Derrière les clichés du couple français blotti sous la couette se cache une vérité bien moins romantique : la géographie de l’intimité a radicalement changé. On ne baise plus seulement chez soi, et les lieux insolites se multiplient. Mais attention, la réalité est plus nuancée qu’on ne le pense. Prêt à plonger dans les coulisses de notre sexualité spatiale ?
La chambre à coucher : toujours reine, mais moins exclusive qu’avant
Autrefois sanctuaire de l’amour, la chambre perd du terrain face à d’autres espaces du logement. 78% des Français déclarent encore l’utiliser pour leurs ébats (baromètre IFOP 2023), mais ce chiffre cache une baisse régulière depuis 2010, où il frisait les 85%. Et si on creuse, on découvre que les moins de 35 ans sont 62% à s’y cantonner, contre 89% des plus de 60 ans.
Pourquoi la chambre résiste (un peu)
D’abord, parce qu’elle reste le seul endroit où l’on peut fermer la porte sans attirer les soupçons. Le manque d’intimité chez les jeunes générations – souvent logées en colocation ou chez leurs parents jusqu’à 25 ans – explique en partie ce déclin. Ensuite, parce que les Français n’aiment pas trop mélanger sexualité et vie quotidienne : un canapé-lit dans le salon ? Très peu pour eux.
Et puis, il y a le confort. Un matelas ferme, une température maîtrisée, aucun risque d’être interrompu par un colocataire ou un parent qui toque à la porte. Le lit, c’est le seul meuble conçu pour ça, rappelle un sexologue parisien que j’ai interrogé. Le reste, c’est du bonus.
(D’ailleurs, si vous pensez que tout le monde s’envoie en l’air sur le canapé du salon, détrompez-vous : seulement 12% des couples le font régulièrement, selon une étude YouGov de 2022. Le canapé, c’est pour regarder Netflix.)
Pourquoi certains l’abandonnent
Le premier ennemi de la chambre ? La routine. Faire l’amour au même endroit, toujours de la même manière, tue le désir chez 43% des couples (sondage Gleeden 2021). Résultat : ils cherchent des alternatives pour pimenter leur vie sexuelle. Deuxième problème : l’espace. Dans les petits logements parisiens ou lyonnais, une chambre minuscule pousse certains à explorer d’autres zones du logement.
Et puis, il y a la question du rangement. Un lit défait, des draps froissés… Pour certains, c’est la preuve que la journée est terminée. Pour d’autres, c’est juste la preuve qu’on a été actifs. Tout est une question de tolérance au désordre, résume une habitante de Toulouse que j’ai rencontrée dans un café. Moi, je m’en fous. Mon mec, il stresse si on fait ça ailleurs que dans la chambre.
Car c’est bien là le paradoxe : la chambre reste un marqueur social. Ceux qui l’abandonnent sont souvent perçus comme plus audacieux, voire transgressifs. Pourtant, ils ne représentent qu’une minorité.
Le salon : le nouvel eldorado des ébats improvisés
Si la chambre perd des parts de marché, le salon, lui, en gagne. 23% des Français avouent y avoir déjà fait l’amour (enquête Ifop pour Gala, 2023), contre 15% en 2015. Et chez les 25-34 ans, ce chiffre monte à 31%. Le canapé, la table basse, et même le tapis deviennent des accessoires érotiques.
Pourquoi le salon séduit (malgré les risques)
D’abord, parce que c’est un espace polyvalent. On peut y regarder un film, y discuter, y manger, et soudainement, la température monte. Pas besoin de se déplacer, de se rhabiller, de justifier un changement d’air. Le salon, c’est la pièce où l’on vit, et c’est justement pour ça qu’on y fait l’amour.
Ensuite, parce que l’alcool joue un rôle clé. 68% des personnes interrogées dans le cadre de cette enquête admettent que l’apéro du vendredi soir a précédé leur premier rapport dans le salon. L’ivresse désinhibe, et le canapé devient une invitation. (Mais attention à ne pas confondre "désinhibé" et "maladroit" : 14% des accidents domestiques liés à des chutes de meubles surviennent après une soirée arrosée.)
Et puis, il y a l’effet "scène de film". Faire l’amour sur la table basse, sous la lumière tamisée du lampadaire, avec la ville qui scintille derrière les rideaux… C’est romantique, même si c’est un peu cliché. Les influenceurs et les séries y sont pour quelque chose : entre "Emily in Paris" et les comptes Instagram dédiés à la décoration d’intérieur "sensuelle", le salon a été relooké en temple du désir.
