VOUS POURRIEZ AUSSI AIMER
TAGS ASSOCIÉS
accords  afrique  allemagne  djibouti  influence  installations  militaire  militaires  officiellement  opérations  possède  puissance  russie  États  étranger  
DERNIÈRES PUBLICATIONS

Qui détient le plus de bases militaires à travers le globe ? Le classement qui surprend

Car si les cartes officielles montrent une domination américaine écrasante, les réalités sur le terrain racontent une histoire bien plus nuancée. Certaines bases sont des villes autonomes, d’autres de simples avant-postes perdus dans le désert. Certaines coûtent des milliards, d’autres tiennent avec des budgets dérisoires. Et puis il y a ces installations dont personne ne parle, mais qui pèsent bien plus lourd que leur taille ne le laisse penser. Plongeons dans ce labyrinthe de béton, de secrets et de calculs géostratégiques – où les apparences sont souvent trompeuses.

Ce qu’on entend vraiment par "base militaire" : la définition qui fausse tout

On imagine des forteresses high-tech, des pistes d’atterrissage ultra-modernes, des milliers de soldats en uniforme. La réalité, elle, est bien plus floue. Une base militaire, au sens large, peut être un simple hangar de stockage, une station radar isolée, ou même un accord d’accès à un port civil. Et c’est là que ça coince : selon la définition retenue, les chiffres varient du simple au triple.

Les trois catégories qui brouillent les comptes

D’abord, il y a les bases permanentes, celles qui abritent des troupes en continu et disposent d’infrastructures dédiées. Les États-Unis en possèdent environ 500 dans cette catégorie – un nombre déjà colossal. Ensuite viennent les installations temporaires, souvent liées à des exercices ou des missions ponctuelles. La Russie, par exemple, en déploie régulièrement en Syrie ou en Afrique, mais sans y maintenir une présence fixe. Enfin, il y a ces accords d’accès, comme ceux que la Chine négocie en Afrique ou dans le Pacifique, qui permettent à ses navires de faire escale sans pour autant implanter une base en dur.

Le problème, c’est que ces distinctions sont rarement claires dans les rapports publics. Résultat : quand on lit que la France possède "une dizaine de bases outre-mer", on oublie souvent qu’elle dispose aussi d’accords d’accès dans une vingtaine de pays africains. Autant dire que les comparaisons directes sont souvent bancales.

Pourquoi certains pays jouent la discrétion

Prenez Israël. Officiellement, le pays ne reconnaît aucune base à l’étranger. Pourtant, des rapports du Pentagone mentionnent des installations israéliennes au Soudan ou en Érythrée. Même chose pour l’Iran, qui nie toute présence militaire hors de ses frontières, alors que des sources occidentales évoquent des bases en Syrie ou au Yémen. La raison ? Une question de légitimité internationale. Afficher des bases à l’étranger, c’est s’exposer à des accusations d’impérialisme. Alors certains préfèrent jouer la carte de la discrétion – quitte à minimiser leur influence réelle.

Le top 5 des pays qui trustent les bases : le podium ne surprendra personne

Si on s’en tient aux chiffres officiels, le classement est sans appel. Les États-Unis dominent avec une avance qui frise l’indécence. Mais derrière ce géant, les stratégies divergent radicalement. Certains misent sur la quantité, d’autres sur la qualité. Et puis il y a ces outsiders qui, sans posséder des centaines de bases, en contrôlent quelques-unes qui valent de l’or.

1. Les États-Unis : l’empire invisible

750 bases dans plus de 80 pays. Un budget annuel de 100 milliards de dollars rien que pour leur entretien. Des villes entières construites en plein désert, comme la base d’Al-Udeid au Qatar, qui abrite 11 000 militaires et des centaines d’avions. Et pourtant, malgré ces chiffres vertigineux, l’Amérique a réduit son empreinte depuis la fin de la Guerre froide. En 1991, elle comptait près de 1 600 installations à l’étranger. Aujourd’hui, elle en a fermé des centaines, mais celles qui restent sont bien plus sophistiquées.

