5 ans, oui, mais pas toujours
Alors oui, aujourd'hui, le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans. C'est ce qu'on appelle le quinquennat. Mais bon, c'était pas évident. Avant 2000, c'était le septennat – sept ans, donc. Tu imagines ? Sept ans ! C'est long, hein. J'aurais pu passer du lycée à la trentaine sous le même président.
Enfin bref, le changement, il est passé par un référendum en 2000. Et là, les Français ont dit oui à passer à cinq ans. Le but ? Rapprocher l'élection présidentielle de l'élection législative, pour éviter les cohabitations chiadées. Tu sais, quand le président et le Premier ministre sont de bords opposés, et que ça part en cacahuète.
Pourquoi cinq ans ? Et pas quatre, six ou dix ?
Alors là, je dois avouer que je me suis posé la question : pourquoi cinq ans exactement ? Pourquoi pas quatre, comme aux États-Unis ? Ou six, comme en Allemagne ? En fait, c'était un compromis. Trop court, et le président n'aurait pas le temps de mettre en œuvre ses idées. Trop long, et il risque de s'enraciner, de devenir un peu… monarchique, tu vois ?
Et puis, cinq ans, c'est un bon tempo. Assez pour faire des trucs, assez court pour que les gens puissent dire : "On en a marre, on change." Même si, entre nous, changer de président tous les cinq ans, parfois ça donne l'impression de recommencer à zéro. Mais bon, c'est la démocratie, hein.
Et la réélection ?
Ah oui, autre chose : un président peut être réélu. Mais une seule fois. Donc max, dix ans. Hollande, il a pas pu se représenter. Macron, lui, il tente le coup en 2027. Et là, déjà, on entend les débats : "Faut-il limiter à un seul mandat ?" "Est-ce que dix ans, c'est trop ?"
Franchement, je trouve que deux mandats, c'est correct. Après, si t'as rien fait en cinq ans, t'as pas besoin de dix. Mais bon, j'ai un collègue, Julien, qui bosse à la mairie, qui dit que ça dépend des contextes. Genre, crise sanitaire, guerre, inflation… Parfois, tu as besoin de stabilité. Alors un deuxième mandat, ça peut servir.
Et avant, c'était quoi le bazar ?
Alors, petite parenthèse histoire. Avant la Ve République, on était sur un système un peu mou. Des présidents élus par le Parlement, des mandats de sept ans, mais sans réélection… Enfin, bref, c'était pas très clair. C'est de Gaulle qui a tout repris en main en 1958. Il instaure un président fort, élu au suffrage universel direct – donc par le peuple – et avec un vrai pouvoir.
Mais là où ça devient marrant, c'est que de Gaulle, il a démissionné en 1969, après un référendum raté. Et Pompidou, il a été élu juste après. Et devine quoi ? Il est mort en exercice. En 1974. Du coup, le mandat, il a pas été fini. Voilà, parfois, la durée du mandat, ça dépend aussi de la santé du gars, hein.
Et si le président décède ?
Justement, c'est un truc qu'on oublie. Si le président meurt, démissionne ou est déchu, le président du Sénat prend temporairement le relais. Et des élections sont organisées dans les six mois. Donc le mandat, il peut être abrégé. C'est ce qui s'est passé avec Mitterrand, enfin non, lui il a fait ses deux septennats. Mais bon, tu vois l'idée.
Par contre, le président du Sénat, il ne peut pas être candidat à l'élection s'il assure l'intérim. C'est une règle pour pas profiter de la position. Marrant, non ? Enfin, marrant… c'est relatif. Mais bon, c'est pour éviter les coups fourrés.
Et nous, on en pense quoi ?
Je sais pas toi, mais moi, j'aime bien l'idée du quinquennat. Cinq ans, c'est assez pour juger un président. Pas trop long, pas trop court. Mais j'hésite. Parce que, d'un autre côté, ça fait beaucoup de campagnes électorales. Tous les cinq ans, on entend plus que ça aux infos. Ça fatigue. Et puis, les premiers mois, le président est encore en lune de miel. Les deuxièmes, il pense déjà à la réélection. Du coup, il fait moins de choses ? Peut-être.
Je discutais de ça avec ma sœur à Noël dernier, à table, avec le gratin dauphinois qui refroidissait. Elle, elle disait : "Moi, je préférerais un mandat de six ans, non renouvelable. Comme ça, t'as le temps de faire ton truc, sans penser à la suite." Franchement, c'est pas con. Mais bon, après, ça veut dire qu'on peut se retrouver avec un mauvais président pendant six ans, sans pouvoir le virer. Alors qu'avec cinq ans, on sait que ça passe.
En résumé, c'est quoi la réponse ?
Donc, pour répondre à ta question – et à la mienne aussi – : la durée d'un mandat présidentiel en France, c'est cinq ans. Depuis 2002 officiellement, même si la réforme a été votée en 2000. Et un président peut être réélu une fois. Après, c'est terminé. Enfin, sauf si la Constitution change. Parce que bon, tu sais comment c'est, en politique…
Et puis, d'ailleurs, tu crois qu'on reverra le septennat un jour ? Moi, j'en doute. Mais bon, ça serait marrant de voir ça débattu pendant un dînr entre amis. Avec un bon rouge, ça passerait mieux.