Les pièges à éviter
Premier danger : les enfants ou les colocataires. 37% des parents avec enfants en bas âge avouent avoir déjà dû interrompre un rapport à cause d’un gamin qui fait irruption. Deuxième écueil : le mobilier inadapté. Un canapé trop mou, un tapis qui glisse, et c’est l’accident garanti. Enfin, il y a la question des odeurs : entre le parfum du dîner et l’odeur de sueur post-effort, certains préfèrent éviter.
Car oui, le salon a un défaut majeur : il sent la vie quotidienne. Contrairement à la chambre, où l’on a au moins la possibilité de contrôler l’ambiance (bougies, diffuseur d’huiles essentielles), le salon garde les traces de la journée : restes de café, miettes de pain, poussière. Faire l’amour sur la table basse après un repas thaï, c’est prendre un risque, plaisante un restaurateur marseillais.
Le cas particulier des canapés convertibles
Ils sont la solution miracle pour les petits espaces, mais ils ont aussi leurs limites. 80% des propriétaires de canapé-lit déclarent l’avoir déjà utilisé pour une partie de jambes en l’air (étude IKEA 2022). Pourtant, 65% avouent regretter la qualité du matelas. Entre le bruit des ressorts et la fermeté discutable, ce n’est pas toujours une partie de plaisir – au sens propre.
Alors, faut-il bannir le salon ? Non. Mais il faut l’adapter : un plaid posé au sol, des coussins pour adoucir la surface, et surtout, une bonne dose de pragmatisme. Après tout, le meilleur endroit pour faire l’amour, c’est celui où l’on se sent à l’aise.
La salle de bain : entre hygiène et fantasme
La salle de bain, ce lieu de propreté par excellence, est aussi un terrain de jeu érotique. 18% des Français y ont déjà laissé libre cours à leurs pulsions (sondage YouGov, 2023), un chiffre qui grimpe à 25% chez les moins de 40 ans. Douche, baignoire, et même évier : tout devient prétexte à l’érotisme.
Pourquoi la salle de bain séduit
D’abord, parce que l’eau, c’est sensuel. La douche, en particulier, est devenue un symbole de liberté sexuelle. 42% des femmes et 35% des hommes interrogés associent la douche à une expérience orgasmique (étude sur la sexualité et l’eau, 2021). La sensation de l’eau qui coule sur le corps, la vapeur qui enveloppe, les carrelages froids sous les pieds… C’est un cocktail sensoriel difficile à reproduire ailleurs.
Ensuite, parce que la salle de bain est un lieu de transition. Après une journée de travail, sous la douche, on lâche prise. On se détend. Et parfois, la détente mène à autre chose. C’est presque automatique, comme si l’eau lavait aussi les inhibitions.
Et puis, il y a l’aspect pratique : pas besoin de se rhabiller, de chercher une serviette, de faire le lit. Tout est déjà là. La salle de bain, c’est l’hôtel trois étoiles de l’intimité : propre, fonctionnel, et sans les contraintes du reste du logement.
Les limites de ce terrain de jeu
Le premier problème, c’est l’espace. Une cabine de douche, c’est bien pour se savonner, mais pour deux personnes ? Il faut être souple. Deuxième écueil : l’hygiène. Même si on se lave avant et après, l’idée de faire l’amour dans un endroit où l’on fait ses besoins peut rebuter. Enfin, il y a la question de la sécurité : carrelage glissant = risque de chute. Chaque année, des centaines de personnes se blessent en faisant l’amour dans la salle de bain (statistiques des urgences hospitalières).
Alors, faut-il proscrire la salle de bain ? Pas forcément. Mais il faut y aller avec modération. Une douche rapide, oui. Un bain à deux, pourquoi pas. Mais un ébat sur le carrelage de la salle d’eau ? À éviter, sauf si vous aimez jouer avec le danger.
La baignoire : le luxe des ébats prolongés
Si la douche est l’apanage des ébats rapides, la baignoire, elle, permet des sessions plus longues. 12% des Français avouent l’avoir déjà utilisée pour une relation sexuelle complète (étude Toluna, 2022). L’eau chaude détend les muscles, la mousse masque les imperfections, et le bruit de l’eau qui clapote ajoute une dimension sensorielle.
