La théorie, elle est belle… mais
Free, ils te disent quoi dans la boîte ? Que leur box, c’est la folie. Et en vrai, techniquement, ils ont pas tort. La Freebox Delta, par exemple, elle est bourrée d’antennes, de fréquences (2,4 GHz, 5 GHz, voire 6 GHz sur certains modèles récents), et elle gère même le Wi-Fi 6. En théorie, ça veut dire : jusqu’à 100 mètres en champ libre. Oui, tu lis bien. Cent mètres. Comme si t’étais dans un champ. Un vrai. Avec des vaches. Et pas de mur.
Sauf que… tu vis pas dans un champ. T’es chez toi, avec des murs en béton, des radiateurs qui font écran, une cuisine en verre mais qui reflète tout, et ton micro-ondes qui pète le signal dès qu’il tourne. Du coup, la portée réelle, elle est beaucoup moins sexy.
Moins de murs, plus de signal
Alors comment ça marche dans la vraie vie ? Ben, tout dépend de ton logement. Moi, j’habite un ancien, genre immeuble des années 30, avec des murs en pierre de taille. Quand j’ai installé ma Freebox Delta dans le salon, au rez-de-chaussée, j’étais super content. J’ai fait le test : vitesse ok, signal bon. Mais dès que je montais à l’étage, dans la chambre, le 5 GHz disparaissait. Pire : dans la salle de bain au fond (oui, bon, j’écoute des podcasts sous la douche, c’est ma vie), j’avais du 2,4 GHz, mais avec un ping de ouf. Impossible de streamer quoi que ce soit.
Alors j’ai testé plein de trucs. D’abord, j’ai changé de canal dans les paramètres Freebox OS — oui, parce que tu peux faire ça, tu vas dans l’interface, tu cliques sur “Wi-Fi”, et tu choisisses manuellement la bande de fréquence. Je suis passé sur le 5 GHz avec le moins d’interférences. Résultat ? Un peu mieux, mais toujours pas top.
Et la Freebox Pop, elle fait quoi ?
Ah, la Pop. Elle est mignonne, petite, moderne… mais bon, niveau portée, c’est pas la même guerre. Elle est plus récente, oui, mais elle est conçue pour les petits logements. Si t’as un studio ou un deux-pièces sans mur porteur, ça passe nickel. Mais dans un F3 avec cloisons en placo et un vieux plancher, t’as intérêt à ne pas trop t’éloigner.
Un pote à moi, Julien — bah oui, Julien — habite en banlieue, dans un pavillon de 80 m². Il a mis sa Pop au milieu, et il capte partout. Même dans le garage, il a du 5 GHz. Mais lui, c’est open space, pas de mur massif. Moi, j’habite à Montreuil, dans un trois-pièces avec des divisions anciennes, et franchement, la Pop, j’aurais jamais tenu.
Et si c’était moi le problème ?
Un jour, je me suis dit : peut-être que c’est pas la box, peut-être que c’est mon téléphone. Alors j’ai testé avec une tablette, puis mon vieux PC portable. Même topo. Ensuite, j’ai fait un test de débit avec l’appli “Netgear Wi-Fi Analytics” (ouais, je sais, je suis devenu un peu geek sur les bords). Résultat : entre le salon et la chambre, j’ai perdu 70 % de débit. Le signal passait de -45 dBm à -78 dBm. Traduction : c’est limite.
Et là, je me suis souvenu d’un truc que j’avais lu : la position de la box, ça compte. Alors j’ai déplacé ma Freebox — j’avais mis un vieux meuble en bois juste derrière, genre pour cacher les câbles. Eh ben ce meuble, il absorbait le signal. Je l’ai retiré, j’ai mis la box en hauteur, au milieu du mur, plus aucun obstacle. Miracle ? Pas tout à fait, mais nettement mieux.
Et les amplis, alors ?
Alors là, je vais te dire un truc : j’ai longtemps résisté. “Nan, pas besoin d’un répéteur, ma box elle est puissante.” Et puis un jour, j’ai craqué. J’ai acheté un TP-Link RE505X — un petit truc blanc discret. Je l’ai placé entre le salon et la chambre, sur une prise murale. Et… ouais. Ça change tout. Même dans les toilettes (je sais, c’est triste, mais bon). Le 5 GHz y passe, et j’ai du Full HD sans buffer.
Free propose aussi son Freebox Player en mode répéteur. Tu peux l’utiliser comme relais. Mais honnêtement, j’ai testé, c’est un peu galère à configurer, et le débit chute un peu plus qu’avec un vrai extender. Mais bon, si t’as déjà le Player, pourquoi pas.
En résumé, quoi ?
La portée wifi d’une Freebox ? Elle dépend de plein de trucs. Le modèle, oui. La configuration de ton logement, surtout. Et puis, franchement, le hasard. Parce que des fois, tu changes rien, et un matin, ça capte mieux. Mystère.
Disons que dans un bon cas : 30 à 40 mètres avec obstacles légers, c’est jouable. Dans un cas difficile, avec murs épais et appareils parasites, tu peux tomber à 10-15 mètres max.
Alors oui, la Freebox, c’est puissant. Mais c’est pas magique. Si tu veux du wifi partout, faut y penser comme un système, pas juste comme une box. Positionnement, fréquences, et parfois, un petit répéteur. Sinon, tu restes collé au salon avec un câble HDMI qui traîne partout. Et bon, c’est pas hyper classe.
Vous savez quoi ? J’aimerais bien que Free sorte un mesh officiel, comme Orange ou SFR. Parce que là, on est un peu livrés à nous-mêmes. Mais bon, c’est Free, hein. Tant qu’ils font baisser les prix, on les suit. Même s’il faut courir derrière le signal.
Enfin bref. Ma conclusion ? La portée, c’est pas que technique. C’est aussi architectural, électrique, et un peu spirituel. Parce que des fois, tu pries pour que ça capte… et ça marche. Alors bon, on fait avec.
