L’arrivée de la 5G : une révolution annoncée
Une techno plus rapide, mais pas pour tout le monde
Avec des débits pouvant dépasser 1 Gbps en conditions idéales (oui, idéales, pas dans le RER B entre Châtelet et Gare du Nord), la 5G impressionne. Mais il y a un hic : cette vitesse dépend de la bande de fréquence utilisée. La fameuse bande des 3,5 GHz, par exemple, n’est pas encore dispo partout en France. Et les bandes millimétriques (au-delà de 26 GHz) ? Elles sont encore en phase de tests.
En vrai, dans beaucoup de coins — genre mon village natal dans le Lot-et-Garonne —, on capte à peine la 4G. Alors, la 5G...
La 4G : encore bien vivante et indispensable
Une couverture bien installée
La 4G, elle, est aujourd’hui accessible à 99% de la population en France. Elle continue d’évoluer : on parle de 4G+, voire de 4G++ dans certains cas. Ces améliorations techniques lui permettent de rester compétitive pour la majorité des usages quotidiens : navigation web, streaming HD, appels vidéo...
À Paris, je capte la 4G++ à des débits qui avoisinent les 250 Mbps. Franchement, pour regarder Netflix dans le métro ou faire un petit hot-spot pour mon ordi portable, ça suffit largement.
Les opérateurs ne sont pas pressés
Désactiver le réseau 4G ? Ce serait comme jeter son vieux pull en laine encore bien chaud. Les opérateurs ont investi des milliards dans la 4G. La transition ne va pas se faire du jour au lendemain. On parle d’une cohabitation qui pourrait durer encore dix ans, voire plus.
La 5G et la 4G : complices plus que rivales
Une complémentarité technique
Ce qu’on oublie souvent, c’est que la 5G a besoin de la 4G pour fonctionner dans ses débuts. C’est le fameux mode NSA (Non-Standalone), où la 5G s’appuie sur le cœur du réseau 4G. Ce n’est que plus tard qu’on passera au SA (Standalone), 100% 5G. En clair : sans la 4G, pas de 5G efficace dans l'immédiat.
Et puis, tous les appareils ne sont pas encore compatibles 5G. Mon père, par exemple, utilise encore un Huawei de 2018. Lui, la 5G, il s’en fiche un peu, tant qu’il peut regarder Midi en France en replay.
Et le futur dans tout ça ?
Les usages qui pousseront la 5G
Oui, certains usages vont clairement tirer profit de la 5G : voiture autonome, chirurgie à distance, réalités augmentées… Mais soyons honnêtes : pour envoyer des messages WhatsApp ou scroller Insta, on n’a pas besoin de 1 Gbps.
Un ami bossait récemment sur un chantier de fibre optique à Cergy. Le client voulait une 5G dédiée pour connecter ses grues, capteurs, etc. Là oui, la 5G change la donne. Mais pour Mme Dupuis au troisième étage ? Pas demain la veille.
Conclusion : remplacer ? Non. Coexister ? Oui, longtemps.
La 5G ne va pas remplacer la 4G du jour au lendemain. Ce n’est pas un effacement, c’est une évolution — progressive, pragmatique, parfois un peu bancale. Les deux réseaux vont coexister encore un bon moment, chacun jouant son rôle.
Alors non, la 5G ne va pas "enterrer" la 4G. Elle va plutôt l’accompagner… comme un petit frère plein d’énergie qui n’a pas encore pris ses marques.

