Et si cette règle n’était pas qu’un exercice philosophique, mais un outil concret pour vivre mieux ? C’est ce que nous allons explorer ici, sans fard ni jargon superflu. Parce que, soyons honnêtes, personne ne sait vraiment quand sonnera l’heure – autant s’y préparer sans attendre.
D’où vient cette règle des 3 avant de mourir ? Entre légende et réalité
Personne ne sait exactement qui a inventé cette règle. Certains l’attribuent aux stoïciens, ces philosophes grecs qui passaient leur temps à méditer sur la mort pour mieux vivre. D’autres y voient une réinterprétation moderne des derniers mots prononcés par des mourants, recueillis par des infirmières ou des psychologues. Une chose est sûre : le concept a pris son essor avec le mouvement du deathbed regret, popularisé par Bronnie Ware, une ancienne soignante en soins palliatifs.
Dans son livre The Top Five Regrets of the Dying, elle raconte comment ses patients, à l’approche de la fin, exprimaient souvent les mêmes remords : ne pas avoir osé vivre leur vie, avoir trop travaillé, ne pas avoir assez dit "je t’aime". Trois thèmes récurrents. Trois occasions manquées. D’où l’idée de réduire la liste à l’essentiel : trois choses à accomplir, à dire ou à ressentir avant de partir. Pas pour se morfondre, mais pour agir.
Le mythe des "dernières paroles" qui a tout déclenché
Les histoires de mourants qui révèlent des vérités cachées fascinent depuis toujours. Prenez Steve Jobs, qui aurait murmuré "Oh wow. Oh wow. Oh wow." juste avant de s’éteindre – une phrase qui a fait couler beaucoup d’encre. Ou Oscar Wilde, dont les derniers mots auraient été : "Soit ce papier peint disparaît, soit c’est moi." Drôle, tragique, ou les deux à la fois.
Mais ces anecdotes, aussi poignantes soient-elles, ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Ce qui compte, c’est ce qu’elles révèlent : la mort agit comme un révélateur. Elle ne crée pas de nouveaux désirs, elle amplifie ceux qu’on a toujours eus mais qu’on a enfouis sous le quotidien. Et c’est là que la règle des 3 prend tout son sens.
Pourquoi 3 et pas 5, 10 ou 100 ?
Le chiffre trois n’a rien d’arbitraire. Les psychologues parlent de la règle du tiers : notre cerveau a du mal à retenir plus de trois éléments à la fois sans les hiérarchiser. Trois priorités, c’est assez pour couvrir l’essentiel (famille, travail, passion), mais pas assez pour se disperser. C’est aussi un nombre qui force à trancher. Comme le disait un vieux proverbe chinois : "Si tu cours après deux lièvres à la fois, tu n’en attraperas aucun." Avec trois, on a une chance.
Et puis, avouons-le, c’est plus facile à mémoriser qu’une liste interminable. Essayez de vous souvenir de dix résolutions du Nouvel An en février – vous verrez.
Comment identifier ses 3 priorités avant qu’il ne soit trop tard
La théorie, c’est bien. La pratique, c’est autre chose. Parce que poser la question "Quelles sont les trois choses que je veux absolument faire avant de mourir ?" peut vite virer au casse-tête existentiel. Surtout si on se prend au jeu et qu’on commence à lister des trucs du genre "voir les pyramides", "écrire un roman" ou "faire un saut en parachute". Rien de mal à ça, mais est-ce vraiment l’essentiel ?
Le problème, c’est qu’on confond souvent "rêves" et "priorités". Une priorité, c’est quelque chose qui vous hante, qui vous réveille la nuit, qui vous donne des frissons quand vous y pensez. Pas juste une case à cocher sur une bucket list. Alors comment faire le tri ?
La méthode du "pourquoi" en cascade (et pourquoi elle marche)
Prenez un papier et un stylo. Écrivez une première chose qui vous vient à l’esprit. Par exemple : "Je veux voyager en Islande." Maintenant, demandez-vous pourquoi. Parce que vous aimez les paysages ? Parce que c’est un rêve d’enfant ? Parce que vous voulez vous sentir libre ? Creusez jusqu’à ce que vous tombiez sur une réponse qui vous fasse vibrer. Si au bout de trois "pourquoi" vous arrivez à "parce que ça me rendrait heureux", vous êtes sur la bonne voie.