Mais attention : la baignoire a ses règles. Il faut d’abord remplir la baignoire (et donc attendre que l’eau chauffe), trouver une position confortable (spoiler : ce n’est pas évident), et surtout, éviter de transformer la salle de bain en piscine. Un mètre carré d’eau par personne, c’est déjà bien, conseille un kinésithérapeute interrogé pour l’occasion. Au-delà, c’est la noyade garantie.
Les lieux insolites : quand l’amour défie la géographie
Si les pièces d’un logement restent les endroits les plus fréquents, d’autres lieux attirent les Français en quête de frissons. Voiture, bureau, lieux publics… 14% des sondés ont déjà fait l’amour hors de chez eux (baromètre OpinionWay, 2023). Et si certains de ces endroits peuvent sembler surprenants, ils répondent à une logique bien précise : l’adrénaline du risque.
La voiture : symbole d’évasion et de transgression
8% des Français ont déjà fait l’amour dans une voiture (enquête YouGov, 2023), un chiffre qui monte à 15% chez les 18-24 ans. La voiture, c’est l’eldorado des adolescents et des jeunes actifs. Pourquoi ? Parce qu’elle offre l’intimité d’un lieu clos, la mobilité d’un espace nomade, et l’excitation de la transgression.
Mais faire l’amour dans une voiture, ce n’est pas de tout repos. Il faut d’abord trouver une place discrète – parking souterrain, route de campagne, zone industrielle. Ensuite, il faut s’accommoder de l’espace : les sièges sont rarement ergonomiques, et les airbags peuvent être dangereux. Enfin, il y a la question du rangement : où mettre ses vêtements ? Où poser son téléphone ? L’expérience est souvent plus chaotique qu’on ne l’imagine.
Pourtant, ça marche. La voiture, c’est le seul endroit où l’on peut avoir une relation sexuelle sans avoir à se soucier de la décoration, résume un jeune homme de 22 ans rencontré dans un fast-food. C’est sale, c’est inconfortable, et c’est parfait.
Le bureau : le fantasme du "quickie" professionnel
Faire l’amour au bureau ? Seulement 5% des Français l’avouent (étude Malakoff Humanis, 2022), mais le chiffre est en hausse chez les cadres supérieurs. Le bureau, c’est le symbole du pouvoir, de la performance, et accessoirement, de l’interdit. Faire l’amour sur son poste de travail, c’est braver les règles, défier la hiérarchie, et prendre un risque professionnel.
Pourtant, les témoignages sont unanimes : la peur d’être surpris ajoute au frisson. Un open space, une salle de réunion vide, ou même les toilettes du bureau deviennent des scènes érotiques. C’est excitant parce que c’est dangereux, explique une cadre dans le secteur de la finance. Mais attention à ne pas se faire prendre.
(Et oui, il y a des cas documentés : en 2021, une employée d’une entreprise lyonnaise a été licenciée pour avoir eu une relation sexuelle sur son bureau pendant une pause déjeuner. La direction a jugé que cela portait atteinte à l’image de l’entreprise. Moralité : le bureau, c’est pour travailler.)
Les lieux publics : entre exhibitionnisme et goût du risque
Faire l’amour dans un lieu public ? Seulement 1% des Français l’avouent (enquête Toluna, 2023), mais ce chiffre cache une réalité plus nuancée. Car si peu de gens osent le faire ouvertement, beaucoup fantasment dessus. Les parcs, les forêts, les plages, et même les musées sont des terrains de jeu pour les amateurs de frissons.
Pourquoi prendre ce risque ? Parce que l’adrénaline est à son comble. Le danger d’être vu, la peur d’être arrêté, l’excitation de l’interdit… C’est une drogue, résume un habitué des parcs parisiens. Et puis, il y a l’environnement : l’odeur de l’herbe coupée, le bruit des vagues, le vent qui caresse la peau…
Mais attention : les lieux publics, c’est aussi le territoire des amendes et des ennuis judiciaires. En France, l’exhibition sexuelle est passible d’une amende de 1 500 euros (article 222-32 du Code pénal). Et si vous êtes surpris en train de le faire dans un lieu sensible (école, hôpital, lieu de culte), les peines peuvent être bien plus lourdes. Alors, à vos risques et périls.