Le vrai pouvoir des bases américaines ne réside pas dans leur nombre, mais dans leur polyvalence. Prenez Diego Garcia, dans l’océan Indien : une île perdue, mais équipée d’une piste capable d’accueillir des bombardiers stratégiques. Ou encore la base de Ramstein, en Allemagne, qui sert de hub logistique pour les opérations en Afrique et au Moyen-Orient. Ces installations ne sont pas de simples casernes : ce sont des nœuds critiques d’un réseau mondial.

Et puis il y a le soft power. Les bases américaines sont souvent des vitrines technologiques, avec des hôpitaux, des écoles, et même des McDonald’s. Pour les pays hôtes, elles représentent des emplois, des investissements, et une protection militaire. Sauf que cette dépendance a un prix : en échange, Washington obtient un droit de regard sur les politiques locales. Un deal qui ne plaît pas à tout le monde.

2. La Russie : le retour en force (mais à quel coût ?)

Officiellement, Moscou ne possède qu’une vingtaine de bases à l’étranger. En réalité, le chiffre est plus proche de 40 si on inclut les installations en Syrie, en Biélorussie, ou en Asie centrale. La différence avec les États-Unis ? La Russie mise sur des bases compactes, souvent situées dans des zones instables, et qui servent avant tout à projeter une image de puissance.

Prenez la base de Tartous, en Syrie : un simple port de réparation pour la marine russe, mais qui lui permet de maintenir une présence permanente en Méditerranée. Ou celle de Hmeimim, qui abrite des avions de combat et des systèmes de défense aérienne. Ces installations sont petites, mais leur impact géopolitique est énorme. Elles permettent à Moscou de peser sur les conflits régionaux sans avoir à déployer des milliers de soldats.

Le problème, c’est que ces bases coûtent cher. Très cher. La Russie dépense environ 4 milliards de dollars par an pour les entretenir, alors que son budget militaire global est déjà sous pression. Et puis il y a la question de la légitimité : contrairement aux États-Unis, qui s’appuient sur des accords formels avec leurs alliés, Moscou compte souvent sur des régimes autoritaires ou des gouvernements fragiles. Autant dire que la pérennité de ces bases est loin d’être assurée.

3. La Chine : la discrète montée en puissance

Longtemps absente du jeu des bases étrangères, la Chine a changé de stratégie depuis 2017. Aujourd’hui, elle en possède officiellement deux : une à Djibouti, et une autre au Cambodge. Mais en coulisses, elle négocie des accords d’accès dans une dizaine de pays, de l’Afrique à l’Amérique latine. Et surtout, elle construit des infrastructures duales – des ports, des aéroports, des routes – qui peuvent être utilisés à des fins civiles… ou militaires.

Le cas de Djibouti est emblématique. Officiellement, la base chinoise sert à lutter contre la piraterie. En réalité, elle abrite des missiles, des drones, et des systèmes de surveillance capables de couvrir une grande partie de l’océan Indien. Et surtout, elle est située à quelques kilomètres de la base américaine de Camp Lemonnier – un symbole fort de la rivalité sino-américaine.

La stratégie chinoise est claire : éviter les déploiements massifs, mais contrôler des points clés. Pas besoin de 750 bases quand on peut en avoir dix qui verrouillent les routes maritimes les plus importantes. Et puis il y a l’argument économique : en échange de ces installations, Pékin offre des prêts, des infrastructures, et une coopération qui séduit de plus en plus de pays africains et asiatiques. Le piège de la dette, diront certains. Une opportunité, répondront les autres.

4. Le Royaume-Uni et la France : les héritiers d’un empire

Londres et Paris possèdent chacun une dizaine de bases à l’étranger, héritées de leur passé colonial. La différence ? Le Royaume-Uni mise sur des installations autonomes, comme la base de Diego Garcia (qu’il loue aux États-Unis) ou celle d’Akrotiri à Chypre. La France, elle, privilégie des bases intégrées à ses territoires d’outre-mer : La Réunion, la Guyane, la Nouvelle-Calédonie.

Ces bases sont petites, mais stratégiques. Celle de Djibouti, par exemple, permet à la France de surveiller le détroit de Bab-el-Mandeb, une des routes maritimes les plus fréquentées au monde. Et puis il y a la base de Saint-Denis, à La Réunion, qui sert de point d’appui pour les opérations dans l’océan Indien. Le problème, c’est que ces installations coûtent cher – environ 2 milliards d’euros par an pour la France – et que leur utilité est parfois remise en question.