Mais si la réponse est "parce que tout le monde le fait", ou "parce que j’ai vu une belle photo sur Instagram", c’est que vous êtes en train de confondre envie et priorité. Et là, ça coince.
Le test du "et si je n’avais plus que six mois à vivre ?"
C’est un classique, mais il est redoutablement efficace. Imaginez que votre médecin vous annonce que vous avez six mois devant vous. Pas de douleur, pas de souffrance, juste six mois pour boucler ce qui compte. Qu’est-ce qui remonte immédiatement à la surface ? Est-ce que ce serait "acheter une nouvelle voiture" ? Ou plutôt "passer du temps avec mes enfants", "demander pardon à untel", "finir ce projet qui me tient à cœur" ?
Le truc, c’est que personne n’a besoin de six mois pour mourir. Une crise cardiaque, un accident, une maladie foudroyante – la vie peut s’arrêter en une seconde. Alors pourquoi attendre un diagnostic pour agir ?
Pourquoi on se trompe souvent (et comment éviter ça)
Le piège le plus courant ? Confondre ce qu’on veut vraiment et ce qu’on croit devoir vouloir. On nous a tellement répété qu’il fallait réussir, voyager, être heureux, que parfois on oublie de se demander si c’est vraiment ce qu’on désire. Résultat : des listes de priorités qui ressemblent à des CV améliorés.
Autre erreur : penser que les priorités doivent être grandioses. Non. Une priorité peut être aussi simple que "apprendre à cuisiner des pâtes al dente" ou "arrêter de râler quand il pleut". Ce qui compte, c’est que ça ait du sens pour vous. Pas pour votre voisin, pas pour votre famille, pas pour les algorithmes des réseaux sociaux. Pour vous.
Les 3 catégories qui reviennent toujours (et celles qu’on oublie)
Si on analyse les témoignages de ceux qui ont appliqué la règle des 3 avant de mourir, on remarque que les réponses tombent souvent dans trois grandes catégories. Pas forcément les mêmes pour tout le monde, mais avec des points communs frappants. Et surtout, des oublis fréquents qui valent le coup d’être soulignés.
1. Les relations : le grand regret des mourants
C’est LA catégorie qui revient le plus souvent. "J’aurais dû dire à mon père que je l’aimais." "J’aurais dû pardonner à ma sœur." "J’aurais dû passer plus de temps avec mes enfants." Les regrets liés aux relations humaines sont légion, et pour une bonne raison : on ne peut pas les rattraper. Une fois que quelqu’un est parti, c’est trop tard.
Le problème, c’est qu’on reporte toujours. "Je lui dirai demain." "On se verra la semaine prochaine." Sauf que demain n’est jamais garanti. Et la semaine prochaine non plus. Alors si vous devez retenir une seule chose de cet article, c’est celle-ci : ne remettez pas à plus tard ce qui touche aux gens que vous aimez. Un message, un appel, une visite – peu importe. Mais faites-le.
2. Les réalisations personnelles : ce projet qui vous ronge
Écrire un livre. Monter une entreprise. Apprendre le piano. Partir en voyage solo. Peu importe la nature du projet, ce qui compte, c’est qu’il vous tienne éveillé la nuit. Pas par stress, mais par excitation. Parce que vous savez, au fond, que si vous ne le faites pas, vous le regretterez.
Le piège ? Se dire "je n’ai pas le temps". Bien sûr que vous avez le temps. Tout le monde a le même nombre d’heures dans une journée. La question, c’est : comment les utilisez-vous ? Est-ce que vous passez deux heures par jour à scroller sur votre téléphone ? À regarder des séries que vous n’aimez même pas ? À faire des tâches qui ne servent à rien ? Si c’est le cas, le temps est là. Il suffit de le prendre.
3. Les expériences : ces moments qui changent tout
Voir le soleil se lever sur le Machu Picchu. Nager avec des dauphins. Dormir sous les étoiles dans le désert. Ces expériences ne sont pas des caprices. Ce sont des moments qui transforment. Qui vous rappellent que vous êtes vivant. Qui vous sortent de votre routine et vous font voir le monde différemment.
Le problème, c’est qu’on les repousse souvent sous prétexte qu’elles coûtent cher ou qu’elles prennent du temps. Sauf que le vrai coût, c’est de ne pas les vivre. Parce qu’une fois que vous êtes cloué dans un lit d’hôpital, l’argent sur votre compte en banque ne vous servira plus à grand-chose.