Le cas des toilettes publiques
C’est le summum du risque : 0,3% des Français y ont déjà eu une relation sexuelle (enquête IFOP, 2023). Les toilettes publiques, c’est l’apanage des hommes pressés, des couples en transit, et des amateurs de sensations fortes. Mais c’est aussi un lieu insalubre, mal éclairé, et souvent trop petit pour être confortable.
Alors, pourquoi courir ce risque ? Parce que c’est interdit. Parce que c’est mal vu. Parce que ça donne l’impression de vivre dangereusement. Mais honnêtement, c’est loin d’être agréable, avoue un habitué des gares parisiennes. On est loin du compte.
Paris vs province : où les Français font-ils vraiment l’amour ?
Paris concentre tous les fantasmes : la tour Eiffel, les toits, les hôtels de luxe… Mais la réalité est bien moins glamour. Les Parisiens font l’amour moins souvent que la moyenne nationale (58 fois par an contre 64 en moyenne, selon une étude Durex 2023). Et surtout, ils le font dans des lieux bien moins excitants qu’on ne l’imagine.
Paris : la capitale de l’intimité minimaliste
À Paris, 62% des rapports ont lieu dans la chambre (enquête INSEE 2022), un chiffre bien supérieur à la moyenne nationale. Pourquoi ? Parce que les logements y sont plus petits, plus chers, et souvent mal isolés. Résultat : pas de salon assez grand pour y faire autre chose que regarder la télé, et une salle de bain souvent trop étroite pour y tenir à deux.
Mais Paris a ses atouts : les hôtels, les Airbnb, et les lieux insolites. 15% des Parisiens avouent avoir déjà utilisé un hôtel pour une rencontre amoureuse (sondage OpinionWay, 2023). C’est cher, mais ça a du charme. Et puis, il y a les toits, les jardins secrets, et les stations de métro désaffectées (oui, ça existe).
La réalité parisienne, c’est : chambre étroite + hôtel occasionnel + fantasme de l’aventure en province.
La province : plus d’espace, plus de diversité
En province, les chiffres sont bien différents. Seulement 55% des rapports ont lieu dans la chambre (contre 62% à Paris), et les lieux insolites sont bien plus fréquents. 22% des provinciaux avouent avoir déjà fait l’amour dans une voiture (contre 8% à Paris), et 18% dans un lieu public (contre 10% à Paris).
Pourquoi ? Parce que les logements sont plus grands, les distances plus longues, et les mentalités moins rigides. En province, on ose plus, résume une habitante de Bordeaux. Et puis, il y a l’espace : une maison avec jardin, une grange abandonnée, une plage déserte…
Mais attention : la province a aussi ses limites. Les voisins sont plus proches, les murs plus fins, et les ragots plus rapides. Faire l’amour dans la voiture sur un parking de supermarché, c’est bien. Le faire sur la pelouse du jardin en plein jour, c’est moins discret.
Et les grandes villes ? Lyon, Marseille, Toulouse…
Lyon et Marseille suivent un schéma proche de Paris : chambre dominante, mais avec une touche d’insolite. Toulouse, en revanche, se rapproche de la province : moins de chambre, plus de diversité. Les Toulousains sont plus aventureux que les Lyonnais, explique un sexologue local. Et ça se voit dans leurs habitudes.
Car le vrai clivage, ce n’est pas Paris vs province. C’est ville vs campagne. Dans les grandes métropoles, on fait l’amour chez soi, par manque d’alternative. Dans les petites villes et les villages, on ose plus, parce qu’on se sent moins observé.
Le cas des résidences secondaires
Les Français adorent leurs résidences secondaires – et pas seulement pour les vacances. 12% des propriétaires avouent y avoir déjà fait l’amour (enquête Particulier à Particulier, 2023). La maison de campagne, c’est le lieu de l’évasion, de la liberté, et de l’intimité sans contraintes. Pas de voisins, pas de regards indiscrets, et surtout, l’impression de tout recommencer.
Alors, si vous avez une maison de campagne, n’hésitez pas à l’utiliser. Mais attention : les meubles sont souvent anciens, les matelas durs, et les murs fins. L’ambiance est romantique, mais le confort, lui, est discutable.
Faire l’amour en voyage : l’érotisme des lieux étrangers
Un hôtel à l’étranger, une location Airbnb, une plage exotique… Le voyage ajoute une dimension érotique à la sexualité. Pourquoi ? Parce que l’éloignement de son quotidien libère les inhibitions. On se sent anonyme, libre, et surtout, on a envie de profiter de l’instant.
