Le Gabon avant le Gabon : un nom venu de l’exploration
Origine du mot "Gabon"
Donc techniquement, avant de s’appeler Gabon, ce territoire n’avait pas de nom unique officiel, mais portait différents noms selon les tribus locales ou les appellations européennes.
Avant la colonisation : des royaumes et des peuples
Un territoire aux identités multiples
Avant l’arrivée des Européens, ce qu’on appelle aujourd’hui le Gabon était peuplé de plusieurs ethnies et royaumes, notamment les Fang, les Myènè, les Punu, les Kota… et chacun avait ses propres territoires et systèmes de gouvernance.
Il n’y avait pas de "Gabon" en tant qu’État centralisé, mais des chefferies bien organisées, parfois même avec des formes de diplomatie locale. On parle souvent du Royaume d’Orungu, un des plus puissants sur la côte, surtout au moment du commerce avec les Européens.
L’époque coloniale : de "Rivière Gabon" à "Territoire du Gabon"
L'influence portugaise, puis française
Au départ, les Portugais appelaient la région "Rivière de Gabon" ou simplement "Gabão", mais ils n’ont jamais vraiment colonisé.
Ce sont ensuite les Français qui s’y sont installés au XIXe siècle. Et là, les choses changent.
En 1839, un roi local signe un traité avec les Français. Puis, en 1849, les Français fondent la ville de Libreville, (fun fact : son nom vient de la libération d'esclaves recueillis par la marine française).
Et voilà que le "Territoire du Gabon" est officiellement né au sein de l’Empire colonial français. Mais il faudra attendre encore pour qu’il devienne un pays indépendant.
De colonie à nation : naissance du Gabon moderne
Une transition progressive
Le Gabon devient une colonie autonome en 1958, puis accède à l’indépendance en 1960. Mais il garde le nom de l’époque coloniale, déjà ancré dans les traités, les cartes et l’administration : Gabon.
L’ancien nom donc ? Eh bien, il n’y en avait pas un seul. Le pays s’est appelé Gabon très tôt dans l’histoire coloniale, et ce nom est resté.
Mais derrière ce nom unique se cache une mosaïque de cultures, de royaumes et d’identités locales bien plus riches que ce que la simple étiquette laisse entendre.
Anecdote : un nom mal prononcé, un pays renommé
Un prof d’histoire gabonais me racontait qu’un jour, un touriste avait demandé : "Mais c’est qui ce Gabon ? Il a donné son nom au pays ?"
Tout le monde avait rigolé — mais au fond, ça montre bien à quel point le nom d’un pays peut paraître étrange quand on ignore d’où il vient.
Et dans le cas du Gabon, c’est une histoire de capuche, de fleuve, et d’explorateurs portugais perdus en mer. Comme quoi, parfois l’Histoire démarre par une simple forme sur une carte...
Conclusion : un nom venu de loin, mais une identité forgée localement
Alors, quel était l’ancien nom du Gabon ?
Techniquement, il n’y en avait pas un seul — juste une multitude de peuples, de royaumes et de terres sans frontières fixes.
Le mot “Gabon” s’est imposé avec la colonisation, mais l’âme du pays, elle, est bien plus ancienne.
Et aujourd’hui encore, le Gabon continue de porter ce nom hérité, tout en construisant sa propre histoire, à sa façon.