Ce qu’on oublie souvent : la paix intérieure
Voilà la catégorie qu’on néglige le plus. Parce qu’elle n’est pas tangible. Parce qu’elle ne se mesure pas en likes ou en succès. Pourtant, c’est souvent ce qui manque le plus aux gens en fin de vie : la paix. Avec soi-même, avec son passé, avec ses choix.
Pardonner à quelqu’un. Se pardonner à soi-même. Lâcher prise sur une rancœur. Arrêter de courir après des objectifs qui ne vous rendent pas heureux. Tout ça, ce sont des priorités qui ne font pas de bruit, mais qui changent tout. Et pourtant, on les relègue toujours au second plan. "Je m’en occuperai plus tard." Sauf que plus tard, c’est souvent trop tard.
Pourquoi la plupart des gens échouent (et comment faire mieux)
Vous avez identifié vos trois priorités ? Bravo. Maintenant, la vraie question : qu’est-ce que vous allez en faire ? Parce que c’est là que la plupart des gens échouent. Ils notent leurs trois choses sur un bout de papier, puis ils les rangent dans un tiroir et les oublient. Comme une liste de courses qu’on ne relit jamais.
Pourquoi ? Parce que passer à l’action, c’est effrayant. Parce que ça demande des sacrifices. Parce que ça implique de sortir de sa zone de confort. Et surtout, parce qu’on a peur de se tromper. Alors on préfère ne rien faire. On reste dans le flou, dans l’à-peu-près. Et un jour, on se réveille en se disant : "J’aurais dû."
Le piège de la procrastination existentielle
On connaît tous la procrastination classique : reporter une tâche ennuyeuse au lendemain. Mais la procrastination existentielle, c’est bien pire. C’est reporter ce qui compte vraiment sous prétexte qu’on a "toute la vie devant soi". Sauf qu’on n’en a aucune garantie.
Le pire ? C’est que plus on attend, plus c’est difficile. Parce que les années passent, les habitudes s’installent, et un jour, on se rend compte qu’on n’a plus l’énergie, le temps ou le courage de faire ce qui comptait. Alors on se contente de moins. On se dit que c’est trop tard. Et c’est comme ça qu’on finit par regretter.
Comment transformer ses priorités en actions concrètes
La clé, c’est de découper. Une priorité, c’est comme un marathon : si vous regardez la ligne d’arrivée dès le départ, vous allez vous décourager. Mais si vous vous concentrez sur les premiers kilomètres, puis les suivants, vous y arriverez.
Prenons un exemple. Vous voulez "écrire un livre". Super. Mais par où commencer ? Voici comment faire :
1. Écrivez une phrase par jour. Juste une. Même si c’est nul. Même si vous n’avez pas le temps. Une phrase, c’est faisable. 2. Fixez-vous un objectif réaliste : 500 mots par semaine, par exemple. Pas 5000. 3. Bloquez un créneau dans votre agenda. Comme un rendez-vous chez le médecin. Sauf que là, c’est un rendez-vous avec vous-même. 4. Trouvez un partenaire de responsabilité. Quelqu’un à qui envoyer vos textes chaque semaine. La pression sociale, ça marche.
Le secret ? Commencer petit. Parce qu’une fois que vous aurez commencé, vous ne voudrez plus vous arrêter.
Pourquoi on abandonne (et comment tenir sur la durée)
Le plus dur, ce n’est pas de commencer. C’est de continuer. Parce que la vie reprend toujours le dessus. Les urgences, les imprévus, la fatigue – tout ça s’accumule, et un jour, vous vous rendez compte que vous avez abandonné. Alors comment faire pour tenir ?
D’abord, acceptez que ce ne sera pas parfait. Votre livre ne sera peut-être pas un best-seller. Votre voyage ne sera peut-être pas aussi idyllique que dans vos rêves. Et alors ? L’important, c’est d’avoir essayé. De ne pas avoir de regrets.
Ensuite, célébrez les petites victoires. Vous avez écrit 100 mots ? Félicitations. Vous avez appelé un ami avec qui vous aviez coupé les ponts ? Bravo. Ces petites étapes comptent. Elles vous rapprochent de votre objectif.