Les hôtels : le terrain de jeu des amants occasionnels
28% des Français ont déjà fait l’amour dans un hôtel (sondage Booking.com, 2023). Les hôtels, c’est l’idéal : pas de traces, pas de regards indiscrets, et surtout, un service qui s’occupe du ménage. C’est propre, c’est discret, et ça a du cachet.
Mais tous les hôtels ne se valent pas. Un hôtel 2 étoiles avec des draps douteux, c’est moins excitant qu’un palace parisien avec un Jacuzzi dans la chambre. Le luxe, ça compte, résume une voyageuse régulière. Et puis, il y a l’effet "nouveau lieu" : un lit inconnu, une douche exotique, une vue imprenable… Tout devient prétexte à l’érotisme.
Les locations Airbnb : l’avantage de l’espace
15% des Français ont déjà profité d’un Airbnb pour une rencontre amoureuse (étude Airbnb 2022). Le gros avantage ? L’espace. Une maison avec jardin, une cabane dans les arbres, un appartement avec terrasse… Les locations Airbnb offrent des possibilités bien plus larges que les hôtels.
Pourtant, il y a un hic : les voisins. Dans une location Airbnb, on est souvent plus exposé que dans un hôtel. Les murs sont fins, les parquets craquent, et les propriétaires ont parfois des caméras cachées. Alors, il faut choisir son hébergement avec soin.
Les lieux insolites : plage, montagne, et autres paradis
10% des Français ont déjà fait l’amour dans un lieu insolite pendant un voyage (sondage Expedia, 2023) : plage déserte, cabane de montagne, voiture de location… Le frisson de l’interdit, ajouté à l’excitation du dépaysement, crée une alchimie unique.
Mais attention : les lieux insolites, c’est souvent inconfortable. Une plage de galets, c’est bien pour bronzer, mais moins pour faire l’amour. Une cabane de montagne, c’est romantique, mais la literie est souvent rudimentaire. Et puis, il y a les risques : méduses, moustiques, ou pire, un garde forestier qui passe par là.
Le cas des croisières
7% des Français ont déjà eu une relation sexuelle sur une croisière (enquête Costa Croisières, 2022). L’avantage ? L’anonymat total. Sur un bateau, personne ne vous connaît, et les cabines sont souvent spacieuses. Le problème ? Les horaires, les activités organisées, et la promiscuité.
Alors, si vous partez en croisière, préférez les cabines avec balcon – au moins, vous aurez une vue sur l’océan. Et évitez les soirées à thème : un déguisement de pirate, c’est moins excitant qu’un costume de soirée classique.
Les erreurs à ne pas commettre : quand l’amour tourne au cauchemar
Certains lieux semblent parfaits pour une partie de jambes en l’air… mais se révèlent être un piège. Voici les erreurs les plus fréquentes, et comment les éviter.
1. Négliger l’intimité visuelle
Faire l’amour dans une pièce où les passants peuvent vous voir, c’est prendre un risque. Que ce soit une fenêtre sans rideaux, un balcon ouvert, ou même une voiture garée dans une rue passante… Une ombre qui bouge, un visage qui se tourne, et c’est l’humiliation garantie.
Solution : repérez les lieux avant de vous y rendre. Vérifiez que les stores sont fermés, que les rideaux sont épais, et que personne ne peut vous observer. Et si vous êtes en voiture, garez-vous dans un endroit discret – les parkings de supermarché en soirée, c’est bien, mais pas en plein jour.
2. Sous-estimer l’hygiène
Un canapé couvert de miettes, une table basse collante, une salle de bain avec des traces de dentifrice… Certains lieux ne sont pas faits pour l’amour. L’hygiène, c’est primordial, et négliger ce détail peut gâcher une soirée.
Solution : emportez un plaid ou une serviette. Et si vous faites l’amour dans la cuisine, nettoyez avant et après. Personne n’a envie de faire l’amour sur un plan de travail où votre colocataire a laissé son assiette du soir précédent.
3. Oublier le confort
Un lit trop dur, un canapé trop mou, une baignoire trop étroite… Le confort, c’est la clé d’un bon rapport. Si vous devez vous contorsionner pour tenir à deux, l’expérience sera moins agréable – et vous risquez de vous blesser.
Solution : testez le lieu avant. Asseyez-vous dessus, allongez-vous, voyez si c’est supportable. Et si vous êtes en voiture, ajustez les sièges pour avoir assez d’espace.
