Pourquoi LG mène la danse sur le marché des téléviseurs haut de gamme
On ne va pas se mentir, LG a un avantage historique colossal. C'est le constructeur qui a parié sur l'OLED quand tout le monde, Samsung en tête, jurait que cette technologie n'avait aucun avenir à cause de sa durée de vie et de sa faible luminosité. Résultat : LG Display fournit aujourd'hui des dalles à presque tout le monde, de Sony à Panasonic. Mais garder la main sur la production ne suffit pas à faire le meilleur produit fini. Ce qui fait la différence, c'est le traitement d'image. Or, la marque a réussi à créer un écosystème où le matériel et le logiciel discutent presque parfaitement, même si, soit dit en passant, l'interface WebOS commence sérieusement à ressembler à un panneau publicitaire géant (ce qui agace pas mal de puristes).
L'hégémonie de l'OLED face à la concurrence
L'OLED, c'est le noir absolu. Chaque pixel produit sa propre lumière et peut s'éteindre complètement. C'est bête à dire, mais quand un pixel est éteint, il est noir, vraiment noir. Pas gris foncé, pas bleuâtre. Juste noir. Cette caractéristique permet d'obtenir un contraste infini que les téléviseurs LED classiques, même avec des milliers de zones de rétroéclairage, ne peuvent pas égaler sans créer des effets de halo (le fameux blooming) autour des objets brillants. Je reste convaincu que pour une séance de cinéma dans le noir, rien ne bat un écran LG OLED, point barre.
Le processeur Alpha, le cerveau derrière l'image
Le truc c'est que la dalle ne fait pas tout. Le processeur Alpha 11, qui équipe les modèles 2024 les plus chers, fait un boulot monstre pour l'upscaling. Vous regardez une vieille série en 1080p ? L'intelligence artificielle (un terme marketing qu'on nous sert à toutes les sauces, je sais) analyse l'image pour recréer les détails manquants sans que cela ne ressemble à un filtre de lissage dégueulasse. C'est là que LG a fait les plus gros progrès ces deux dernières années, rattrapant enfin le retard qu'ils avaient sur Sony en matière de naturel d'image.
LG G4 vs LG C4 : le duel au sommet pour votre salon
C'est la question qui revient tout le temps. Faut-il craquer son PEL pour la série G ou rester raisonnable avec la série C ? La réponse dépend de votre pièce de vie. Si vous avez une baie vitrée plein sud et que vous regardez la télé en plein après-midi, la LG G4 est indispensable. Grâce à la technologie MLA (Micro Lens Array), qui utilise des milliards de micro-lentilles pour rediriger la lumière vers l'utilisateur, elle dépasse les 2000 nits de pic de luminosité. C'est énorme pour de l'OLED.
La LG G4, la reine de la luminosité et du design
La G4 n'est pas juste plus lumineuse. Elle est conçue pour être fixée au mur, d'où son nom Gallery Edition. Elle est livrée avec un support mural ultra-fin mais, attention, souvent sans pied de table (qu'il faut acheter en option, une pratique assez mesquine à ce prix). Mais au-delà de l'esthétique, c'est la seule qui bénéficie d'une garantie de 5 ans sur la dalle. C'est un argument de poids quand on craint les marquages d'écran, même si ce problème a quasiment disparu sur les modèles récents. Reste que le prix pique un peu, dépassant souvent les 2500 euros pour un modèle 65 pouces au lancement.
La LG C4, le meilleur rapport qualité-prix pour les cinéphiles
La série C, c'est le cœur du marché. La LG C4 est le choix par défaut. Pourquoi ? Parce qu'elle offre une image sublime, quatre ports HDMI 2.1, et une fluidité exemplaire pour un prix nettement plus doux. Sauf que, par rapport à la C3 de l'année dernière, les évolutions sont timides. On gagne un peu en luminosité et le support du 144Hz pour les joueurs PC, mais c'est tout. À ceci près que si vous trouvez une C3 en promotion, foncez. La différence visuelle est imperceptible pour 90 % des gens, et vous économiserez quelques centaines d'euros pour vous acheter une barre de son décente, car, soyons honnêtes, le son des télés LG est toujours aussi plat.
Le gaming sur LG, un avantage qui reste indéniable
S'il y a bien un domaine où LG écrase la concurrence sans forcer, c'est le jeu vidéo. On est loin du compte chez les autres constructeurs qui ne proposent souvent que deux ports HDMI 2.1. Chez LG, les quatre ports sont à la norme maximale. Cela veut dire que vous pouvez brancher une PS5, une Xbox Series X, un PC et une barre de son en eARC sans jamais avoir à débrancher quoi que ce soit pour profiter de la 4K à 120Hz ou 144Hz.
Le Game Optimizer, l'outil que les autres jalousent
Le menu Game Optimizer est une petite merveille d'ergonomie. Il permet de régler en un clin d'œil le VRR (Variable Refresh Rate), le G-Sync de Nvidia ou le FreeSync d'AMD. Le temps de réponse est de 0,1 milliseconde. C'est instantané. En jouant à un FPS nerveux, on sent tout de suite la différence : aucune latence, aucun déchirement d'image. C'est fluide. C'est propre. Et c'est précisément pour ça que les gamers ne jurent que par LG depuis la sortie de la CX en 2020.
Le mode Dolby Vision Gaming
Peu de gens le savent, mais LG est l'un des rares à supporter le Dolby Vision en 4K 120Hz pour le jeu. Sur une Xbox Series X, certains jeux comme Halo Infinite ou Forza Horizon 5 prennent une dimension supplémentaire avec des hautes lumières bien mieux gérées qu'en HDR10 classique. Est-ce un argument de vente majeur ? Peut-être pas pour tout le monde, mais pour celui qui veut le setup ultime, c'est un plus non négligeable.