Enfin, rappeler-vous pourquoi vous faites ça. Pas une fois, pas deux, mais tous les jours. Parce que c’est facile d’oublier. D’oublier que la vie est courte. D’oublier que demain n’est pas garanti. Alors notez vos trois priorités sur un post-it. Collez-le sur votre miroir. Lisez-le chaque matin. Et agissez.
La règle des 3 avant de mourir : un outil, pas une obsession
Attention, je ne suis pas en train de vous dire qu’il faut passer sa vie à ruminer sa mort. Ce serait contre-productif. La règle des 3, ce n’est pas une invitation à vivre dans la peur, mais une boussole. Un moyen de vérifier, de temps en temps, que vous êtes toujours sur le bon chemin.
Parce que le vrai danger, ce n’est pas de mourir. C’est de vivre une vie qui ne vous ressemble pas. Une vie où vous avez passé votre temps à faire ce qu’on attendait de vous, plutôt que ce que vous vouliez vraiment. Une vie où vous avez accumulé des biens, mais pas des souvenirs. Où vous avez couru après des objectifs, mais pas après le bonheur.
Quand faut-il réévaluer ses priorités ?
Vos trois priorités ne sont pas gravées dans le marbre. Elles peuvent – et doivent – évoluer avec vous. Un divorce, une naissance, une maladie, un licenciement – ces événements changent la donne. Ce qui comptait à 20 ans ne compte plus forcément à 40. Et c’est normal.
Alors posez-vous la question régulièrement : est-ce que ces trois choses sont toujours les bonnes ? Si la réponse est non, changez-les. Sans culpabilité. Parce que la vie, c’est du mouvement. Pas de la rigidité.
Et si on n’arrive pas à se décider ?
Vous hésitez entre plusieurs options ? Vous n’arrivez pas à trancher ? Voici une astuce : écrivez-les toutes sur des papiers séparés. Mettez-les dans un chapeau. Piochez-en trois au hasard. Et voyez ce que ça vous fait. Si vous ressentez un soulagement, c’est que vous avez trouvé. Si vous ressentez une frustration, c’est que vous n’êtes pas encore prêt à lâcher les autres.
Et si vraiment, vous n’y arrivez pas, commencez par une seule. Une seule priorité, c’est déjà mieux que rien. Parce qu’une fois que vous aurez commencé, les autres suivront.
Ce que la science dit de la règle des 3 avant de mourir
On pourrait croire que cette règle relève de la psychologie populaire, voire du développement personnel un peu mièvre. Pourtant, des études sérieuses en psychologie et en neurosciences confirment son bien-fondé. Pas dans les termes exacts, bien sûr, mais dans l’esprit.
La théorie de l’autodétermination : pourquoi 3 priorités suffisent
Selon la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 2000), les êtres humains ont trois besoins psychologiques fondamentaux : l’autonomie, la compétence et l’appartenance sociale. Trois besoins. Pas un de plus, pas un de moins. Coïncidence ? Peut-être pas.
Ce que cette théorie suggère, c’est que notre cerveau est câblé pour se concentrer sur un nombre limité de choses à la fois. Trop de priorités, et c’est la surcharge cognitive. Trop peu, et c’est l’ennui. Trois, c’est l’équilibre parfait. Assez pour se sentir stimulé, mais pas assez pour se sentir submergé.
Les neurosciences du regret : pourquoi on attend toujours trop longtemps
Une étude publiée dans Nature Human Behaviour (2018) a montré que le cerveau humain a tendance à sous-estimer la probabilité des événements négatifs. En clair, on se dit toujours "ça n’arrivera pas à moi". Résultat : on repousse les décisions importantes. On se dit qu’on aura le temps plus tard.
Sauf que plus tard, c’est souvent trop tard. Et c’est là que le regret s’installe. Parce que le cerveau, lui, n’oublie pas. Il garde en mémoire toutes ces occasions manquées. Et un jour, il vous les rappelle. Brutalement.
L’effet Zeigarnik : pourquoi les choses inachevées nous hantent
Vous connaissez cette sensation de ne pas pouvoir vous empêcher de penser à une tâche inachevée ? C’est ce qu’on appelle l’effet Zeigarnik, du nom de la psychologue qui l’a découvert. Notre cerveau a horreur des choses laissées en suspens. Il les rumine, les tourne en boucle, jusqu’à ce qu’on les termine.