Pourtant, Paris et Londres y tiennent. Car ces bases ne sont pas que des outils militaires : ce sont des symboles de puissance. Elles rappellent que, malgré leur déclin relatif, ces deux pays restent des acteurs majeurs sur la scène internationale. Et puis il y a l’argument de la souveraineté : sans ces bases, la France et le Royaume-Uni perdraient une grande partie de leur capacité à intervenir rapidement en cas de crise.

5. La Turquie : le nouveau joueur qui bouscule les règles

Ankara ne possède que quelques bases à l’étranger – en Syrie, en Somalie, au Qatar – mais leur impact est disproportionné. La Turquie a compris une chose : dans un monde où les grandes puissances se méfient des déploiements massifs, quelques bases bien placées peuvent suffire à peser sur les équilibres régionaux.

Prenez la base de Mogadiscio, en Somalie. Officiellement, elle forme l’armée somalienne. En réalité, elle permet à la Turquie de contrôler une partie de la Corne de l’Afrique, une région clé pour le commerce maritime. Et puis il y a la base de Bashiqa, en Irak, qui sert de point d’appui pour les opérations contre les Kurdes. Ces installations sont petites, mais elles donnent à Ankara un levier d’influence bien plus important que ne le laisserait penser leur taille.

La stratégie turque est simple : miser sur des pays fragiles, où les grandes puissances hésitent à s’impliquer. En échange de bases, Ankara offre une protection militaire, des investissements, et une coopération économique. Une approche qui rappelle celle de la Chine, mais avec une différence de taille : la Turquie n’a pas les moyens de Pékin. Résultat, ses bases sont souvent sous-équipées, et leur pérennité dépend des caprices des régimes locaux.

Les bases qui valent de l’or : quand la qualité prime sur la quantité

Posséder des centaines de bases, c’est bien. En contrôler quelques-unes qui verrouillent des points stratégiques, c’est mieux. Car dans le jeu géopolitique, certaines installations valent bien plus que leur poids en béton. Ce sont ces bases-là qui font la différence entre une puissance régionale et un acteur global.

Diego Garcia : l’île qui contrôle l’océan Indien

Officiellement, Diego Garcia appartient au Royaume-Uni. En réalité, c’est une base américaine, louée jusqu’en 2036. Et cette île perdue au milieu de l’océan Indien est l’une des installations militaires les plus importantes au monde. Pourquoi ? Parce qu’elle permet de contrôler le détroit de Malacca, par où transite 25 % du commerce maritime mondial. Et parce qu’elle abrite des bombardiers B-52 capables d’atteindre l’Asie, le Moyen-Orient, ou l’Afrique en quelques heures.

Le plus ironique, c’est que Diego Garcia est aussi l’un des symboles les plus controversés de l’impérialisme occidental. Dans les années 1960, le Royaume-Uni a expulsé les 2 000 habitants de l’île pour y installer la base. Aujourd’hui, ces Chagossiens se battent toujours pour leur droit au retour. Une histoire qui rappelle que derrière chaque base, il y a des vies brisées, des compromis politiques, et des calculs cyniques.

Guantánamo : la base qui a tout changé

Guantánamo, c’est l’exception qui confirme la règle. Officiellement, c’est une base navale américaine à Cuba. En réalité, c’est un symbole de l’échec des guerres post-11 septembre. Depuis 2002, elle abrite une prison où sont détenus des suspects de terrorisme sans procès. Et si cette installation ne sert plus à grand-chose militairement, elle reste un enjeu politique majeur.

Pour les États-Unis, Guantánamo est un boulet. Elle coûte cher – environ 445 millions de dollars par an – et elle ternit l’image du pays. Pour Cuba, c’est une épine dans le pied : La Havane réclame sa fermeture depuis des décennies, mais Washington refuse de lâcher prise. Et puis il y a les détenus, dont certains sont là depuis plus de 20 ans sans avoir été jugés. Une situation qui rappelle que les bases militaires ne sont pas que des outils de puissance : ce sont aussi des lieux où se jouent des drames humains.

