Comprendre les compétences : policiers et militaires, deux mondes à part
Mais alors, peut-on imaginer un flic qui passe les menottes à un bidasse ? Eh bien, ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air !
Les textes de loi : ce que dit vraiment la législation
Arrestation d’un militaire en civil
Quand un militaire n’est pas en service – bref, quand il est en civil, libre comme l’air – il est, avant tout, un citoyen lambda. Si un policier le surprend en flagrant délit ou a un mandat, il peut procéder à son arrestation comme avec n’importe quel autre Français. La loi ne fait pas de distinction dans ce cas-là. Sauf que…
J’ai connu un gars, caporal-chef, qui s’est fait choper pour conduite alcoolisée à Metz. Les flics n’ont pas hésité une seconde. Menottes, garde à vue – le package complet. Le fait qu’il soit militaire n’a pas changé grand-chose sur le moment, sauf au poste où il y a eu quelques sourires gênés (les policiers, un peu impressionnés, pour être honnête).
Arrestation d’un militaire en service
Là, ça se corse. Un militaire en uniforme, en mission, bénéficie d’une certaine immunité. Un policier ne peut pas l’arrêter comme ça, sauf dans des cas extrêmes (crime flagrant, menace grave à l’ordre public). Même là, il doit immédiatement en référer à la hiérarchie militaire, et c’est souvent la gendarmerie qui intervient, vu qu’elle est aussi une force armée.
Les cas particuliers : gendarmerie, opérations Sentinelle et zones grises
La gendarmerie : entre police et armée
Petite parenthèse à la française : les gendarmes. Eux, ils sont militaires, mais agissent comme des policiers. Donc, un gendarme peut arrêter un militaire sans souci, et inversement selon les circonstances. D’ailleurs, lors d’une manœuvre à La Courtine, j’ai vu un gendarme débarquer parce qu’un militaire avait pété un câble. Il s’est imposé sans trembler, même face à des gradés… faut le faire !
Opérations Sentinelle : qui commande ?
Durant l’opération Sentinelle (vous savez, ces militaires patrouillant dans les gares ou les centres commerciaux), les militaires sont sous commandement militaire, mais collaborent avec la police. Si un militaire dérape, c’est d’abord sa hiérarchie qui intervient, mais la police peut, exceptionnellement, procéder à une interpellation si le trouble est manifeste.
Les sanctions et suites judiciaires : et après, que se passe-t-il ?
Après l’arrestation, le militaire reste sous la justice civile pour les faits de droit commun (vol, violence, etc.). Mais il risque aussi des sanctions disciplinaires de la part de l’armée. Double peine, quoi ! Sauf pour les infractions purement militaires (désobéissance, insubordination), là c’est la justice militaire qui prend le relais.
Conclusion : entre respect et coopération, une frontière ténue
Alors, un policier peut-il arrêter un militaire ? Oui, mais pas n’importe comment. Tout dépend du contexte : civil, en service, nature de l’infraction. Ce qui est sûr, c’est que le respect entre ces deux corps est essentiel, sinon c’est vite le bazar – et franchement, on n’a pas besoin de ça !
La prochaine fois que vous croisez un uniforme, flic ou militaire, pensez-y : derrière l’écusson, il y a des règles, parfois bien plus subtiles qu’on croit… et parfois, un peu de rivalité bon enfant !
