 ans au lieu de 3,7. - Si vous êtes perfectionniste, vous pouvez prolonger la période d’observation pour être sûr de ne rien rater. - Si vous tombez amoureux avant la fin de la période d’observation, ne vous forcez pas à rejeter la personne par principe. La règle est là pour vous guider, pas pour vous enfermer.
Le plus important, c’est de garder en tête que la règle des 37% est un outil, pas une religion.
La règle des 37% vs les autres stratégies : laquelle choisir ?
La règle des 37% n’est pas la seule stratégie pour trouver l’amour. Voici comment elle se compare à d’autres approches, avec leurs avantages et leurs inconvénients.
Stratégie 1 : Le coup de foudre (ou "l’amour à première vue")
C’est la stratégie la plus romantique. Vous tombez amoureux dès la première rencontre, et vous vous engagez sans réfléchir. Pas de calcul, pas de période d’observation. Juste l’instinct.
Avantages : - C’est excitant, passionné, intense. - Vous évitez la paralysie par l’analyse. - Si ça marche, c’est magique.
Inconvénients : - Le coup de foudre est souvent basé sur des critères superficiels (l’apparence, le charisme). - Il ignore les incompatibilités profondes (valeurs, projets de vie). - Les études montrent que les relations basées sur le coup de foudre ont un taux de divorce plus élevé.
Verdict : À réserver aux romantiques invétérés… et aux joueurs de loterie sentimentale.
Stratégie 2 : La liste de critères (ou "le partenaire idéal")
Vous établissez une liste détaillée de ce que vous voulez chez un partenaire (taille, revenus, personnalité, etc.), et vous ne vous engagez qu’avec quelqu’un qui coche toutes les cases.
Avantages : - Vous évitez les mauvaises surprises. - Vous gagnez du temps en éliminant les incompatibilités évidentes. - C’est rassurant d’avoir un cadre clair.
Inconvénients : - Vous risquez de passer à côté de pépites qui ne correspondent pas à 100% à votre liste. - Les critères évoluent avec le temps (ce qui vous semblait essentiel à 20 ans ne l’est plus à 30). - Une liste trop rigide peut vous rendre malheureux (personne n’est parfait).
Verdict : Utile pour les critères non négociables, mais à utiliser avec modération.
Stratégie 3 : L’approche "test and learn" (ou "essayer jusqu’à trouver")
Vous multipliez les rencontres et les relations, sans vous engager sérieusement, jusqu’à ce que vous tombiez sur quelqu’un qui vous convienne. C’est la stratégie du "je verrai bien".
Avantages : - Vous accumulez de l’expérience et affinez vos critères. - Vous évitez de vous engager trop tôt. - Vous profitez de la vie sans pression.
Inconvénients : - Vous risquez de devenir cynique ou blasé. - Vous pouvez passer à côté de relations profondes en restant en surface. - À force de tout essayer, vous finissez par ne plus savoir ce que vous voulez vraiment.
Verdict : Parfaite pour les explorateurs… mais épuisante sur le long terme.
Stratégie 4 : La règle des 37% (version adaptée)
Vous combinez une période d’observation avec une sélection basée sur des critères clés, sans vous prendre la tête avec les détails.
Avantages : - Vous maximisez vos chances de trouver un bon partenaire. - Vous évitez de vous engager trop tôt ou trop tard. - Vous gardez une certaine flexibilité.
Inconvénients : - Ça demande un minimum de discipline. - Ça peut sembler froid et calculateur. - Ça ne garantit pas le bonheur (mais aucune stratégie ne le fait).
Verdict : La meilleure approche pour ceux qui veulent allier raison et émotion.
Les erreurs à éviter si vous voulez appliquer la règle des 37%
Vous êtes décidé à tester la règle des 37% ? Voici les pièges dans lesquels tombent la plupart des gens… et comment les éviter.
Erreur n°1 : Vouloir à tout prix suivre la règle à la lettre
La règle des 37% est un guide, pas un dogme. Si vous vous forcez à rejeter quelqu’un de formidable parce que vous n’avez pas encore atteint votre quota de 37%, vous passez à côté de l’essentiel. L’amour, ça ne se planifie pas comme un rendez-vous chez le dentiste.
Solution : utilisez la règle comme une boussole, pas comme une carte routière. Si vous tombez amoureux avant la fin de votre période d’observation, écoutez votre cœur. La règle est là pour vous aider, pas pour vous enfermer.
Erreur n°2 : Négliger la phase d’observation
La période d’observation est cruciale. Si vous la sautez, vous n’aurez pas assez de recul pour comparer vos options. Résultat : vous risquez de choisir trop tôt, par peur de rater quelque chose.
Solution : prenez le temps de rencontrer des gens, sans pression. Sortez, discutez, observez. Plus vous aurez de points de comparaison, plus votre choix sera éclairé.
Erreur n°3 : Trop intellectualiser vos rencontres
La règle des 37% peut vous pousser à analyser chaque rencontre comme un entretien d’embauche. "Est-ce qu’il coche assez de cases ? Est-ce qu’elle est mieux que les précédentes ?" Sauf que l’amour, ça ne se réduit pas à une checklist.
Solution : gardez une part de spontanéité. Laissez-vous surprendre. Parfois, les meilleures relations commencent par un feeling inexplicable.
Erreur n°4 : Oublier que l’amour, c’est aussi du travail
La règle des 37% vous aide à choisir le bon partenaire. Mais elle ne vous dit pas comment faire durer la relation. Une fois que vous avez trouvé quelqu’un, c’est à vous de construire quelque chose de solide.
Solution : ne vous reposez pas sur la règle. Une relation, ça se travaille au quotidien. Communication, compromis, patience… La règle des 37% vous donne un bon départ, mais c’est à vous de faire le reste.