Appliqué à la règle des 3, ça veut dire une chose : si vous ne terminez pas ce qui compte pour vous, votre cerveau ne vous lâchera pas. Il vous rappellera, encore et encore, que quelque chose cloche. Alors autant s’en occuper maintenant, non ?
Règle des 3 avant de mourir vs bucket list : lequel choisir ?
À première vue, la règle des 3 et la bucket list (cette liste de choses à faire avant de mourir) se ressemblent. Mais en réalité, elles n’ont rien à voir. L’une est un outil de réflexion profonde, l’autre une liste de cases à cocher. L’une vous pousse à agir, l’autre à collectionner des expériences. Et c’est là que tout se joue.
Pourquoi la bucket list peut faire plus de mal que de bien
Le problème avec les bucket lists, c’est qu’elles deviennent souvent des listes de performance. On se met la pression pour tout cocher : sauter en parachute, voir les chutes du Niagara, manger des escargots en France. Sauf que ces expériences, aussi excitantes soient-elles, ne vous transforment pas forcément. Elles vous occupent, mais elles ne vous comblent pas.
Pire : elles peuvent vous donner l’illusion d’avancer. Comme si le fait de cocher des cases suffisait à donner un sens à sa vie. Sauf que le sens, ça ne se coche pas. Ça se vit.
Quand la règle des 3 complète (ou remplace) la bucket list
La règle des 3 n’est pas là pour remplacer la bucket list, mais pour la recentrer. Au lieu de lister 50 expériences aléatoires, elle vous force à identifier les 3 qui comptent vraiment. Et ensuite, vous pouvez les décliner en actions concrètes.
Par exemple, si l’une de vos priorités est "passer plus de temps avec ma famille", votre bucket list pourrait inclure :
- Un voyage en road-trip avec mes enfants
- Un dîner par mois avec mes parents
- Un week-end en amoureux avec mon conjoint
Là, la bucket list devient un outil au service de vos priorités. Pas l’inverse.
Le cas des "bucket lists sociales" : quand les réseaux sociaux dictent nos priorités
Attention au piège des bucket lists sociales. Ces listes qui ne sont pas les vôtres, mais celles que les réseaux sociaux vous imposent. Voir les aurores boréales. Faire un safari en Afrique. Visiter le Taj Mahal. Rien de mal à ça, bien sûr. Mais si ces expériences ne vous parlent pas vraiment, à quoi bon ?
Le risque ? Se retrouver à courir après des objectifs qui ne sont pas les siens, juste pour pouvoir poster une photo sur Instagram. Et un jour, se rendre compte qu’on a passé sa vie à vivre celle des autres.
Les erreurs à éviter absolument avec la règle des 3
Comme tout outil puissant, la règle des 3 peut se retourner contre vous si on l’utilise mal. Voici les pièges les plus courants – et comment les éviter.
1. Choisir des priorités par obligation (et non par envie)
Vous avez mis "avoir un enfant" sur votre liste parce que c’est ce qu’on attend de vous ? Ou "acheter une maison" parce que c’est le "rêve américain" ? Attention. Une priorité, ça doit venir de vous. Pas de la société, pas de votre famille, pas de vos amis. Si ce n’est pas quelque chose qui vous fait vibrer, ça ne marchera pas.
Comment savoir ? Posez-vous cette question : est-ce que je ferais ça même si personne ne le savait ? Si la réponse est non, c’est que ce n’est pas une vraie priorité.
2. Se fixer des objectifs trop vagues
"Être heureux." "Réussir ma vie." "Trouver l’amour." Très bien. Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Parce que si vous ne définissez pas ce que ces mots signifient pour vous, vous allez tourner en rond.
Prenez "être heureux". Pour certains, ça veut dire avoir une famille. Pour d’autres, voyager. Pour d’autres encore, créer une entreprise. Alors soyez précis. Sinon, vous risquez de passer à côté.
3. Attendre le "bon moment" pour agir
Le "bon moment", ça n’existe pas. Il y aura toujours une raison de reporter : trop de travail, pas assez d’argent, pas le bon âge, pas le bon partenaire. Sauf que la vie, elle, ne vous attendra pas.