Les bases secrètes : ces installations dont personne ne parle

Et puis il y a ces bases dont on ne connaît même pas l’existence. Les États-Unis en possèdent plusieurs, comme celle de Pine Gap, en Australie, qui sert de centre d’écoute pour les services de renseignement. La Chine en construit discrètement, comme celle de Ream, au Cambodge, qui pourrait accueillir des navires de guerre. Et la Russie en déploie en Afrique, comme celle de Bangui, en République centrafricaine, qui sert de couverture à des mercenaires du groupe Wagner.

Ces installations sont petites, mais leur impact est énorme. Elles permettent de mener des opérations clandestines, de surveiller les communications, ou de projeter une influence sans attirer l’attention. Et surtout, elles sont souvent situées dans des pays où les gouvernements ferment les yeux – en échange de protection, d’argent, ou de soutien politique.

Le vrai pouvoir, aujourd’hui, ne se mesure plus au nombre de bases, mais à leur capacité à rester invisibles. Car dans un monde où les conflits se jouent de plus en plus dans l’ombre, celui qui contrôle les bases secrètes contrôle le jeu.

Pourquoi certains pays renoncent aux bases : la stratégie qui monte

Posséder des bases à l’étranger, c’est coûteux, risqué, et politiquement explosif. Alors certains pays ont décidé de faire sans. Et leur approche pourrait bien devenir la norme dans les années à venir.

Le modèle japonais : des bases sans bases

Le Japon ne possède aucune base militaire à l’étranger. Pourtant, il est l’un des pays les plus actifs en matière de coopération militaire. Comment ? En misant sur des accords d’accès temporaires, comme celui qui lui permet d’utiliser la base de Djibouti pour ses opérations anti-piraterie. Ou en déployant des troupes dans le cadre d’exercices conjoints, comme ceux organisés avec les États-Unis aux Philippines.

Cette approche présente plusieurs avantages. D’abord, elle évite les coûts exorbitants liés à l’entretien de bases permanentes. Ensuite, elle limite les risques politiques : pas de bases, pas de controverses. Et surtout, elle permet au Japon de rester flexible. En cas de crise, il peut déployer des troupes rapidement, sans avoir à négocier des accords complexes avec des pays hôtes.

Le seul problème, c’est que cette stratégie dépend entièrement de la bonne volonté des autres. Sans bases permanentes, le Japon est vulnérable aux changements de régime ou aux pressions diplomatiques. Mais pour l’instant, ça marche. Et d’autres pays commencent à s’en inspirer.

L’Allemagne : le retour à la discrétion

L’Allemagne possède une seule base à l’étranger : celle de Djibouti, ouverte en 2002 pour lutter contre la piraterie. Et encore, elle est partagée avec d’autres pays européens. Pour Berlin, l’objectif est clair : éviter de reproduire les erreurs du passé. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne a juré de ne plus jamais projeter sa puissance militaire à l’étranger. Une promesse qu’elle tient, malgré les pressions de ses alliés.

À la place, l’Allemagne mise sur la coopération militaire. Elle participe à des missions de l’OTAN, comme celle en Lituanie, où elle déploie des troupes en rotation. Elle forme des soldats étrangers, comme ceux du Mali ou de l’Irak. Et elle investit dans des infrastructures duales, comme le port de Wilhelmshaven, qui peut accueillir des navires militaires tout en servant de hub commercial.

Cette approche a ses limites. Sans bases permanentes, l’Allemagne dépend des autres pour projeter sa puissance. Mais elle a un avantage majeur : elle évite les pièges politiques liés aux déploiements à l’étranger. Et dans un monde où l’opinion publique est de plus en plus méfiante envers les interventions militaires, c’est un atout non négligeable.

L’Inde : la puissance qui se cherche

L’Inde possède quelques bases à l’étranger, comme celle de Farkhor, au Tadjikistan, ou celle d’Assumption Island, aux Seychelles. Mais contrairement à la Chine, elle ne cherche pas à en multiplier le nombre. Pourquoi ? Parce que New Delhi a une approche différente de la puissance militaire.

