Une frontière ou une illusion ?
Bon déjà, il faut comprendre que l’univers observable, c’est comme une bulle. Une énorme bulle de 93 milliards d’années-lumière de diamètre. Ce qu’on voit, c’est limité par la vitesse de la lumière et l’âge de l’univers (13,8 milliards d’années environ). Ce qui est au-delà ? Mystère.
Mais attention : ce n’est pas parce qu’on ne voit rien au-delà qu’il n’y a rien. C’est peut-être juste… trop loin. Ou trop bizarre. Genre, vraiment bizarre.
Le concept de "bord" est peut-être une erreur
Une géométrie sans frontière
Un jour, mon pote Fabien (ingé aussi, un peu plus dans l'astro que moi) me sort: “Mais pourquoi tu parles d’après l’univers, c’est pas une pièce avec des murs, hein !”. Et là, j’ai tilté. On imagine toujours l’univers comme un truc qui flotte dans un vide, mais non. L’univers est tout. Il ne flotte pas dans quelque chose.
Selon la relativité générale, l’espace peut être courbé, comme la surface d’un ballon. Tu fais le tour, tu reviens à ton point de départ sans jamais croiser un bord. Le bord n’existe pas parce que le concept même de bord est foireux à cette échelle.
Et pourtant... l'idée persiste
Mais malgré ça, j’arrive pas à m’enlever l’idée qu’il y a autre chose. C’est humain, non ? On veut toujours savoir ce qu’il y a après la dernière porte. Comme quand t’étais gosse et que tu voulais savoir ce qu’il y avait derrière la colline. Spoiler : souvent, une autre colline.
Des théories qui donnent le tournis
Le multivers : science ou science-fiction ?
Alors là, accroche-toi à ta chaise. L’idée du multivers, c’est que notre univers ne serait qu’une bulle parmi d’autres. Chaque “univers” aurait ses propres lois physiques, son propre Big Bang, son propre délire.
Certains modèles inflationnaires (genre celui d’Andreï Linde) laissent penser que l’univers a “gonflé” tellement vite qu’il aurait généré d’autres poches d’univers, ailleurs. Mais on pourra jamais les voir. Genre jamais jamais. Parce que l’espace entre eux et nous s’étend plus vite que la lumière.
Tu me diras : “Mais alors à quoi ça sert d’en parler ?” Et franchement, je t’entends. C’est frustrant. Mais c’est aussi excitant, non ? Savoir qu’il y a peut-être une infinité d’autres réalités. Peut-être même des versions de toi qui n’ont pas raté leur présentation lundi dernier...
Le vide quantique et la naissance d’univers
Autre délire : certains physiciens pensent que des univers peuvent naître spontanément à partir du vide quantique. Rien, paf, un Big Bang. Comme ça. J’ai mis trois semaines à accepter cette idée la première fois que je l’ai lue. Et encore aujourd’hui, j’ai un doute. Peut-être que c’est trop abstrait pour mon petit cerveau de développeur.
Et s’il n’y avait vraiment rien ?
Le néant, ce grand inconnu
Bon, posons la question autrement. Et si, au-delà de l’univers, y’avait vraiment rien ? Mais genre, pas juste du vide. Du néant. Aucun espace. Aucun temps. Pas de lois physiques. Pas même une poussière de truc. Tu vois l’idée ?
C’est là que je bloque. Parce qu’on n’a aucun référentiel pour penser ça. Tout ce qu’on connaît existe dans quelque chose. Penser le rien, c’est... vertigineux.
Une anecdote de fin de soirée
Je me souviens d’une nuit d’août, à 3h du mat’, sur un balcon à Belleville, un peu éméché. Un pote me dit : “Mais si y’a rien après l’univers, est-ce que ça veut dire qu’on est tout ce qui existe ?”. Silence. Il avait peut-être pas tort. On s’est regardés et on s’est dit qu’il était peut-être temps d’aller dormir. Mais cette phrase m’est restée.
Finalement... est-ce qu’on veut vraiment savoir ?
J’ai commencé cet article persuadé qu’il y avait “quelque chose” après l’univers. Un ailleurs, un au-delà. Maintenant... je sais plus trop. Peut-être qu’il faut apprendre à vivre avec l’incertitude. À se dire que la beauté de l’univers, c’est justement qu’on n’a pas fini de le découvrir.
Et franchement, c’est pas plus mal. Parce qu’à chaque fois qu’on croit avoir compris, y’a un Fabien ou une nuit à Belleville pour nous rappeler que le mystère... c’est ça qui nous fait avancer.
Alors, y’a-t-il quelque chose après l’univers ? Peut-être. Ou peut-être pas. Mais c’est pas ça le plus important. Le plus important, c’est de continuer à se poser la question.