Alors arrêtez de chercher le moment parfait. Commencez maintenant. Même si c’est petit. Même si c’est imparfait. Parce que c’est en agissant qu’on crée les conditions pour que les choses arrivent. Pas l’inverse.
4. Négliger les priorités "invisibles"
On a tendance à se concentrer sur les priorités visibles : un projet professionnel, un voyage, un achat. Mais les priorités invisibles – celles qui touchent à l’intime, au relationnel, à la paix intérieure – sont tout aussi importantes. Voire plus.
Pardonner à quelqu’un. Se pardonner à soi-même. Lâcher prise sur une rancœur. Arrêter de courir après des objectifs qui ne vous rendent pas heureux. Ces priorités-là ne se voient pas, mais elles changent tout. Alors ne les oubliez pas.
Questions fréquentes sur la règle des 3 avant de mourir
Est-ce que je dois vraiment attendre d’être vieux pour appliquer cette règle ?
Absolument pas. Au contraire. Plus vous commencez tôt, plus vous avez de chances de vivre une vie qui vous ressemble. La règle des 3 n’est pas réservée aux mourants – c’est un outil pour les vivants. Alors autant s’en servir maintenant.
Comment savoir si mes 3 priorités sont les bonnes ?
Il n’y a pas de "bonnes" ou de "mauvaises" priorités. Il n’y a que les vôtres. La seule façon de le savoir, c’est de les tester. Essayez de les vivre pendant quelques semaines, quelques mois. Si ça vous donne de l’énergie, si ça vous rend heureux, c’est que vous êtes sur la bonne voie. Si ça vous épuise, si ça vous stresse, c’est que ce n’est peut-être pas la bonne priorité.
Que faire si je n’arrive pas à me décider entre plusieurs options ?
Essayez la méthode du "et si". Imaginez que vous ayez choisi l’option A. Comment vous sentez-vous ? Soulagé ? Excité ? Ou frustré de ne pas avoir choisi l’option B ? Faites la même chose avec l’option B. Et comparez.
Si vraiment, vous hésitez encore, choisissez-en une au hasard. Et voyez ce que ça donne. Parce que parfois, le meilleur moyen de savoir ce qu’on veut, c’est d’essayer ce qu’on ne veut pas.
Est-ce que je peux changer mes priorités en cours de route ?
Bien sûr. Vos priorités ne sont pas gravées dans le marbre. Elles évoluent avec vous. Un divorce, une naissance, une maladie, un licenciement – ces événements changent la donne. Alors n’hésitez pas à les réévaluer régulièrement. L’important, c’est qu’elles vous correspondent aujourd’hui.
Et si je n’ai pas envie de penser à la mort ?
Personne n’a envie de penser à la mort. C’est normal. Mais la règle des 3 n’est pas là pour vous faire peur. Elle est là pour vous faire vivre. Pour vous rappeler que la vie est courte, et qu’il faut en profiter.
Alors si l’idée de penser à votre mort vous bloque, reformulez la question. Au lieu de "Quelles sont les 3 choses que je veux faire avant de mourir ?", demandez-vous : "Quelles sont les 3 choses qui donneraient un sens à ma vie si je devais la vivre pleinement dès aujourd’hui ?"
Verdict : la règle des 3 avant de mourir, gadget ou révolution ?
Alors, la règle des 3, est-ce que ça marche vraiment ? La réponse est oui. Mais à une condition : que vous passiez à l’action. Parce qu’une priorité sans action, c’est comme un rêve sans effort – ça reste dans votre tête.
Ce qui est fascinant avec cette règle, c’est qu’elle ne vous demande pas de tout changer du jour au lendemain. Elle vous demande juste de vous concentrer sur l’essentiel. Trois choses. Pas une de plus, pas une de moins. Et de les vivre, vraiment.
Est-ce que ça va tout résoudre ? Bien sûr que non. La vie reste compliquée, imprévisible, parfois injuste. Mais au moins, vous saurez que vous avez vécu votre vie. Pas celle que les autres attendaient de vous. Pas celle que les algorithmes des réseaux sociaux vous ont vendue. La vôtre.
Alors, qu’attendez-vous pour commencer ? Parce que, comme le disait un vieux proverbe tibétain : "Demain est un rêve. Hier est un souvenir. Aujourd’hui est un cadeau. C’est pour ça qu’on l’appelle le présent."
Et ce présent, il est temps de le vivre.