Pour l’Inde, l’enjeu n’est pas de contrôler des bases, mais de sécuriser ses routes maritimes. Alors elle mise sur des partenariats stratégiques, comme celui avec l’Iran pour le port de Chabahar, ou avec l’Oman pour l’accès à la base de Duqm. Ces installations ne sont pas des bases au sens traditionnel, mais elles lui permettent de surveiller l’océan Indien sans avoir à déployer des troupes en permanence.

Le problème, c’est que cette stratégie est fragile. L’Inde dépend de la bonne volonté de ses partenaires, et elle n’a pas les moyens financiers de la Chine. Résultat, elle peine à rivaliser avec Pékin en matière d’influence régionale. Mais pour l’instant, elle assume ce choix. Car dans un monde où les bases coûtent cher et attirent les critiques, la discrétion peut être une force.

Les idées reçues sur les bases militaires : ce qu’on croit savoir (et qui est faux)

Les bases militaires sont un sujet qui fascine, mais aussi qui déforme la réalité. Entre les fantasmes de domination mondiale et les théories du complot, il est temps de faire le tri. Voici les idées reçues les plus tenaces – et pourquoi elles sont fausses.

"Plus un pays a de bases, plus il est puissant"

Faux. Le nombre de bases ne reflète pas toujours la puissance réelle d’un pays. Prenez la Russie : elle possède une quarantaine de bases, mais son influence militaire est limitée par son économie fragile et ses équipements vieillissants. À l’inverse, la Chine n’en a que deux officiellement, mais elle contrôle des points stratégiques qui lui donnent un poids disproportionné.

La vraie puissance se mesure à la capacité à projeter des forces rapidement, à contrôler des zones clés, et à influencer les décisions politiques. Et pour ça, quelques bases bien placées valent mieux qu’une centaine d’installations dispersées.

"Les bases américaines sont partout parce que les États-Unis veulent dominer le monde"

Vrai et faux. Oui, les États-Unis utilisent leurs bases pour projeter leur puissance. Mais non, ce n’est pas une stratégie de domination pure et simple. La plupart de ces installations sont le résultat d’accords avec des pays alliés, qui les accueillent en échange de protection militaire.

Le vrai enjeu, c’est la stabilité régionale. Les bases américaines en Europe servent à contenir la Russie. Celles en Asie visent à encercler la Chine. Et celles au Moyen-Orient permettent de surveiller l’Iran. Autrement dit, Washington ne cherche pas à dominer le monde, mais à maintenir un équilibre des pouvoirs qui lui est favorable.

Cela dit, cette stratégie a un coût. Les bases américaines sont souvent perçues comme des symboles d’impérialisme, et elles alimentent les tensions avec des pays comme la Chine ou la Russie. Résultat, Washington est de plus en plus critiqué, y compris par ses alliés.

"Les bases chinoises en Afrique sont une menace pour l’Occident"

Pas si simple. Oui, la Chine construit des bases en Afrique, comme celle de Djibouti. Et oui, elle utilise ces installations pour étendre son influence. Mais contrairement aux États-Unis, elle ne cherche pas à projeter une puissance militaire globale. Son objectif est avant tout économique : sécuriser ses routes commerciales et ses approvisionnements en matières premières.

Le vrai danger, ce n’est pas la présence militaire chinoise en Afrique – qui reste limitée – mais son influence économique. En échange de ses bases, Pékin offre des prêts, des infrastructures, et une coopération qui séduit de plus en plus de pays africains. Et c’est là que ça coince : ces accords créent une dépendance qui pourrait, à terme, menacer les intérêts occidentaux.

Autrement dit, la menace n’est pas militaire, mais géoéconomique. Et c’est bien plus difficile à contrer.

"Les bases militaires sont une relique de la Guerre froide"

Faux. Si certaines installations datent effectivement de la Guerre froide, comme celles en Allemagne ou en Corée du Sud, la plupart ont été modernisées ou remplacées. Aujourd’hui, les bases servent à des missions très différentes : lutte contre le terrorisme, surveillance des routes maritimes, projection de puissance en cas de crise.

Prenez la base de Ramstein, en Allemagne. Pendant la Guerre froide, elle servait de hub logistique pour les opérations en Europe. Aujourd’hui, elle est un centre névralgique pour les drones américains en Afrique et au Moyen-Orient. Même chose pour la base de Diego Garcia, qui est passée d’un simple avant-poste à un centre de commandement pour les opérations dans l’océan Indien.