Faut-il craquer pour le QNED quand l'OLED est trop cher ?
Là où ça coince souvent, c'est le budget. Tout le monde n'a pas 1500 euros à mettre dans une télé. LG propose alors sa gamme QNED. C'est un mélange de Quantum Dots (comme chez Samsung) et de leur technologie NanoCell. Le problème, c'est que c'est du LCD. Même avec du Mini-LED sur les modèles haut de gamme comme la QNED91, on n'aura jamais la précision chirurgicale de l'OLED. Les noirs seront toujours un peu grisés dans une pièce sombre. Cependant, dans un salon très éclairé, le QNED s'en sort parfois mieux car il ne souffre d'aucun reflet gênant, là où l'OLED peut parfois transformer votre écran en miroir de salle de bain si une lampe est mal placée.
QNED80 et QNED85 : attention à la douche froide
Je vais être franc : évitez les modèles QNED d'entrée de gamme comme la série 80. Ils utilisent souvent des dalles IPS avec un contraste très pauvre. Résultat : les films d'horreur deviennent illisibles dès que l'action se passe dans l'obscurité. Si vous ne pouvez pas vous offrir d'OLED, regardez plutôt du côté de la série B4 (l'OLED d'entrée de gamme) qui est souvent en promo et qui, malgré son processeur moins puissant et ses deux ports HDMI 2.1 seulement, enterre n'importe quel QNED en termes de qualité d'image pure.
Ces trois erreurs que tout le monde fait en achetant une télé LG
La première erreur, c'est de croire que plus c'est grand, mieux c'est. Une télé de 77 pouces dans un studio de 15 mètres carrés, c'est une hérésie. On finit par voir les défauts de compression des sources de mauvaise qualité. La deuxième, c'est de négliger l'installation. Les dalles OLED sont d'une finesse incroyable (quelques millimètres seulement sur le haut), ce qui les rend extrêmement fragiles lors du déballage. J'ai vu trop de gens fissurer leur écran en le saisissant mal. Enfin, la troisième erreur est de laisser les réglages d'usine. LG adore activer le "Trumotion", cet effet caméscope qui rend les films de cinéma fluides comme un épisode de Plus Belle la Vie. Désactivez-le immédiatement ou passez en mode Filmmaker. Vos yeux vous remercieront.
Le mythe du marquage d'écran (Burn-in)
On n'y pense pas assez, mais la peur du marquage est encore très présente. Est-ce justifié en 2024 ? Franchement, non. À moins que vous ne laissiez BFM TV allumé 22 heures sur 24 avec le logo rouge vif statique, vous ne risquez rien. Les téléviseurs LG intègrent des cycles de nettoyage automatique des pixels qui se lancent dès que vous éteignez la télé. D'où l'importance de ne jamais débrancher sa télé de la prise secteur la nuit, une erreur que font encore beaucoup de gens pensant économiser trois centimes d'électricité.
Questions fréquentes sur les écrans LG
Quelle est la différence entre OLED et QNED ?
L'OLED utilise des pixels auto-émissifs (chaque point produit sa lumière), offrant un contraste parfait. Le QNED est un écran LCD avec un rétroéclairage par l'arrière, utilisant des filtres de couleurs améliorés. L'OLED est supérieur pour le cinéma, le QNED est une alternative moins chère et plus lumineuse pour les pièces très éclairées.
Pourquoi la LG G4 est-elle si chère ?
Elle utilise la technologie MLA qui demande un processus de fabrication complexe. Elle inclut aussi le processeur Alpha 11, le plus puissant de la marque, et un design premium conçu pour une intégration murale parfaite sans aucun espace entre le mur et l'écran.
La LG C3 est-elle encore un bon achat ?
Absolument. C'est même sans doute le meilleur coup à jouer en ce moment. Les différences avec la C4 sont minimes pour un usage quotidien (streaming, Blu-ray, console). Si vous la trouvez avec une réduction de 30 % par rapport au nouveau modèle, n'hésitez pas une seconde.
WebOS est-il le meilleur système connecté ?
C'est subjectif. Il est très complet avec toutes les applications (Netflix, Disney+, Canal+, etc.) et la télécommande Magic Remote avec son pointeur gyroscopique est géniale. Mais l'interface est devenue un peu lourde et encombrée de suggestions dont on se passerait bien.
Verdict : Quel modèle pour quel profil ?
Pour conclure, le choix de la meilleure télé LG ne se résume pas à prendre la plus chère. Si vous voulez le summum absolu de la technologie actuelle et que le budget n'est pas un sujet, la LG G4 est le monstre sacré que vous devez posséder. Sa luminosité record corrige le seul vrai défaut historique de l'OLED. Mais pour le commun des mortels, dont je fais partie, la LG C4 (ou même la C3) reste le choix de la raison. Elle offre cette image "wahou" caractéristique de l'OLED sans vider totalement votre compte épargne. Les joueurs, eux, seront aux anges avec n'importe lequel de ces deux modèles. Reste le cas de la série B4, parfaite pour mettre un premier pied dans le monde de l'OLED sans fioritures. Bref, LG maîtrise son sujet, et même si la concurrence de Samsung avec le QD-OLED se fait pressante, le géant coréen garde une longueur d'avance sur la polyvalence et la fiabilité de ses produits. Ne vous laissez pas aveugler par les chiffres marketing, fiez-vous à vos yeux : une fois qu'on a goûté au noir de l'OLED, il est impossible de revenir en arrière.