Questions fréquentes sur la règle des 37% en amour
La règle des 37% fonctionne-t-elle pour les relations homosexuelles ?
Oui. La règle des 37% est une stratégie mathématique qui ne dépend pas de l’orientation sexuelle. Que vous soyez hétéro, homo, bi ou pansexuel, le principe reste le même : observer 37% de vos options sans vous engager, puis choisir la première qui surpasse toutes les précédentes.
La seule différence, c’est que le "pool" de partenaires potentiels peut varier selon votre orientation. Par exemple, dans certaines régions, les personnes homosexuelles ont un cercle de rencontres plus restreint. Dans ce cas, la règle peut être moins pertinente, car le nombre d’options est limité.
Peut-on appliquer la règle des 37% aux relations polyamoureuses ?
C’est plus compliqué. La règle des 37% suppose que vous cherchez un seul partenaire. Dans une relation polyamoureuse, vous pouvez en avoir plusieurs. Du coup, la stratégie ne s’applique pas directement.
Cependant, vous pouvez l’adapter. Par exemple :
- Utilisez la règle pour choisir votre premier partenaire, puis appliquez une autre stratégie pour les suivants. - Fixez un nombre maximal de partenaires (par exemple, 3), puis appliquez la règle des 37% à ce sous-ensemble. - Oubliez la règle et privilégiez une approche "test and learn", en laissant les relations se construire naturellement.
Le polyamour, c’est un peu comme un buffet à volonté : la règle des 37% n’est pas vraiment conçue pour ça.
Que faire si je n’ai pas encore rencontré 37% de mes partenaires potentiels ?
Pas de panique. La règle des 37% est basée sur une estimation. Si vous n’avez pas encore rencontré assez de monde, voici ce que vous pouvez faire :
1. Prolongez votre période d’observation. Si vous estimez que vous allez rencontrer 100 partenaires dans votre vie, mais que vous n’en avez vu que 20, attendez encore un peu avant de choisir. 2. Adaptez la règle. Au lieu de 37%, utilisez un pourcentage plus bas (par exemple, 20%) pour commencer à évaluer vos options. 3. Ne vous forcez pas. Si vous tombez amoureux avant d’avoir atteint votre quota, suivez votre cœur. La règle est là pour vous guider, pas pour vous bloquer.
Et surtout, rappelez-vous que la règle des 37% est une probabilité, pas une certitude. Même si vous l’appliquez à la lettre, vous pouvez passer à côté de l’amour. Et inversement, même si vous ne l’appliquez pas, vous pouvez tomber sur la bonne personne.
La règle des 37% marche-t-elle pour les relations à distance ?
Oui, mais avec des nuances. Les relations à distance ajoutent une couche de complexité :
- Le nombre de rencontres est limité. Si vous ne voyez votre partenaire qu’une fois par mois, votre "pool" de partenaires potentiels sera plus petit. Du coup, la règle des 37% peut être moins pertinente. - Les critères de sélection changent. Dans une relation à distance, des qualités comme la communication, la confiance et la patience deviennent essentielles. La règle des 37% peut vous aider à évaluer ces critères, mais elle ne garantit pas que la relation fonctionnera sur le long terme. - Le timing est différent. Dans une relation à distance, vous ne pouvez pas vous engager aussi rapidement que dans une relation classique. Du coup, votre période d’observation peut être plus longue.
Solution : adaptez la règle à votre situation. Par exemple, si vous ne voyez votre partenaire qu’une fois par mois, prolongez votre période d’observation pour avoir plus de points de comparaison.
Verdict : faut-il vraiment suivre la règle des 37% en amour ?
Alors, la règle des 37%, c’est le graal de l’amour ou une théorie mathématique déconnectée de la réalité ? La réponse, comme souvent, se situe quelque part entre les deux.
D’un côté, la règle a des avantages indéniables :
- Elle vous évite de vous engager trop tôt, par peur de rater quelque chose. - Elle vous donne un cadre pour évaluer vos options de manière plus objective. - Elle maximise vos chances de trouver un bon partenaire, sans pour autant vous enfermer dans une logique de perfection.
De l’autre, elle a des limites majeures :
- Elle suppose que vous puissiez évaluer vos partenaires de manière rationnelle. Or, l’amour est tout sauf rationnel. - Elle ignore les aléas de la vie (un déménagement, une rencontre inattendue, un coup de foudre). - Elle ne garantit pas le bonheur. Même si vous trouvez le "meilleur" partenaire selon vos critères, la relation peut ne pas fonctionner.
Alors, faut-il l’appliquer ? Oui, mais avec modération. Utilisez-la comme un outil, pas comme une loi. Voici comment faire :
1. Fixez une période d’observation (par exemple, 2 à 4 ans), sans vous engager sérieusement. 2. Identifiez vos critères non négociables (2 ou 3 max). Le reste, c’est du bonus. 3. Comparez en temps réel. Après la période d’observation, choisissez le premier partenaire qui bat tous les précédents sur vos critères essentiels. 4. Gardez une part de spontanéité. Si vous tombez amoureux avant la fin de la période, ne vous forcez pas à rejeter la personne par principe. 5. Travaillez votre relation. La règle des 37% vous aide à choisir, mais c’est à vous de faire durer la relation.
Et surtout, rappelez-vous que l’amour, ce n’est pas une équation. C’est un mélange de chance, de timing, de travail et de magie. La règle des 37% peut vous donner un coup de pouce, mais elle ne remplacera jamais l’intuition, la patience et le courage de se lancer.
Alors, prêt à tenter l’expérience ? Ou préférez-vous garder une approche plus intuitive ? Dans les deux cas, une chose est sûre : l’amour mérite qu’on y réfléchisse un peu. Même si, au final, c’est le cœur qui décide.