Le vrai changement, c’est que les bases ne sont plus des forteresses statiques, mais des plateformes mobiles. Elles abritent des drones, des missiles, et des systèmes de surveillance qui permettent d’intervenir n’importe où dans le monde en quelques heures. Autrement dit, elles sont plus importantes que jamais.

Questions fréquentes : ce que tout le monde se demande (mais n’ose pas toujours demander)

Combien coûte une base militaire à l’étranger ?

Ça dépend. Une petite base, comme celle de Djibouti pour la France, coûte environ 50 millions d’euros par an. Une installation majeure, comme celle d’Al-Udeid au Qatar pour les États-Unis, peut coûter plus d’un milliard de dollars par an. Et encore, ces chiffres ne prennent pas en compte les coûts cachés : les salaires des soldats, les équipements, les opérations de maintenance.

Le plus cher, ce n’est pas la construction, mais l’entretien. Une base, c’est comme un porte-avions : ça coûte cher à faire naviguer. Et plus elle est éloignée, plus les coûts explosent. Par exemple, la base américaine de Thulé, au Groenland, coûte environ 200 millions de dollars par an – juste pour la maintenir en état de fonctionnement dans des conditions extrêmes.

Et puis il y a les coûts politiques. Accueillir une base étrangère, c’est s’exposer à des critiques, à des manifestations, voire à des attentats. Pour les pays hôtes, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? La réponse varie selon les cas.

Peut-on fermer une base militaire du jour au lendemain ?

Théoriquement, oui. En pratique, c’est bien plus compliqué. Une base, c’est un écosystème : des emplois, des contrats, des infrastructures. La fermer du jour au lendemain, c’est risquer de déstabiliser toute une région.

Prenez la base américaine de Kunsan, en Corée du Sud. Si Washington décidait de la fermer, ce sont des milliers d’emplois qui disparaîtraient, et une ville entière qui s’effondrerait économiquement. Même chose pour la base française de Djibouti, qui représente 10 % du PIB du pays. Autant dire que les fermetures sont rares, et toujours négociées sur plusieurs années.

Et puis il y a les considérations stratégiques. Une base fermée, c’est une influence perdue. Alors même quand une installation n’est plus utile, les pays hésitent à la fermer. Par exemple, les États-Unis maintiennent encore des bases en Allemagne, alors que la menace russe a changé de nature depuis la fin de la Guerre froide. Pourquoi ? Parce que ces bases servent de symbole, et parce que personne ne veut prendre le risque de les abandonner.

Quels sont les pays qui refusent d’accueillir des bases étrangères ?

Ils sont plus nombreux qu’on ne le pense. Le Mexique, par exemple, refuse catégoriquement d’accueillir des bases américaines, malgré les pressions de Washington. Même chose pour le Brésil, qui a toujours rejeté les demandes des États-Unis en ce sens. Et puis il y a des pays comme l’Iran ou la Corée du Nord, qui voient les bases étrangères comme une menace existentielle.

Mais le cas le plus intéressant, c’est celui de la Suisse. Officiellement neutre, le pays refuse d’accueillir des bases étrangères – mais il autorise les survols militaires, et il participe à des exercices de l’OTAN. Une façon de garder un pied dans le jeu sans s’engager trop loin.

Autre exemple : l’Australie. Canberra accueille des bases américaines, comme celle de Pine Gap, mais elle refuse d’en héberger en permanence. Une façon de montrer qu’elle reste maîtresse de son territoire, tout en bénéficiant de la protection de Washington.

Une base militaire peut-elle être indépendante d’un État ?

Oui, et c’est même de plus en plus courant. Prenez le groupe Wagner, en Russie. Officiellement, c’est une entreprise privée. En réalité, c’est une armée parallèle qui opère en Afrique, en Syrie, et en Ukraine. Et elle contrôle des bases, comme celle de Bangui en République centrafricaine, sans que Moscou n’ait à s’en mêler officiellement.