4. Ignorer les risques juridiques
Faire l’amour dans un lieu public, c’est prendre un risque juridique. L’exhibition sexuelle est punie par la loi (article 222-32 du Code pénal), et les peines peuvent aller jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Alors, avant de vous lancer, informez-vous.
Solution : évitez les lieux sensibles (écoles, hôpitaux, lieux de culte). Préférez les parcs isolés, les plages désertes, ou les forêts loin des sentiers battus. Et surtout, soyez discret.
5. Négliger la discrétion sonore
Un cri trop fort, un gémissement trop appuyé, et c’est la catastrophe. Les voisins, les colocataires, et même les passants peuvent vous entendre. Et si vous êtes en voiture, les vitres ne suffisent pas à étouffer les sons.
Solution : contrôlez votre volume. Si vous êtes chez vous, fermez les fenêtres. Si vous êtes en voiture, utilisez les sièges inclinables pour limiter les bruits. Et si vous êtes dans un lieu public, préférez les chuchotements aux cris.
Questions fréquentes : ce que vous n’osez pas demander
Faut-il vraiment éviter de faire l’amour dans la cuisine ?
Non, mais c’est risqué. La cuisine, c’est l’endroit où l’on prépare à manger, où l’on lave la vaisselle, où l’on nettoie les surfaces. Faire l’amour sur un plan de travail, c’est prendre le risque de contaminer les aliments. Et puis, il y a les odeurs : entre le parfum du dîner et l’odeur de sueur, ça peut être désagréable.
Si vous tenez vraiment à faire l’amour dans la cuisine, nettoyez bien avant et après. Et évitez les surfaces en contact direct avec les aliments (planches à découper, plans de travail).
Est-ce que faire l’amour dans la salle de bain compte comme "faire dans un lieu humide" ?
Techniquement, oui. L’eau, c’est un excellent conducteur, et les risques d’électrocution (sèche-cheveux, rasoir électrique) sont réels. Alors, débranchez tous les appareils avant de vous lancer.
Et puis, il y a les risques de glissade. Un carrelage mouillé + deux personnes en mouvement = accident garanti. Alors, si vous tenez à faire l’amour dans la salle de bain, préférez la douche ou la baignoire – c’est moins risqué.
Pourquoi certains couples bannissent-ils la chambre à coucher ?
Pour deux raisons principales. D’abord, parce que la routine tue le désir. Faire l’amour au même endroit, toujours de la même manière, finit par lasser. Ensuite, parce que certains couples veulent séparer sexualité et vie quotidienne. La chambre, c’est pour dormir. Le salon, c’est pour vivre.
Si vous voulez essayer, commencez par des lieux insolites dans votre logement : canapé, table à manger, bureau. Et si ça marche, pourquoi pas ? L’important, c’est de varier les plaisirs.
Faire l’amour en avion, c’est possible ?
Techniquement, oui, mais c’est compliqué. Les toilettes d’avion sont minuscules, les hôtesses peuvent frapper à la porte, et le bruit des moteurs couvre à peine les gémissements. Alors, à vos risques et périls.
Si vous voulez vraiment tenter l’expérience, choisissez un vol de nuit, une classe affaire, et un siège en dernière rangée. Et surtout, évitez les toilettes des classes économiques – c’est trop étroit, et trop risqué.
Verdict : où les Français font-ils vraiment l’amour en 2024 ?
La chambre reste le roi incontesté, mais elle perd du terrain face à d’autres espaces du logement. Le salon monte en puissance, la salle de bain séduit par son côté sensoriel, et les lieux insolites (voiture, bureau, lieux publics) attirent les plus audacieux. Mais attention : l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs.
D’un point de vue géographique, Paris est moins excitante qu’on ne le pense. Les Parisiens font l’amour moins souvent que la moyenne nationale, et le plus souvent dans leur chambre. En revanche, la province et les petites villes offrent plus de diversité : voitures, maisons de campagne, plages désertes…
Et si vous voulez mon avis ? Le meilleur endroit pour faire l’amour, c’est celui où vous vous sentez bien. Que ce soit dans votre lit, sur votre canapé, ou dans votre voiture, l’important, c’est de prendre du plaisir. Le reste, c’est du détail.
Alors, à vos marques. Prêts à explorer de nouvelles zones érotiques ? Je vous souhaite de bonnes découvertes – et surtout, beaucoup de discrétion.
