On en parle autour d’un café ?
Le salaire moyen, mais le vrai
Alors déjà, faut se mettre d’accord : il n’y a pas un salaire pour tous les devs. C’est comme dire « combien gagne un artiste ? ». Bon, d’accord, j’exagère un peu. Mais tu vois ce que je veux dire. En France, en 2025, si tu fais du dev, tu peux tabler entre 35 000 et 60 000 € brut par an en moyenne. Mais ça, c’est le chiffre qu’on sort pour calmer le jeu. En vrai, ça dépend de plein de trucs.
Un junior à Lyon, en CDI dans une petite boîte de e-commerce, il partira plus vers les 35k. Tandis qu’un développeur fullstack expérimenté à Paris, dans une scale-up qui lève des millions ? Là, on touche les 55–60k sans problème. Et si t’as du stack lourd (React, Node, Kubernetes, tout ça), tu peux même viser 70k. Sans déconner.
Mais pourquoi autant de variation ?
Je vais te raconter un truc. Mon pote Max — ouais, Maxime, dit Max — il a fait une reconversion en 2021. Il était chef cuistot. Oui oui, il faisait des risottos, là, maintenant il fait du TypeScript. Il est entré en alternance à 28 ans. Premier job : 32 000 €. Pas mal, mais bon, il bossait sur des petits sites e-commerce, rien de fou.
Deux ans plus tard, il décroche un poste à Bordeaux dans une boîte de SaaS. Il passe à 48 000 €. Et là, il n’a pas fait d’école d’ingé, il n’a pas vingt ans d’expérience, il a juste appris, bosse bien, et pose les bonnes questions. Donc crois pas que c’est réservé aux mecs sortis de 42 ou de l’EPITECH. Le salaire, il se négocie. Et il grimpe vite si tu montres de la valeur.
Paris vs province, c’est du sérieux
Allez, on va pas se mentir : le salaire moyen d’un dev à Paris, c’est pas le même qu’à Clermont-Ferrand. À Paris, t’auras plus de boîtes qui paient bien, mais le coût de la vie, c’est une autre histoire. Un studio à Montmartre, c’est 1 300 € par mois, sans charlotte. Du coup, un salaire de 55k à Paris, ça fait moins de marge qu’un 45k à Rennes, où t’as un appart sympa pour 700 €.
Mais bon, de plus en plus de boîtes sont en télétravail total. Du coup, mon pote Lucas, il vit à Gap, bosse pour une boîte de Paris, et il touche 52k. Il vit bien, il skie deux fois par semaine, il est heureux. Le remote, c’est un game-changer pour les salaires. Parce que tu peux gagner un salaire parisien avec un coût de vie de village. C’est un peu comme tricher, mais en légal.
Et les profils tech, ça change tout
Un dev front, un dev back, un fullstack, un data engineer… Non, ce sont pas des Pokémon. Mais chaque spécialité a son marché. En ce moment, les devs fullstack et les DevOps sont très demandés. Moi, j’ai fait un peu de tout. J’ai commencé en front, React, tout ça. Je gagnais 40k. Puis j’ai appris un peu d’infra, Docker, CI/CD, un peu de Python… Et là, paf, j’ai basculé en DevOps. Premier poste dans ce domaine : 54k. Sans blague.
Les gens oublient que le salaire, c’est aussi une question de rareté. Si tout le monde sait faire du JavaScript, mais que personne veut s’embrouiller avec les pipelines d’intégration continue, ben ceux qui le font ont plus de levier pour négocier.
Freelance : la folie ou la sagesse ?
Et là, on entre dans le monde des indépendants. Le freelance, c’est autre chose. Là, on parle de taux journalier, pas de salaire annuel. En 2025, un dev freelance expérimenté, il peut facturer entre 450 et 700 € par jour. Certains, même plus. Mais bon, faut pas oublier que t’as pas de salaire tous les mois garanti, pas de 13e, pas de mutuelle offerte, et tu dois tout gérer : factures, déclarations, prospection…
J’ai testé. Six mois en freelance. J’ai gagné plus que jamais. Mais j’ai aussi passé mes soirées à répondre aux mails de clients et à remplir mes déclarations Urssaf. Liberté vs stabilité. C’est un choix. Moi, j’ai repris un CDI. Parce que franchement, j’aime trop le confort. Et mes nuits.
Faut-il négocier son salaire ? Spoiler : oui.
Un truc que j’ai appris trop tard : le chiffre qu’on te propose, c’est rarement le max. Quand j’ai eu mon dernier job, on m’a dit 48k. J’ai dit « ok ». Et puis après, j’ai appris que mon collègue, pareil niveau, faisait 52k. J’étais un peu énervé. Depuis, je négocie. Même si j’ai peur. Même si je me dis « ils vont me trouver trop gourmand ». Mais non. Les boîtes s’attendent à ce que tu négocies. C’est comme au marché : tu proposes, ils baissent, tu remontes, et au final vous trouvez un truc qui va.
Et si tu sais que ton stack est rare, que t’as de l’expérience, que t’es bon en entretien… fonce. Je connais des devs qui ont négocié jusqu’à +15 % juste en disant : « J’ai d’autres offres, je suis désolé, mais je peux pas accepter en dessous de X. » Et ça a marché.
Et demain ?
Le marché du dev, il évolue vite. Avec l’IA, certains pensent que tout va s’automatiser. Moi, je suis pas convaincu. Oui, GitHub Copilot aide, mais il ne remplace pas un cerveau humain. Le vrai travail, c’est de comprendre les besoins, de structurer, de corriger, d’adapter. Et ça, l’IA le fait mal. Pour l’instant.
Donc je pense que les devs vont continuer à être bien payés. Surtout ceux qui savent s’adapter, apprendre vite, et communiquer. Parce que finalement, coder, c’est pas juste taper du code. C’est aussi bosser en équipe, comprendre les utilisateurs, et parfois calmer un produit manager en surchauffe.
Enfin bref
Le salaire moyen d’un développeur ? Entre 35k et 60k en France, avec des pointes à 70k+ si t’es bon, bien placé, ou bien négocié. Mais c’est pas juste une question de chiffre. C’est aussi où tu vis, ce que tu veux dans la vie, si tu préfères la stabilité ou l’aventure. Moi, je me dis que tant que j’arrive à payer mon loyer, mes cafés, et mes vacances en Espagne, bah je suis pas mal.
Et toi ? Tu gagnes combien ? Tu crois que c’est assez ? Parle-moi en commentaire — enfin, si t’étais sur un blog, hein. Mais tu vois ce que je veux dire.