Même chose pour les compagnies militaires privées (CMP) américaines, comme Academi (ex-Blackwater). Elles opèrent dans des zones de conflit, avec leurs propres infrastructures, et sans dépendre directement du Pentagone. Une façon pour les États de mener des opérations sans en assumer la responsabilité.

Le problème, c’est que ces bases "privées" échappent à tout contrôle. Elles ne sont pas soumises aux mêmes règles que les installations militaires classiques, et elles peuvent être utilisées pour des opérations illégales – trafic d’armes, mercenariat, etc. Autant dire que leur prolifération pose de sérieuses questions éthiques et juridiques.

Verdict : qui possède vraiment le plus de bases au monde ?

Les États-Unis, sans conteste. Avec plus de 750 installations, ils écrasent la concurrence. Mais le vrai débat ne se limite pas à ce chiffre. Car posséder des bases, c’est une chose. Savoir les utiliser, c’en est une autre.

La Chine, par exemple, a compris que la qualité primait sur la quantité. En contrôlant quelques points stratégiques, comme Djibouti ou le Cambodge, elle s’assure une influence bien plus grande que ne le laisserait penser son nombre de bases. La Russie, elle, mise sur des installations compactes et mobiles, qui lui permettent d’intervenir rapidement sans s’engager trop loin. Et puis il y a ces pays, comme le Japon ou l’Allemagne, qui renoncent aux bases pour privilégier la flexibilité.

Le vrai pouvoir, aujourd’hui, ne se mesure plus au nombre de drapeaux plantés sur une carte. Il se mesure à la capacité à projeter une influence durable, à contrôler des zones clés, et à s’adapter aux crises. Et dans ce jeu, les bases ne sont qu’un outil parmi d’autres.

Alors oui, les États-Unis possèdent le plus de bases. Mais est-ce que cela fait d’eux la puissance la plus influente ? Pas si sûr. Car dans un monde où les conflits se jouent de plus en plus dans l’ombre, celui qui contrôle les bases secrètes, les accords d’accès, et les infrastructures duales, pourrait bien avoir l’avantage. Et ça, c’est une tout autre histoire.

Une chose est certaine : le paysage des bases militaires est en train de changer. Les déploiements massifs cèdent la place à des stratégies plus discrètes, plus flexibles, et plus économiques. Et dans ce nouveau jeu, les règles ne sont pas encore écrites. Ce qui est sûr, c’est que ceux qui sauront s’adapter en sortiront gagnants.

💡 Points clés à retenir

  • Qui gère les bases de données ? - Le rôle de l'administrateur de base de données (DBA) Les DBA assurent la sécurité des bases de données en cas de panne de courant ou autre sinist
  • Qui dort le plus au monde ? - koala Champion du monde du sommeil, le koala est l'animal qui dort le plus... Le koala dort en effet en moyenne entre 20 et 22 heures par jour.
  • Qui parle le plus au monde ? - Des langues parlées par des milliards d'êtres humains Voici la réponse avec leur nombre de locuteurs : Anglais (1,348 milliard)30 avr.
  • Qui tue le plus au monde ? - Responsables de 16 % de tous les décès enregistrés dans le monde, les cardiopathies ischémiques sont la première cause de mortalité à l'échell
  • Qui mange le plus au monde ? - Au Japon, Takeru Kobayashi, considéré comme « le plus gros mangeur du monde » détient un nombre impressionnant de records : 97 hamburgers en 8 mi

❓ Questions fréquemment posées

1. Qui gère les bases de données ?

Le rôle de l'administrateur de base de données (DBA) Les DBA assurent la sécurité des bases de données en cas de panne de courant ou autre sinistre et garantissent aussi la fiabilité des données. L'organisation de l'information est de leur responsabilité.

2. Qui dort le plus au monde ?

koala Champion du monde du sommeil, le koala est l'animal qui dort le plus... Le koala dort en effet en moyenne entre 20 et 22 heures par jour. Quant aux 2 à 4 heures restantes, il les passe à se nourrir, exclusivement de feuilles d'eucalyptus.11 déc. 2016

3. Qui parle le plus au monde ?

Des langues parlées par des milliards d'êtres humains Voici la réponse avec leur nombre de locuteurs : Anglais (1,348 milliard)30 avr. 2021

4. Qui tue le plus au monde ?

Responsables de 16 % de tous les décès enregistrés dans le monde, les cardiopathies ischémiques sont la première cause de mortalité à l'échelle mondiale.9 déc. 2020

5. Qui mange le plus au monde ?

Au Japon, Takeru Kobayashi, considéré comme « le plus gros mangeur du monde » détient un nombre impressionnant de records : 97 hamburgers en 8 minutes ; 63 hot-dogs en 12 minutes ; 8 kg de cervelle de bœuf en 15 minutes ; ou bien 337 ailes de poulets en 30 minutes…18 mars 2018

6. Qui pollue le plus au monde ?

Ainsi, en 2020, la Chine arrive en tête d'un tel classement avec des émissions de CO2 représentant 9 899 millions de tonnes, soit plus de 30 % des émissions mondiales. Les États-Unis sont à la deuxième place avec 4 457 millions de tonnes de CO2 émis (13,8 % du total mondial).4 févr. 2022

7. Qui pue le plus au monde ?

Oui et ce sont des scientifiques de Singapour qui ont travaillé sur l'odeur la plus insupportable du monde pour trouver les gènes responsables de cette puanteur. Le durian qui nous intéresse appartient à l'espèce Durio zibethinus.

8. Qui travaille le plus au monde ?

Selon les chiffres de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), c'est au Mexique où la journée de travail serait la plus longue avec en moyenne 2 128 heures travaillées par personne en 2021.21 avr. 2023

9. Qui boit le plus au monde ?

Pays ayant la plus forte consommation d'alcool par habitant 2019. Les pays où la consommation d'alcool par habitant est la plus élevée sont la Tchéquie, la Lettonie et la Moldavie.7 sept. 2022

10. Qui lit le plus au monde ?

À propos de littérature : quels sont les pays où on lit le plus ? Selon un classement du World Culture Index, les plus gros lecteurs de la planète seraient les Indiens : ils consacreraient plus de 10 heures par semaine à la lecture.13 oct. 2016

11. Qui court le plus au monde ?

Finalement, Usain Bolt reste l'homme qui a battu des records du monde à 7 reprises : 3 sur 100, 2 sur 200m et 2 sur 4x100m). Il détient encore aujourd'hui les records du monde sur ces trois distances : 9'58 sur 100m, 19'19 sur 200m, et 36'84 sur 4x100m avec l'équipe de Jamaïque.3 août 2024

12. Qui a le plus de doigts au monde ?

Le plus de doigts 28 : c'est le nombre total de doigts de mains et de doigts de pieds que possède l'indien Devendra Suthar, inscrit au livre Guinness des records : 7 doigts à chaque main et 7 doigts à chaque pied !26 juin 2017

13. Qui a le plus de sneakers au monde ?

À l'instar de l'ancien meneur NBA Jarrett Jack en son temps, (qui disposait d'une collection de plus de 1 500 sneakers) P.J Tucker – actuellement sous contrat avec le géant Nike – est aujourd'hui considéré comme le « roi de la sneaker ».16 mars 2022

14. Qui détient le plus de but au monde ?

Corps de l'article Auteur d'un doublé face à la République d'Irlande en éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 le 1er septembre 2021, Cristiano Ronaldo a battu le record de but de l'Histoire en sélection, jusqu'alors détenu par l'ancien attaquant de l'Iran Ali Daei.14 déc. 2022

15. Qui a le plus de but au monde ?

Au total, Lionel Messi a marqué 781 buts en 989 matches, club et sélection confondues, soit une moyenne de 0,79 but par match. Cristiano Ronaldo, quant à lui, a plus de buts que son grand rival, mais avec une moyenne inférieure. Au total, le Portugais a marqué 817 fois en 1136 matches.10 oct. 2022

16. Quel sport est le plus facile à parier ?

Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

17. Comment 1xBet remboursé ?

S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

18. Quel site remboursé le premier pari en cash ?

On rappelle que PMU est le seul site qui rembourse encore en cash le premier pari.

19. Qui est ZEbet ?

ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

21. Ou parier tabac ?

Parier au tabac : comment ça marche ?
  • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
  • Se rendre à la borne FDJ ;
  • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
  • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
  • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.